Province d'Alep

  • Syrie : Une frappe de missiles cible des trafiquants de pétrole dans une région sous contrôle turc

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    Tard, dans la soirée du 27 février, une frappe de missiles a ciblé des raffineries de fortune et des réservoirs de stockage utilisés par des trafiquants de pétrole syriens dans la partie du nord d'Alep occupée par la Turquie.

    Plusieurs missiles ont frappé les installations et l'équipement des trafiquants, qui sont situés dans le village de Mazaalah au sud-ouest de la ville de Jarabulus, à la frontière avec la Turquie. Aucune victime n'a été rapportée.

    Des militants de l'opposition ont déclaré que les missiles avaient été lancés depuis la périphérie de la ville d'Alep, contrôlée par le gouvernement. Les militants ont également partagé des photos en ligne montrant les restes de l'un des missiles, un missile balistique tactique OTR-21 Tochka de fabrication soviétique. L'armée arabe syrienne exploite un nombre indéterminé de systèmes Tochka.

    L'OTR-21 Tochka a une autonomie de 70 à 185 km selon la variante et une erreur circulaire probable, CEP, de moins de 70 m. La variante utilisée dans la frappe contre les trafiquants de pétrole à Mazaalah était probablement armée d'une ogive à fragmentation.

    Les trafiquants dans les zones occupées par la Turquie vendent du carburant puisé illégalement par les Forces Démocratiques Syriennes à partir des champs pétrolifères du nord-est de la Syrie.

    Ce n'est pas la première fois qu'une frappe de missile prend pour cible les trafiquants de pétrole. Au cours de l'année dernière, plusieurs frappes de missiles et des drones munis d'explosifs ont touché les installations et l'équipement des trafiquants de pétrole dans les zones occupées par la Turquie. L'attaque la plus récente, qui a eu lieu le 9 février, a également été lancée depuis Alep.

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  • Syrie : Des dizaines de frappes aériennes russes pilonnent les positions de Daech en Syrie centrale

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    Dimanche 28 février, des avions de combat des Forces aérospatiales russes (VKS) ont ciblé des positions de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie. Plus de 40 frappes aériennes ont été menées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

    Les frappes aériennes russes ont touché des repaires de l'Etat islamique dans le triangle Hama-Alep-Raqqa, principalement sur la route entre la ville d'Ithriyah à l'est de Hama et al-Tabqah au sud de Raqqa, ainsi que le secteur de Shulah où quatre raids ont été effectués dans la soirée du 28 février. On ignore si les frappes ont occasionné des pertes humaines.

    L'intervention de l'armée de l'air russe a été exécutée en soutien à l'Armée arabe syrienne (AAS), qui mène des opérations de ratissage dans la région depuis quelques semaines.

    Plus tôt cette semaine, l'AAS a découvert dix caches et dépôts de munitions des cellules de l'Etat islamique à Jabal Bishri, situé entre Raqqa et Deir Ezzor.

    L'armée de l'air russe soutient les opérations de l'armée syrienne dans la région centrale depuis près d'un an. Les récentes opérations ont infligé de lourdes pertes à l'Etat islamique et obligent le groupe islamiste radical à réduire le nombre de ses militants dans la région.

    Les cellules de l'Etat islamique sont principalement présentes dans le désert de Homs, qui s'étend entre l'est de Homs et l'ouest de Deir Ezzor. L'année dernière, ils ont commencé à s'implanter hors de cette région. Le groupe islamiste a mené des dizaines d'attaques dans le triangle Hama-Alep-Raqqa. 

     

  • Syrie: 21 jihadistes de Daech tués dans des raids russes au cours des dernières 24 heures

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    Au moins 21 jihadistes du groupe Etat islamique (Daech) ont péri dans plusieurs raids menés par l'aviation russe dans plusieurs régions en Syrie, a indiqué samedi 20 févrierl'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

    L'ONG a fait état de 21 jihadistes tués dans "au moins 130 frappes aériennes (...) menées au cours des dernières 24 heures par l'aviation russe et ciblant l'organisation Etat islamique".

    Les frappes ont été menées "dans une zone à cheval sur les provinces d'Alep, Hama et Raqqa" dans le nord de la Syrie, mais aussi "dans le désert de Homs (centre) et Deir Ezzor (est)".

    Les raids, qui se sont poursuivis samedi matin, font suite à une série d'attaques menées vendredi par l'Etat islamique contre les forces du régime et ses alliés, ayant tué au moins huit membres d'une milice pro-Damas, selon l'OSDH.

    Malgré sa mise en déroute avec la chute de son "califat" en mars 2019, l'Etat islamique mène toujours des attaques meurtrières en Syrie, notamment dans le désert de la Badiya, qui s'étend de la province centrale de Homs jusqu'à celle de Deir Ezzor, à la frontière avec l'Irak.

    Des combats de plus en plus réguliers ont eu lieu ces derniers mois dans cette vaste zone entre les jihadistes et les forces du régime, appuyées par ses alliés.

    Depuis mars 2019, plus de 1.300 combattants du régime ont été tués dans ces affrontements, ainsi que 145 membres de milices pro-Iraniennes, contre plus de 750 jihadistes de l'Etat islamique, selon l'OSDH.

  • Syrie: 2 civils tués dans une attaque dans la province d'Alep

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    Un policier affilié à des groupes d'opposition et son fils sont morts à la suite d'une attaque dans la ville d'al-Bab, dans le nord-ouest de la Syrie, le mercredi 17 février. 

    L'attaque n'a pas encore été revendiquée et on ignore qui est derrière cette attaque. Cependant, la ville d'al-Bab, placée sous le contrôle de l'Armée turque et de ses alliés syriens, connaît depuis un certain temps un état de chaos et des conditions de sécurité de plus en plus précaires. Selon des sources locales, le policier et son fils ont été agressés alors qu'ils se trouvaient à proximité d'une clinique située dans le centre-ville, quelques heures après que la population ait rapporté avoir entendu deux fortes explosions. La veille, le 16 février, une autre personne avait été tuée et 3 autres blessées suite à l'explosion d'une voiture piégée dans la même ville. Selon le journal, il y a eu plusieurs attaques perpétrées à al-Bab contre les membres de groupes rebelles syriens alliés à la Turquie et qui combattent  l'Armée Arabe Syrienne fidèle au président Bashar al-Assad. Les civils sont souvent victimes de ces attaques

    La Turquie accuse les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance multiethnique et multireligieuse, composée principalement de Kurdes, mais aussi d'Arabes, de Turkmènes, d'Arméniens et de Tchétchènes, dont le bras armé principal, sont les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Les combattants kurdes du YPG se sont retirés d'al-Bab à la suite des différentes opérations menées par la Turquie. Pour Ankara, en effet, il n'y a pas de différence entre les combattants du YPG et les "terroristes" du PKK, le parti indépendantiste kurde de Turquie.

    Dans le même temps, le même journal a rapporté qu'entre le 15 et le 16 février, des milices alliées au gouvernement syrien et soutenus par la Russie ont envoyé des renforts à Alep Est, mais on ne sait pas quelle est la raison de cette mobilisation. Selon ce qui a été précisé, des centaines de véhicules militaires, environ 300 et près de 1200 soldats ont été transférés des fronts de combat dans les zones au sud d'Edleb, de la zone de Masyaf et de Hama vers les environs de la ville d'al-Bab, dans la périphérie orientale d'Alep. Selon des sources militaires, Damas et Moscou voudraient accroître leur présence dans la province d'Alep même si l'hypothèse d'une nouvelle opération militaire contre les groupes rebelles pro-turcs dans la région doit être exclue. Selon certains analystes, l'objectif du gouvernement syrien pourrait être également de protéger le point de passage situé près d'al-Bab,

     

  • Syrie : L'Etat islamique tend une embuscade à l'armée syrienne - raids aériens sur des positions de Daech

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    Tôt dans la matinée du vendredi 5 février,  l'Etat islamique a tendu une embuscade à une unité de l'Armée arabe syrienne (AAS) près de la ville de Mayadin, dans l'ouest de la province de Deir Ezzor.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), l'unité menait une opération de ratissage dans la zone d'al-Tayarat lorsqu'elle a été attaquée par les jihadistes.

    "Quatre hommes armés pro-régime ont été tués et six autres blessés", a déclaré l'OSDH. 

    L'attaque faisait suite à des rapports de frappes aériennes intenses dans le désert de Homs - bastion de l'Etat islamique dans la région centrale de Syrie. Au cours des dernières 24 heures, plus de 54 frappes aériennes menées par les aviations syrienne et russe ont pris pour cibles les jihadistes, leurss repaires et leurs positions de combat dans le désert.

    Plus tôt cette semaine, l'armée syrienne a conclu une opération à grande échelle le long de l'autoroute Homs-Deir Ezzor, la M-20, sécurisant complètement l'autoroute.

    L'opération a contraint les membres de l'Etat islamique à s'éloigner de cette autoroute stratégique. Les jihadistes se sont apparemment déplacés pour  intensifier leurs attaques dans le triangle Hama-Alep-Raqqa et à l'ouest de Deir Ezzor.

    L'armée et ses alliés devraient bientôt lancer une nouvelle opération d'envergure soit dans le triangle Hama-Alep-Raqqa, soit à l'ouest de Deir Ezzor. 

  • Syrie : Les forces iraniennes camouflent leurs  positions et leurs mouvements près des frontières syro-irakiennes par crainte des raids israéliens

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    Les milices pro-iraniennes ont remplacé leurs drapeaux sur leurs positions et bases militaires situées dans de vastes zones de l'est de la Syrie, par les drapeaux du régime syrien par crainte d'une nouvelle attaque israélienne, selon des sources locales et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) .
     
    Des sources dans les villes de Mayadin et Bukamal, dans la partie orientale de la province de Deir Ezzor, ont déclaré que le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique d'Iran (CGRI) avait transporté des munitions et des armes lourdes, y compris des missiles, cachés dans des réfrigérateurs à bord de camions portant des numéros de plaques syriennes, ceci dans le cadre d'un re-positionnement camouflé, quelques jours après que les raids israéliens les plus violents aient visé l'est de la Syrie.
     
    Selon des sources bien informées, les forces iraniennes et les milices pro-iraniennes continuent de changer de position dans la plus grande discrétion dans cette zone géographique le long des frontières irakiennes
     
    Selon le Jusoor Center for Studies and Development, les gardiens de la révolution islamique d'Iran sont déployés dans 125 localités à travers la Syrie, réparties dans 10 provinces, principalement Daraa dans le sud, où se trouvent 37 postes militaires iraniens, suivi de Damas et de sa province avec 22 sites et Alep au nord, avec 15 postes militaires et quartiers généraux.
     
    La province de Deir Ezzor compte 13 postes iraniens, dont les plus importants sont situés dans les villes de Mayadin et Bukamal.
     
    L'Iran a déployé en soutien du régime syrien l'une des plus puissantes forces militaires  après la Russie, depuis le déclenchement des manifestations anti-régime au printemps 2011.
     
    Selon les militants locaux, l'OSDH et le Jusoor Center, la plupart des combattants iraniens en Syrie sont membres du CGRI et sont déployés dans le sud de Damas, le sud de la province d'Alep, l'est de la province de Homs et la partie orientale de la province de Deir Ezzor.

  • Syrie : L'Etat islamique publie un résumé de ses attaques en Syrie en 2020

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    Le 6 janvier, l'agence de presse Amaq de l’Etat islamique a publié une infographie résumant les opérations du groupe islamiste en Syrie en 2020.
     
    L'infographie a révélé que les cellules de l'Etat islamique avaient mené 593 opérations dans sept gouvernorats syriens au cours de 2020. Les opérations ont été réparties comme suit :
     
    389 attaques à Deir Ezzor ;
    59 attaques à Raqqa ;
    39 attaques à al-Hasakeh ;
    38 attaques à Homs ;
    36 attaques à Alep ;
    29 attaques à Daraa ;
    3 attaques à Hama.
    Selon Amaq, les opérations comprennent 256 attaques avec des engins explosifs improvisés, 123 attaques et 191 assassinats.
     
    Les opérations du groupe terroriste auraient coûté la vie à 901 combattants des Forces démocrates syriennes (kurdes), 407 militaires syriens et 19 combattants de l'armée syrienne libre. 292 véhicules, dont 148 pick-up 4 × 4 et 13 blindés, ont également été détruits.
     
    La plupart des victimes, environ 764, ont été tuées à Deir Ezzor. La partie orientale du gouvernorat est contrôlée par les FDS, tandis que la partie ouest est sous le contrôle du gouvernement de Damas.
     
    Bien que le nombre d'attaques semble conforme aux informations disponibles, l'Etat islamique a l’habitude d’exagérer les pertes de ses ennemis. Le groupe utilise ses infographies pour remonter le moral de ses partisans.
     
    L'Etat islamique continue de profiter de la crise syrienne pour reconstruire son influence dans le pays. Le groupe intensifie ses activités dans des zones disputées entre plusieurs camps, comme Deir Ezzor ou Daraa.