Province d'Edleb

  • Syrie : 18 combattants tués dans des affrontements près d'Edleb

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    Au moins 18 combattants ont été tués lundi 3 août près d'Edleb au cours d'affrontements entre forces pro-régime et jihadistes, malgré une trêve fragile dans cette région du nord-ouest du pays en guerre, a rapporté une ONG.
    Des combats sporadiques ou des tirs d'artillerie continuent de secouer la province d'Edleb et les territoires adjacents, en dépit d'un cessez-le-feu adopté début mars pour cette région qui constitue l'ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie. A l'aube, les forces du régime ont ont donné l'assaut à des positions jihadistes dans le secteur du jabal Akrad, dans le nord de la province de Lattaquié, qui jouxte celle d'Edleb, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
    Des groupes jihadistes et rebelles emmenés par Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche d'al-Qaëda qui domine les zones insurgées, ont bloqué l'assaut et "12 combattants des forces du régime ou leurs alliés ont été tués" et 17 autres blessés, selon la même source. Six jihadistes et rebelles, dont quatre combattants de HTS, sont également morts, a-t-elle ajouté.
    Dans le contexte de ces affrontements, un bombardement de l'armée de l'air russe de la ville de Benniche (Binnish), près de la ville d'Edleb, a tué trois civils d'une même famille de personnes déplacées, selon l'OSDH.
    Les jihadistes et rebelles contrôlent près de la moitié de la province d'Edleb, mais aussi des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep. Le cessez-le-feu – négocié par Moscou, allié du régime, et la Turquie, parrain de groupes jihadistes et rebelles – a été adopté après plusieurs mois d'une offensive meurtrière du pouvoir syrien, soutenu par l'aviation russe. L'offensive, relancée en décembre et accompagnée de frappes aériennes quasi-quotidiennes, a fait au moins 500 morts parmi les civils, selon l'OSDH, et poussé à la fuite près d'un million de déplacés d'après l'ONU.

    Bombardement par l'armée de l'air russe de la ville de Binnish

     

  • L'Egypte envoie des troupes à Alep en Syrie en coordination avec l'Iran

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    L'Egypte a récemment envoyé des troupes dans la province syrienne d'Alep, près de la province d'Edleb, en coordination avec le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d'Iran (CGRI), a annoncé jeudi l'Agence officielle turque Anadolu (AA), citant des sources militaires.
    Selon Anadolu, 150 soldats égyptiens sont entrées en Syrie via l'aéroport militaire de Hama et ont ensuite été déployés, accompagnés par des éléments iraniens, en première ligne contre les factions d’opposition dans la province d’Alep et au sud d’Idlib. Les soldats ont été divisés en deux groupes. L'un des groupes est déployé dans le sud d'Edleb et le second dans la partie ouest d'Alep. 
    il est souligné que les Egyptiens agiront en coordination avec les forces du Corps des gardiens de la révolution islamique iranien (CGRI).
    Le Caire n'a pas fait de commentaires officiels.

  • Syrie : bombardements et tensions du Nord au Sud

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    Les forces du régime syrien fidèles au président Bachar al-Assad ont tiré sur le gouvernorat d'Edleb, au nord-ouest du pays, des dizaines de missiles. Au même moment, à Daraa, dans le sud de la Syrie, des attaques de groupes inconnus ont également fait des victimes parmi les forces gouvernementales et leurs alliés.
    Au nord, les forces de Bachar al-Assad, assistées par Moscou, ont bombardé des villages et des petites villes dans la région de Jabal al-Zawiya au sud d'Edleb, y compris Kansafra et al-Fateera, causant des dégâts matériels. La population locale a du à nouveau quitter ses foyers, en raison des offensives répétées et de l'épidémie croissante du coronavirus. Assad a envoyé des renforts supplémentaires, affirme un rebelle syrien, faisant craindre une nouvelle opération militaire, probablement en collaboration avec Téhéran.
    Edleb représente le dernier bastion encore sous le contrôle des forces rebelles et est au centre d'une violente offensive depuis avril 2019.
    Le 5 mars, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, avaient conclu un accord de cessez-le-feu dans la région, visant à encourager le retour des personnes déplacées et des réfugiés. Depuis lors, cependant, il y a eu des violations sporadiques du cessez-le-feu, qui semblent s'être intensifiées ces dernières semaines.
    Face à ce scénario, les organisations humanitaires locales ont mis en garde contre une éventuelle escalade militaire dans la région du Nord-Ouest, qui pourrait entraîner de nouvelles vagues de déplacement, alors que la menace de la pandémie de coronavirus n'a pas encore été éradiquée.
    Le sud de la Syrie n'est pas non plus exempt de tensions. Ces tensions concernent principalement la région de Daraa, connue pour avoir été le berceau de la révolution en Syrie, qui a débuté le 15 mars 2011 et se poursuit toujours. C'est notamment ici que des adolescents avaient écrit sur un mur l'un des premiers slogans anti-régime, comme "C'est votre tour, Docteur", en référence au président syrien Assad.
    Selon les rapports d'al-Araby al-Jadeed du 27 juillet, environ 10 membres de l'armée syrienne et des groupes d'opposition ont été tués et au moins 10 autres blessés au cours de plusieurs attaques de groupes armés inconnus dans différentes parties de la région de Daraa. La première, qui s'est produite tard dans la soirée du 26 juillet, visait la neuvième division de l'armée d'Assad, tandis qu'une autre attaque a eu lieu à l'aube du 27 juillet au domicile de l'ancien chef de l'Armée Syrienne Libre, l'un des groupes d'opposition armés composés d'anciens membres et volontaires des forces armées syriennes.
    Le gouvernorat de Daraa, officiellement contrôlé par le régime syrien depuis 2018, est le théâtre d'attaques et de meurtres quotidiens visant des membres du régime et ses alliés, ainsi que des personnes engagées dans des "groupes de réconciliation". Le Bureau des droits de l'homme des Nations unies a également déclaré avoir reçu des rapports de violations par des membres étatiques et non étatiques, y compris des exécutions, des détentions arbitraires et des disparitions forcées.
    L'accord de cessez-le-feu à Daraa, Quneitra et Soueida, auquel les États-Unis, la Russie et la Jordanie ont également participé, remonte à juillet 2017. Les combattants et les familles des rebelles ont ensuite évacué la région en juillet 2018, après des semaines de violents bombardements, suivis d'un accord de reddition avec le régime syrien et la Russie. Contrairement aux autres régions environnantes, qui sont revenues, avec le temps, aux mains du régime, l'armée d'Assad n'a pas déployé ses forces dans la région, s'appuyant sur les alliés sur place pour assurer la sécurité de la province. De nombreux combattants de l'opposition sont cependant restés dans le gouvernorat, gardant le contrôle de vastes zones rurales dans le sud, l'est et l'ouest. Certains coopèrent avec les institutions de l'État, d'autres ont rejoint le contingent de l'armée soutenue par la Russie.

  • Syrie : Violents tirs de l'artillerie russe et lancement de roquettes contre des positions militantes dans le Grand Edleb

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    Le 26 juillet, d'intenses tirs d'artillerie et de roquettes ont visé des positions de rebelles syriens dans la région du Grand Edleb, au nord-ouest de la Syrie.
    Les bombardements ont visé les villes de Deir al-Akrad, Barzah, Khidr, Kafr Didan, al-Alia et Kabani au nord de la province de Lattaquié, ainsi que les villes d'Ain La Rose, Almaouzrah, Fatterah, Kansafra, Sufuhon, Fleifel et al-Halubi au sud de la province d'Edleb.
    Iba'a, l'organe 'de presse du groupe jihadiste syrien Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), affirme que les forces russes ont effectué ces frappes depuis le camp militaire de Jurin, dans le nord-ouest de la province de Hama, et une base à al-Jub al-Ahmar, dans le nord de Lattaquié. Habituellement, ce sont les forces spéciales russes qui effectuent de telles frappes en réponse à des violations du cessez-le-feu.
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme, ces frappes ont tué un membre du mouvement Ahrar al-Cham, soutenu par la Turquie.
    La veille, trois militants du HTS et du Front National de Libération avaient été tués et sept autres blessés lorsque l'Armée Arabe Syrienne (AAS) avait pilonné leurs positions dans le sud d'Edleb.
    Des rapports récents révèlent que l'AAS et ses alliés prévoient de lancer prochainement une opération terrestre dans le Grand Edleb en raison des violations répétées du cessez-le-feu par les rebelles dans la région. Le HTS et ses alliés se préparent à faire face à toute attaque de l'armée du régime.

  • Syrie : L'artillerie de l'armée syrienne tue et blesse dix rebelles dans le grand Edleb

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    Le 25 juillet, trois militants ont été tués et sept autres blessés lorsque l'armée arabe syrienne (AAS) a pris pour cible leurs positions dans le jabal Zawiya, au sud d'Edleb.
    Au cours des dernières 24 heures, l'armée a bombardé plusieurs positions des rebelles dans le jabal Zwaiya, notamment les localités de Deir Sunbul, al-Ruwaihah, Benin (vidéo), Fleifel, Kafar Aweed et San. Des lance-roquettes et des obusiers lourds ont été utilisés.
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (SOHR), les rebelles blessés et tués sont issus du groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), proche d'Al-Qaïda, et du Front national de libération (FNL), soutenu par la Turquie.
    Selon des informations confirmées des rebelles se trouvent bloqués sous les décombres suite à l'effondrement de l'un des quartiers généraux frappés par les obus
    Des rapports récents de sources pro-gouvernementales ont révélé que l'AAS se prépare à lancer une nouvelle opération terrestre dans le Grand Edleb. La cible pourrait être le jabal Zawiya.

  • Syrie : Les défenses aériennes syriennes ont repoussé une attaque de drones à Hama

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    L'agence d'Etat syrienne SANA rapporte que le jeudi 16 juillet au soir, aux alentours du village de Salamiyah dans la province de Hama, la défense aérienne syrienne a repoussé une attaque de véhicules aériens sans pilote.
    Aucun détail n'a été fourni concernant cet incident.
    Les drones pourraient avoir été lancés depuis la région nord-ouest de la province d'Edleb, qui est contrôlée par le groupe jihadiste Hay'at Tahrir al-Sham, anciennement affilié à Al-Qaida. Ce groupe a à sa disposition plusieurs types de drones bricolés.
    Au cours des deux dernières années, des dizaines d'attaques de drones ont été lancées depuis la province d'Edleb contre des installations militaires et civiles dans l'ouest, le centre et le nord de la Syrie. La grande majorité de ces attaques ont été déjouées.

  • Syrie : L'armée arabe syrienne (AAS) pilonne les positions des rebelles au sud de la province d'Edleb

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    L'artillerie de l'AAS a pilonné les villes de Kansafra, al-Bara, Fatterah, Sufuhon et Fleifel. L'armée utilise des obusiers lourds et des lance-roquettes. Aucune perte n'a encore été signalée à la suite de ces frappes.
    L'AAS a débuté ses tirs d'artillerie sur le sud de la province d'Edleb après l'attentat suicide du 14 juillet. L'attaque avait visé une patrouille mixte russo-turque sur l'autoroute M4. Au moins trois membres des services russes avaient été blessés.
    L'attaque de la patrouille n'est pas le seul incident à avoir lieu dans le Grand Edleb au cours des dernières 24 heures. Les rebelles ont également bombardé une localité au nord de Lattaquié.
    La Russie et la Turquie ont conclu un accord pour stabiliser le Grand Edleb le 5 mars. Cependant, les rebelles ne respectent pas vraiment l'accord. Certains groupes affiliés à Al-Qaïda tentent même de le saboter.
    Il y a un risque que l'accord de s'effondre, ce qui engendrerait une nouvelle confrontation militaire dans le Grand Edleb.


    Une offensive imminente des forces du régime contre la province rebelle d'Edleb avec le soutien de la Russie
    Plusieurs signes font présager l'imminence d'une attaque de grande envergure dans la province d'Edleb. Tout d'abord, on a constaté que le 5ème corps, sous commandement russe, a quitté la province de Deir ez-Zor pour celle de Raqqa. Ces troupes, qui étaient stationnées dans le secteur d'al-Mayadin, dans la province de Deir ez-Zor, ont pratiquement achevé leur mouvement. 
    La 4ème division, l'une des meilleures divisions du régime, a transmis ses check points à d'autres forces. Les unités du régime qui étaient basées dans la ville de Deir ez-Zor ont également pris la direction de la province de Raqqa.
    La Russie n'a laissé que les éléments de ses forces de sécurité et quelques troupes dans la province de Deir ez-Zor mais le gros des troupes russes ont quitté leurs campements pour gagner les provinces d'Edleb et de Raqqa.
    Il est probable que le vide laissé par les forces du régime et l'armée russe dans la province orientale de Deir ez-Zor soit comblé par les éléments pro-iraniens, nombreux dans la région.