Province de Balkh

  • Afghanistan : Les talibans interdisent les manifestations et relancent le « Ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice"

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    Le gouvernement intérimaire des talibans a décidé d'interdire les manifestations non autorisées dans tout l'Afghanistan, tandis que le « Ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice » renaissait, rappelant ce que la « police morale » avait fait lors de son précédent règne.

    E-x4c6QXoAgXwOW.jpegLe ministère de l'Intérieur du gouvernement taliban a déclaré mercredi soir 8 septembre 2021, dans un communiqué publié sur son compte Twitter, qu'il avait pris la décision d'interdire, pour le moment, "toute manifestation sous quelque nom que ce soit", sauf dans le cas d'obtention d'une autorisation du ministère de la Justice puis d'en informer les services de sécurité.

    Le ministère a également appelé les organisateurs de ces manifestations à informer les autorités concernées au moins 24 heures à l'avance du but des manifestations, des slogans et banderoles qui y seront utilisés, de leur lieu et de l'heure de leur début et fin.

    Le ministère accuse certaines personnes d'être responsables « d'avoir causé des atteintes à la sécurité, de nuire aux citoyens et de semer le chaos sous le couvert de manifestations dans la capitale, Kaboul, et dans certains États, en incitant et en finançant des partis biaisés », affirmant que « certains partis menacent la sécurité des manifestants afin d'atteindre des objectifs politiques malveillants."

    Le ministère a souligné que "les manifestations doivent être légales", et a souligné que "personne n'a le droit d'organiser des manifestations tant que les procédures légales susmentionnées ne sont pas terminées", avertissant que les contrevenants "en supporteront toutes les conséquences" et seront soumis à "des règles strictes de traitement juridique."

    "Ministère de la Promotion de la Vertu"
    En outre, le Washington Post a rapporté que le gouvernement taliban avait relancé le « Ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice », chargé de mettre en œuvre « une interprétation stricte de la loi islamique », avec de sévères restrictions sur les femmes, la prière forcée et même une "interdiction des cerfs-volants et des échecs".

    Le ministère de la promotion et de la vertu et de la prévention du vice a été confié à un religieux inconnu. nommé Muhammad Khaled.

    Le journal américain a ajouté que les talibans n'ont pas créé de ministère des Affaires féminines, similaire au gouvernement précédent, alors que les manifestations demandaient précisément au mouvement islamique d'accorder aux femmes des sièges au gouvernement et d'autres postes de direction.

    Curieusement, dans la liste en anglais des nouveaux ministères et ministres du gouvernement intérimaire fournie par les « talibans », le seul nom du ministère qui n'était pas traduit était le ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice.

    A Kaboul, certains craignaient que le rétablissement du ministère de la promotion de la vertu et de la prévention du vice signifie que les talibans n'ont finalement pas changé contrairement à leurs affirmations.

    « Les gens ont cessé d'écouter de la musique forte en public, craignant les pratiques passées depuis le dernier règne des talibans, et je n'ai vu aucune contrainte de prier, mais il y a la peur », a déclaré Gul, un habitant de Kaboul, dont le prénom était donné uniquement pour des raisons de sécurité. 

    Les manifestations continuent malgré les menaces des talibans de recourir à la force
    Les manifestants de la province de Balkh ont déclaré que des talibans avaient arrêté deux journalistes et 11 manifestants, jeudi 9 septembre. Par ailleurs, des dizaines de manifestants sont descendus dans les rues de Mazar-i-Sharif ce jeudi malgré les avertissements du gouvernement taliban.
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    Premier vol d'évacuation de Kaboul vers l'étranger depuis fin août
    Un avion évacuant 200 personnes, dont des Américains, a décollé jeudi en fin d'après-midi de Kaboul, le premier vol passager pour l'étranger au départ de la capitale afghane depuis le retrait américain fin août.
    Ce vol, à destination de Doha, intervient alors que le nouveau pouvoir des talibans s'organise, moins d'un mois après la marche victorieuse de ses combattants sur Kaboul après l'effondrement du gouvernement pro-occidental à la mi-août.

    Il s'agit du premier vol de ce type depuis le gigantesque pont aérien organisé par les Américains, qui a permis l'évacuation de plus de 120.000 personnes.

    Après les formalités de départ à l'aéroport, les passagers ont embarqué dans des bus sur le tarmac de l'aéroport puis gagné l'avion, sous la surveillance de gardes venus du Qatar. Doha est très impliqué dans cette opération comme dans la relance de l'aéroport de Kaboul, qui a fermé après le retrait américain, et tarde encore à rouvrir aux vols commerciaux.

    La Qatar et son alliée la Turquie travaillent depuis plusieurs jours pour préparer les structures aéroportuaires de Kaboul à une réouverture progressive. Une tâche compliquée, tant l'aéroport a souffert des évacuations chaotiques de la fin août, menées alors que des milliers d'Afghans faisaient le siège de l'enceinte dans l'espoir de monter dans un des vols affrétés par les pays étrangers.

    Washington reconnaît qu'il reste encore à exfiltrer beaucoup d'Afghans potentiellement menacés pour avoir travaillé avec l'ancien gouvernement ou les pays occidentaux. Les talibans avaient critiqué ces évacuations chaotiques et assuré que tout Afghan ou étranger muni de papiers en règle pourrait prendre un vol commercial dès leur reprise.

    "Nous espérons que dans un futur proche l'aéroport sera prêt pour toutes sortes de vols commerciaux", a déclaré le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid.

     

     

     

     

  • Afghanistan : Derniers évènements sécuritaires (mise à jour au fur et à mesure des évènements)

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    Les talibans prennent Mazar-i-Sharif, grande ville du nord.
    Les talibans se sont emparés, samedi soir 14 août, de Mazar-i-Sharif, dernière grande ville du nord de l'Afghanistan encore contrôlée par le gouvernement, accroissant encore leur emprise sur le pays.

    Les talibans "paradent sur leurs véhicules et leurs motos, tirant en l'air pour célébrer" la prise de la ville, a raconté samedi soir à l'AFP un habitant de Mazar-i-Sharif, Atiqullah Ghayor, qui vit près de la célèbre mosquée bleue. Il a précisé que les talibans étaient entrés "sans vraiment rencontrer de résistance" dans la quatrième ville la plus peuplée du pays (500.000 habitants), après le retrait des forces afghanes. D'autres habitants ont fait des récits similaires et les talibans ont revendiqué la prise de la ville, capitale de la province de Balkh et carrefour commercial, dont les faubourgs étaient encore le théâtre d'intenses combats samedi matin. "Les combattants (talibans) se sont emparés de Mazar-i-Sharif. Tous les bâtiments officiels (...) sont sous leur contrôle", ont affirmé les talibans dans un communiqué.

    Le maréchal Abdul Rashid Dostom, ancien vice-président afghan, et Atta Mohammad Noor, ex-gouverneur de Balkh, qui avaient pris la tête de forces locales de résistance aux talibans à Mazar-i-Sharif, ont trouvé refuge en Ouzbékistan voisin, selon un proche du second, précisant que leurs forces s'étaient elles retirées à une soixantaine de km de la ville.

    Le célèbre seigneur de guerre Qaisari a été capturé par les talibans à Mazar-i-Sharif.
    On ignore quel sera son sort. Qaisari est accusé de graves violations des droits humains non seulement par les talibans, mais aussi par des organisations locales et internationales. Vidéo.

    La ville de Khost également tombée aux mains des talibans
    Le porte-parole des talibans  a officiellement revendiqué la capture de la ville de Khost.
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    Plus tôt, le président afghan Ashraf Ghani avait promis de poursuivre le combat contre les insurgés qui continuent à se rapprocher de la capitale Kaboul, presque encerclée et où les habitants ne cachent pas leur angoisse de l'avenir.
    "La re-mobilisation de nos forces de sécurité et de défense est notre priorité numéro un et d'importantes mesures sont prises à cet effet", avait assuré à la mi-journée, le président Ghani dans une adresse télévisée. Il n'a fait aucune allusion à une possible démission, réclamée par certains, mais a précisé avoir entamé des "consultations" au sein du gouvernement, avec des responsables politiques et les partenaires internationaux, pour trouver "une solution politique dans laquelle la paix et la stabilité" seront préservées.
    "Ces consultations avancent rapidement et nous ferons part de leur résultat à nos compatriotes très vite", a-t-il ajouté. Dans la soirée, le palais présidentiel a précisé qu'"une délégation sera prochainement constituée par le gouvernement et prête à négocier".

    6 provinces tombées aux mains des talibans en une seule journée, samedi 14 août 2021 :
    1: Paktika
    2: Paktia
    3: Kunar
    4: Faryab
    5: Balkh
    6: Laghman 
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    "Inquiet pour l'avenir"
    La situation militaire est critique pour le pouvoir en place. En à peine plus d'une semaine, les talibans ont pris le contrôle de presque tout le nord, l'ouest et le sud de l'Afghanistan et sont arrivés aux portes de Kaboul. Ils ne sont plus qu'à 50 km de la capitale et ne montrent aucun signe de vouloir ralentir leur marche. Samedi, ils avaient déjà pris la province de Kunar, dans l'Est, et pourraient bientôt approcher de Kaboul par le nord, le sud et l'est.

    E8fulV8WYAA-YyM.jpegLe général Saadat nouveau promu responsable de la sécurité pour Kaboul
    Le général Seyed Sami Saadat (photo ci-contre) nommé responsable de la sécurité publique dans la ville et la province de Kaboul.
    La présidence afghane a tweeté hier soir que le général Saadat avait été nommé par le président Ashraf Ghani.
    Le général Saadat était à la tête de l'armée afghane lors des récentes batailles de Kandahar et de Laskargah, qui sont toutes deux tombées en 24 heures.
    Le poste était devenu vacant car le général Hebatullah Alizai, ancien commandant du 209e corps Shaheen et récemment nommé à la tête de l'armée afghane, s'était rendu aux talibans samedi 14 août dans la province de Balkh. Il semble qu'il ait conspiré avec les talibans et abandonné les lignes de défense, ordonnant à ses troupes de se rendre.

    Jalalabad
    Les talibans viennent d'annoncer (dimanche matin 15 août) leur arrivée à Jalalabad, la capitale de la province de Nangarhar. La ville est tombée sans aucune résistance selon des sources locales. Vidéo des talibans à Jalalabad. Autre vidéo. Ci-dessous, photo prise ce dimanche 15 août). 
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    La peur s'empare de Kaboul
    Au sein des habitants de Kaboul et les dizaines de milliers de personnes qui ont fui leur foyer ces dernières semaines pour se réfugier dans la capitale, la peur prédomine. "Je pleure jour et nuit quand je vois que les talibans forcent des jeunes filles à épouser leurs combattants", a confié à l'AFP Muzhda, 35 ans, une femme célibataire arrivée avec ses deux soeurs, de la province de Parwan, un peu plus au nord. "J'ai refusé des propositions de mariage par le passé (...) Si les talibans viennent et me forcent à les épouser, je me suiciderai", prévient-elle.
    Dawood Hotak, 28 ans, un commerçant de Kaboul, est aussi "inquiet pour l'avenir" de ses jeunes soeurs et ne sait pas "ce qui va leur arriver". 

    Les rues de la capitale étaient normalement animées samedi, mais de longues queues étaient observées à la sortie des banques, et certains hommes ont indiqué à l'AFP avoir commencé à se laisser pousser la barbe, en prévision d'une arrivée prochaine des talibans.
    Beaucoup d'Afghans - les femmes en particulier -, habitués à la liberté acquises ces 20 dernières années, craignent un retour au pouvoir des talibans.

    Lorsqu'ils dirigeaient le pays, entre 1996 et 2001, avant d'être chassés il y a 20 ans par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis, les talibans avaient imposé leur version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes avaient interdiction de sortir sans un chaperon masculin et de travailler, et les filles d'aller à l'école. Les femmes accusées de crimes comme l'adultère étaient fouettées et lapidées.

    Dans le même ordre d'idées, le réseau des églises en Afghanistan rapporte que ses dirigeants ont reçu samedi soir 14 août des lettres des talibans les avertissant qu'ils savent où ils se trouvent et ce qu'ils font. Il semble que les talibans aient l'intention de mettre fin à la liberté religieuse dans le pays. 

    Kaboul : Dernières nouvelles : Violents combats dans un quartier de la capitale afghane
    De violents affrontements ont été signalés, dimanche 15 août, dans le district de Paghman à Kaboul et autour de la périphérie de la ville de Kaboul. Des sources pro-talibanes prétendant que les moudjahidines ont capturé plusieurs positions des forces de sécurité à Paghman. Selon des sources locales, les talibans auraient lancé l'assaut final sur Kaboul. Nous attendons d'autres rapports sur la situation.
    forward_2.gifLe ministère afghan de l'intérieur vient de confirmer que les talibans ont commencé à entrer à Kaboul de toutes parts. Vidéo de l'entrée des talibans à Kaboul ce dimanche 15 août.
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    Des négociations sont en cours à Kaboul entre les talibans, le gouvernement afghan et les États-Unis. Le gouvernement afghan, la démission d'Ashraf Ghani et la mise en place d'un gouvernement de transition ont été proposés aux talibans. On ne sait pas si ceux-ci accepteront la proposition. Le résultat des négociations déterminera ce qui va se passer à Kaboul dans les prochaines heures.
    forward_2.gifLe président Ghani va céder le pouvoir à Ali Ahmad Jalali dans les prochaines heures. Jalali est l'une des figures de proue de la résistance contre les Soviétiques. Jalali formera le gouvernement de transition avec le représentant des talibans, le mollah Biradar.
    Mollah Baradar (photo ci-dessous), le chef des talibans, est arrivé à Kaboul avec Jalali pour former le gouvernement intérimaire.
    Un responsable afghan a déclaré que les troupes avaient livré la base aérienne de Bagram aux talibans. La base abrite une prison abritant 5 000 détenus. 
    forward_2.gifLe président Ghani a quitté l'Afghanistan, selon l'ancien vice-président Abdullah Abdullah
    Le président afghan, Ashraf Ghani, a quitté l'Afghanistan, où les talibans sont sur le point de prendre le pouvoir, a annoncé dimanche l'ancien vice-président Abdullah Abdullah. "L'ancien président afghane a quitté la nation", a déclaré M. Abdullah, qui est aussi le chef du Haut Conseil pour la réconciliation nationale, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook.
    Ashraf Ghani a d'abord gagné Douchanbé, au Tadjikistan avant de se réfugier à Oman.
    On a appris que le ministre de la défense, Bismillah Mohammadi, avait également pris la fuite et s'était réfugié aux Emirats Arabes Unis.
    forward_2.gifAux dernières nouvelles, les talibans sont entrés dans le Palais présidentiel et affirment à présent qu'il n'y aura pas de gouvernement de transition. Ils ont pris le pouvoir. Les talibans devraient bientôt déclarer l'Émirat islamique d'Afghanistan depuis le palais présidentiel. C'était le nom du pays sous le gouvernement taliban renversé par les forces dirigées par les États-Unis en 2001. 
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    Humayoon Humayoon, l'ancien vice-président et ancien allié d'Ashraf Ghani, a déclaré qu'il avait été nommé chef de la police de Kaboul par les talibans pour l'émirat islamique d'Afghanistan. On assiste à un vaste changement de bord de nombreux responsables politiques et sécuritaires, sans doute préparé de longue date et à l'insu des services américains. Vidéo.

    Pendant ce temps, les talibans continuent d'investir Kaboul :
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    Instruction des talibans aux étrangers
    Les étrangers à Kaboul pourront partir s'ils le souhaitent ou enregistrer leur présence dans les prochains jours auprès des fonctionnaires talibans qui seront établis prochainement.

    Marines américains
    Un ballet d'hélicoptères a survolé samedi Kaboul, entre l'aéroport et le l'ambassade américaine, gigantesque complexe situé dans la "zone verte" ultrafortifiée, au centre de la capitale. Un premier contingent de Marines est arrivé pour sécuriser les évacuations du personnel diplomatique, ainsi que d'Afghans ayant travaillé pour les Etats-Unis et craignant des représailles des talibans. Les Etats-Unis entendent évacuer des "milliers de personnes par jour" et pour cela le Pentagone va déployer avant la fin du week-end 3.000 soldats à l'aéroport de Kaboul, a précisé vendredi son porte-parole, John Kirby. L'ambassade américaine a ordonné à son personnel de détruire les documents sensibles et symboles américains qui pourraient être utilisés par les talibans "à des fins de propagande". Cliquer sur la photo ci-dessous pour voir la vidéo d'al-Jazeera :

    Londres évacue son ambassadeur dès dimanche 15 août
    Londres a parallèlement annoncé le redéploiement de 600 militaires pour aider les ressortissants britanniques à partir.
    Plusieurs pays - Pays-Bas, Finlande, Suède, Italie et Espagne - ont annoncé vendredi réduire au strict minimum leur présence, ainsi que des programmes de rapatriement de leurs employés afghans. L'Allemagne va aussi réduire son personnel diplomatique "au minimum absolu". D'autres, dont la Norvège et le Danemark, ont fermé provisoirement leur ambassade.
    Aux dernières nouvelles, la Grande Bretagne a décidé d'évacuer son ambassadeur par avion dès dimanche soir car on craint que les Talibans s'emparent de façon imminente de Kabul et de l'aéroport qui reste le seul moyen de s'échapper.
    L'ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Afghanistan (@NicolasK111) a déclaré de son côté qu'il "baissait la tête de honte" en suivant les évènements d'Afghanistan.

    Chaos à l'aéroport de Kaboul
    Tous les vols commerciaux suspendus depuis l'aéroport de Kaboul et seuls les avions militaires sont autorisés à opérer, a déclaré un responsable de l'OTAN.
    La France va déployer un A400M pour évacuer ses ressortissants encore présents à Kaboul. Il partira lundi 16 août à 8h00 d'Orléans en direction de la base militaire française d'Abu Dhabi d'où plusieurs rotations sont programmées avec Kaboul afin d'exfiltrer environ 200 ressortissants.

    L'administration Biden toujours satisfaite de sa décision de retrait
    Les talibans ont lancé leur offensive en mai, quand le président américain Joe Biden a confirmé le retrait des dernières troupes étrangères du pays, censé être achevé d'ici le 31 août. Joe Biden a depuis affirmé ne pas regretter sa décision, même si la rapidité avec laquelle l'armée afghane s'est désintégrée a surpris et déçu les Américains, qui ont dépensé plus de 1.000 milliards de dollars pour la former et l'équiper.
    forward_2.gifVendredi 13 août, l'administration Biden affirmait encore que Kaboul ne faisait pas face à une "menace imminente" et que la prise du pouvoir par les talibans n'était pas à leurs yeux une issue inéluctable.

    L'armée de l'air américaine intervient contre des positions talibanes
    Une source de sécurité afghane affirme qu'environ 35 militants talibans ont été tués lors de frappes aériennes par les forces américaines dans 3 provinces afghanes.

    La Turquie évacue ses missions militaires et diplomatiques
    La Turquie évacue ses missions militaires et diplomatiques en Afghanistan. Il reste le contingent turc chargé de sécuriser l'aéroport de Kaboul. Les talibans ont exigé de la Turquie qu'elle retire également ses troupes avant la fin août et menace : "pas un ne sortira vivant" si Ankara ne les retire pas."

    forward_2.gifL'immense arsenal d'armes modernes capturé par les talibans : un grave problème pour l'avenir
    Les talibans se sont emparés d'un immense arsenal mis à disposition de l'armée afghane, notamment par les Etats-Unis, au cours de leur prise de contrôle de nombreuses bases militaires. Les Etats-Unis ont dépensé 88 milliards$ pour équiper une armée afghane supposée être forte de 350.000 hommes alors qu'il s'est avéré qu'elle n'en comptait pas plus de 60.000, selon des estimations récentes. Une grosse erreur de la CIA pourtant omniprésente dans le pays. Parmi ces armes, se trouvent des avions de guerre, des hélicoptères de combat, des drones (notamment au moins 15 drones ScanEagle qui coûtent 4.000.000 $ chacun -  photos ci-dessous), des missiles, des véhicules blindés et Humvees par milliers, et toutes sortes d'armes individuelles.
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    Les avions tombés entre les mains des talibans sont des avions de combat A-29 Super Tucano COIN (contre-insurrection) livrés par les États-Unis à l'armée de l'air afghane. 
    Les avions de combat ont été saisis par les talibans dans la section militaire de l'aéroport international de Mazar-i-Sharif.
    Les États-Unis avaient acheté un total de 26 avions de combat A-29 pour l'Armée de l'air afghane au cours des cinq dernières années. Seulement 19 ont été livrés à cette date.
    L'A-29 est facile à piloter et à entretenir, et il est considéré comme l'un des avions de combat les moins chers à exploiter. Une heure de vol dessus ne coûte que 1 000 $.
    Les Super Tucano fournis à l'AAF étaient équipés de systèmes électro-optiques d'observation et de ciblage AN/AAQ-22 Star SAFIRE II. Les avions de combat étaient également armés de bombes à guidage laser GBU-58 Paveway II et de roquettes à guidage laser APKWS.
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    Les talibans ont également capturé au moins un hélicoptère d'attaque léger MD 530F Cayuse Warrior sur l'aéroport international de Mazar-i-Sharif.
    Les États-Unis ont fourni plus de 60 hélicoptères MD 530F à l'AAF. L'hélicoptère peut être armé de nacelles FN HMP400 avec mitrailleuse lourde FN M3P .50 BMG ou de nacelles M260 avec 7 roquettes Hydra 70 non guidées.
    Au cours des derniers jours, les talibans ont capturé plus d'une douzaine d'hélicoptères, dont des Mi-8/17, des UH-60 Black Hawk et des MD 530F. Les talibans n'ont pu faire décoller jusqu'ici que deux Mi-8/17 laissés par les forces gouvernementales afghanes en état opérationnel à Herat.
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    Mais les talibans n'auront pas l'utilisation de ces armes qui ne manqueront pas de faire l'objet d'une intense activité de marché noir. Le trafic  se déroulera en premier lieu au travers de l'Iran (sans compter le matériel militaire amené par l'armée afghane ayant fuit en Iran / Vidéo). Il touchera également les pays d'Asie centrale, soit directement par les frontières montagneuses de l'Afghanistan avec ses pays voisins, soit par le Pakistan. On devrait voir très rapidement les conséquences de ce trafic d'armes, tout d'abord au Cachemire indien, dans les régions troublées du Pakistan comme le Balouchistan, et plus loin ans les régions "chaudes" du Moyen Orient (Irak, Syrie, Yémen).

    N'oublions pas, enfin, qu'al-Qaïda va profiter de la victoire des talibans pour reconstituer ses bases en Afghanistan et puiser sa part du butin d'armements capturé par les talibans avec toutes les conséquences que cela pourrait représenter dans un avenir proche pour tous les pays dans le collimateur de l'organisation islamiste radicale.

    Ne pas oublier que talibans et al-Qaïda poursuivent le même but : Imposer l'islam et la charia au monde entier comme le rappelle ce commandant des talibans à CNN : « Nous sommes convaincus qu'un jour les moudjahidines remporteront la victoire et que la loi islamique ne s'appliquera pas seulement à l'Afghanistan, mais partout dans le monde. Nous ne sommes pas pressés. Nous pensons que cela viendra un jour. pas jusqu'au dernier jour." Vidéo de la déclaration de ce commandant taliban à CNN.

  • Afghanistan : Une sixième province tombe aux mains des talibans

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    Les talibans ont pris le contrôle d'une nouvelle ville dans le nord de l'Afghanistan, et le mouvement islamiste a annoncé qu'Aybak, la capitale de la province de Samangan, était devenue « hors du contrôle de l'ennemi ».

    Samangan est devenue la sixième province afghane à tomber aux mains des talibans, après le départ des forces étrangères du pays. 

    Le porte-parole du mouvement, Zabihullah Mujahid, a déclaré, via son compte Twitter, que la ville d'Aybak, la capitale de la province de Samangan, est devenue "hors du contrôle de l'ennemi", en référence aux forces de sécurité afghanes à l'issue de combats entre talibans et forces de sécurité. Il a également ajouté que selon les dernières informations, les quartiers généraux de la police et du renseignement étaient désormais vides des forces afghanes et sous le contrôle des combattants talibans.

    Les talibans resserrent leur emprise dans le nord, tandis que le régime conserve ses bastions dans le sud
    Depuis plusieurs semaines, les talibans tentent de prendre le contrôle des capitales des provinces méridionales de Kandahar et d'Helmand ainsi que d'Herat, dans l'ouest, mais sans succès jusqu'à ce jour. Par contre, le groupe islamiste a pris le contrôle de nombreuses villes du nord de l'Afghanistan.

    Les forces de sécurité nationales afghanes ont revendiqué des opérations de contre-offensive dans les principales villes alors que les talibans ont pris pied à la périphérie, tandis que les civils fuient les zones.

    Les gens souffrent non seulement des affrontements, mais aussi des frappes aériennes régulières sur des cibles situées à l'intérieur des villes, car les talibans se barricadent dans les quartiers d'habitation pour se protéger. Le 8 août, un membre du conseil provincial de Helmand a déclaré que les attaques aériennes du gouvernement avaient endommagé un dispensaire et un lycée à Lashkar Gah.

    Au moment même où les forces gouvernementales se concentrent principalement sur la protection des grandes villes du sud, les talibans prennent le contrôle des autres capitales provinciales une à une.

    La première capitale provinciale est passée sous le contrôle des talibans le 6 août. Il s'agit de la ville de Zaranj, dans la province de Nimruz à l'ouest de l'Afghanistan, à la frontière avec l'Iran et le Pakistan. La ville est tombée presque sans combat. Les talibans sont entrés dans la ville à bord de véhicules Humvee américains pris aux forces afghanes. On les voit désormais patrouiller dans les rues de Zaranj.

    Le lendemain, la ville de Sheberghan, dans le nord de la province de Jawzhan, est devenue la deuxième capitale provinciale à être prise par les talibans. Selon le vice-gouverneur, les forces gouvernementales et les responsables s'étaient repliés vers l'aéroport à la périphérie de la ville, où ils avaient l'intention de se défendre.

    Le 7 août, les talibans ont lancé une offensive dans la ville de Kunduz, dans le nord-est de l'Afghanistan. Selon des informations locales, les forces de sécurité afghanes se sont retirées dans la zone de l'aéroport, se préparant à une contre-offensive.

    Même le soutien aérien des États-Unis n'a pas réussi à empêcher la perte de la ville. Les B-52 américains bombardent des cibles à Kunduz, déclenchant des incendies majeurs. Au cours de la journée des combats, quelque 50 à 70 civils auraient été tués.

    Le 8 août, la ville de Sar-e-Pol dans le nord de l'Afghanistan est également tombée sous le contrôle des talibans. Les représentants du gouvernement et les forces restantes s'étaient repliés dans les casernes de l'armée à environ 3 km de la ville.

    La ville de Taloqan, la capitale de la province de Takhar a été reprise par les talibans le 8 dimanche août.

    La dernière mais non la moindre sur la liste des conquêtes des talibans est la ville d'Aibak, la capitale de Samangan dans le nord de l'Afghanistan. Elle est tombée aux premières heures du lundi 9 août. Les talibans ont affirmé qu'un commandant et ancien membre du parlement Mohammad Asif Nabi Jan avait rejoint les moudjahidines avec huit hommes armés.

    La capitale provinciale de la province de Balkh, Mazar-e Sharif, et la ville de Gardez, au centre de la province de Paktia, dans le nord de l'Afghanistan, sont susceptibles de tomber prochainement aux mains des talibans, alors que de violents affrontements ont éclaté à la périphérie de ces deux villes.

    En raison de l'avancée rapide des talibans, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont exhorté leurs citoyens à quitter immédiatement l'Afghanistan en utilisant les options de vols commerciaux disponibles. 

    Les Nations Unies ont affirmé que l'Afghanistan s'enfonçait dans une situation de catastrophe si grave qu'elle pourrait n'avoir que peu ou pas d'équivalents au cours de ce siècle.

     

  • Afghanistan : Derniers développements

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    De violents affrontements ont éclaté à travers le pays au cours des deux derniers mois alors que les talibans lancent des attaques majeures et prennent le contrôle des zones rurales, des postes frontaliers et des capitales régionales, incitant les forces afghanes et américaines à lancer des frappes aériennes dans le but de repousser les militants.

    Province de Balkh 
    Le ministère afghan de la Défense a déclaré que le district de Kaldar de la province de Balkh avait été repris aux talibans. Près de 20 talibans auraient été tués au cours de l'opération, annonce le ministère.
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    Province de Farah
    Cinq talibans ont été tués et huit autres blessés par une frappe de l'armée de l'air afghane.
    Un communiqué du siège de la police de Farah a indiqué que les frappes aériennes avaient été menées conte un groupe de talibans dans le village de Shaghi du district de Bakwa.
    Fida Mohammad, un haut commandant taliban, ferait partie des talibans mis hors de combat.
    Le raid a été mené par des avions (Type 3) et (PC4). Un Humvee et une quantité d'armes et de munitions des talibans ont été détruits au cours du raid.

    Province de Herat
    Les talibans voulaient lancer une attaque sur deux fronts contre le barrage de Salma dans le district de Chisht.
    Cependant, les autorités locales ont déclaré dans un communiqué que les forces afghanes avaient repoussé les attaques et tué cinq talibans et blessé sept autres.
    Il n'y a eu aucune victime parmi les forces afghanes.

    Province de Paktika : 40 talibans tués
    Le ministère afghan de l'Intérieur a revendiqué avoir mis hors de combat 40 talibans dans la province orientale de Paktia.

    Province de Samangan : Un pilote de l'armée de l'air enlevé
    Les talibans ont enlevé Esmatullah Karimi, pilote de l'armée de l'air afghane, à Robatak, province de Samangan. L'enlèvement a eu lieu à un poste de contrôle illégal sur l'autoroute Kaboul-Mazar, lundi 26 juillet.
    Karimi est originaire du district de Doshi de la province de Baghlan.
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    Province de Zabul : Un commandant taliban hors de combat
    Une commandant Taliban nommé Qari Qased a été tué avec 6 autres insurgés dans une contre-attaque de l'armée afghane dans la province de Zabul.
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    Toujours des pourparlers entre gouvernement et talibans à Doha (Qatar)
    Les négociateurs se sont réunis dans la capitale qatarie, Doha, ces dernières semaines, mais les diplomates ont averti que les pourparlers de paix avaient peu progressé depuis leur début en septembre dernie

  • Afghanistan : Le ministère afghan de la défense affirme que des dizaines de talibans ont été tués et blessés lors de combats 

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    Des combats toute la journée du lundi 19 juillet
    Les affrontements se sont poursuivis, lundi 19 juillet 2021, dans tout le pays. La situation reste tendue dans la province de Parvan, où les combattants talibans se sont rapprochés de la capitale Kaboul qui reste sous contrôle gouvernemental. De 19H00 dimanche au lundi 07H00, le gouvernement afghan a enregistré 46 attaques des talibans dans 18 provinces et 26 districts à travers le pays.

    Le 19 juillet, les talibans ont capturé le district de Nejrab, tandis que l'Armée afghane a pris le contrôle de Surkh Parsa à l'est de Kaboul.

    Les Etats-Unis fournissent des hélicoptères d'attaque à l'armée afghane
    Les États-Unis ont fournis de nouveaux hélicoptères d'attaque aux forces gouvernementales, après qu'au moins trois hélicoptères aient été détruits par les talibans ces derniers jours.

    « Les hélicoptères ont été livrés à Kaboul aujourd'hui et doivent être officiellement remis à l'armée de l'air lors d'une cérémonie spéciale. Selon le plan, davantage d'hélicoptères seront livrés en Afghanistan dans les mois à venir », a déclaré le 16 juillet le porte-parole du corps 209 du Shokhin de l'armée nationale afghane (ANA).

    Selon les rapports, 7 hélicoptères UH-60 Black Hawk ont ​​été livrés à Kaboul. Tous sont fournis avec tout l'équipement nécessaire pour une désignation précise des cibles à tout moment de la journée.

    Le nombre d'hélicoptères qui devraient être fournis par le prochain lot n'a pas été dévoilé.
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    L'armée de l'air afghane semble être le dernier espoir pour Kaboul. Alors que les talibans progresent dans tout le pays, les frappes aériennes de l'armée de l'air infligent de lourdes pertes humaines et matérielles aux talibans. C'est pour contrer la menace que représente les hélicoptères que les talibans utilisent des drones kamikazes pour tenter de les détruire au sol. 

    Le ministère afghan de la défense revendique avoir mis hors de combat des dizaines de talibans
    Des dizaines de talibans ont été tués samedi 17 juillet lors de frappes aériennes et de multiples combats en Afghanistan, selon des déclarations du ministère afghan de la Défense.

    Dans un communiqué, le ministère a révélé que 18 militants avaient été tués et 24 autres blessés, dans la province orientale de Kapisa, après que l'armée de l'air afghane ait lancé des frappes aériennes en soutien aux forces de défense et de sécurité nationales afghanes dans les banlieues voisines de Tageb et Nejrab. 

    Il a également annoncé que "20 combattants talibans avaient été tués et huit autres blessés, lors d'une opération de nettoyage menée par les Forces terrestres d'autodéfense à la périphérie de Lashkar Gah, la capitale de la province méridionale d'Helmand". Par ailleurs "15 militants talibans ont été tués et six autres blessés dans la province septentrionale de Balkh, à la suite d'une frappe aérienne" des forces afghanes dans le district de Kaldar.

    Le communiqué du ministère a déclaré qu'"un véhicule appartenant aux talibans et un grand nombre d'armes et de munitions ont été détruits lors des récentes attaques".

    Province de Ghazni
    Le district de Malistan disputé entre le gouvernement et les talibans
    La localité de Malistan, située à l'ouest de la province de Ghazni, avait été reprise dimanche 18 juillet par les forces gouvernementales aux talibans, mais elle est à nouveau tombée entre leurs mains

    Amanullah Kamrani, chef adjoint du conseil provincial de Ghazni, a déclaré lundi que les forces gouvernementales, les "soulèvements populaires" et les habitants avaient libéré dimanche le centre du district de Malistan des talibans.

    Les talibans ont cependant nié cette information et affirmé que le district de Malistan de la province de Ghazni était toujours sous leur contrôle.

    Le porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, a déclaré que les efforts du gouvernement pour s'emparer du district avaient échoué.

    Il semble, en fait, qu'après la reprise du district de Malistan par les forces gouvernementales, les talibans ont de nouveau attaqué Malistan depuis les districts d'Uruzgan et d'Ajristan.

    Les talibans ont attaqué le district de Malistan le 19 mai. La localité était tombée trois jours après le début des combats. Malistan avait été l'un des trois districts les plus sûrs de la province de Ghazni ces dernières années.
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    Province de la Kapisa
    Le centre du district de Nejrab est tombé aux mains des talibans. Vidéo de sites pro-talibans.

    Province de Samangan
    Les responsables de la sécurité ont annoncé la reconquête du district de Dara-e-Suf dans la province de Samangan.

    Mohammad Hanif Rezaei, porte-parole du 209e corps Shaheen, a affirmé dans un message aux médias que les forces de sécurité afghanes avaient libéré le district du contrôle des talibans, lundi matin 19 juillet.
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  • Afghanistan : victoire des talibans dans le nord - le Tadjikistan renforce militairement sa frontière

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    La progression des talibans dans le nord de l'Afghanistan se poursuit, lundi 5 juillet, obligeant certains pays à fermer leur consulat dans la province septentrionale de Balkh. 

    Parallèlement, le Tadjikistan a annoncé la mobilisation de l'armée pour renforcer la frontière sud, selon des informations publiées par les autorités du pays mardi 6 juillet.

    Lundi 5 juillet 2021,  l'agence de presse russe TASS , citant l'agence de presse Khovar du Tadjikistan a annoncé qu'environ 1 037 soldats afghans s'étaient repliés en territoire tadjik pour échapper aux talibans. Ces derniers ont pris le contrôle de la plupart des avant-postes afghans, notamment ceux situés dans la province nord-est du Badakhshan. 

    Pour cette raison, le président du Tadjikistan, Emomali Rakhmon, a ordonné la mobilisation de 20 000 soldats pour renforcer la frontière avec l'Afghanistan. Les autorités de Biskek ont ​​confirmé qu'elles contrôlaient les postes frontières tadjiks, précisant qu'il n'y avait pas de combats tadjiks-talibans le long de la frontière.

    Les tensions dans ce pays d'Asie centrale ont également conduit la Russie et la Turquie à fermer temporairement leurs consulats à Mazar-e-Sharif, la capitale de la province septentrionale de Balkh. Malgré cela, un responsable du consulat général de Turquie en Afghanistan a déclaré le 5 juillet que le bureau diplomatique "continuait d'accepter les demandes de visa et autres demandes consulaires". Ankara suit de près la situation pour assurer la sécurité de son personnel.

    L'Iran, pour sa part, a également pris des mesures préventives, annonçant qu'il a limité l'activité diplomatique au consulat iranien dans la même ville de Mazar-e-Sharif. Des mesures similaires ont été prises par l'Ouzbékistan, le Tadjikistan, l'Inde et le Pakistan, comme l'a annoncé mardi 6 juillet le porte-parole de la province de Balkh, Munir Farhad, qui a ajouté que le personnel diplomatique des pays susmentionnés avait quitté l'Afghanistan. Selon les rapports de l'agence de presse américaine Associated Press, malgré de nombreux affrontements inter-afghans dans la province de Balkh, la situation dans la capitale reste relativement calme. 

    Le porte - parole du Kremlin , Dmitri Peskov, a annoncé que la Russie "surveille de près la situation" et qu'à l'heure actuelle aucune négociation n'a commencé avec les autorités afghanes concernant un éventuel déploiement de troupes moscovites dans la zone d'escalade. Peskov a toutefois souligné que la mobilisation des forces armées russes dépendra de l'évolution de la situation. Plus tard, dans l'après-midi du 5 juillet, le président russe Vladimir Poutine, a eu des conversations téléphoniques avec son homologue tadjik pour discuter de l'aggravation de la situation le long de la frontière. Moscou s'est dit prêt à "apporter au Tadjikistan le soutien militaire nécessaire, tant au niveau bilatéral qu'au sein de l'Organisation du Traité de sécurité collective". Cette dernière est une alliance militaire défensive créée en 1992 pour sauvegarder les territoires de l'ex-Union soviétique. Le lendemain, 6 juillet, le vice-ministre des Affaires étrangères de la Fédération, Andrei Rudenko, a déclaré que la base militaire de Moscou au Tadjikistan , la base numéro 201, est "équipée de tout le nécessaire pour soutenir Biskek pour faire face à l'avancée des talibans". Cependant, a expliqué le député russe, si des efforts supplémentaires sont nécessaires, la Russie se rendra disponible.

    Les derniers développements surviennent quelques jours seulement après le départ des États-Unis de la base aérienne de Bagram, dans le centre de l'Afghanistan, la restituant aux forces de sécurité de Kaboul, après près de deux décennies. 

    La violence en Afghanistan s'est intensifiée depuis le 14 avril, lorsque le chef de la Maison Blanche, Joe Biden, a annoncé le retrait progressif de toutes les troupes américaines d'ici le 11 septembre. Selon les estimations des Nations Unies, au cours des trois premiers mois de 2021, environ 1 800 civils ont été tués ou blessés en Afghanistan au cours des combats entre les forces pro-gouvernementales et les talibans. Le but de ces derniers, selon certains, est d'intensifier leur campagne pour contrôler le plus de territoire possible, à un moment où le dialogue pour la paix intra-afghane traverse une impasse.

    Pendant des décennies, l'Afghanistan a été caractérisé par une profonde instabilité politique. Le groupe taliban, d'obédience islamique fondamentaliste, s'est d'abord engagé dans la lutte anti-soviétique en Afghanistan. L'intervention des États-Unis en 2001 et le soutien ultérieur offert par l'OTAN avec la mission de la Force internationale de sécurité et d'assistance (FIAS), en août 2003, ont renversé le régime théocratique qui avait été imposé au pays entre 1995 et 1996. Cependant, le groupe a poursuivi ses activités militaires contre les troupes de la coalition internationale de l'Alliance atlantique déployées en Afghanistan, ainsi que contre les forces gouvernementales à Kaboul. Au fil des ans, les talibans ont cycliquement perdu et regagné du terrain. Les pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans ont débuté le 12 septembre 2020 dans la capitale du Qatar.

    Le Traité de sécurité collective (OTSC), qui regroupe l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan, est une alliance défensive créée le 15 mai 1992 pour sauvegarder le territoire de l'ex-Union soviétique. Depuis le 2 décembre 2004, l'Organisation a reçu le statut d'observateur de l'Assemblée générale des Nations Unies, avec laquelle elle a également conclu un accord de coopération pour maintenir la paix et la stabilité dans les domaines de compétence.

  • Tadjikistan : Les talibans menacent déjà  les frontières entre l'Afghanistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan

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    Des dizaines de localités et de bases militaires occupées, des centaines de morts et de blessés - les talibans accélèrent le rythme de leur offensive en Afghanistan. Des régions entières du pays sont déjà passées sous leur contrôle. Les talibans n'ont pas mis longtemps à profiter de la décision des États-Unis de laisser l'armée afghane seule face aux islamistes radicaux. 

    Selon les dernières données, les talibans se sont emparés d'environ 60 comtés en peu de temps, et dans la plupart des cas, même sans affrontements sérieux, les troupes gouvernementales démoralisées ont simplement fui devant les islamistes s qui progressent vers les centres administratifs.

    L'administration américaine avait averti les talibans que toute tentative de profiter du retrait des troupes américaines pour lancer une offensive serait sévèrement punie. Cependant, tout s'est passé comme de nombreux experts l'avaient prévu : l'Afghanistan s'est instantanément « embrasée ». Les combats se sont déroulés dans presque tout le pays. Les forces gouvernementales ne cachent plus qu'elles sont incapables de faire face à la pression des radicaux.

    Moscou doute que Washington ait imaginé une évolution différente et soupçonne que derrière le retrait hâtif des troupes américaines se cache un plan américain, de susciter des tensions aux frontières de la Russie. 

    Déjà, les échos des combats acharnés de l'armée afghane avec les unités du mouvement radical taliban ont atteint le Tadjikistan. À en juger par les derniers rapports de la frontière tadjiko-afghane, la situation est extrêmement tendue.

    Le service frontalier du pays a récemment rapporté : à la suite de l'attaque des talibans contre le poste frontière d'Ukchuk dans le district de Kaldar de la province afghane de Balkh, une vingtaine de militaires se sont repliés sur le territoire tadjik. Et le 22 juin, des militants ont attaqué le commissariat de Sherkhan-Bandar dans la province de Kunduz, à la frontière même. Plus de 130 soldats afghans n'ont pu résister, ont abandonné leurs positions et ont demandé refuge au Tadjikistan. Pour des raisons humanitaires et de bon voisinage, les gardes-frontières les ont laissé passer. Au total, l'armée afghane a perdu, au cours des combats à Sherkhan Bandar, une centaine de soldats blessés, tués et faits prisonniers.

    La situation est similaire à la frontière ouzbek-afghane. L'administration du Président de l'Ouzbékistan a fait état de plusieurs tentatives de la part des militaires et des civils de se réfugier à l'intérieur du pays. Le premier incident de ce type s'est produit le 23 juin - 53 personnes voulaient traverser la frontière. Tous ont finalement été renvoyés en Afghanistan. Mais il est déjà évident que le flux de réfugiés ne s'arrêtera pas.

    Il est à noter que les combats dans les provinces du nord du pays en proie à la guerre civile ne se déroulent qu'à 70 kilomètres de l'emplacement de la plus grande installation militaire russe à l'étranger - la 201e base de Kurgan-Tyube.

    Les autorités tadjikes se sont tournées vers l'Organisation du traité de sécurité collective (OTSC) pour demander un soutien pour faire face à la situation à la frontière avec l'Afghanistan.

    Jeudi 1er juillet, une réunion du Conseil de l'Assemblée parlementaire de l'OTSC s'est tenue à Douchanbé. Ses participants ont noté la détérioration de la situation à proximité immédiate des frontières sud des États membres de l'organisation, et ont également noté le niveau élevé d'activité militaire en Afghanistan, en particulier dans les provinces du nord.

    Selon le docteur en sciences militaires Konstantin Sokolov, l'OTSC prendra dans tous les cas des mesures de mobilisation et renforcera la présence militaire le long des frontières avec l'Afghanistan. Sokolov a même comparé la situation en Afghanistan à la situation qui prévalait en Syrie. Si la Russie n'était pas intervenue en Syrie, les forces gouvernementales auraient été défaites et le gros des rebelles islamisés se seraient déplacés vers vers les frontières russes. "Ici, c'est la même chose - une menace presque directe pour notre sécurité et celle de nos plus proches alliés", a souligné l'expert.

    Moscou se montre pourtant confiant. Le ministère des Affaires étrangères russes pense qu'après la saison des combats, la situation militaire pourrait se stabiliser, ouvrant ainsi la vois à de nouvelles négociations de paix. L'optimisme russe signifie-t-il que Moscou pourrait plus s'impliquer en soutien du gouvernement de Kaboul après le départ des forces de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis ? C'est ce que la comparaison faite par Sokolov entre l'Afghanistan et la Syrie pourrait laisser supposer. 

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