Province d'Edleb

  • Syrie : L'armée russe détruit un réseau de tunnels utilisés par les rebelles syriens dans la province d'Edleb

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    Les forces russes ont découvert et détruit un réseau de tunnels souterrains que les rebelles avaient équipés pour servir d'hôpital de campagne.

    La télévision Zvezda du ministère russe de la Défense a rapporté qu'il avait été créé en 2015 et que les rebelles ont utilisé  cet hôpital souterrain jusqu'en 2019. Des plafonds épais de plusieurs dizaines de mètres protégeaient de manière fiable l'installation contre les tirs d'artillerie et les frappes aériennes.

    Le réseau souterrain a été capturé lors de la grande offensive de l'armée syrienne avec le soutien des forces aérospatiales russes dans le sud d'Edleb. Les militants ont emporté avec eux dans leur retraite la plupart du matériel médical et des médicaments.

  • Syrie : Des frappes russes et syriennes détruisent plusieurs positions rebelles dans la région du grand Edleb

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    Mercredi 24 février 2021, une série de frappes russes et syriennes a touché plusieurs cibles dans la région nord-ouest du Grand Edleb.

    Les avions de combat des forces aérospatiales russes ont pilonné plusieurs positions des rebelles syriens  à la périphérie de la ville d'al-Bara, dans le sud de la province d'Edleb.

    Il s'agit de la quatrième vague de frappes aériennes russes depuis le début de 2021 dans cette région tenue par la rébellion dominée par les groupes islamistes radicaux. Aucune perte humaine n'a été signalée par les sources de l'opposition. Le 13 février, l'OSDH avait déclaré qu'un avion russe avait exécuté des frappes aériennes à l'aide de missiles, visant le périmètre de la prison centrale d'Edleb, à l'ouest de la ville d'Edleb tandis qu'un drone survoleait la zone. Aucune victime n'avait été signalée à l'époque.

    De leur côté,  les forces du régime ont poursuivi leurs attaques à la roquette depuis mercredi matin sur plusieurs endroits de la «zone de désescalade», ciblant, avec plus de 200 grenades propulsées par roquettes, les zones de Deir Sunboul, Al-Fatira, Safohn, Bénin, Ruwaiha, Al-Baraa, Kansafra, Flifel, Shenan et Bzapour, al-Ziyara et Qulaydin à Sahl Al-Ghab, au nord-ouest de Hama, tuant un enseignant et en blessant d'autres à Bzapour.

    Le service Internet s'est également arrêté dans de vastes zones à Jabal al-Zawiya et dans d'autres zones rurales du nord d'Edleb, après que les forces du régime aient ciblé directement la tour principale fournissant Internet à Bzapour. 

    De leur côté, les rebelles et les factions jihadistes ont bombardé les positions des forces du régime dans le sud de la province d'Edleb et dans le nord-ouest rural de Hama.

  • Syrie : L'armée syrienne frappe le grand Edleb - 2 rebelles tués et 3 autres blessés

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    Dimanche 21 février, deux militants ont été tués et trois autres blessés suite à des tirs d'artillerie par l'Armée arabe syrienne (AAS) dans la région nord-ouest du Grand Edleb.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les frappes ont visé les positions et les fortifications des rebelles à proximité de la ville de Fatterah, dans le sud de la province d'Edleb.

    Les frappes de l'AAS étaient probablement une réponse aux récentes violations du cessez-le-feu dans le Grand Edleb négocié entre la Russie et la Turquie le 5 mars 2020. Dans l'une des violations les plus récentes, les rebelles ont visé un bulldozer de l'armée près de la ville d'Afes dans le sud d'Edleb à l'aide d'un missile guidé antichar (ATGM).

    Le QG d'al-Fateh al-Mubin, dirigée par Hayat Tahrir al-cham, l'ancienne branche d'al-Qaïda en Syrie, coordonne les activités des militants dans le Grand Edleb.

    Récemment, l'AAS, appuyée par les Forces aérospatiales russes, ont intensifié leurs opérations contre les violateurs du cessez-le-feu dans le Grand Edleb.

  • Syrie: 2 civils tués dans une attaque dans la province d'Alep

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    Un policier affilié à des groupes d'opposition et son fils sont morts à la suite d'une attaque dans la ville d'al-Bab, dans le nord-ouest de la Syrie, le mercredi 17 février. 

    L'attaque n'a pas encore été revendiquée et on ignore qui est derrière cette attaque. Cependant, la ville d'al-Bab, placée sous le contrôle de l'Armée turque et de ses alliés syriens, connaît depuis un certain temps un état de chaos et des conditions de sécurité de plus en plus précaires. Selon des sources locales, le policier et son fils ont été agressés alors qu'ils se trouvaient à proximité d'une clinique située dans le centre-ville, quelques heures après que la population ait rapporté avoir entendu deux fortes explosions. La veille, le 16 février, une autre personne avait été tuée et 3 autres blessées suite à l'explosion d'une voiture piégée dans la même ville. Selon le journal, il y a eu plusieurs attaques perpétrées à al-Bab contre les membres de groupes rebelles syriens alliés à la Turquie et qui combattent  l'Armée Arabe Syrienne fidèle au président Bashar al-Assad. Les civils sont souvent victimes de ces attaques

    La Turquie accuse les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance multiethnique et multireligieuse, composée principalement de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes, dont le bras armé principal, sont les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les combattants kurdes du YPG se sont retirés d'al-Bab à la suite des différentes opérations menées par la Turquie. Pour Ankara, en effet, il n'y a pas de différence entre les combattants du YPG et les "terroristes" du PKK, le parti indépendantiste kurde de Turquie.

    Dans le même temps, le même journal a rapporté qu'entre le 15 et le 16 février, des milices alliées au gouvernement syrien et soutenus par la Russie ont envoyé des renforts à Alep Est, mais on ne sait pas quelle est la raison de cette mobilisation. Selon ce qui a été précisé, des centaines de véhicules militaires, environ 300 et près de 1200 soldats ont été transférés des fronts de combat dans les zones au sud d'Edleb, de la zone de Masyaf et de Hama vers les environs de la ville d'al-Bab, dans la périphérie orientale d'Alep. Selon des sources militaires, Damas et Moscou voudraient accroître leur présence dans la province d'Alep même si l'hypothèse d'une nouvelle opération militaire contre les groupes rebelles pro-turcs dans la région doit être exclue. Selon certains analystes, l'objectif du gouvernement syrien pourrait être également de protéger le point de passage situé près d'al-Bab,

     

  • Syrie : Les avions de guerre russes ont détruit un QG secret du groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham à Edleb

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    Tard dans la soirée du samedi 13 février, des frappes aériennes russes ont détruit un quartier général secret de Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), un ancien affilié à al-Qaïda, dans la région nord-ouest syrienne du Grand Edleb.

    Au moins trois frappes aériennes ponctuelles ont frappé le quartier général, situé à la périphérie de la prison centrale, à l'ouest du centre-ville d'Edleb.

    Une source sur le terrain a déclaré que les dirigeants du HTS avaient l'habitude de tenir des réunions dans le quartier général secret à des moments aléatoires. Pour cette raison, la décision de détruire complètement le quartier général a été rapidement prise par les forces aérospatiales russes.

    "Selon les premières informations, les frappes ont éliminé et blessé un certain nombre de dirigeants du groupe et leurs gardes", a déclaré la source anonyme. «Nous n'avons pas encore identifié leurs nationalités.»

    HTS n'a jusqu'à présent reconnu aucune perte. Néanmoins, le groupe islamiste radical, qui règne sur le Grand Edleb reconnait rarement ses pertes.

    Il s'agit de la troisième série de frappes aériennes russes sur Edleb et sa région en 2021. Le 2 février , des avions de combat russes avaient effectué des frappes aériennes sur des positions de HTS près de la ville de Haranbush dans le nord de la province  d'Edleb. Le lendemain, des frappes aériennes russes avaient frappé les camps d'entraînement d'Ajnad al-Kavkaz, un groupe jihadiste affilié à 'al-Qaïda dans la ville d'Armanaz, dans le nord-ouest d'Edleb.

    La récente vague de frappes aériennes russes sur le Grand Edleb est probablement destinée à dissuader HTS et ses alliés de poursuivre ses violations du cessez-le-feu  dans le Grand Edleb. En outre, selon des informations récentes, le groupe se préparerait à pour mener des attaques contre des objectifs civils en Russie.

  • Syrie : Une arme mystérieuse, sans doute turque, détruit un char de l'armée syrienne dans le sud de la province d'Edleb

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    Vendredi 12 février, une arme mystérieuse a détruit un char de l'armée arabe syrienne (AAS) dans le sud de la province d'Edleb.

    Le char de combat a explosé tôt le matin après avoir été touché par un objet inconnu. Le char de combat était situé au sud de la ville tenue par le gouvernement de Ma'arat al-Nu'man, loin derrière la ligne de front.

    Des sources de l'opposition ont rapporté l'incident, certains affirmant que le char de combat avait été touché par un obus d'artillerie tiré par des militants du Grand Edleb.

    Cependant, ce haut niveau de précision est presque impossible à atteindre avec des obus d'artillerie non guidés. Le char de combat était également situé au-delà de la ligne de mire des militants.

    Le char de combat a peut-être été ciblé par l'un des drones de combat turcs qui opèrent régulièrement au-dessus du Grand Edleb. Une autre possibilité est que le char de combat ait été frappé avec un obus d'artillerie ou une fusée guidée par laser, après avoir été éclairé par un drone turc.

    L'année dernière, la société turque ROKETSAN a dévoilé son système de fusée à guidage laser TRLG-230. Le système a été déployé avec succès contre les forces arméniennes pendant la guerre du Haut-Karabakh de 2020. Le char de combat syrien a peut-être été frappé avec le TRLG-230 ou un système similaire.

    L'armée turque maintient plus de 60 postes, camps et bases dans le Grand Edleb. Des armes lourdes, similaires au TRLG-230, sont déployées sur la plupart de ces positions.

    Dans tous les cas, la frappe représente une grave escalade de la part de la Turquie et une violation de l'accord signé avec la Russie le 5 mars 2020. Les forces d'Ankara se sont engagées dans une confrontation féroce avec l'AAS et ses alliés l'année dernière pour les empêcher de neutraliser les groupes rebelles, pour la plupart islamistes, retranchés dans la région du Grand Edleb.

  • Syrie : Une faction d'al-Qaida revendique la mort de 11 militaires syriens et russes lors d'une frappe à la roquette au sud d'Edleb - pas de confirmation

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    Ansar al-Tawhid, affilié à Al-Qaïda, a affirmé dimanche 7 février que des militaires syriens et russes avaient été tués lors d'un tir de roquettes par ses forces sur la ville de Kafr Nubl, tenue par le gouvernement, dans le sud de la province d'Edleb.

    La frappe aurait visé un quartier général conjoint de l'armée arabe syrienne et des forces russes. Plusieurs roquettes lourdes «Burkan» ont été tirées sur le QG.

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    Le Burkan est une fusée artisanale propulsée par quatre boosters Grad 122 mm. Ansar al-Tawhid a déclaré que le quartier général avait été touché. Cependant, ces fusées artisanales sont connues pour leur manque de précision.

    Selon les affirmations du groupe terroriste, le capitaine Daniel Zvariv, un conseiller militaire russe, a été tué dans l'attaque. Deux autres militaires russes, Marat Medvedev et Doridaro Zaven, auraient été blessés.

    Le groupe a poursuivi en affirmant que la frappe avait également coûté la vie à sept soldats syriens du 5e Corps d'assaut pro-russe et trois soldats de la 25 e division. 12 autres soldats auraient été blessés.

    Ces affirmations  n'ont pas encore été confirmées par aucune source crédible.

    Ansar al-Tawhid est un proche allié de Hay'at Tahrir al-Sham (HTS) lié à al-Qaïda, la principale organisation rebelle du Grand Edleb et membre de la salle des opérations d'al-Fateh al-Mubeen.

    Selon le Centre de réconciliation russe en Syrie, HTS a mené 23 attaques avec de l'artillerie, des mortiers ou des roquettes au cours des dernières 24 heures. 13 des attaques ont touché des positions à Edleb, cinq à Alep, 3 à Hama et 2 à Lattaquié.

    Les attaques répétées de HTS et de ses alliés menacent le cessez-le-feu dans le Grand Idlib, qui a été négocié par la Russie et la Turquie le 5 mars de l'année dernière. Ces attaques pourraient bientôt conduire à une nouvelle confrontation militaire dans la région.