Province de Dhi Qar

  • Irak: déploiement de l'armée à Nasariya pour contenir les manifestations

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    Les forces de l'armée irakienne ont commencé, dimanche 28 février 2021, leur déploiement à Nasariya, dans le centre de la province de Dhi Qar (sud), dans le but de contenir les manifestations qui secouent la ville depuis plusieurs jours.

    La décision a été prise par le nouveau gouverneur, Abdul Ghani Al-Asadi, accédant ainsi aux demandes des manifestants d'éloigner la police anti-émeute, qu'ils accusent d'avoir tué et blessé leurs concitoyens.

    Le nouveau gouverneur a donné l'ordre à toutes les forces de sécurité de la province de ne pas utiliser de balles réelles contre les manifestants ».

    La ville Nasariya a été le théâtre de manifestations au cours des six derniers jours, marquées d'actes de violence, qui ont fait 5 morts parmi les manifestants et 287 blessés, dont 147 parmi les membres des forces de l'ordre.

    Malgré la démission du gouverneur Nazem Al-Waeli -que les manifestants accusent de « corruption et de mauvaise gestion »- et la nomination d'Al-Asadi à sa place, vendredi, les manifestations se sont tout de même poursuivies.

    L'Irak est le théâtre de manifestations intermittentes depuis octobre 2019, en raison des mauvaises conditions économiques et de la corruption financière et politique chronique, et ce, malgré les promesses du gouvernement d'améliorer les conditions.

  • Irak : Trois manifestants tués dans des heurts avec les forces de sécurité à Nasariya

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    Trois manifestants ont été tués vendredi 26 février 2021dans des heurts avec les forces de sécurité à Nasarya, dans le sud de l'Irak, ont indiqué des médecins de cette ville, théâtre d'un mouvement de protestation ant-ipouvoir depuis plusieurs jours.

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    Ce décès porte à cinq le nombre de manifestants tués depuis une semaine dans cette ville. Des dizaines de personnes ont également été blessées dans ces violences.

    Les manifestants bravent depuis plusieurs jours les mesures de confinement liées à une seconde vague de l'épidémie de Covid-19 dans le pays pour continuer à faire vivre leur mouvement de contestation, tandis qu'à l'échelle nationale, les manifestations sont devenues beaucoup plus rares ces derniers mois.

    Les protestataires se sont rassemblés à plusieurs reprises cette semaine devant le bâtiment du gouvernorat à Nasariya pour exiger le renvoi du gouverneur, Nazem al-Waeli, dans un contexte de dégradation des services publics.

    Vendredi, trois manifestants ont été tués par balle par les forces de sécurité devant le bâtiment, ont indiqué des médecins à l'AFP, l'un d'entre eux précisant que "47 personnes avaient été blessées mais que les hôpitaux étaient surchargés avec des patients atteints du Covid-19". "Nous peinons à trouver un endroit pour les soigner", a-t-il ajouté.

    Deux manifestants avaient déjà été tués lundi et jeudi lors de rassemblements similaires. Des décennies de conflits, de corruption et de faibles investissements ont laissé l'Irak avec des services publics déficients et des pénuries récurrentes d'électricité et d'eau.

    Fin 2019, la colère de la population face à la corruption et le chômage endémique avait débouché sur un soulèvement populaire inédit marqué par des violences ayant fait 600 morts et 30.000 blessés à travers le pays.

    Les manifestations s'étaient quasiment toutes éteintes en 2020 mais elles reprennent à Nasariya. Les nouvelles violences interviennent moins de deux semaines avant la venue du pape François dans cette province du Sud, première visite d'un souverain pontife en Irak.

    Remplacement de Nazem al-Waeli, le gouverneur contesté
    Dans la soirée du vendredi 26 février, on apprenait que le premier ministre irakien, Mustafa al-Kazimi avait nommé le chef de l'Agence nationale de sécurité,,Badalghani al-Assadi, gouverneur de la province de Dhi Qar en remplacement de Nazem Al-Waeli

  • Irak : un manifestant tué et 14 blessés lors de manifestations à Nasariya, dans le sud

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    Un manifestant a été tué, jeudi 25 février 2021, à Nasariya, dans la province de Dhi Qar (sud), selon une source médicale.

    Il s'agit du deuxième manifestant tué lors des manifestations qui se poursuivent pour la quatrième journée consécutive, exigeant la destitution du gouverneur Nazem Al-Waeli au motif de sa mauvaise gestion.

    L'hôpital universitaire Al-Hussein a confirmé avoir reçu un manifestant décédé des suites d'une balle, sans préciser d'où venait le tir.

    La même source, qui a requis l'anonymat, a ajouté que "le nombre total de blessés dans les affrontements entre manifestants et agents de sécurité a atteint aujourd'hui 14 personnes, dont 6 agents de sécurité et 8 manifestants".

    Les protestataires accusent les forces de sécurité d'avoir tué le manifestant, en tirant à balles réelles pour les disperser alors qu'ils se trouvaient au pont Al-Nasr dans le centre-ville.

    Haythem Mohamed, membre de l'organe de coordination de la "Mobilisation populaire" à Dhi Qar a, dans un entretien téléphonique avec l'Agence Anadolu, souligné que le ministre de l'Intérieur et le chef du service de la sécurité nationale ont quitté la province sans parvenir à un accord avec les manifestants.

    "La délégation gouvernementale a affirmé aux protestataires ainsi que les tribus de la province qu'elle soutenait leurs revendications, et qu'elle avait besoin d'une trêve de quelques jours pour démettre le gouverneur de ses fonctions", a-t-il déclaré, soulignant que «le mouvement populaire a rejeté la demande du gouvernement, s'agissant selon eux, d'une manoeuvre pour gagner du temps».

    Dans des déclarations précédentes, le gouverneur de Dhi Qar, qui a refusé de démissionner, a déclaré qu'il "se tenait aux côtés des manifestants et rejetait le recours à la violence à leur encontre", critiquant le blocage des routes et la perturbation de la vie publique.

    La province de Dhi Qar est un "fief actif" de protestations populaires, outre sa dense population de plus de deux millions d'habitants. Ces derniers protestent depuis des années contre la mauvaise gestion, la dégradation des services publics de base et le chômage.

    L'Irak est le théâtre d'une vague de manifestations qui continue depuis octobre 2019, en raison des mauvaises conditions économiques et de la corruption financière et politique qui gangrène le pays.

    Lien permanent Catégories : IRAK, Nasariya, Province de Dhi Qar 0 commentaire
  • Irak : Affrontements entre manifestants et forces de sécurité à Nasiriyah, dans le sud-est du pays

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    Des manifestants ont pris le contrôle de la place Al-Haboubi, dans la ville de Nasiriyah, dans le gouvernorat de Dhi Qar, après des affrontements avec les services de sécurité, qui ont tenté de les empêcher d'atteindre la place.
     
    Quatre policiers ont été blessés au cours des affrontements avec des manifestants.
     
    Les manifestants protestaient contre l'arrestation de l'activiste  Ihssan Abou Kawthar, il y a deux jours, et les poursuites contre d'autres, ainsi que contre l'interdiction de manifester sur la place Haboubi, le centre de protestation du gouvernorat.
     
    L'activiste Ihsan Abu Kawthar est l'un des leaders des manifestationsdans le gouvernorat de Dhi Qar. Il l a joué un rôle dans la mobilisation des manifestants au cours de la dernière période et dans l'organisation de manifestations dans la ville.
     
    Le militant Wael Al-Mayali a déclaré: «Une manifestation a eu lieu aujourd'hui près de la place et ses environs; Pour protester contre l'arrestation de militants et l'interdiction de se rendre sur la place, mais cela s'est ensuite transformé en affrontements avec les forces de sécurité, qui ont tiré à balles réelles en l'air; Pour empêcher les manifestants d'atteindre la place Al-Haboubi.
     
    La place Haboubi est le deuxième bastion des manifestations irakiennes après la place Tahrir, au centre de la capitale, Bagdad. Elle a été surnommée  «capitale de la révolution».
     
    Le mois dernier, un accord a été conclu entre le gouvernement et les manifestants dans le gouvernorat pour mettre fin aux manifestations, en échange de ne pas poursuivre les manifestants non impliqués dans des actes de violence, de la libération des détenus et de permettre l'organisation de sit-in quand les manifestants le voulaient.
     
    Depuis octobre 2019, l'Irak a été le théâtre de manifestations généralisées, qui ont renversé le précédent gouvernement dirigé par Adel Abdul Mahdi, à la fin de la même année.
     
    Le mouvement de protestation continue encore dans une mesure limitée de faire pression sur l'actuel Premier ministre, Mustafa Al-Kazemi, pour qu'il poursuive les assassins de dizaines de manifestants au cours des derniers mois, et pour mener à bien de vraies réformes dans le pays et lutter contre la corruptioN.

  • Irak : Des manifestants mettent le feu aux bureaux du Parlement à Bassora et à des sièges de milices pro-iraniennes à Nasiriya

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    Les manifestants ont lancé des cocktail molotov sur le bâtiment du parlement de Bassora pour dénoncer l'inaction du gouvernement après l'assassinat de deux manifestants. C'est l'incident le plus violent dans la ville du sud depuis que les manifestations ont éclaté en octobre.

    Les manifestants ont incendié le bureau local du parlement et se sont heurtés aux forces de sécurité dans la ville de Bassora, dans le sud du pays, vendredi 21 août.

    Les manifestants s'étaient rassemblés devant le bâtiment pour exiger la démission du gouverneur de Bassorah, Asad al-Eidani, après que deux célèbres manifestants aient été abattus dans la ville la semaine dernière.

    Les manifestants ont brûlé la porte extérieure de l'entrée du complexe pour dénoncer l'inaction du gouvernement.

    Les manifestants ont jeté des cocktail Molotov et des pierres sur la police. Au moins huit membres du personnel de sécurité ont été blessés lors des affrontements, a déclaré un porte-parole de la Haute Commission indépendante des droits de l'homme, un organe semi-officiel.

    Les forces de sécurité ont éteint les incendies et ont pu disperser la foule en tirant à balles réelles en l'air, selon les rapports.

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    Bassora, qui produit une part importante du pétrole irakien, a été secouée par des protestations anti-gouvernementales de grande envergure sur la corruption depuis octobre 2019.

    Reham Yacoub.jpegReham Yacoub (photo), une militante respectée qui avait participé aux marches d'octobre, a été abattue par des hommes armés non identifiés à Bassora mercredi 19 août. Sa mort est survenue quelques jours seulement après que le militant Tahseen Oussama ait été abattu, provoquant des manifestations de rue.

    Suite à ces meurtres, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi a licencié le chef de la police de Bassora et les chefs de la sécurité nationale et a lancé une enquête sur ces violences.

    A noter que l'agence officielle iranienne Mehr avait qualifié Reham Yacoub d'"agent américain contre l'Axe de la résistance" .

    Manifestations violentes à Nasiriyah
    Des manifestations ont également eu lieu dans la ville de Nasiriyah, la capitale de la province de Dhi Qar.

    jeudi soir, une explosion s'était produite au milieu des manifestants sur la place Haboubi de la ville. Deux manifestants ont été blessés. En réponse, le vendredi matin, les manifestants ont mis le feu et détruit les locaux du parti Dawa et ceux du parti chiite Hikma. Ils ont également utilisé des «bulldozers» pour démolir le siège de partis pro-iraniens, le QG de la brigade "Badr" et la milice chiite "Asa'ib Ahl al-Haq.

    Les manifestants ont expliqué "nous utiliserons la violence" aussi longtemps que le Premier ministre Kadhimi ne trouvera pas les tueurs comme nous l'avons fait pour le gouvernement d'Abdul Mahdi (ancien premier ministre).

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  • Frontlive-Chrono : Derniers évènements du Moyen Orient, Afrique du nord et Sahel du dimanche 26 janvier 2020

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    Syrie: L’explosion d’un camion piégé fait sept morts à Azaz

    Les Forces de défense civile ont déclaré qu’un camion rempli d’explosifs avait explosé dimanche dans la ville d’Azaz, dans le nord de la Syrie, faisant sept morts et plusieurs blessés. Jusqu’à présent, personne n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque Azaz est contrôlée par des militants de l’opposition syrienne alliés de la Turquie.

    Irak : 5 roquettes tirées près de l’ambassade américaine dans la zone verte de Bagdad

    Cinq roquettes ont atterri à proximité de l’ambassade américaine à Bagdad, la capitale de l’Irak, a rapporté l’AFP. Il n’a pas été possible de déterminer immédiatement si les projectiles ont infligé des dommages ou des pertes. Les missiles ont frappé la zone verte fortement fortifiée de Bagdad, a déclaré l’agence, citant des sources de sécurité.

    Irak : La police a attaqué les manifestants après le départ des partisans d’al-Sadr, samedi 25 janvier

    Les partisans du théologien chiite Moqtada Sadr ont déclaré qu’ils cesseraient de participer aux manifestations de l’opposition. Les sadristes y participaient depuis le début des manifestations antigouvernementales. Cette décision a été une surprise totale pour les récents alliés de Moqtada Sadr. Sadr est le chef du bloc Al-Sayyarun, la faction la plus puissante et la…