Province d'Alep

  • Syrie : Bombardement meurtrier de l'armée de l'air russe et tirs de représailles des factions Al-Fath Al-Mubin contre les forces du régime dans la "zone de désescalade"

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    L'OSDH a rapporté que les factions Al-Fath Al-Mubin ont tiré des roquettes et des obus d'artillerie sur des secteurs contrôlés par le régime, ciblant des positions à Salma, les environs de Salanfah dans la province de Lattaquié, Jurin, Al-Bahsah, Foro et Al-Barakah à l'ouest de la province de Hama et le sud d'Edleb, Saraqeb, à l'est de la province d'Idlib et d'autres positions à l'ouest de la province d'Alep. 

    les forces du régime ont répondu en tirant des roquettes sur les secteurs environnants d'Al-Sarmaniyah et la périphérie de Kansafrah et Kafr Oweid dans le sud de la province d'Idlib.

    L'OSDH a également rapporté que des lance-roquettes de factions opérant sous la bannière de la salle des opérations « Al-Fath Al-Mubin » ont tiré sur des positions du régime dans le camp de Jurin, dans la partie occidentale de la province de Hama. Cette attaque à la roquette serait en réponse au bombardement mené par des avions de chasse russes dans la région de Jisr Al-Shughour, à l'ouest d'Idlib ce vendredi matin. Les frappes aériennes russes ont fait sept morts, dont quatre frères et sœurs, tandis que 11 autres, dont huit enfants, ont été blessés. L'armée de l'air russe a mené quatre frappes aériennes qui ont visé la périphérie du village d'Al-Yaqoubiyah et une maison dans le village d'Al-Jadidah, dans la région de Jisr Al-Shughour, dans l'ouest d'Idlib, aux petites heures du vendredi matin.

    Selon l'OSDH la plupart des morts et des personnes enfouies sous les décombres sont des familles déplacées de Sahl Al-Ghab (plaine d'al-Ghab) dans la Province de Hama.

     

  • Ukraine : Les services secrets turcs auraient rencontré al-Joulani, chef du groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham, pour transférer des combattants en Ukraine

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    Julani-768x428.jpegDimanche soir, une réunion s'est tenue entre des officiers des services de renseignement turcs et Abou Mouhammad al-Joulani (photo), le chef de l'organisation « Hayat Tahrir ash-Sham », ancienne branche d'al-Qaïda en Syrie. Ils ont évoqué au cours de la réunion l'accélération du processus de transfert de militants pour combattre en Ukraine .

    Le conseiller du Centre de réconciliation syro-russe, le professeur Fadi Ismail, a expliqué que la réunion s'était tenue près du point de passage "Deir Ballout", qui sépare les provinces d'Alep et d'Edleb. Au cours de la réunion,  Al-Joulani » a demandé aux officiers de renseignement turcs d'accélérer le processus de transfert, notamment des militants de « l'Armée nationale » qui sont stationnés dans les régions du nord d'Alep et qui ont de graves divergences avec Hayat Tahrir ash-Sham.

    Il a également déclaré que l'objectif de la demande d'al-Joulani d'accélérer le transfert de «l'armée nationale syrienne» en Ukraine est en ligne avec les efforts de Hayat Tahrir ash-Sham  et de la Turquie de se débarrasser des combattants indésirables dans le nord d'Alep. Le but est d'affaiblir l'influence et la force de l'armée nationale syrienne, et ainsi faciliter le contrôle par Hayat Tahrir ash-Sham des zones au nord de la province d'Alep et les annexer à leurs zones d'influence à Edleb.

    Il y a quelques jours, les forces turques ont commencé à recruter les militants des factions pro-turques pour les envoyer combattre en Ukraine contre les forces russes. Les autorités turques ont donné l'ordre aux chefs des groupes armés pro-turcs de préparer des listes de noms de militants qui pourraient être transférés dans un premier lot.

    Comme dans le cas du conflit libyen et à la guerre entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, les services de renseignement turcs ont promis des offres financières pour attirer les combattants, leur promettant des salaires mensuels allant jusqu'à 6000 dollars. 

  • Syrie : L'armée du régime pilonne les forces rebelles pro-turques, leur occasionnant de lourdes pertes

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    Mercredi 9 février 2022, quatre rebelles syriens soutenus par la Turquie ont été tués ou blessés lorsque l'armée arabe syrienne (AAS) a pris pour cible le point de passage d'Abu al-Zindaïn dans le nord de la province d'Alep.

    Le point de passage  a été ciblé avec des munitions à guidage de précision, très probablement des missiles guidés antichars ou des obus d'artillerie guidés.

    La frappe ponctuelle a tué un militant de la division Malik-Shah, une faction de l'armée nationale syrienne soutenue par la Turquie, et en a blessé au moins trois autres. Deux mitrailleuses lourdes montées sur camion ont également été détruites. Vidéo 1 et Vidéo 2

    Le point de passage d'Abu al-Zindaïn, situé juste sur la ligne de séparation entre les zones contrôlées par le gouvernement et les zones occupées par la Turquie dans la campagne nord d'Alep, est fermé depuis 2019.

    La frappe de l'armée syrienne était probablement une réponse aux récentes provocations des forces turques. L'armée turque et ses alliés syriens pilonnent une poche détenue par les forces kurdes et l'Armée Arabe Syrienne (AAS) dans le nord de la province d'Alep depuis plus d'une semaine maintenant. Les bombardements turcs ont blessé un certain nombre de soldats et de civils syriens.

    L'AAS est de plus en plus impliquée dans le conflit entre les forces turques et kurdes dans le nord et le nord-est de la Syrie. Il semble que l'armée ne puisse plus se permettre d'ignorer les menaces posées par les forces turques en Syrie.

  • Syrie : Des centaines de jihadistes ont fui la prison de Ghweyran, dont deux "émirs" de Daech

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    L'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) a publié de nouvelles informations sur le nombre des prisonniers de l'Etat islamique qui ont réussi à fuir la prison de Ghweyran lors de l'attaque de la prison par les jihadistes de Daech. Ce nombre est estimé à des centaines. Certains d'entre eux ont fui vers la Turquie et d'autres vers des zones contrôlées par les groupes rebelles syriens pro-turcs après l'opération de l'armée turque « Bouclier de l'Euphrate » dans l'est et le nord-est de la province d'Alep. D'autres encore sont cachés dans des zones contrôlées par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), c'est-à-dire dans les régions de Hasaké, Raqqa, Deir Ezzor et Manbij. Les FDS mènent toujours des opérations de ratissage dans les régions qu'elles contrôlent à la recherche des fugitifs.

    L'OSDH affirme que deux émirs de l'Etat islamique, qui étaient détenus à la prison de Ghweyran, auraient trouvé refuge à Jarablus, une localité sous le contrôle de factions syriennes pro-turques dans la province d'Alep. Cela soulève la question de savoir comment ils ont réussi à fuir Hasaké vers Raqqa puis Manbij pour arriver à Jarablus !

    Selon l'OSDH, les forces de sécurité des FDS ont réussi à arrêter, le 3 février,  un passeur et trois évadés de l'Etat islamique dans le village de Hiesha à Ain Issa, au nord de Raqqa. Les trois fugitifs se trouvaient chez le passeur qui devait les emmener en Turquie pour 4000 USD par personne. Ces trois fugitifs de l'Etat islamique avaient été en contact avec les deux émirs arrivés à Jarablus dans la province d'Alep.

    Les forces de sécurité ont également arrêté deux femmes alors qu'elles tentaient de fuir vers la Turquie pour rejoindre leurs maris évadés de la prison de Ghweyran.

    La détention des deux femmes a duré moins de 24 heures. Elles ont été libérées grâce à une médiation d'anciens et de dignitaires tribaux du nord-est de la Syrie.

  • Syrie : Huit morts dans un bombardement contre la ville d'al-Bab sous contrôle turc

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    Au moins huit personnes, dont cinq civils, ont péri, mercredi 2 février 2022, dans un bombardement visant la ville d'al-Bab sous contrôle turc dans le nord de la Syrie, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Quinze autres personnes ont été blessées.

    L'OSDH n'était pas en mesure de dire dans l'immédiat qui était à l'origine des tirs qui ont visé un marché populaire et des quartiers résidentiels de la ville d'al-Bab, située dans la province d'Alep, près de la frontière turque.

    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a rapporté que des dizaines de personnes ont été tuées et blessées dans la ville d'"Al-Bab", dans le nord de la Syrie, à la suite du bombardement de la ville, qui est sous le contrôle des milices armées et des forces turques.

    Il y a des rapports contradictoires sur l'identité du parti responsable de l'attaque. L'armée syrienne est accusée du bombardement tandis que d'autres parties accusent l'organisation kurde YPG.

    L'agence a cité des sources locales disant que "les forces gouvernementales de Damas ont bombardé la ville d'Al-Bab, à l'est d'Alep, avec des missiles".

    Les sources ont confirmé que "6 personnes ont été tuées et plus de 15 autres ont été blessées comme résultat préliminaire de l'attentat".

    Dans le même contexte, l'« Observatoire syrien des droits de l'homme » a rapporté, citant des sources, que « 8 personnes ont été tuées, dont au moins 5 civils, qui ont tous été tués à la suite du bombardement d'un marché populaire et de quartiers résidentiels à la ville d'Al-Bab, qui est sous le contrôle des forces turques et des factions de "l'armée nationale" dans la campagne orientale d'Alep Et le nombre de morts risque de s'alourdir, puisqu'il y a plus de 29 blessés, dont certains sont dans des conditions critiques, en plus d'informations sur d'autres décès.

    Et l'agence turque Anadolu a rapporté que "9 civils ont été tués dans une attaque au missile menée par l'organisation YPG/PKK sur la ville d'Al-Bab dans le nord de la Syrie".

     

  • Syrie : Les troupes françaises opèrent toujours dans le nord de la Syrie

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    Mercredi 29 décembre, des militants ont partagé des images montrant un hélicoptère militaire français Airbus H225M Caracal survolant la région nord-est de la Syrie.

    L'hélicoptère a été repéré près de la ville d'al-Shill, dans le sud-est de la province de Deir Ezzor. À l'époque, les unités des Forces démocratiques syriennes présentes dans la ville avaient été placées en état d'alerte élevé, peut-être en prévision d'une opération antiterroriste conjointe avec la coalition dirigée par les États-Unis. La France est un membre clé de cette coalition.

    Au moins 18 hélicoptères H225M sont en service dans l'armée de l'air française, qui sont apparemment toujours en opération dans le nord-est de la Syrie.

    Le H225M est un hélicoptère militaire de transport tactique à longue portée capable d'assumer divers rôles de mission, notamment la recherche et le sauvetage au combat, le transport aéromédical, le soutien logistique et les opérations maritimes à bord des navires.

    L'armée française avait plusieurs postes dans le nord-est de la Syrie, principalement au nord-est d'Alep et au nord de Raqqa. Cependant, en octobre 2019, une invasion de la région par la Turquie a forcé les troupes françaises et américaines à quitter ces zones. La police militaire russe et l'armée arabe syrienne ont pris le relais.

    Plus tôt cette année, un hélicoptère français H225M a été repéré alors qu'il transportait du personnel des forces spéciales ou des officiers du renseignement du territoire irakien vers le nord-est de la Syrie.

  • Syrie : Affrontements entre Forces Démocratiques Syriennes et rebelles syriens pro-turcs au nord de Manbij

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    Tard lundi 27 décembre 2021, de nouveaux affrontements ont éclaté entre les forces du Conseil militaire de Manbij et l'Armée syrienne libre (TFSA) soutenue par la Turquie au nord-ouest de Manbij . Vidéo.

    La bataille s'est poursuivie pendant plusieurs heures. Aucune victime n'a été signalée jusqu'à présent.

    Selon des informations locales, le Conseil militaire de Manbij, affilié aux Forces Démocratiques Syriennes (FDS), a déjoué une tentative d'infiltration par des factions rebelles syriennes soutenues par la Turquie.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le 27 décembre, des affrontements ont été enregistrés dans les villages de Sayad, Arab Hassan et Tukhar au nord-ouest de Manbij, dans l'est de la province d'Alep.

    Mardi 28 décembre, l'agence de presse North Press a rapporté que les forces turques avaient bombardé plusieurs villages  proches de la ville de Manbij . Les cibles comprenaient les villages de Cheikh al-Nasir, Jamousiya, al-Sayyada, al-Yalanli et les fermes al-Fawaris farm dans le nord-ouest de Manbij.

    Manbij est contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (SDF) dirigées par les Kurdes, tandis que des militants soutenus par la Turquie occupent de vastes zones au nord et à l'ouest de la ville.

    Certains rapports ont révélé que la Turquie et ses alliés rebelles syriens se préparaient à lancer une opération à grande échelle contre les FDS dans le nord et le nord-est de la Syrie. Manbij serait censé être l'une des cibles principales de l'opération. 

    Face à la menace turque, les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés ont également renforcé leurs positions autour de la ville.