Province de Dhi Qar

  • Irak : Des manifestants mettent le feu aux bureaux du Parlement à Bassora et à des sièges de milices pro-iraniennes à Nasiriya

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    Les manifestants ont lancé des cocktail molotov sur le bâtiment du parlement de Bassora pour dénoncer l'inaction du gouvernement après l'assassinat de deux manifestants. C'est l'incident le plus violent dans la ville du sud depuis que les manifestations ont éclaté en octobre.

    Les manifestants ont incendié le bureau local du parlement et se sont heurtés aux forces de sécurité dans la ville de Bassora, dans le sud du pays, vendredi 21 août.

    Les manifestants s'étaient rassemblés devant le bâtiment pour exiger la démission du gouverneur de Bassorah, Asad al-Eidani, après que deux célèbres manifestants aient été abattus dans la ville la semaine dernière.

    Les manifestants ont brûlé la porte extérieure de l'entrée du complexe pour dénoncer l'inaction du gouvernement.

    Les manifestants ont jeté des cocktail Molotov et des pierres sur la police. Au moins huit membres du personnel de sécurité ont été blessés lors des affrontements, a déclaré un porte-parole de la Haute Commission indépendante des droits de l'homme, un organe semi-officiel.

    Les forces de sécurité ont éteint les incendies et ont pu disperser la foule en tirant à balles réelles en l'air, selon les rapports.

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    Bassora, qui produit une part importante du pétrole irakien, a été secouée par des protestations anti-gouvernementales de grande envergure sur la corruption depuis octobre 2019.

    Reham Yacoub.jpegReham Yacoub (photo), une militante respectée qui avait participé aux marches d'octobre, a été abattue par des hommes armés non identifiés à Bassora mercredi 19 août. Sa mort est survenue quelques jours seulement après que le militant Tahseen Oussama ait été abattu, provoquant des manifestations de rue.

    Suite à ces meurtres, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi a licencié le chef de la police de Bassora et les chefs de la sécurité nationale et a lancé une enquête sur ces violences.

    A noter que l'agence officielle iranienne Mehr avait qualifié Reham Yacoub d'"agent américain contre l'Axe de la résistance" .

    Manifestations violentes à Nasiriyah
    Des manifestations ont également eu lieu dans la ville de Nasiriyah, la capitale de la province de Dhi Qar.

    jeudi soir, une explosion s'était produite au milieu des manifestants sur la place Haboubi de la ville. Deux manifestants ont été blessés. En réponse, le vendredi matin, les manifestants ont mis le feu et détruit les locaux du parti Dawa et ceux du parti chiite Hikma. Ils ont également utilisé des «bulldozers» pour démolir le siège de partis pro-iraniens, le QG de la brigade "Badr" et la milice chiite "Asa'ib Ahl al-Haq.

    Les manifestants ont expliqué "nous utiliserons la violence" aussi longtemps que le Premier ministre Kadhimi ne trouvera pas les tueurs comme nous l'avons fait pour le gouvernement d'Abdul Mahdi (ancien premier ministre).

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  • Frontlive-Chrono : Derniers évènements du Moyen Orient, Afrique du nord et Sahel du dimanche 26 janvier 2020

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    Syrie: L’explosion d’un camion piégé fait sept morts à Azaz

    Les Forces de défense civile ont déclaré qu’un camion rempli d’explosifs avait explosé dimanche dans la ville d’Azaz, dans le nord de la Syrie, faisant sept morts et plusieurs blessés. Jusqu’à présent, personne n’a revendiqué la responsabilité de l’attaque Azaz est contrôlée par des militants de l’opposition syrienne alliés de la Turquie.

    Irak : 5 roquettes tirées près de l’ambassade américaine dans la zone verte de Bagdad

    Cinq roquettes ont atterri à proximité de l’ambassade américaine à Bagdad, la capitale de l’Irak, a rapporté l’AFP. Il n’a pas été possible de déterminer immédiatement si les projectiles ont infligé des dommages ou des pertes. Les missiles ont frappé la zone verte fortement fortifiée de Bagdad, a déclaré l’agence, citant des sources de sécurité.

    Irak : La police a attaqué les manifestants après le départ des partisans d’al-Sadr, samedi 25 janvier

    Les partisans du théologien chiite Moqtada Sadr ont déclaré qu’ils cesseraient de participer aux manifestations de l’opposition. Les sadristes y participaient depuis le début des manifestations antigouvernementales. Cette décision a été une surprise totale pour les récents alliés de Moqtada Sadr. Sadr est le chef du bloc Al-Sayyarun, la faction la plus puissante et la…