Province d'Edleb

  • Syrie : Un tir de missile et des frappes aériennes menés par les forces aérospatiales russes prennent pour cibles la périphérie ouest de la ville d'Edleb

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    Vendredi 13 novembre, dans l'après-midi, un missile a frappé la périphérie ouest de la ville d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie, qui est occupée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), une organisation anciennement affiliée à Al-Qaïda.

    Des sources locales ont confirmé que le missile avait été lancé depuis la base aérienne russe de Hmeimim, située au sud de Lattaquié.

    Le missile a probablement été lancé depuis le complexe de missiles Iskander, dont on sait qu'il est déployé sur la base aérienne de Hmeimim. Le complexe peut lancer une variété de missiles balistiques et de croisière.

    Fin octobre, deux missiles Iskander présumés avaient été lancés depuis la base aérienne de Hmeimim contre des installations de stockage de carburant exploitées par des trafiquants illégaux dans la partie nord d'Alep occupée par la Turquie. La frappe du missile avait infligé de lourdes pertes humaines et matérielles.

    Suite au tir du missile, les avions de guerre des forces aérospatiales russes ont effectué une série de frappes aériennes sur la même zone à l'ouest d'Edleb.

    On ne dispose toujours pas d'informations sur la nature exacte de la cible ni sur les pertes infligées par les frappes russes. Les prochaines heures pourraient révéler de nouveaux détails.

    Le groupe jihadiste HTS, qui est allié à un certain nombre d'autres groupes affiliés à Al-Qaïda et à des factions soutenues par la Turquie, maintient une mainmise étroite sur le Grand Edleb.



  • Syrie : Sept civils tués dans des tirs d'artillerie du régime sur Idleb

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    Au moins sept civils, dont quatre enfants, ont été tués mercredi 4 novembre par des tirs d'artillerie du régime syrien sur la province d'Edleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle dans le nord-ouest de la Syrie en guerre, a rapporté une ONG.

    Combats sporadiques, raids aériens et tirs d'artillerie continuent de secouer la province d'Edleb et les territoires adjacents, en dépit d'un cessez-le-feu précaire adopté en mars pour cette région qui compte près de trois millions d'habitants.

    "Des frappes d'artillerie et des tirs de roquettes intensifs menés mercredi matin par les forces du régime contre plusieurs secteurs d'Edleb ont tué sept civils dont quatre enfants", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) dans un communiqué.

    L'OSDH fait également état de 20 blessés dans ces frappes, dont certains dans un état critique.

    Les bombardements les plus meurtriers ont visé la localité d'Ariha, où quatre civils, dont deux enfants, ont péri, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

    La trêve, décrétée en mars et négociée par Moscou, allié du régime de Bachar al-Assad, et la Turquie, parrain de certains groupes rebelles et jihadistes, avait stoppé une énième offensive de Damas lancée fin 2019.

    Accompagnée de frappes quasi quotidiennes des aviations syrienne et russe, cette opération avait coûté la vie à plus de 500 civils, selon l'OSDH.

    L'ONG Human Rights Watch a de son côté récemment dénoncé des bombardements contre des cibles civiles durant cette offensive, estimant que les attaques --visant notamment des hôpitaux, des écoles et des marchés-- "s'apparentent à des crimes de guerre et peuvent constituer des crimes contre l'humanité".

    La moitié de la province d'Edleb ainsi que des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle de Damas, qui a maintes fois réitéré sa détermination à reconquérir l'ensemble du territoire.

    La région est dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, mais abrite également des groupes rebelles plus faibles.

    Fin octobre, près de 80 rebelles syriens soutenus par Ankara avaient été tués dans des frappes visant leur camp d'entraînement et imputées à la Russie, selon l'OSDH.

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  • Turquie : Erdogan s'en prend à Moscou et menace une nouvelle opération en Syrie

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    Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a menacé de lancer une nouvelle opération militaire dans le nord de la Syrie si les groupes kurdes ne se retirent pas des zones frontalières de la Turquie.

    Erdogan a prononcé ces menaces le 28 octobre , lors d'un discours au Parlement, lors d'une réunion de son Parti de la justice et du développement. Le chef de l'Etat a tout d'abord condamné le rôle de la Russie sur le théâtre syrien et les opérations qu'elle a menées, avec une référence particulière à l'attaque du 26 octobre , au cours de laquelle plus de 78 rebelles appartenant à des groupes armés pro-turcs ont perdu la vie, dans la province d'Edleb, au nord-ouest de la Syrie. Selon Erdogan, Moscou ne veut pas d'une «paix durable» et le fait qu'elle ait frappé un centre de formation de l'Armée Nationale Syrienne à Edleb est une indication de son manque de soutien à la paix et à la stabilité dans la région.

    Se référant alors aux groupes kurdes, à nouveau définis comme des «terroristes», Erdogan a déclaré que la Turquie a le droit d'agir dans le cas où ils ne seraient pas écartés des frontières syro-turques comme promis précédemment. Ankara, en particulier, "est capable de nettoyer toute la Syrie des organisations terroristes si nécessaire", et tous ceux qui ne combattent pas Daech doivent cesser ce qu'on peut appeler une "comédie" . Selon le président turc, il y a des pays qui justifient leur présence en Syrie dans le cadre de la lutte contre l'État islamique, mais, en réalité, c'est un simple prétexte. La Turquie, a déclaré Erdogan, est le seul pays qui s'engage à contrer l'organisation terroriste. Last but not least, selon le chef de l'Etat turc, «l'entité» que Washington tente d'établir le long de la frontière irako-syrienne est un signe avant-coureur de nouveaux conflits, de douleurs et de tragédies. Dans ce contexte, a-t-il souligné, c'est le peuple syrien qui paie de son sang "le prix des jeux stratégiques du régime et des organisations terroristes qui viennent de l'extérieur de la région".

    Le 5 mars 2020, le président russe, Vladimir Poutine, et son homologue turc, Erdogan, avaient convenu d'une trêve dans la région d'Edleb. Le but était d'éviter un bain de sang et de favoriser le retour des personnes déplacées. Un autre point de l'accord prévoyait l'organisation d'opérations de patrouilles conjointes entre Moscou et Ankara, à effectuer principalement sur l'autoroute M4, à environ 30 km de la frontière sud de la Turquie.

    De son côté, la Turquie, qui soutient des groupes rebelles syriens, a établit une soixantaine de postes militaires dans le nord de la Syrie, répartis dans les provinces d'Edle, d'Alep, de Hama et de Lattaquié. Quinze postes ont été établis dans des zones qui sont tombées sous le contrôle des forces fidèles au président syrien, Bashar al-Assad. C'est pourquoi le président turc Erdogan a, à plusieurs reprises, exhorté l'armée syrienne à reculer et à abandonner les zones qu'elle a occupées depuis avril 2019, menaçant une intervention de ses forces.

    Dans le même temps, Erdogan s'oppose à la présence de groupes kurdes, avec une référence particulière aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dans une vaste zone qui s'étend sur 480 km de l'Euphrate à la frontière avec l'Irak. Pour cette raison, Ankara a mené plusieurs opérations dans la région du nord de la Syrie. Le but était d'expulser ces groupes de cette région. La dernière, "Source of Paix", remonte au 9 octobre 2019 et a commencé un jour après le retrait des troupes américaines de la région. Les combats ont duré jusqu'au 22 octobre de la même année, date à laquelle Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine sont parvenus à un accord à Sotchi, dans le sud de la Russie. Les deux parties ont convenu de la nécessité de repousser les forces kurdes de la "zone de sécurité" à la frontière entre la Syrie et la Turquie, sur une profondeur d'environ 30 km et une longueur de 120 km.

    Les Forces Démocratiques Syriennes sont une alliance multi-ethnique et multi-religieuse, composée de Kurdes, d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes. La principale branche armée, ainsi que la force prépondérante, est représentée par les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Depuis leur formation le 10 octobre 2015, les FDS ont joué un rôle fondamental dans la lutte contre l'État islamique en Syrie, contribuant à la libération progressive des bastions occupés par les jihadistes. Leurs opérations étaient principalement soutenues par la coalitions internationale dirigée par les États-Unis, qui fournit des armes et une couverture aérienne.

  • Syrie : Après les frappes russes contre des rebelles pro-turcs, Erdogan affirme que Moscou ne veut pas d'une "paix durable"

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné mercredi les frappes russes en Syrie qui ont fait des dizaines de morts parmi les rebelles pro-turcs, accusant Moscou de ne pas vouloir d'une "paix durable" dans le pays ravagé par le conflit.

    "Le fait que la Russie a attaqué un centre d'entraînement de l'Armée Nationale Syrienne dans la région d'Idleb est le signe qu'une paix et une stabilité durables ne sont pas désirées", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours à Ankara.

  • Syrie : Tirs de représailles des groupes pro-Ankara contre les forces du régime

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    Des groupes rebelles pro-Ankara ont lancé des centaines d'obus sur des positions du régime syrien dans la province d'Idleb, en représailles à la mort la veille d'environ 80 combattants pro-turcs dans des raids russes, a indiqué mardi une ONG.

    Lundi, l'aviation russe a visé un camp d'entraînement de "Faylaq al-Cham", un groupe allié de la Turquie, dans le nord-ouest d'Idleb, tuant 78 de ses combattants et blessant plus de 90 autres.

    Le Front de libération nationale (FNL), coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont fait partie Faylaq al-Cham, a juré vengeance dans la foulée.

    "Depuis lundi soir, les factions du FNL ont lancé des centaines de roquettes et de tirs d'artillerie sur plusieurs zones contrôlées par les forces du régime dans le sud et l'est d'Idleb", ainsi que dans les provinces adjacentes de Hama, Alep et Lattaquié, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    Le porte-parole du FNL, Naji Moustafa, a qualifié ces frappes de "réponse immédiate et directe au crime" de la veille, précisant à l'AFP que les tirs de représailles avaient ciblé des forces du régime notamment dans le sud d'Idleb et le nord de Hama.
    "La réponse se poursuivra et elle sera dure et forte", a-t-il martelé, accusant la Russie d'essayer de "saboter" la trêve en vigueur à Idleb depuis mars dernier.
    Selon l'OSDH, les forces du régime ont également bombardé des zones contrôlées par les groupes rebelles à Idleb et dans le nord de Hama.

    La moitié de la province d'Idleb ainsi que des segments des provinces voisines de Hama, Alep et Lattaquié échappent toujours au contrôle de Damas, qui a maintes fois réitéré sa détermination à reconquérir l'ensemble du territoire. La région, qui abrite trois millions d'habitants, est dominée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham mais abrite également des groupes rebelles moins influents, y compris ceux du FNL.

    La trêve décrétée en mars avait stoppé une énième offensive du régime qui, accompagnée de frappes quasi quotidiennes des aviations syrienne et russe, avait coûté la vie à plus de 500 civils, selon l'OSDH.

  • Syrie : près de 80 rebelles pro-turcs tués dans des raids "russes" à Edleb

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    Près de 80 combattants rebelles syriens affiliés à Ankara ont été tués lundi dans des raids aériens "russes" menés contre un camp d'entraînement dans la province d'Edleb, dans le Jebel Al-Duwailah, nord-ouest de la Syrie,  à 10km de la frontière turque, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    "Le plus lourd bilan"
    "Ce bilan est le plus lourd depuis l'entrée en vigueur de la trêve" dans la province d'Idleb, a indiqué M. Abdel Rahmane. Des dizaines de combattants se trouvaient dans le camp au moment des frappes.

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    Vidéo d'un avion russe dans le ciel de la province d'Edleb

    La Russie aide militairement le régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie tandis que la Turquie soutient certains groupes insurgés d'Edleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle.

    Les deux puissances extérieures ont négocié à plusieurs reprises des cessez-le-feu précaires pour le nord-ouest syrien et une trêve fragile reste en vigueur depuis mars dans le secteur, malgré des combats sporadiques.

    Les frappes de lundi imputées par les rebelles à Moscou ont tué près de combattants, selon un nouveau bilan fourni par Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, qui avait fait état dans un premier temps de 34 morts.

    Le bilan pourrait encore être revu à la hausse car il y a aussi une centaine de blessés, "dont certains dans un état critique", a-t-il averti.

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    Les raids aériens ont visé une position tenue par la brigade Faylaq al-Cham, faction de supplétifs syriens soutenue par Ankara, selon l'OSDH.

    Cette position, dans le nord-ouest de la province d'Idleb, avait récemment été transformée en camp d'entraînement et des dizaines de combattants s'y trouvaient réunis, selon M. Abdel Rahmane.

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    Seif al-Raad, un porte-parole du Front national de libération --coalition de groupes rebelles affiliés à Ankara dont Faylaq al-Cham est l'une des principales composantes -- a confirmé à l'AFP un raid aérien russe qui a fait "des morts et des blessés", sans fournir de bilan précis.

    Il a également dénoncé les "violations" par l'aviation de Moscou et par les forces du régime de la trêve négociée par la Turquie et par la Russie, avec "des positions militaires, des villages et des localités continuellement pris pour cibles".

    Il est clair que le bombardement du camp d'entraînement de la brigade Faylaq al-sham à proximité de la frontière turque est un message clair de Moscou à Ankara.

    Les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTS, ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) contrôlent près de la moitié de la province d'Idleb mais aussi des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

    Vidéo de combattants de Faylaq al-Sham prise la veille du bombardement dans le camp d'entraînement. 

  • Syrie : Les forces turques évacuent une position encerclée par le régime

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    Les forces turques ont commencé mardi 20 octobre à se retirer d'un important poste d'observation dans le nord-ouest de la Syrie, encerclé depuis plus d'un an par le régime syrien à la faveur d'une offensive, ont rapporté une ONG et un correspondant de l'AFP.

    Parrain traditionnel de certains groupes insurgés dans la province d'Edleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie, la Turquie avait déployé des troupes dans le nord-ouest syrien notamment sur 12 postes d'observation instaurés depuis septembre 2018.

    Plusieurs de ces positions turques s'étaient retrouvées de facto encerclées par les forces gouvernementales quand celles-ci ont conquis de vastes pans de la province d'Edleb et de la région voisine de Hama, à la faveur d'offensives meurtrières et dévastatrices successives.

    Le poste d'observation de Morek, situé dans le nord de Hama, est ainsi encerclé depuis août 2019.

    "Après minuit, les forces turques ont commencé à évacuer Morek, et ce matin un convoi important a quitté" le secteur, a indiqué à l'AFP un commandant des factions rebelles proturques.

    Selon ce commandant, ces forces vont rallier d'autres positions turques dans le sud de la province d'Edleb, où un correspondant de l'AFP a observé un renforcement des mesures de sécurité de la part des rebelles et de l'armée turque.

    L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé le début du retrait de Morek dans la nuit, précisant que deux autres postes turcs également encerclés pourraient être évacués.

    Ankara n'a pas officiellement commenté ce retrait. Par le passé, les plus hauts responsables turcs avaient martelé leur détermination à maintenir les postes d'observation, même encerclés.

    Des combats sporadiques continuent de secouer la province d'Edleb et les territoires adjacents, en dépit d'un cessez-le-feu adopté en mars 2020, après une énième offensive du régime relancée en décembre 2019 contre les jihadistes et les rebelles.

    Ces derniers contrôlent près de la moitié de la province d'Edleb, mais aussi des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

    Il se peut que l'évacuation de l'armée turque des postes militaires encerclés soit motivée par la crainte d'Ankara d'une possible offensive de l'armée syrienne épaulée par l'armée de l'air russe, Moscou étant de plus en plus sur une voie de confrontation avec Ankara.