province d'Abyane

  • Yémen : Quatre combattants sudistes tués par un engin explosif posé par al-Qaïda

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    (photo d'archive)

    Quatre combattants sudistes yéménites ont été tués, lundi 12 septembre 2022, au passage de leur véhicule sur un engin explosif improvisé (IED), lors d'une opération antijihadistes dans le sud du pays en guerre, ont indiqué des responsables sécuritaires à l'AFP.

    "Quatre combattants ont été tués et six autres blessés dans l'explosion d'un IED au passage d'un véhicule militaire" lors d'une campagne militaire visant al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) à Abyane, a indiqué à l'AFP un responsable sécuritaire sous couvert d'anonymat. 

    Le 6 septembre, 21 combattants séparatistes et 6 membres d'AQAP avaient été tués dans une attaque d'AQPA à Abyane, la plus sanglante depuis plusieurs mois dans ce pays en guerre qui connait une accalmie relative.

    Le conflit qui ravage le Yémen depuis 2014 oppose les forces gouvernementales, appuyées par une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, aux rebelles houthis, proches de l'Iran. Les insurgés contrôlent la capitale Sanaa et de larges pans du territoire dans le nord et l'ouest du pays. Une trêve fragile est entrée en vigueur en avril dernier.

    Mais le camp pro-gouvernemental qui lutte contre les rebelles chiites houthis comprend des forces hétéroclites, comme ces combattants sudistes visés lundi. Ils appartiennent à la force dite "Ceinture de sécurité", entraînée et équipée par les Émirats arabes unis, un pilier de la coalition. Ils aspirent à créer un Yémen du Sud indépendant, comme il l'était jusqu'en 1990.

    La force dite "Ceinture de sécurité" est chargée de protéger les régions du sud, qui, avec un accès à la mer et à la Corne de l'Afrique, intéressent particulièrement les Émirats. Le chaos entraîné par la guerre a profité également aux groupes armés, notamment al-Qaïda qui a renforcé sa présence dans le sud du pays.

    Selon l'ONU, la guerre au Yémen a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés, les deux tiers de la population ayant besoin d'aide humanitaire.

  • Yémen : 21 combattants sudistes et 6 membres d'el-Qaëda tués

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    21 combattants sudistes et 6 membres d'al-Qaïda ont été tués mardi 6 septembre 2022 dans une attaque du groupe jihadiste dans le sud du Yémen, ont indiqué des sources gouvernementales et de sécurité à l'AFP. 

    Selon ces sources, les combattants d'al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) ont attaqué, mardi matin à l'aube, un poste de sécurité des forces séparatistes sudistes de la "Ceinture de sécurité" dans la région d'Al-Khashaa au sein de la direction d'Ajour, dans le gouvernorat d'Abyan.

    Les combats, qui ont duré environ trois heures, "ont fait 21 morts parmi les militaires, dont un officier, et 6 parmi les combattants d'al-Qaïda", a affirmé un responsable gouvernemental. L'officier a été identifié sous le nom de Yasser Nasser Shaneh, "Abu Shaye'". Il commandait le 1er bataillon de la 1ère brigade antiterroriste.  

    Le conflit qui ravage le Yémen depuis 2014 oppose les forces gouvernementales, appuyées par une coalition militaire menée par l'Arabie saoudite, aux rebelles Houthis, proches de l'Iran. Les insurgés contrôlent la capitale Sanaa et de larges pans du territoires dans le nord et l'ouest du pays. Mais le camp anti-houthis comprend des forces hétéroclites, comme ces combattants sudistes visés mardi. Ils appartiennent à la force dite "Ceinture de sécurité", entraînée et équipée par les Emirats arabes unis, un pilier de la coalition. Ils aspirent à créer un Yémen du Sud indépendant, comme il l'était jusqu'en 1990. La "Ceinture de sécurité" est chargée de protéger les régions du sud, qui, avec un accès à la mer et à la Corne de l'Afrique, intéressent particulièrement les Emirats.

    Le chaos entraîné par la guerre a profité aux groupes armés, parmi lesquels Aqpa, qui a mené des attaques contre les Houthis et les forces gouvernementales.

    Les forces de la "Ceinture de sécurité" ont affirmé avoir lancé il y a quelques jours "une campagne militaire d'envergure pour lutter contre le terrorisme à Abyan".

    La guerre au Yémen, pays le plus pauvre de la péninsule arabique, a fait des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés, les deux tiers de la population ayant besoin d'aide humanitaire, selon l'ONU. 

  • Yémen : Les forces gouvernementales yéménites lancent une opération contre al-Qaïda

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    Les forces spéciales de l'armée du gouvernement internationalement reconnu du Yémen ont lancé une opération contre le groupe islamique Al-Qaïda dans la province méridionale d'Abyane. Sa branche yéménite (Al-Qaida dans la Péninsule Arabique - AQPA) est considérée comme la branche la plus radicale du groupe al-Qaida.

    L'objectif principal de l'opération est d'empêcher les jihadistes sunnites de prendre pied dans des zones difficiles d'accès à proximité des centres administratifs et de les utiliser comme base pour des attaques terroristes. Depuis quelque temps, les jihadistes d'AQPA ont transféré les opérations militaires de la province d'al-Baida à celle d'Abyane. Ils tendent des embuscades et kidnappent des gens.

    Al-Qaïda dans la péninsule arabique cherche à profiter du chaos de la guerre civile pour renforcer sa position. Celle-ci est facilitée par une scission dans le sud du pays, où le gouvernement est opposé par des séparatistes sudistes, qui agissent en même temps comme alliés des forces gouvernementales dans la lutte contre les Houthis.

  • Yémen : Attaques d'al-Qaida dans la province de Shabwah

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    Le bilan de l'attaque qui a visé un poste de contrôle dans le gouvernorat de Shabwah, dans l'est du Yémen, à l'aube du mercredi 22 juin 2022, est de 5 morts et 5 blessés.

    Selon des sources, les forces de sécurité ont retrouvé la voiture des assaillants, qui seraient des membres d'Al-Qaïda.

    Une source au sein de la police yéménite du gouvernorat de Shabwah a indiqué que  l'attaque contre le poste de contrôle des "Forces de défense de Shabwah" à Ibn Amer, à l'entrée est de la ville d'Ataq, le centre du gouvernorat de Shabwah, a fait 5 morts et 5 blessés. Les Forces de Défense de Shabwah sont soutenues par les Emirats Arabes Unis.

    Photos de quelques uns des soldats des Forces de Défense de Shabwah décédés :
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    L'attaque survient quelques heures après que 6 soldats de l'armée yéménite aient été tués et blessés lors d'une embuscade qui visait un véhicule militaire dans le district d'Ahwar, à l'est du gouvernorat d'Abyan, dans le sud du Yémen. Ahwar est contrôlée par les membres du parti islamique al-Islah et du Conseil de Transition du Sud.
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    Et fin mai, 5 soldats yéménites avaient été tués et 6 membres des Forces de défense de Shabwah du Conseil de transition du Sud (CTS) avaient été blessés lors de deux attaques distinctes, soupçonnées d'avoir été menées par des éléments d'al-Qaïda à la périphérie d'Ataq.
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  • Yémen : Al-Qaïda (AQPA) enlève cinq membres de l'ONU

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    Cinq membres du personnel des Nations unies ont été enlevés dans le gouvernorat d'Abyan, dans le sud, alors qu'ils rentraient à Aden après avoir effectué une mission. Ils ont été emmenés dans un lieu inconnu, a annoncé samedi l'agence onusienne.

    Quatre des cinq membres de l'agence onusienne enlevés sont des Yéménites, a déclaré à Reuters un responsable du bureau des Nations unies à Aden. Le dernier est un étranger.

    Le gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale s'efforce de libérer en toute sécurité le personnel de l'ONU enlevé par des hommes armés, a déclaré samedi l'agence de presse officielle citant un communiqué.  

    Les Nations unies sont également en contact avec les chefs tribaux de la région pour obtenir leur libération. Les chefs tribaux ont confirmé qu'ils négociaient avec les ravisseurs pour obtenir la libération des employés. Ils ont ajouté que les ravisseurs exigeaient une rançon et la libération de plusieurs membres qui avaient été emprisonnés par le gouvernement internationalement reconnu.

    Le Conseil de transition sudiste séparatiste, qui contrôle une grande partie du sud du Yémen et est en désaccord avec le gouvernement yéménite, a condamné les enlèvements et les a qualifiés d'"opération terroriste".

     

     

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  • Yémen : les rebelles chiites Houthis encerclés au sud de Maarib

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    Après avoir libéré tous les secteurs occupés par les milices rebelles dans la province de Chabwa, situé au sud-est de la capitale Sanaa, l'armée nationale yéménite entend bloquer les Houthis sur les fronts sud de Maarib, dernier bastion encore largement contrôlé par les forces pro-gouvernementales. Selon nos informations, les dirigeants houthis auraient recherché la médiation des tribus pour trouver une sortie honorable de leurs forces.

    L'information est tombée au lendemain de la libération de toute la région de Chabwa , qui s'est terminée par la conquête du district d'Aïn le 10 janvier 2022. L'armée yéménite, aidée par la coalition dirigée par les Saoudiens et des groupes de résistance locaux,  remportée ainsi une victoire significative, suite à son offensive lancée le 27 décembre 2021. Des centaines de soldats des forces conjointes yéménites, dont les "Brigades des Géants", avaient été transférées des zones contrôlées par le gouvernement à Taez et Hodeidah vers la province de Chabwah, pour soutenir les troupes gouvernementales dans la lutte contre le groupe rebelle chiite.

    Après une dizaine de jours d'intenses combats, les "Brigades des Géants" ont annoncé la fin de la troisième phase de l'opération et la libération des 17 districts de Chabwa, le troisième plus grand gouvernorat yéménite, jugé stratégique en raison de sa position géographique. De plus, cette région abrite des gisements et des raffineries de pétrole et abrite deux ports utilisés pour l'exportation de gaz et de pétrole. 

    Actuellement, rapporte al-Arabiya, l'armée avance vers la localité de « Aqabat Malla'a », dans la province de Maarib. Le chef d'état-major général, le général de division Saghir bin Aziz, a souligné que les opérations sur le terrain se déroulaient selon les plans esquissés, et que, chaque jour, les troupes yéménites, grâce à leur valeur et leur efficacité, poursuivaient leur progression. 

    De leur côté, les Houthis se sont retirés dans le gouvernorat du centre-sud d'al-Bayda. Le 2 juillet 2021, l'armée yéménite avait lancé une opération pour reprendre le contrôle du gouvernorat d'al-Bayda'. Cependant, malgré les progrès réalisés dans la première phase, les forces pro-gouvernementales avaient été par la suite mises en échec.

    L'importance de la région d'al-Bayda tient avant tout à sa position stratégique, étant donné qu'elle est située au sud-est de la capitale Sanaa, toujours sous le contrôle des rebelles houthis. En outre, Al-Bayda est située au centre de huit gouvernorats, Maarib, Chabwa, Abyan, Lahj, Al-Dhale, Ibb, Dhamar et Sanaa. Cinq de ces gouvernorats ont déjà été libérés par l'armée yéménite et pour conquérir les trois autres, les forces pro-gouvernementales doivent d'abord à occuper al-Bayda, avant de poursuivre vers Sanaa et Dhamar. 

    Parallèlement,  al-Qaïda garde toujours les yeux rivés sur cette région, qui a vu les deux belligérants échanger des accusations de complicité avec l'organisation djihadiste.

    L'une des régions les plus préoccupantes au niveau international est Maarib, qui abrite plus de deux millions de personnes déplacées, soit 7,5% de la population totale du Yémen. Depuis la première semaine de février 2021, les rebelles ont lancé une violente offensive, toujours en cours, visant à conquérir cette région riche en ressources pétrolières et qui permettrait au groupe chiite d'achever ses plans d'expansion dans le nord du Yémen. Au cours des derniers mois de l'année dernière, les forces dirigées par Riyad ont affirmé avoir mis hors de combat plus de 27 000 miliciens houthis dans les bombardements et les combats dans la province de Maarib. Le groupe chiite, pour sa part, a reconnu que 14 700 de ses hommes avaient été tués dans les batailles de Maarib  de juin à novembre 2021. Au total, depuis février 2021, on estime que 30 000 combattants houthis ont perdu la vie sur les fronts de Ma'rib, al-Jawf et Chabwa, principalement au cours de raids menés par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite.

    Bataille de Harib (province de Maarib)
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    Depuis mardi matin 11 janvier 2022, de violents combats ont lieu entre les forces armées et les "Brigades des Géants" d'une part, et les milices houthies d'autre part, à la périphérie de la ville de Harib, au sud-est du gouvernorat de Maarib.

    Les forces armées gouvernementales et les Brigades des Géants nt effectué un mouvement tournant pour encercler les positions des Houthis dans la ville de Harib.

    Les forces armées et les Brigades des Géants seraient sur le point de couper les lignes de ravitaillement de la milice houthie entre les districts "Al-Jawba" et "Hrib", qui est la principale ligne de ravitaillement.

    Dans le même temps, les avions de la coalition arabe ont lancé plusieurs raids ciblant des renforts et des véhicules de la milice houthie sur les fronts au sud de Maarib et de la ville de Harib. Les avions ont réussi à détruire un certain nombre de véhicules des rebelles chiites.

     

  • Yémen : Déclaration d'urgence au sud du pays pour faire face à la progression des Houthis

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    Le Conseil de transition du Sud au Yémen, soutenu par les Émirats arabes unis, contrôle de vastes zones dans le sud et appelle à la sécession, alors que la population du sud est sortie dans la rue pour protester contre la détérioration des conditions de vie.

    Le chef du Conseil de transition, Idrous Al-Zubaidi, a déclaré, dans un discours télévisé diffusé par la chaîne du conseil "Al-Mustaqilla" : "Nous déclarons l'état d'urgence dans tous les gouvernorats du sud, à partir d'aujourd'hui, mercredi. "

    Il a appelé les forces armées du sud et toutes leurs formations à élever au maximum la préparation au combat et l'état de vigilance, et à "mobiliser les énergies pour faire face aux menaces des Houthis, pour la défense de la religion, de la patrie et de l'honneur", a-t-il déclaré.

    L'appel d'Al-Zubaidi intervient après que les forces houthies ont progressé dans certaines zones frontalières et se sont approchées des districts de Lodar à Abyane (sud) et de Bayhan à Shabwa (est), coïncidant avec des manifestations populaires en colère dans la plupart des districts du gouvernorat d'Aden (sud). En raison de la médiocrité des services et de la détérioration de l'économie.

    Al-Zubaidi a également appelé les forces de sécurité à « frapper d'une main de fer quiconque cherche à déstabiliser la sécurité et à créer de la confusion et des troubles ». Pour Zubaidi, les manifestations contre l'extrême pauvreté et le manque de service à Aden sont parasitées par des agentsdes  frères musulmans du parti ennemi Al-Islah.

    Il a poursuivi : « Au moment où les milices houthies et les forces du terrorisme et de l'extrémisme lancent leur nouvelle invasion du sud, des terres et des peuples, nous déclarons, du cœur de la capitale, Aden, l'état d'urgence et la mobilisation générale. "

    Al-Zubaidi a exhorté les pays de la coalition arabe, dirigée par l'Arabie saoudite voisine, à "sensibiliser la responsabilité qui leur incombe vis-à-vis de la sécurité nationale de la région".