Province d'Alep

  • Syrie : Des rebelles syriens pro-turcs neutralisent une cellule  de militants kurdes dans une zone occupée par la Turquie

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    Vendredi 24 septembre, les rebelles syriens pro-turcs ont annoncé  ont annoncé avoir neutralisé une « cellule terroriste » du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) lors d'une opération menée dans la ville syrienne occupée d'al-Bab.

    La cellule faisait de la contrebande d'armes vers des zones contrôlées par les Forces démocratiques syriennes (SDF) dans le nord-est de la Syrie.

    Des tonnes d'armes et de munitions ont été découvertes dans la cachette principale de la cellule. Les armes comprenaient au moins six grenades propulsées par fusée antichar HAR-66 de fabrication turque.

    La Turquie a fourni des grenades propulsées HAR-66 à ses alliés en Syrie. L'arme a également été repérée dans la région syrienne du nord-ouest du Grand Edleb aux mains de groupes islamique, dont Hayat Tahrir al-Sham, anciennement affilié à al-Qaïda.

    Le HAR-66 est une copie de la M72 américaine fabriquée sous licence par la société turque de l'industrie mécanique et chimique, MKEK≈.

    Des militants de l'opposition affirment que les militants kurdes achètent les armes dans la région du Grand Edleb et dans les zones occupées par la Turquie dans le nord d'Alep pour les expédier aux FDS qui les utilisent  contre les rebelles syriens soutenus par la Turquie.

    Les armes fournies par la Turquie aux rebelles en Syrie sont maintenant utilisées contre l'armée turque et ses alliés syriens, qui à leur tour utilisent des armes fournies par les États-Unis, comme les missiles guidés antichars TOW, contre les militants Kurdes, alliés des Etats-Unis.

  • Syrie : Les forces aérospatiales russes pilonnent les rebelles dans le Grand Edleb

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    La Force aérospatiale russe (VKS) a mené des frappes aériennes sur des positions rebelles au nord d'Edleb. Au moins quatre frappes aériennes ont été menées.

    Le 9 août, des avions de combat russes ont visé les fortifications des factions armées islamistes et. rebelles soutenues par la Turquie dans la région d'al-Sheikh Baher, dans le nord de la province d'Edleb.

    Dans le même temps, l'artillerie de l'armée arabe syrienne (AAS) a bombardé des positions rebelles dans le sud de la province d'Edleb. Des postes militaires dans les villes d'Ain Rus, Binin et Kansafra dans le jebel Zawiya auraient été pris pour cible.

    Des tirs d'artillerie de l'AAS ont également été signalés dans les villes de Kfar Ta'al, Kfar Amah, dans l'ouest de la province d'Alep.

    La Fédération de Russie est le principal allié du gouvernement syrien.

    L'étroite coopération entre les soldats russes et syriens a une fois de plus été démontrée par les récents entraînements conjoints près des lignes de front autour de la région nord-ouest syrienne du Grand Edleb.

  • Syrie : Quatre enfants tués par des tirs du régime dans le nord-ouest

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    Quatre enfants d'une même famille ont été tués dans un bombardement du régime syrien sur une région du nord-ouest qui abrite le dernier bastion jihadiste et rebelle du pays, a indiqué dimanche l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH).
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    Les tirs d'artillerie ont touché tard samedi 7 août 2021 une zone résidentielle du village de Qastoun, situé dans la plaine d'al-Ghab, dans la province de Hama, à la lisière de celle d'Edleb, a précisé l'OSDH. La moitié de la province d'Edleb et des secteurs adjacents dans les provinces de Hama, Lattaquié et Alep échappent toujours au contrôle du régime de Bachar el-Assad et sont dominés par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, ex-branche syrienne d'al-Qaïda. D'autres groupes jihadistes et rebelles y sont également présents.

    L'artillerie des forces du régime ont également lourdement bombardé, dans la soirée du 7 août, le secteur des collines de  Kabani (NE de Lataquié ). Pour la première fois depuis des années, l'armée syrienne a utilisé des bombes incendiaires (thermite).
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    La région abrite environ trois millions de personnes, dont les deux tiers sont des déplacés venus d'autres régions du pays en guerre depuis plus d'une décennie. La région fait l'objet d'un cessez-le-feu depuis mars 2020, après une offensive du régime de trois mois ayant déplacé près d'un million de personnes, selon l'ONU. Malgré des violations répétées, le cessez-le-feu a été globalement respecté mais, depuis juin, les forces du régime ont intensifié leurs bombardements sur le sud de la région.

    A sa prestation de serment pour un quatrième mandat, le président Assad a promis de "libérer les parties du territoire qui ont encore besoin de l'être". Après avoir enchaîné depuis 2015 les victoires militaires avec l'appui de ses alliés, la Russie et l'Iran, le régime a réussi à reprendre les deux-tiers du territoire. 

    Depuis son déclenchement en 2011, le conflit syrien a tué près d'un demi-million de personnes, d'après l'Observatoire, et entraîné le déplacement de millions d'autres à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

  • Syrie : Plus de 20 blessés dans une attaque à la roquette de grande envergure sur al-Bab, localité du nord de la Syrie contrôlée par la Turquie

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    Syrie : Plus de 20 blessés dans une attaque à la roquette de grande envergure sur al-Bab, localité du nord de la Syrie contrôlée par la Turquie
    Plus de 20 personnes auraient été blessées à la suite d'une attaque à la roquette à grande échelle sur la ville syrienne occupée par la Turquie d'al-Bab dans le nord de la province d'Alep.

    Des dizaines de roquettes sont tombées dans différentes parties du centre-ville entre la nuit du 5 août et le matin du 6 août. De lourdes pertes matérielles ont été signalées. Plusieurs maisons, magasins et véhicules ont été endommagés ou complètement détruits.

    Selon l'organisation de la défense civile , 23 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été blessées à la suite de l'attaque.

    Les roquettes auraient été lancées depuis une ancienne base radar de l'armée arabe syrienne (AAS), connue sous le nom de « Radar al-Sha'alah », dans le nord de la province d'Alep. La base est occupée conjointement par les forces kurdes et l'armée.

    En réponse à l'attaque, des rebelles soutenus par la Turquie ont bombardé des zones tenues par les Kurdes dans le nord de la province d'Alep. Aucune victime ni perte matérielle n'a été signalée.

    Quelques heures avant l'attaque à la roquette, deux civils et un membre des Casques blancs ont été tués lorsque des combattants kurdes ont détruit un chariot élévateur et une ambulance près d'une base turque dans les environs d'al-Bab.

    Les forces turques et les combattants kurdes continueront probablement d'échanger des attaques dans le nord de la province d'Alep. La situation dans la région devient progressivement incontrôlable.

  • Syrie : Sept civils dont trois enfants tués par des tirs du régime

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    Des tirs du régime syrien ont tué au moins sept civils parmi lesquels trois enfants, à Edleb, le dernier grand bastion rebelle du nord-ouest du pays, a rapporté dimanche l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Quatre femmes figuraient également parmi les personnes tuées samedi soir dans le village d'Ehsim, au sud d'Edleb, selon un nouveau bilan de l'ONG.

    Un photographe de l'AFP à Ehsim a vu des secouristes travailler après minuit sous des projecteurs pour récupérer le corps d'une femme sous les décombres d'un plafond effondré. Enveloppant son corps dans une couverture, ils l'ont ensuite transportée dans une ambulance. Un survivant de la famille a déclaré à l'AFP que des visiteurs s'étaient rassemblés dans la maison pour féliciter un membre de la famille pour son mariage.

    Le bombardement est intervenu quelques heures seulement après la prestation de serment pour un quatrième mandat du président Bachar el-Assad qui s'est engagé à "libérer" les zones encore hors du contrôle du gouvernement.

    Samedi matin, des roquettes tirées par les forces pro-gouvernementales avaient déjà tué six personnes parmi lesquelles trois enfants et un secouriste à Sarja, un village dans le sud de la province d'Edleb.

    Le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), l'ex-branche syrienne d'al-Qaïda, et ses alliés, contrôlent environ la moitié de la province d'Edleb ainsi que certaines parties des provinces voisines de Hama, Lattaquié et d'Alep. Près de trois millions de personnes vivent dans la région, dont les deux tiers ont été déplacés d'autres localités reconquises par le régime.

    Depuis son déclenchement en 2011, le conflit syrien a tué près d'un demi-million de personnes, d'après l'OSDH, et entraîné le déplacement de millions d'autres à l'intérieur et à l'extérieur du pays.

  • Syrie : un civil tué et 3 blessés dans deux attaques contre Edleb et Alep

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    Un civil a été tué, jeudi 6 mai 2021, tandis que 3 autres ont été blessés lors de deux attaques lancées par les forces du régime syrien sur les provinces d'Edleb et d'Alep, dans le nord du pays.

    Des sources de la défense civile ont déclaré que les forces du régime avaient visé une voiture civile dans le village de Zardana, au nord-est d'Edleb (nord-ouest), avec un missile guidé.

    Les sources ont souligné que l'attaque avait entraîné un décès et des blessés parmi la population civile.

    En outre, deux civils ont été blessés dans la ville d'Atarib, dans l'ouest de la province d'Alep (nord), après avoir été visés à l'artillerie par le régime, selon des sources locales.

    En mai 2017, la Turquie, la Russie et l'Iran ont annoncé un accord visant à établir une "zone de désescalade" à Edleb, mais malgré les accords ultérieurs visant à instaurer le cessez-le-feu, des affrontements sporadiques se sont poursuivis dans la région.

    Les présidents Recep Tayyip Erdogan et Vladimir Poutine avaient annoncé, le 5 mars 2020, qu'ils étaient parvenus à un accord de cessez-le-feu à Edleb, qui devait entrer en vigueur le lendemain.

    Malgré les violations occasionnelles du cessez-le-feu, la région reste relativement calme.

  • Syrie : Les avions russes ont tué plus d'une cinquantaine de jihadistes en mars

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    Plus de 50 membres de l'Etat islamique ont été tués dans le centre de la Syrie au cours du mois de mars 2021 à la suite de frappes aériennes menées par les Forces aérospatiales russes (VKS), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 30 avril.

    Selon l'OSDH, des avions de combat russes ont effectué au moins 1260 frappes aériennes sur des positions de l'Etat islamique dans le centre de la Syrie.

    «Les sources de l'OSDH ont documenté la mort de 59 membres de l'Etat islamique tandis que 38 autres étaient blessés en conséquences de plus de 1 260 frappes aériennes russes sur leurs positions dans le désert syrien», lit-on dans le rapport de l'OSDH.

    La plupart des jihadistes ont été tués dans les déserts de Raqqa, Deir Ezzor et Homs, tandis que les autres ont été tués dans le triangle Hama-Alep-Raqqa.

    Malgré l'immense pression imposée par le VKS et les forces gouvernementales syriennes, l'Etat islamique continue d'opérer dans différentes parties du centre de la Syrie.

    La semaine dernière, les jihadistes ont tendu une embuscade à un convoi de l'armée arabe syrienne dans l'est de Homs. Ils se sont également affrontés avec une unité militaire nouvellement déployée dans le sud de Raqqa et ont attaqué un poste de l'armée dans le nord de Deir Ezzor.

    La situation dans le centre de la Syrie s'est pourtant considérablement améliorée au cours des deux derniers mois. Néanmoins, des efforts supplémentaires sont nécessaires pour éliminer complètement la présence de l'Etat islamique dans ce pays.