Province de Deraa

  • Syrie : Un blindé russe frappé par un IED à Daraa

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    Jeudi 12 novembre, un véhicule de la police militaire russe a été touché par un engin explosif improvisé (IED) alors qu'il passait sur une route reliant les villes d'al-Musayfrah et al-Sahoah dans la partie orientale de la province de Daraa.

    Selon plusieurs sources locales, le véhicule revenait de la ville de Karak, où les forces gouvernementales syriennes ont mené une opération de sécurité. La police militaire russe soutenait l'opération.

    La Ligue Libre de Horan a partagé une photo du véhicule ciblé, un Tigre GAZ. Le véhicule blindé n'a pas subi de dommages sérieux.

    Aucun membre des forces armées russes n'a été tué ou blessé lors de l'attaque. Les forces de sécurité syriennes ont arrêté plusieurs suspects. Cependant, ils ont été rapidement relâchés.

    Jusqu'à présent, aucun groupe n'a revendiqué l'attentat. Néanmoins, l'Etat islamique, dont les cellules sont actives dans l'est de la province de Daraa, reste le principal suspect.

    Il s'agit de la troisième attaque de ce type contre les forces russes à Daraa. Le 13 juillet 2019, un IED avait frappé un véhicule de la police militaire russe à l'est de Daraa. Le 11 octobre de la même année, une autre attaque par IED avait visé une patrouille conjointe des forces de sécurité syriennes et de la police militaire russe dans la partie occidentale du gouvernorat de Daraa.

     

  • Syrie : La 4ème division de l'armée syrienne a mené une opération sécuritaire près de la ville de Daraa

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    Dimanche 8 novembre, la 4 e division de l' Armée arabe syrienne (AAS) appuyée par les forces de sécurité a mené une opération de sécurité dans la banlieue sud de la ville de Daraa.

    L'opération a eu lieu dans les régions d'al-Shayah et d'al-Nakhlah. L'armée et les forces de sécurité étaient à la recherche de plusieurs personnes

    Au cours de l'opération, les forces gouvernementales ont affronté un certain nombre d'anciens rebelles. Au moins deux personnes ont été blessées dans les affrontements, qui ont impliqué l'utilisation d'armes lourdes.

    La Ligue libre de Horan a déclaré que des combattants locaux travaillant pour la direction du renseignement militaire avaient pris part à l'opération. Le Comité central de Daraa, une coalition d'anciennes factions rebelles, était également au courant de l'opération.

    L'opération a provoqué un groupe de combattants locaux dans l'ouest de Deraa, qui ont pris le contrôle d'un poste de la 4ème division de l'armée dans la ville de Jailin. Les combattants ont capturé par la même occasion deux officiers et dix soldats. De plus, des combattants locaux ont bombardé un poste de contrôle de la direction du renseignement de l'armée de l'air dans la ville de Kerak. L'armée a rapidement répliué par des frappes d'artillerie.

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    La situation continue de se dégrader ce dimanche soir. Les combattants locaux ont bloqué de nombreuses routes et pris le contrôle de plusieurs postes de contrôle qu'ils ont incendié (photo ci-dessous). Un lieutenant-colonel de la 4ème division aurait été tué.  

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    Une situation sécuritaire en train de déraper
    L'enlèvement des militaires syriens pourrait conduire à une grave escalade dans l'ouest de Deraa. Habituellement, les médiateurs russes résolvent ces problèmes en quelques jours. Mais aujourd'hui, il semble que le mouvement ait pris une telle ampleur qu'il pourrait faire perdre aux forces de Bachar al-Assad le contrôle de la région de Deraa. Si tel est le cas, il faut s'attendre à ce que les forces du régime lancent une opération de grande ampleur avec l'aide des Iraniens, tant cette région est stratégique pour eux. On ignore ce que sera la réaction des Russes, qui sont très présents dans la région à travers le 5ème corps d'assaut, une unité d'anciens rebelles syriens pro-russes.

    Deux cheikhs druzes tués lors d'affrontements avec des hommes armés de Deraa
    Samedi 7 novembre, des affrontements ont éclaté entre des combattants druzes de Soueida et des hommes armés non identifiés de Daraa dans le sud de la Syrie.

    Selon le blog al-Suwayda 24, le conflit a commencé lorsque des hommes armés ont enlevé trois chasseurs qui se déplaçaient entre les villes d'al-Thaala et d'al-Tireh dans l'ouest de la province de Soueida, le long de la frontière administrative avec Daraa.

    Des combattants druzes du groupe des «hommes de dignité» ont lancé une opération dans la région afin de capturer les ravisseurs et de libérer les chasseurs.

    Les combattants se sont affrontés avec les ravisseurs à l'ouest de Kanakir. Au cours des affrontements, deux combattants druzes ont été tués et plusieurs autres ont été blessés. Les deux combattants, Amer Farag et Taher al-Germani, étaient tous deux des érudits religieux druzes [cheikhs].

    Les corps des cheikhs ont été rendus aux «hommes de dignité» par des combattants du 5 e corps, une unité pro-russe , qui n'ont pas pris part aux affrontements.

    Les hommes de dignité
    Les «Hommes de dignité», qui ont été formés en 2014, sont connus pour leur position contre le gouvernement de Damas. Le groupe, cependant, n'a jamais attaqué l'armée arabe syrienne.

    En septembre, 16 combattants druzes ont été tués et au moins 63 autres ont été blessés lorsque les «hommes de dignité» ont lancé une attaque ratée contre le 5em corps pro-russe dans l'ouest de Daraa.

    Sheikh Amer Farag sur le côté droit et Sheikh Taher al-Germani sur la gauche. source- pages facebook.jpg

    L'influence croissante des groupes armés locaux dans le sud de la Syrie déstabilise lentement la région. Durant le mois d'octobre 31 hommes ont été tués lors d'incidents sécuritaires dans la région de Daraa : 10 soldats, 10 rebelles réconciliés et 10 anciens rebelles.

  • Syrie :Un ancien commandant des rebelles assassiné dans la région de Daraa

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    Un ancien commandant rebelle de premier plan, Adham al-Akrad (photo ci-dessus), a été tué dans le nord de la province de Daraa.

    Al-Akrad se rendait le 14 octobre dans la capitale, Damas, pour assister à une réunion avec de hauts responsables de la sécurité lorsque sa voiture a été interceptée au niveau d'une station d'essence près de la ville de Mothbin par des inconnus armés cachés dans une camionnette.

    Les tireurs ont pris pour cible la voiture d'Al-Akarad à la mitrailleuse et avec des grenades. Al-Krad et quatre autres officiers, dont Ahmad Faisal al-Mahamid, un ancien commandant de la faction dite "Ahfad al-Rasul", ont été tués sur place.

    Al-Akrad était le fondateur et le chef du régiment du génie et des fusées, qui était l'un des plus grands groupes armés du sud de la Syrie. Sous son commandement, le régiment a joué un rôle clé dans toutes les batailles contre les forces gouvernementales à Daraa en 2017 et 2018.

    Suite à l'opération Daraa de l'armée arabe syrienne en 2018, al-Akrad s'est rendu et a rejoint le processus de réconciliation avec la plupart de ses combattants. Al-Akrad était un opposant à l'influence russe dans la région, selon les renseignements israéliens.

    En septembre 2019, un engin explosif perfectionné a percé la voiture d'al-Akrad dans la ville de Daraa. Cependant, il a survécu à la tentative d'assassinat sans être blessé.

    Après la réconciliation de Daraa, al-Akrad a organisé plusieurs manifestations anti-gouvernementales et a participé à une série de discussions avec le gouvernement sur la situation dans le gouvernorat.

    Selon la Ligue libre Horan, lors de sa dernière réunion prévue à Damas, al-Akrad devait discuter de la récupération des corps des combattants locaux qui ont été tués lors d'une attaque manquée sur une base militaire syrienne à Daraa en 2016.

    Les services de renseignement syriens, principalement la Direction du renseignement militaire, ont été accusés d'avoir assassiné al-Akrad et ses camarades. Il n'y a aucune preuve pour soutenir ces accusations.

    Alors que les habitants de Daraa pleuraient al-Akrad, sa mort a été célébrée par les radicaux, y compris les partisans de Hayat Tahrir al-Sham, anciennement affilié à al-Qaïda. L'assassinat entraînera une augmentation des tensions à Daraa.

  • Syrie : Un général russe appelle à la réduction de la présence iranienne en Syrie:

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    Chvarkov.jpgAncien chef du centre russe pour la réconciliation des belligérants en Syrie, le lieutenant général Sergueï Chvarkov (photo) s'est opposé à l'expansion de la présence iranienne sur le sol syrien, rapporte RIA Novosti.

    "Une nouvelle pénétration à grande échelle de l'Iran en Syrie créera un certain nombre d'obstacles assez sérieux à l'avancement des réformes et au développement du processus politique en Syrie et entraînera des complications dans les relations avec Israël, les États-Unis, la Turquie et les pays arabes sunnites", a déclaré le chef militaire.

    Chvarkov estime que la présence iranienne compliquera également le financement étranger de projets de reconstruction de la Syrie, compliquera le règlement politique et le retour des réfugiés chez eux. Le général note que l'assistance russe et iranienne ne suffira pas à résoudre ces problèmes.

    Chvarkov a ajouté que les activités de l'Iran empêcheront également la levée des sanctions américaines contre la Syrie.

    On a noté depuis quelque temps de plus en plus de signes d'un conflit d'intérêts entre Russes et Iraniens en Syrie. Dans ce contexte, l'ancien commandant des milices pro-russes, Muhammad al-Masri, a été tué début septembre dans la province de Daraa, dans le sud-ouest de la Syrie.

    Le journal Al-Sharq al-Awsat a affirmé qu'il avait été tué par les autorités syriennes et qu'il ne s'agissait pas de la première tentative d'assassinat de miliciens pro-russes sur le terrain. Une tentative précédente avait eu lieu le 20 juin, lorsqu'un engin explosif avait été placé à bord d'un bus transportant des soldats d'une unité pro-russe revenant d'une base d'entraînement russe à proximité de Lattaquié. 12 soldats ont été tués et25 blessés.

    Chvarkov,, cité par le journal, a déclaré qu'en juin, al-Masri avait été arrêté par les autorités syriennes, mais que la partie russe avait obtenu sa libération.

    Selon les analystes cités par al-shark al Awsat, l'élimination du chef de l'unité pro-russe est à inscrire dans le cadre de la lutte d'influence entre la Russie et l'Iran dans le sud-ouest de la Syrie, une région stratégique en raison de sa proximité avec Israël. D'autres pensent que les meurtres sont le résultat de l'anarchie dans la région provoquée par les affrontements larvés entre Russes et Iraniens.

  • Syrie : Un autre commandant de la 8ème brigade du 5ème Corps soutenu par la Russie survit à une tentative d'assassinat à Daraa

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    Vendredi 18 septembre, un autre commandant de la 8e brigade soutenue par la Russie, une unité du 5e corps de l'armée arabe syrienne (AAS) iincorporant d'anciens rebelles, a survécu à une tentative d'assassinat dans l'est de la province de Daraa.

    Des tireurs non identifiés ont ouvert le feu sur le commandant "Yasser Hamed al-Zoubi (photo ci-dessus), alors qu'il passait sur une route reliant les villes de al-Jizah et Elemtaih. Le commandant a échappé à la tentative d'assassinat sans blessures graves.

    Al-Zoubi était un combattant des forces de la jeunesse d'Al-Sunnah, une faction de l'Armée libre syrienne, avant accepté l'accord de réconciliation de 2018 à Daraa.

    Selon des sources locales, Al-Zoubi a été l'un des premiers combattants à se joindre au processus de réconciliation. Plus tard, il s'est engagé dans la 8e brigade et est devenu commandant de terrain dans cette unité soutenue par la Russie.

    La veille, un attentat à l'explosif avait visé Ali Ahmed al-Sabah al-Miqdad, commandant adjoint de la 8e brigade et Qassem al-Sabah al-Miqdad, directeur financier de l'unité, dans l'est de Daraa. L'attaque a échoué.

    Aucun groupe n'a encore revendiqué les récentes attaques contre les commandants de la 8ème Brigade. L'Etat islamique reste cependant le principal suspect. Les cellules de Daech sont très actives dans l'est de la province de Daraa.

     

  • Syrie : Des commandants du 5E Corps d'armée soutenu par la russie échappent à une tentative d'assassinat à Daraa (sud)

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    Jeudi17 septembre dans la soirée, deux commandants supérieurs de la "8e Brigade" soutenue par la Russie, une unité du 5e Corps de l'Armée arabe syrienne (AAS) formée avec d'anciens rebelles, ont survécu à une tentative d'assassinat à Daraa.

    Un engin explosif improvisé a visé un véhicule transportant les deux commandants, "Ali Ahmed al-Sabah al-Miqdad" et "Qassem al-Sabah al-Miqdad", près de la citadelle de Busra à l'est de la province de Daraa. Les deux commandants ont survécu à l'attaque. Cependant, ils ont tous deux été blessés.

    Selon l'armée de Houran (pro-russe), Ali est le commandant adjoint de la 8ème Brigade tandis que Qassem, son cousin, est le directeur financier de l'unité.

    La tentative d'assassinat a eu lieu quelques heures après une rencontre entre Ali, Qassem et un officier supérieur russe à la citadelle de Busra. Des questions liées au processus de réconciliation auraient été discutées.

    La 8e brigade a été créée après l'accord de réconciliation de Daraa de 2018. L'unité, qui recevrait le soutien de la Russie, s'est engagée dans plusieurs opérations contre l'Etat islamique sous le commandement de l'AAS.

    Ce n'est pas la première attaque contre la 8ème Brigade à Daraa. En juin dernier, une forte explosion avait visé un bus transportant du personnel de l'unité. Des dizaines de personnes avaient été tuées ou blessées.

  • Syrie :Trois corps mutilés de membres des srvices syriens retrouvés dans la province de Daraa

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    Mardi 15 septembre, des habitants de l'est de Daraa ont découvert les corps de trois membres de l'armée arabe syrienne (AAS) qui avaint été enlevés avant d'être exécutés.

    Les corps ont été retrouvés près d'un point de contrôle situé entre les villes d'al-Musayfrah et d'al- Sahoah. Au moins une des victimes a été décapitée par les agresseurs.

    Selon des sources locales, les victimes servaient dans la 5ème division de l'armée et étaient originaires de la province de Soueida, à l'est de Daraa. Les soldats auraient été stationnés à un poste de contrôle à l'est de Daraa.

    Jusqu'à présent, aucun groupe n'a revendiqué l'attaque. L'Etat islamique, dont les cellules sont connues pour être très actives dans l'est de Daraa, reste le principal suspect.

    La semaine dernière, le général de brigade Talal al-Qasim de la 5e division de l'Armée Arabe Syrienne avait été assassiné par des tireurs non identifiés dans la partie est de la province de Daraa. Plusieurs autres attaques contre le personnel de l'armée ont eu lieu dans la même région. Néanmoins, aucun suspect n'a été arrêté par les forces de sécurité.

    Les attaques répétées contre les forces gouvernementales et même les combattants locaux dans la région de Daraa sont le résultat de mesures de sécurité insuffisantes. L'absence de véritable coordination entre le gouvernement et la population locale complique encore le problème.

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