Province de Kirkouk

  • Irak : Situation sécuritaire

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    Affrontement Etats-Unis - Iran en Irak
    Il y a des signes d'escalade de la tension en Irak de la part des milices pro-iraniennes, dites de la "résistance" (Muqawama en arabe). 

    L'interview de Qais al-Khaz'ali jeudi soir, couplée à la déclaration du comité de coordination de la Résistance (muqawama), indique que les groupes paramilitaires pro-iraniens Kata'ib Hezbollah et Asaib Ahl al-Haq se sont mis d'accord sur une stratégie pour mener une escalade contre la présence militaire américaine dans le pays.

    Poursuite de la lutte contre l'Etat islamique
    Dans le même temps, les actions de recherche et de destruction des cellules de l'Etat islamique encore actives en Irak se poursuivent. Dans la province de Ninive, 9 engins explosifs appartenant aux jihadistes de Daech ont été découverts et neutralisés. Dans la province de Kirkouk, l'armée a récupéré 21 balles, 67 engins explosifs et découvert 4 tunnels, 10 ceintures explosives et 3 bidons en plastique de 20 litres remplis de plastic militaire  C4,. L'armée a détruit à l'explosif plusieurs abris et tunnels utilisés par les jihadistes..

  • Irak : Derniers incidents sécuritaires

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    Au moins 16 personnes ont été tuées, et neuf autres blessées lors des violences du mercredi 3 mars 2021:
    Un entrepreneur américain est mort d'une crise cardiaque après que 10 roquettes soient tombées sur la base d'Ain al-Asad.

    Une attaque à Metabijh a fait deux morts et quatre blessés parmi les policiers.

    Un soldat a été tué et trois autres ont été blessés lors d'une explosion à Tuz Khormatu.

    Près de Jalawla, un sniper a blessé deux soldats tandis que des frappes aériennes mettaient hors de combat quatre jihadistes de Daech.

    Les opérations dans les provinces de Salah ad Din et Kirkuk ont fait huit morts parmi les membres de Daech. Des F-16 de l'armée de l'air irakienne ont éliminé 7 jihadistes et détruit plusieurs abris de Daech dans la zone entre le nord de la province de Salahuddine et le sud-ouest de celle de Kirkouk. 

    Par ailleurs, selon la Coalitions internationale, le colonel Wayne Marotto de l'OIR, l'armée irakienne a mené une série d'opérations sécuritaires dans les provinces de Kirkouk, Niinive et Diyala, capturant 63 jihadistes et mettant à jour 2 caches de munitions.

     

  • Irak : Le wali du sud de l'Irak de l'Etat islamique tué dans une frappe aérienne près de Bagdad

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    Wali du sud .jpegUne source militaire irakienne a déclaré mardi 2 février qu'un important dirigeant de l'Etat islamique avait été tué lors d'une frappe aérienne près de la capitale, Bagdad.

    La source, qui est un lieutenant du Commandement des opérations de Bagdad (armée), a déclaré : "Le wali du sud de l'Irak de l'Etat islamique appelé Jabbar ali Fayyar, alias Abou Hassan al-Gharabawi a été tué par une frappe aérienne à al-Zaidan (à l'ouest de la Capitale)." Six autres jihadistes ont également été tués, parmi lesquels Amer Abtan, alias Abu Rabei, responsable du transfert.

    La source a ajouté qu'un avion de combat irakien avait lancé l'attaque contre la cache "Al-Gharabawi", sur la base de renseignements précis.

    Par ailleurs, les renseignements irakiens ont déclaré dans un communiqué que ses forces avaient arrêté 7 membres de l'Etat islamique dans les provinces de Ninive (nord) et d'Anbar (ouest).

    Et récemment, les forces irakiennes ont intensifié leurs campagnes d'élimination des restes de l'Etat islamique, dans un contexte d'attaques terroristes qui ont tué des dizaines de personnes à Bagdad et dans le gouvernorat de Salahuddin (nord) le mois dernier.

    Ces derniers mois, les attaques de membres de l'Etat islamique se sont multipliées, en particulier dans la zone située entre Kirkouk et Salahuddin (nord) et Diyala (est), connue sous le nom de "Triangle de la mort".

     

  • Irak : 5 membres de la coalition de paramilitaires chiites Hashd al-Chaabi  tués dans une attaque armée

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    Au moins cinq membres du Hashd al-Chaabi, une coalition de groupes paramilitaires irakiens pro-iraniens  ont été tués, mardi 2 février, dans une attaque armée dans la province de Diyala, à l'est du pays, selon une source sécuritaire locale.

    La source a déclaré que "des hommes armés soupçonnés d'être membres de Daech ont tendu une embuscade à la patrouille du Hashd al-Chaabi dans le nord-est de Diyala".

    L'attaque a fait cinq morts dans les rangs du groupe paramilitaire chiite.

    Le Hashd al-Chaabi, et en particulier les factions proches de l'Iran, font face à des accusations d'exactions et de violations des droits de l'Homme contre les Sunnites. La "Mobilisation" est également pointée du doigt pour "la répression des protestations populaires'' qui avaient débuté en 2019, contre la classe politique irakienne, accusée de corruption et de servitude à l'étranger.

    L'Irak a intensifié ses campagnes de traque des forces restantes de l'Etat islamique (Daech en arabe) au cours des derniers jours, à la suite d'un double attentat-suicide, survenu jeudi dernier, et qui avait visé des civils sur un marché populaire bondé du centre de Bagdad. L'attentat revendiqué par l'Etat islamique avait fait 32 morts et 110 blessés.

    Ces derniers mois, les attaques, d'éléments présumés de Daech, se sont multipliées, en particulier dans la zone située entre Kirkouk et Salahuddin (nord) et Diyala (est), connue sous le nom de "Triangle de la mort".

  • Irak : L'armée américaine annonce avoir liquidé le chef de l'Etat islamique en Irak

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    Le porte-parole de la coalition internationale anti-Daech» en Irak et en Syrie, le colonel Wayne Maruto, a annoncé avoir liquidé le leader de l'organisation jihadiste en Irak, Abou Yasser Al-Issawi (photo), natif de Fallujah. Abu Yasser al-Issawi était la deuxième personne dans la hiérarchie de l'État islamique. Il dirigeait la conduite des opérations en Irak. Il a été éliminé une semaine après l'attaque terroriste qui a tué 32 personnes sur un marché de Bagdad fréquenté par la population chiite.

    Maruto a déclaré  sur "Twitter" que "le chef de l'Etat islamique en Irak, Abou Yasser, avait été tué lors d'une frappe aérienne près de Kirkouk, le 27 janvier. " l'opération conjointe des forces irakiennes et de la coalition internationale a conduit à la mort de 10 terroristes de l'Etat islamique ". Outre Abou Yasser, un autre jihadiste de haut rang a été tué. Il s'agit d'Abou Sadik, le Wali (gouverneur) du Kurdistan de l'Etat islamique.

    Il a ajouté: "La mort d'Abou Yasser représente un autre coup dur pour les efforts de Daech de faire son retour en Irak", soulignant que "la coalition continuera son travail pour éliminer les principaux dirigeants du champ de bataille et saper l'organisation terroriste.

    Jeudi 28 janvier, le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazimi avait annoncé l'élimination du "vice-calife de l'organisation "Daech" en Irak. "Nous avons tenu notre promesse ... Nos forces armées héroïques ont liquidé le commandant de l'Etat islamique Abu Yasir al-Issawi, lors d'une opération de renseignement", a écrit le Premier ministre.


    Au cours de la même opération conjointe, 

  • Irak : Affrontements entre la coalition de milices chiites (Hashd al-Chaabi)  et Daech dans le désert d'Anbar

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    Mercredi 27 janvier 2021, le commandement de la coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi a annoncé que ses forces (photo) s'étaient affrontées avec des éléments de l'Etat islamique lors d'une opération sécuritaire dans le désert de la province sunnite d'Anbar, à l'ouest du pays.

    "Les forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi) ont mené une opération dans le désert occidental d'Anbar et se sont affrontées avec des gangs terroristes de l'Etat islamique pendant l'opération", a déclaré le commandant des opérations d'Anbar du Hashd al-Chaabi Qassem Musleh.

    Il a ajouté: "La force a découvert lors de l'opération de ratissage des repaires de l'Etat islamique. Les affrontements se poursuivent toujours, et l'opération sécuritaire se poursuit afin d'éliminer les poches terroristes dans le désert".

    Al-Hashd al-Shaabi fait officiellement partie des forces armées irakiennes, mais est en fait subordonné au Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI).

    Par ailleurs, le commandement de l'armée a rapporté qu'une unité de renseignement militaire de la 14e division d'infanterie, avec la participation de combattants de la 51e brigade d'infanterie, avait arrêté l'instructeur en chef des groupes al-Kahuasir, al-Qaad et al-Jammah collaborant avec l'Etat islamique. L'opération a été montée sur la base d'informations.

    4 combattants de Daech tués par une frappe aérienne de la Coalition dans le nord
    Le ministère irakien de la Défense a annoncé, mercredi, la mort de 4 membres de l'Etat islamique, lors d'une frappe aérienne menée par la Coalition internationale, au nord du pays.

    Selon la déclaration de la cellule des médias de sécurité affiliée du ministère de la Défense, "la Coalition internationale (dirigée par les États-Unis) a bombardé des fiefs de l'organisation à l'aide d'armes avancées dans la province de Kirkouk (nord)".

    Le communiqué a déclaré que "les forces de l'armée irakienne ont ratissé la zone ciblée et trouvé les corps déchiquetés des 4 éléments terroristes.

    "L'opération intervient dans le cadre des opérations préventives supervisées par le Commandement des opérations conjointes (de l'armée irakienne) pour éliminer ces groupes terroristes dans les régions montagneuses et reculées du pays", explique le communiqué.

    Les Etats-Unis dirigent une coalition internationale composée de plus de 60 pays, pour lutter contre l’organisation terroriste Daech en Irak. Elles fournissent une formation et des conseils tactiques aux forces armées locales.

    L'Irak a intensifié ses campagnes de traque des forces restantes de l'Etat islamique au cours des derniers jours, à la suite d'un double attentat-suicide, survenu jeudi 21 janvier, et qui a visé des civils sur un marché populaire bondé du centre de Bagdad. L'attentat, revendiqué par l'Etat islamique avait fait 32 morts et 110 blessés.

    Ces derniers mois, les attaques, d'éléments présumés de Daech, se sont multipliées, en particulier dans la zone située entre Kirkouk et Salah al-Din (nord) et Diyala (est), connue sous le nom de "Triangle de la mort".

     

     

  • Irak : Onze paramilitaires chiites tués dans une attaque de l'Etat islamique

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    Onze combattants du Hachd al-Chaabi, une coalition de paramilitaires en majorité chiites intégrés à l'armée irakienne, ont été tués samedi soir dans une embuscade du groupe jihadiste Etat islamique dans le district d'Al-Dur au nord de Bagdad, ont rapporté à l'AFP des sources au sein du Hachd. Parmi les personnes décédées se trouve le commandant commandant du troisième régiment du Hashd al-chaabi. Le nombre des morts pourrait augmenter car plusieurs blessés sont très gravement atteints.
     
    Cette attaque, menée de nuit dans une région isolée avec des armes légères contre des militaires --mode opératoire adopté par l'Etat islamique depuis sa défaite militaire en Irak fin 2017-- est de bien moins grande envergure que le double attentat suicide mené jeudi au coeur de Bagdad, qui a tué 32 civils et qui fait peser la menace d'une résurgence jihadiste en zone urbaine.
     
    "L'Etat islamique a lancé une attaque sur la brigade 22 du Hachd à l'est de Tikrit", chef-lieu de la province de Salah Eddine à environ 150 kilomètres au nord de Bagdad, a affirmé Abou Ali al-Maliki, l'un des officiers de cette brigade. Onze membres du Hachd ont été tués et dix autres ont été blessés, selon d'autres sources au sein du Hachd. L'attaque n'a pas été revendiquée mais toutes les sources contactées par l'AFP ont accusé l'Etat islamique.
     
    Bureaucratie et corruption
    Pour les experts, l'attentat de jeudi --revendiqué par l'organe de propagande du groupe jihadiste-- pourrait être un cas isolé car les cellules clandestines de l'Etat islamique, terrées dans les zones montagneuses et désertiques du pays, n'ont ni l'organisation ni l'équipement pour mener des attaques d'envergure en zone urbaine. Cette attaque, sans précédent depuis plus de trois ans dans la capitale, a malgré tout mis en évidence les lacunes de l'appareil sécuritaire irakien.
     
    Rongées comme toutes les institutions du pays par la bureaucratie et par la corruption, les forces de sécurité font également les frais des tensions entre groupes armés rivaux et entre membres politiques de tous bords.
     
    De fait, les attaques de l'Etat islamique  ces derniers mois ont majoritairement eu lieu dans les provinces de Salah Eddine et de Kirkouk, plus au nord, que forces kurdes et fédérales se disputent créant une brèche où s'engouffrent les jihadistes. Dix-sept personnes --majoritairement des militaires-- ont par exemple été tuées en novembre dans des attaques de l'Etat islamique au nord de Bagdad.
     
    Les attaques de cette semaine surviennent alors que les Etats-Unis ont réduit le nombre de leurs soldats en Irak à 2.500 hommes, tandis que la quasi-totalité des autres Etats membres de la coalition anti-EI ont quitté le pays depuis le début de la pandémie de coronavirus.