Province de Hodeidah

  • Yémen : 12 soldats gouvernementaux tués par les rebelles chiites houthis

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    L'armée yéménite a annoncé, vendredi soir 22 juillet 2022, que 12 soldats avaient été tués par les rebelles chiites houthis, en l'espace de 48 heures, malgré la trêve en vigueur entre les deux parties.

    C'est ce qui ressort d'un communiqué publié par le Centre des médias des forces armées yéménites.

    "La milice putschiste houthie soutenue par l'Iran a commis 277 violations de la trêve de l'ONU au cours des dernières 48 heures, à Hodeïda (ouest), Taez (sud-ouest), Al-Dhalea (sud), Hajjah, Saada (nord-ouest), Al-Jawf (nord) et Marib (centre)", indique le communiqué.

    Le même source a ajouté que "Ces violations ont fait 12 morts et 19 blessés dans les rangs de l'armée".

    "Les Houthis ont tenté de s'infiltrer dans les positions de l'armée sur l'axe d'Al-Dhalea", indique le Centre des médias des forces armées yéménites, précisant que "le groupe terroriste a ciblé les positions de l'armée avec l'artillerie, des snipers et des drones piégés".

    Il s'agit du bilan le plus élevé, enregistré en l'espace de deux jours, annoncé par l'armée yéménite depuis le début de la trêve le 2 avril 2022.

    Aucun commentaire immédiat n'a été émis par le groupe houthi à ce propos.

    Le gouvernement yéménite et le groupe houthi avaient convenu, début juin, de prolonger une trêve humanitaire dans le pays pour une période de deux mois.

    Parmi les dispositions les plus importantes de la trêve figuraient la reprise des vols commerciaux via l'aéroport de Sanaa et l'ouverture de routes vers la ville de Taez, assiégée par les Houthis depuis sept ans.

    Le Yémen est en proie à la violence et à l'instabilité depuis 2014, lorsque les rebelles Houthis, alliés de l'Iran, ont pris le contrôle de la majeure partie du pays, y compris la capitale Sanaa.

    Une coalition conduite par l'Arabie saoudite est entrée en guerre au début de 2015 pour ramener le gouvernement yéménite au pouvoir.

    Le conflit, qui dure depuis huit ans, a engendré l'une des pires crises humanitaires au monde.

  • Yémen: huit soldats tués par les rebelles chiites Houthis

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    L'armée yéménite a annoncé, samedi 16 juillet 2022, que huit de ses soldats ont été tués par des tirs des rebelles chiites houthis en l'espace de deux jours, malgré la trêve en vigueur entre les deux parties.

    Le Centre des médias des forces armées yéménites a déclaré, par voie de communiqué que "la milice putschiste houthie soutenue par l'Iran a commis 188 violations de la trêve de l'ONU entre jeudi 14 et vendredi 15 juillet".

    D'après le communiqué, les violations ont été perpétrées sur "les fronts de Hodeïda (ouest), Taëz (sud-ouest), Al-Dhalea (sud), Hajjah, Saada, Al-Jawf (nord) et Marib (centre)".

    "Les Houthis ont ciblé les positions de l'armée avec de l'artillerie, des tirs de snipers et des drones piégés. Au total, huit soldats ont été tués et neuf autres blessés", indique le communiqué des forces armées yéménites.

    Le communiqué ajoute que la milice houthie a déployé des avions de reconnaissance sur plusieurs fronts, creusé des tranchées et construit des fortifications.

    Pour l'heure, les Houthis n'ont pas réagi aux informations communiquées par les forces armées yéménites.

    Notons aussi qu'il s'agit du bilan le plus élevé en l'espace de deux jours, annoncé par l'armée yéménite depuis le début de la trêve le 2 avril 2022.

    Le gouvernement yéménite et le groupe houthi avaient convenu, début juin, de prolonger une trêve humanitaire dans le pays pour une période de deux mois.

    Parmi les dispositions les plus importantes de la trêve figurent le reprise des vols commerciaux via l'aéroport de Sanaa et l'ouverture de routes vers la ville de Taëz, assiégée par les Houthis depuis sept ans.

    Le Yémen est en proie à la violence et à l'instabilité depuis 2014, lorsque les rebelles Houthis, alliés de l'Iran, ont pris le contrôle de la majeure partie du pays, y compris la capitale Sanaa.

    Une coalition conduite par l'Arabie saoudite est entrée en guerre au début de 2015 pour ramener le gouvernement yéménite au pouvoir.

    Le conflit, qui dure depuis huit ans, a engendré l'une des pires crises humanitaires au monde.

  • Yémen : Le gouvernement yéménite met en garde contre l'effondrement de la trêve en raison des violations des rebelles Houthis

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    Le gouvernement internationalement reconnu du Yémen a déclaré, mardi 5 avril 2022, que la trêve, qui est entrée dans son quatrième jour dans le pays, risquait de s'effondrer en raison des "violations" des Houthis, appelant la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à ces violations. 

    Le ministre yéménite des Affaires étrangères Ahmed Awad bin Mubarak a écrit sur son compte Twitter : « La trêve a été très bien accueillie, mais elle est menacée par les violations des Houthis, notamment le déploiement militaire, la mobilisation des forces et des véhicules, les frappes d'artillerie et les drones.

    Moubarak a estimé que "cela exige de la communauté internationale qu'elle préserve ce qui a été acquis". 

    La semaine dernière, l'envoyé de l'ONU au Yémen, Hans Grundberg, a annoncé l'instauration d'un armistice de deux mois, qui est entré en vigueur le 2 avril.

    La trêve exige la cessation de toutes les opérations militaires offensives terrestres, aériennes et maritimes, et la réouverture partielle de l'aéroport international de Sanaa et des ports du gouvernorat de Hodeidah.

    S'il n'y a pas eu de commentaire officiel des Houthis sur l'accusation qu'ils violaient la trêve, leurs médias ont rapporté que des "violations" de la trêve avaient été observées dimanche et lundi, accusant la coalition dirigée par l'Arabie saoudite et l'armée yéménite de lancer des attaques dans le nord et ouest du pays.

    Les Houthis contrôlent la capitale, Sanaa, depuis 2014 et d'autres régions du nord et de l'ouest du pays, tandis que la coalition militaire qui soutient les forces gouvernementales contrôle l'espace aérien yéménite.

    Depuis environ une semaine, des politiciens yéménites tiennent des consultations dans la capitale saoudienne, sous les auspices du Conseil de coopération du Golfe, sur l'avenir de la paix au Yémen, mais en l'absence des Houthis.

    Dans un discours qu'il a prononcé lors d'un petit-déjeuner auquel assistaient des responsables du gouvernement yéménite, le président yéménite Abd Rabbuh Mansour Hadi a appelé les rebelles houthis, lundi soir, à revenir à la table des négociations.

    "Je vous le dis, revenez en tant que composante politique yéménite qui adhère aux constantes nationales républicaines, à l'unité et à la démocratie, et venez à la table du dialogue pour faire la paix pour notre peuple yéménite", a déclaré Hadi, qui réside à Riyad.

    Besoin urgent d'un processus complet
    Lundi, le Conseil de sécurité de l'ONU avait salué l'annonce de la trêve au Yémen, appelant à ce qu'elle soit utilisée pour progresser vers un cessez-le-feu et un règlement politique.

    Les membres du Conseil de sécurité ont déclaré dans un communiqué que "l'armistice est une occasion d'alléger les souffrances humanitaires des Yéménites et d'améliorer la stabilité régionale".

    Ils ont appelé à "saisir l'opportunité offerte par l'armistice et à travailler avec l'envoyé spécial des Nations unies pour progresser vers un cessez-le-feu global et un règlement politique global".

    Ils ont exhorté les membres à "renforcer la confiance grâce à des mesures telles que la réouverture de la route de Taiz et le flux régulier d'expéditions de carburant et de fret, conformément à la trêve.

    Ils ont affirmé leur "plein soutien aux efforts liés aux consultations politiques de l'Envoyé spécial des Nations Unies".

    Les membres du Conseil ont réitéré l'urgence d'un processus global dirigé par les Yéménites, sous les auspices des Nations Unies, soulignant l'importance de la participation des femmes à hauteur d'au moins 30 %, conformément aux résultats de la Conférence de dialogue national, comme indiqué dans la résolution 2624. .

    Ils ont salué "l'initiative du Conseil de coopération du Golfe pour le dialogue inter-yéménite, qui a été lancée la semaine dernière, en soutien aux efforts des Nations unies", exprimant leur "profonde inquiétude face à la crise humanitaire au Yémen".

    Ils ont également souligné le besoin urgent de financer la réponse humanitaire.

     

     

     

     

  • Yémen : 4,2 millions de personnes déplacées selon l'ONU

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    L'Organisation des Nations unies (ONU) a annoncé, jeudi 20 janvier 2022, que le nombre de réfugiés, fuyant le conflit au Yémen, a atteint 4 200 000 personnes.

    Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré, sur Twitter, avoir comptabilisé 1 200 familles déplacées à la suite du conflit au Yémen, au cours des deux premières semaines de l’année 2022.

    Et d’ajouter que "ceux-ci étaient principalement déplacés des gouvernorats de Chabwa (sud-est), Marib (centre) et Hodeida (ouest)".

    Le HCR a aussi rapporté que "le nombre total de réfugiés à travers le Yémen atteint 4,2 millions", depuis le déclenchement de la guerre, en mars 2015.

    Le nombre de réfugiés avant cette dernière estimation était de 4 millions de personnes.

    Les Nations unies ont indiqué qu'"il y a d'énormes besoins humanitaires, alors que les financements sont très limités".

    Le Yémen est le théâtre, depuis près de 7 ans, d’une guerre entre les forces pro-gouvernementales soutenues par une alliance militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite voisine, et les Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent plusieurs gouvernorats, dont la capitale, Sanaa, depuis septembre 2014.

    Jusqu’à la fin de l’année 2021, la guerre au Yémen a coûté la vie à 377 000 personnes, et a infligé à l’économie yéménite une perte estimée à 126 milliards de dollars, ce qui a réduit une grande partie des 30 millions de yéménites à la dépendance vis-à-vis des aides pour survivre. Le conflit a déclenché l'une des pires crises humanitaires et économiques au monde, selon les Nations unies.

  • Yémen : Destruction d'un bateau "kamikaze" des rebelles chiites Houthis

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    La coalition sunnite arabe a détruit un bateau "piégé" qui s'apprêtait à mener une attaque en mer Rouge au large de la ville de Hodeidah, dans l'ouest du Yémen.

    La coalition a dénoncé la milice houthie "qui continue de violer les dispositions de l'Accord de Stockholm et du cessez-le-feu dans le gouvernorat de Hodeidah".

    Elle a expliqué que "le comportement iranien des Houthis menace la navigation maritime et le commerce mondial dans le détroit de Bab al-Mandeb et le sud de la mer Rouge".

    En décembre 2018, des consultations parrainées par l'ONU dans la capitale suédoise, Stockholm, avaient abouti à un accord entre le gouvernement yéménite et les Houthis.

    L'accord  stipulait la résolution de la situation dans le gouvernorat de Hodeidah, l'échange d'environ 15 000 prisonniers et détenus des deux côtés, en plus des accords sur la situation humanitaire dans le gouvernorat de Taïz, mais la plupart des termes de l'accord n'ont pas été mis en œuvre au milieu accusations mutuelles.

    Plus tôt lundi, la coalition arabe dirigée par Riyad a annoncé, dans un communiqué séparé, l'interception et la destruction d'un drone piégé lancé par le mouvement yéménite Houthi vers le sud-ouest du Royaume.

    Les Houthis ont l'habitude de lancer des missiles balistiques et des drones piégés dans les régions saoudiennes. La plupart sont détruits par la coalition arabe avant d'atteindre leurs cibles

    Le Yémen est le théâtre depuis près de 7 ans d'une guerre civile entre les forces pro-gouvernementales soutenues par une alliance militaire arabe dirigée par l'Arabie saoudite voisine, et les rebelles chiites Houthis soutenus par l'Iran, qui contrôlent plusieurs gouvernorats dont la capitale, Sanaa, depuis septembre 2014. .

     

  • Yémen : L'armée progresse dans la province de  Marib

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    L'armée gouvernementale affirme avoir pris le contrôle du district de Rahba, au sud de la province de Marib, à environ 120 kilomètres à l'est de Sanaa.

    Les forces pro-gouvernementales, aidées par des groupes de combattants locaux et les avions de la coalition dirigée par les Saoudiens, ont pris le contrôle de Rahba, ainsi que plusieurs positions et collines "stratégiques" environnantes, à l’issue d'un assaut mené à l'aube du 14 juillet. Cette zone était aux mains des rebelles chiites Houthis depuis environ un an. Il s’agit d’un succès significatif des forces pro-gouvernementales.

    Les forces pro-gouvernementales continuent actuellement sur leur lancée, forçant les rebelles houthis à se retirer vers la province d'al-Bayda.

    Les combats se poursuivent sur les fronts d'al-Kassara et d'al-Mashjah, à l'ouest de la province de Marib, où les forces pro-gouvernementales ont lancé une attaque contre les positions houthies, prenant le contrôle de plusieurs.

    Rappelons que les rebelles chiites houthis avaient lancé une vaste offensive en février 2021 afin de s’emparer de la province de Marib, riche en ressources pétrolières et gazières. La prise de cette province aurait été un "atout" pour les houthis dans le cas d’éventuelles négociations de paix. La province de Marib était restée à l'écart du conflit jusqu’à l’offensive des rebelles chiites houthis.

    Extension de la mission de l’ONU à Hodeidah
    Mercredi 14 juillet, le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé à l'unanimité l'extension de la mission de surveillance des Nations Unies sur le port de Hodeidah, seul port d’entrée de l’aide humanitaire dans ce pays ravagé par la guerre. Elle devrait rester en place jusqu'au 5 juillet 2022. L’objectif de la mission est d’assurer le respect du cessez-le-feu dans la région occidentale d'Hodeidah. Elle a débuté en décembre 2018 suite à un accord entre.

    Hodeidah est un port essentiel pour venir en aide à la population yéménite, car c'est ici que l'essentiel de l'aide humanitaire à destination de la population yéménite victime de la pire crise humanitaire au monde, selon l’ONU, conséquence de la guerre civile. La mission de l’ONU sur le port de Hodeidah résulte de l' « Accord de Stockholm » signé le 13 décembre 2018, et qui est l'un des rares accords ayant vu le gouvernement de Rabbo Mansour Hadi et les rebelles houthis s'asseoir à la table des négociations. En vertu de cet accord, les rebelles chiites acceptaient de se retirer des trois principaux ports du Yémen, Hodeidah, Salif et Ras Isa, pour laisser le suivi et la gestion nécessaires de ces zones à une délégation de l'ONU. Le répit relatif a permis à la Mission des Nations Unies d'établir des points de contrôle et des postes de surveillance dans le gouvernorat de Hodeidah à partir du 19 octobre 2019, dans le but de faire respecter le cessez-le-feu. En contrepartie, les Houthis se voyaient confier le contrôle de la ville de Hodeidah, le centre du gouvernorat et le port, défini comme stratégique, tandis que les forces gouvernementales restaient positionnées aux entrées sud et est.

    La mission UNMHA compte 55 employés, dont 35 observateurs militaires et de police et 20 employés civils. Malgré l'accord de Stockholm, ces dernières années, la trêve a été violée à plusieurs reprises et les Houthis ont été accusés d'avoir mené des attaques et des bombardements au moyen de drones, d'artillerie lourde, de mines et d'engins explosifs improvisés, même dans des zones résidentielles, faisant des victimes civiles. L'une des escalades les plus récentes s'est produite en janvier. Au cours des trois derniers mois de 2020, on a déploré 153 victimes civiles, ce qui est le nombre le plus élevé jamais enregistré dans la province.

    Actuellement, la nomination d'un nouvel envoyé spécial de l'ONU au Yémen est en attente après que Martin Griffiths ait donné son dernier briefing le 15 juin. Le 14 juillet, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a fait une première proposition. Il s'agit de Hans Grundberg, un diplomate suédois déjà envoyé au Yémen par l'Union européenne depuis le 1er septembre 2019. Avant de recevoir le mandat de cinquième envoyé spécial, Grundberg devra recevoir l'aval des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, les États-Unis, Russie, Grande-Bretagne, France et Chine.