LIBAN

  • Liban : Les Etats-Unis sanctionnent le ministre Gebran Bassil pour corruption et intelligence avec le Hezbollah

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    L'administration du président américain Donald Trump a sanctionné vendredi le chef du CPL et gendre du président Aoun, une mesure qui planait depuis des mois. Ces sanctions ont été imposées par le Département du Trésor américain. Elles entrent dans le cadre du Magnistky Act, qui vise tout responsable portant atteinte aux droits humains, en gelant ses actifs aux Etats-Unis et en lui interdisant l'entrée sur le territoire américain. L'administration américaine sanctionne Gebran Bassil pour corruption, notamment dans le secteur de l'énergie, et pour son alliance avec le Hezbollah.

    Ces sanctions ne seront pas réversibles en cas de victoire du candidat démocrate Joe Biden à la présidentielle américaine, a précisé le département d'Etat américain lors d'un entretien téléphonique avec la presse.

    C'est la première fois qu'un chef de parti chrétien libanais est ainsi la cible de sanctions américaines. En septembre, ce sont les anciens ministres libanais des Travaux publics Youssef Fenianos, lui aussi un allié chrétien du Hezbollah, et des Finances, le chiite Ali Hassan Khalil, pour "corruption" et soutien au Parti de Dieu, qui avaient été la cible de sanctions américaines.

    Une dizaine de pays, avec à leur tête les États-Unis, considèrent le Hezbollah comme un groupe terroriste.

  • Liban : Des manifestants islamistes ont tenté de pénétrer dans l'ambassade de France à Beyrouth

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    Des dizaines de manifestants islamistes, drapeaux islamiques à la main et criant des slogans en faveur du Prophète, se sont rassemblés vendredi en début d'après-midi à Corniche Mazraa à Beyrouth, près de la Résidence des Pins, la résidence officielle de l'ambassadrice de France, afin de protester contre les caricatures de Mahomet et les propos du président Emmanuel Macron qui les défendait.

    Selon les images de la chaîne LBCI, une foule de manifestants s'est élancée de la mosquée Abdel Nasser en direction de la Résidence des Pins, mais l'armée et la police sont déployées en masse sur les lieux, et on dressé des barbelés et des barrages métalliques afin d'empêcher les protestataires de s'approcher. Aucun incident n'a été signalé jusque-là. 

    Un peu plus tôt, un convoi de bus transportant des manifestants brandissant des drapeaux islamiques s'était dirigé de Tripoli, dans le Nord, vers la capitale. Ces protestataires semblent répondre à un appel lancé par le groupe pan-islamiste nommé Hezb al-Tahrir.

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  • Liban : Le mufti Kabalan condamne la position "provocatrice" de la France

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    Le président du Conseil supérieur islamique chiite, le mufti Abdel Amir Kabalan, a condamné dimanche "l'obstination officielle française" concernant la publication de caricatures "offensantes" pour le Prophète Mahomet, mettant Paris en garde contre les "répercussions" de cette politique "provocatrice".

    Dans un communiqué, le cheikh Kabalan a réagi aux propos d'Emmanuel Macron, qui a promis de ne pas "renoncer aux caricatures" du Prophète, interdites comme toute représentation de Mahomet dans la religion musulmane. Le chef de l'État français s'était exprimé jeudi lors d'un hommage rendu à l'enseignant Samuel Paty, décapité par un assaillant islamiste après avoir montré à ses élèves des dessins du Prophète à l'occasion d'un cours sur la liberté d'expression.

    "Nous condamnons l'obstination officielle française à publier des dessins portant atteinte au Prophète Mahomet", a écrit le dignitaire chiite, qui a dénoncé une "prise de position irresponsable et manquant de sagesse, qui alimente le racisme et se place en contradiction des enseignements religieux". Il a estimé que la prise de position française équivaut à "la pensée sioniste qui attaque toutes les religions et leurs symboles". "Toute atteinte au Prophète constitue une agression flagrante", a ajouté le cheikh Kabalan, soulignant que "la liberté d'expression s'arrête là où il faut respecter la liberté de croyance des autres et la sacralité de leurs symboles".

    Il a encore appelé les autorités françaises à "assumer les responsabilités des répercussions de cette position provocatrice" et à la reconsidérer. Le dignitaire chiite a enfin appelé les autorités religieuses musulmanes et chrétiennes à faire face aux actions "portant atteinte aux figures prophétiques et sacrées". Et d'inviter les responsables à "condamner largement, au niveau officiel et populaire" la position française.

    Samedi, des mouvements de protestation avaient eu lieu à Tripoli et Saïda, respectivement au nord et au sud du Liban, pour dénoncer les "atteintes au Prophète", après les déclarations du président français. Un nouveau sit-in est prévu dans l'après-midi de dimanche devant l'ambassade de France, à Beyrouth.

  • Liban: Hariri à nouveau convié à former un gouvernement

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    La tâche de former un nouveau gouvernement pour le Liban a été confiée à Saad Hariri, l'ancien Premier ministre qui a démissionné à la suite de la vague de manifestations qui a débuté le 17 octobre 2019. Pour Hariri, ce sera son quatrième mandat.

    Les consultations entre le chef de l'Etat libanais, Michel Aoun, et les blocs parlementaires avaient débuté dans la matinée du jeudi 22 octobre, au palais présidentiel de Baabda. Bien que ce soit une hypothèse envisagée pendant des semaines, il y a eu plusieurs voix hostiles à la nomination de Hariri, principalement de la part des partis chrétiens maronites, tels que le Mouvement patriotique libre et les Forces libanaises. Malgré cela, Hariri a réussi à obtenir 65 voix, sur un total de 120, et à être nommé Premier ministre pour la quatrième fois depuis le 14 février 2005, jour de l'assassinat de son père, Rafiq Hariri. Une fois le nouvel exécutif formé, le président Aoun fera usage de son droit constitutionnel et ce sera lui qui acceptera ou refusera la formation ministérielle proposée ou demandera la modification de certaines personnalités désignées.

    Poussé par la forte mobilisation populaire d'octobre 2019, Saad Hariri avait été contraint de démissionner le 19 décembre de la même année, laissant le Liban dans une impasse politique croissante et persistante, qui a ajouté à une grave crise économique et financière, la pire depuis la guerre civile de 1975-1990. La situation a été encore exacerbée par l'explosion du port de Beyrouth le 4 août, considérée comme «l'étincelle qui a brisé le dos du chameau». La mission de Hariri sera de regagner la confiance non seulement de la population libanaise, qui n'a jamais cessé de se plaindre de conditions de vie et sociales de plus en plus précaires et de la corruption endémique parmi les classes politiques au pouvoir, mais aussi des donateurs internationaux, y compris la France et le Fonds monétaire international (FMI),

    Ces dernières semaines, Hariri s'est montré en faveur de la « feuille de route» française , présentée par le président Emmanuel Macron au lendemain de l'explosion de Beyrouth. Comme l'a également rappelé son discours à l'issue de la nomination, le 22 octobre, la tâche du Premier ministre sera de mettre en œuvre les réformes économiques, financières et administratives contenues dans le document esquissé par Paris. Pour le Premier ministre réélu, «l'initiative française» est le seul moyen viable de reconstruire Beyrouth de la manière la plus rapide et la plus sûre, ainsi que la «seule et dernière» carte qui puisse être jouée pour éviter l'effondrement. "Je vais me concentrer sur la formation rapide d'un gouvernement", a déclaré Hariri.

    Cela signifie former une équipe indépendante et non partisane composée de spécialistes. Selon certains, l'hypothèse d'un compromis avec certaines forces politiques, dont le duo chiite Amal-Hezbollah, soupçonné d'être responsable de l'échec de l'ancien Premier ministre, Mustapha Adib, démissionnaire le 26 septembre, ne peut être exclue. Lors des consultations du 22 octobre, les parties susmentionnées n’ont pas voté en faveur de Hariri. Pour cette raison, certains soutiennent qu'Hariri ne pourra obtenir le plein soutien du Hezbollah que s'il répond aux demandes déjà formulées précédemment auprès de Mustapha Adib, à savoir l'attribution de portefeuilles ministériels à des personnalités chiites, dont le ministère des Finances.

    Même après les manifestations de 2019 et sa démission, Hariri, selon certains, a continué à représenter le candidat le plus fort, qui, plus que d'autres, était destiné à occuper un poste qui, selon le système sectaire libanais, doit être pourvu par un représentant sunnite. Cependant, le retour de Hariri sur la scène libanaise représente également un défi pour les groupes militants toujours engagés dans la révolte nationale contre la classe politique du pays. "Le retour de Hariri est le point culminant de la contre-révolution", a déclaré Nizar Hasan, militant politique du groupe indépendant Li Haqqi. "Un pilier de l'establishment politique, un multimillionnaire représentant les banques et les intérêts étrangers, et un symbole de gouvernance inefficace et corrompue", a poursuivi l'activiste.

    Le Hezbollah opposé à la formation d'un gouvernement "restreint"
    Le groupe parlementaire du Hezbollah s'est dit vendredi opposé à la formation d'un gouvernement "restreint", estimant que chaque ministre ne devrait être en charge que d'un seul portefeuille, appelant le Premier ministre désigné Saad Hariri à "s'entendre avec tous les groupes" pour la mise sur pied de son cabinet.

    "Nous avons conseillé que chaque ministre ne soit chargé que d'un seul portefeuille, afin qu'il puisse être plus productif et qu'il puisse résoudre efficacement les différentes crises" qui le concernent, a souligné le député Mohammad Raad à l'issue d'une réunion avec Saad Hariri, lors des concertations non-contraignantes sur la formation du futur cabinet, au Parlement. Selon le Hezbollah, le cabinet ne devrait donc pas être "réduit" et devrait être composé de 22 à 24 ministres. M. Raad a encore indiqué avoir "recommandé" au leader sunnite de "s'entendre avec tous les blocs et toutes les forces politiques" lors des tractations gouvernementales, afin "de renforcer" sa future équipe et de garantir la mise en œuvre des différentes décisions qu'elle prendra. 

    Interrogé par une journaliste sur les appels à des ministres "experts" ou "technocrates", M. Raad s'est contenté de lancer : "Cette question est désormais derrière nous".

  • Liban : Date anniversaire - 23 octobre 1983 - Attentats contre les troupes américaines et françaises à Beyrouth

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    (Extrait de "Beyrouth, l'enfer des espions")

    Le quartier général du contingent américain, situé près de l’aéroport international, est attaqué par un camion suicide le 23 octobre 1983, peu après le lever du jour, à 6 heures 10. Une sentinelle, le Lance corporal Eddie DiFranco, voit un camion Mercedes jaune passer devant lui à grande vitesse et se précipiter vers l’immeuble de quatre étages abritant le quartier général du Beirut Battalion Landing Team (B.B.L.T.). Ce que le caporal ne sait pas c’est que le camion transporte six tonnes d’explosifs. DiFranco dira plus tard que le Kamikaze l’a regardé avec un sourire. L’explosion est gigantesque. Elle fera 241 morts et 60 blessés parmi les Marines. Le colonel Geraghty qui était dans son bureau en sort indemne mais ne peut que constater la disparition de son Quartier Général. Les secours s’organisent aussitôt, mais le travail doit être interrompu plusieurs fois car des francs-tireurs ouvrent le feu à partir du quartier chiite de Hay es-Salaam.
    Le Mossad avait eu vent qu’un attentat était en préparation contre les troupes américaines à Beyrouth. Il aurait normalement dû transmettre l’information à la CIA. Gordon Thomas révèlera qu’une réunion avait bien eu lieu au QG du boulevard du Roi-Saül, mais l’Etat-major du Mossad reçut l’ordre suivant : « Faisons le nécessaire pour que nos hommes surveillent le camion. Quant aux Yankees, on n’est pas là-bas pour les protéger. Ils peuvent bien s’en charger eux-mêmes. »
    Viktor Ostrovski, un ancien agent israélien rapportera la réaction laconique des dirigeants du Mossad après l’attentat : « Ils ont voulu fourrer leur nez dans le merdier libanais. Ils en paient le prix. »

    Les parachutistes français ont entendu le bruit de l’explosion qui a détruit le QG américain. Ils occupent un immeuble de 8 étages près de Jnah qu’ils ont baptisé « le Drakkar ». Le bâtiment avait hébergé auparavant les hommes de Rifaat el-Assad, le frère du président syrien. L’immeuble est protégé de sacs de sable. Des barrages ont été dressés pour en protéger les accès et renforcés par des armes antichars et des mitrailleuses. Le détachement français ne comprend plus, ce jour-là, que 70 hommes. Deux sections ont été détachées à la Résidence des Pins, l’ambassade de France, deux jours plus tôt, soit le 21 octobre. Les soldats appartiennent principalement au premier RCP (régiment de chasseurs parachutistes). Quelques éléments font partie d’un autre régiment, le neuvième RCP. Ils ont pour mission de patrouiller dans les quartiers situés sur l’axe Beyrouth-Damas et de protéger la population civile. Les parachutistes se sont levés à 5 heures 30. La section s’apprête à prendre le petit déjeuner. Les patrouilles se préparent. L’adjudant-chef Omer Marie Magdeleine (36 ans)  passe à 6 heures l’inspection des patrouilles et des sentinelles. Il donne, à 6 heures 05, l’ordre de départ à des soldats pour aller chercher des croissants. Les dimanches, les soldats ont droit à un petit déjeuner amélioré. A 6 heures 10, une forte explosion retentit du côté de l’aéroport international. La compagnie possède un télescope placé sur le toit de l’immeuble. L’adjudant-chef Omer s’est aussitôt engagé dans les escaliers pour voir ce qui se passait.  Omer avait atteint le troisième étage lorsqu’une terrible explosion pulvérise le bâtiment. Le poste Drakkar pourrait avoir été frappé par un camion Kamikaze. On n’en est pas sûr. Aucun témoin n’a vu de camion se précipiter vers l’immeuble Drakkar. L’autre hypothèse serait que les explosifs aient été placés dans l’immeuble avant que les parachutistes français s’y soient installés. L’immeuble n’est plus qu’un tas de gravats de cinq mètres de haut, sous lequel gisent 58 parachutistes. 15 autres sont blessés, l’adjudant-chef Omer étant le plus gravement atteint.

    Les deux attentats contre les contingents américains et français sont revendiqués, tout comme l’attaque terroriste contre l’ambassade U.S., par une organisation qui se fait appeler « Jihad islamique ». Personne ne sait encore qui est derrière cette organisation. Il s"agissait en fait du hezbollah.

    Les soupçons se portent dès le début sur les Pasdarans installés à proximité de Baalbek. Gilles Ménage, le responsable de la sécurité à l’Elysée confirme les soupçons de la France sur la responsabilité des Iraniens, avec le concours syrien : « A la fin d’octobre, on a acquis des « certitudes » sur l’implication de l’organisation chiite libanaise Amal Islamique dans la réalisation des attentats. Elle a fourni la logistique et les exécutants, aidée par des éléments pro-syriens appartenant à la dissidence du Fatah dirigée par Abou-Moussa, ainsi que par des membres de la Saïka, autre organisation palestinienne pro-syrienne opposée à Yasser Arafat. Un officier d’un service de renseignement syrien – un lieutenant-colonel dont le nom de code est Abou Nidal apparaît dans la préparation de l’attentat. Pour la préparation et l’organisation des attentats, les contacts établis entre les trois parties prenantes déjà citées ont été complétés par une étroite concertation avec les responsables de la sécurité des quartiers de Beyrouth-Ouest et Sud, là où sont installés les contingents américains et français de la force multinationale ; or ces forces de « sécurité » dont le concours a été indispensable pour laisser transiter librement les explosifs et les camionnettes sont constituées de chiites appartenant à Amal islamique, ainsi que des membres de factions palestiniennes pro-syriennes. L’explosif proviendrait de l’organisation d’Abou Moussa, laquelle l’aurait prélevé sur les dépôts secrets dont elle disposait à Beyrouth-Ouest et Sud. » Et Gilles Ménage explique qu’une réunion a eu lieu à Chyah, dans un local appartenant au clan Musawi, à laquelle assistait un membre de l’ambassade d’Iran à Beyrouth. Il citera le numéro d’immatriculation de la voiture de ce fonctionnaire iranien. Il dénonce également la participation à la réunion préparatoire aux attentats de Mohammad Hussein Fadlallah, le chef spirituel de la communauté chiite libanaise. Il cite enfin les noms des chauffeurs des deux camionnettes, ainsi que le nom du chauffeur d’un véhicule de réserve. Un autre nom circulera à cette occasion : celui de Hassan Nasrallah. On sait encore peu de choses sur cet homme. On sait seulement qu’il a été nommé « représentant de l’Iran » au sein de ce que certains appellent encore « Amal islamique ».
    Mais les services secrets occidentaux n’ont pas encore identifié les responsables de l’organisation « Jihad islamique ». Pourtant, les nouveaux « barbouzes » de François Mitterrand vont recevoir l’ordre de venger la France et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils vont manquer de professionnalisme. Une jeep bourrée de cent kilos d’explosifs est amenée devant l’ambassade d’Iran à Beyrouth dans la nuit du 6 au 7 novembre 1983. La suite est racontée par Gilles Ménage : « Le dispositif de mise à feu ne fonctionne pas. Les spécialistes essaient ensuite de faire sauter le véhicule par des tirs de bazooka. Nouvel échec. Mais là n’est pas encore le pire : rien n’a été fait pour masquer l’origine française du véhicule que les responsables de l’ambassade iranienne n’ont naturellement aucun mal à établir. »
    Le 17 novembre 1983, le gouvernement français qui est toujours persuadé de la responsabilité des Iraniens dans l’attentat contre ses paras, ordonne à l’aviation française de bombarder la caserne « Cheikh Abdallah », à Baalbek. Le bombardement fera 14 tués parmi les Pasdarans. L’opération a été planifiée avec une rigueur toute militaire : elle a eu lieu au beau milieu d’une intervention télévisée du président Mitterrand.
    Un nouvel attentat contre le contingent français a lieu le 21 décembre 1983. Un camion piégé explose à Berjaoui contre le poste « La Frégate » du contingent français, faisant 1 mort et 16 blessés parmi les parachutistes et 16 morts et 84 blessés parmi les civils libanais. Le 31 décembre, une explosion a lieu dans le TGV Paris-Marseille, faisant deux morts et des dizaines de blessés. Le même jour, un attentat est perpétré contre le centre culturel français de Tripoli. L’attentat est signé Organisation de la Lutte Armée Arabe (OLAA), une appellation qui désignait le groupe terroriste de Carlos. Un autre attentat est perpétré, le 9 janvier 1984, contre la Résidence des Pins de l’ambassade de France, tuant un légionnaire français du 2ème REI (Régiment étranger d’Infanterie).

  • Liban en crise

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    Les installations pétrolières de Tripoli et de Zahrani cessent la livraison de "diesel oil"
    La direction générale du Pétrole, affiliée au ministère libanais de l'Énergie, a annoncé vendredi que les installations pétrolières de Tripoli (Liban-Nord) et de Zahrani (Liban-Sud) cessaient la livraison de "diesel oil" pour le marché local, notamment "en raison de l'absence d'un mécanisme clair d'achat et de vente".

    Les Libanais vivent depuis plusieurs semaines dans la crainte d'une pénurie et d'une envolée des prix de l'essence, l'un des produits de première nécessité importés et subventionnés par les autorités depuis plusieurs mois.

    L'armée rouvre la route principale de Halba, coupée depuis la nuit dernière par des manifestants
    L'armée libanaise a rouvert vendredi matin la route principale de Halba dans le Akkar (Liban-Nord), coupée mercredi soir par des contestataires protestant contre l'arrestation de deux activistes de leur mouvement contre la classe dirigeante, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

    La révolte prévoit d'organiser prochainement des rassemblements à Beyrouth et sur l'ensemble du territoire pour célébrer le premier anniversaire de son déclenchement, le 17 octobre 2019.

    Des banques taguées à Saïda
    Plusieurs banques ont été tagués par des protestataires à Saïda, au Liban-Sud, alors que les restrictions d'accès aux dépôts en dollars, mais aussi en livres libanaises, se sont renforcées au cours des derniers jours, rapporte l'Agence nationale d'information (Ani, officielle). "Rendez-nous notre argent", "Où est l'argent des déposants?", "Mafia des banques" et "Vous êtes en danger", pouvait-on lire sur les devantures de certains établissements bancaires de la ville.

    Dans un contexte de crise économique, de restrictions bancaires affectant déjà les opérations en devises depuis plus d’un an et d'une forte dépréciation de la monnaie nationale, les banques ont pris la décision "temporaire" de limiter les plafonds de retraits en livres libanaises.

    Le mouvement de contestation contre la classe dirigeante, accusée d’incompétence et de corruption, fête sa première année, la révolte s'était déclenchée le 17 octobre 2019.

    Des bureaux incendiés dans la zone franche de Tripoli
    Des bureaux de la zone franche de Tripoli (Liban-Nord) ont été incendiés par des individus qui ont également posé deux balles sur le bureau du président par intérim, Hassane Dennaoui.

    Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), ces individus ont réussi à entrer en cassant une porte annexe avant d'allumer un incendie. Les dégâts sont relativement limités. La police s'est rendue sur les lieux et une enquête a été ouverte.

     

  • Liban : Consultations reportées sur la nomination du Premier Ministre

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    Le président libanais Michel Aoun a reporté d'une semaine les consultations parlementaires sur la nomination d'un nouveau Premier ministre, qui devaient débuter le 15 octobre. Selon son service de presse, cela a été fait à la demande de certains partis politiques.

    Le principal candidat au poste de Premier ministre est à nouveau Saad al-Hariri qui a dirigé le gouvernement à plusieurs reprises dans le passé. Au cours des consultations, Aoun était censé s’assurer qu’il avait le soutien politique nécessaire.

    Cependant, au cours des dernières 24 heures, deux grands partis chrétiens ont refusé de soutenir sa candidature. Le chef du Courant Patriotique Libre (CPL), Gibran Bassil, a déclaré qu'il s'opposerait à al-Hariri. Le chef des forces libanaises, Samir Geagea, a déclaré qu'il ne soutiendrait personne. Le chef de la communauté druze Walid Joumblatt a également refusé son soutien à al-Hariri.

    Rappelons que le 10 août, après l'explosion dans le port de Beyrouth, le cabinet du Premier ministre Hassan Diyab avait démissionné. Son successeur désigné, Mustafa Adib, a été contraint de démissionner après avoir été incapable de former un gouvernement.