Pourparlers taliban-USA à Doha

  • Afghanistan : Le gouvernement afghan et les talibans à Moscou pour parler de paix

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    Le gouvernement afghan et une délégation des talibans se sont retrouvés à Moscou jeudi 18 mas, en présence d'émissaires étrangers, pour des négociations devant notamment porter sur la formation d'une "administration" de transition avant un éventuel retrait américain.

    Cette rencontre intervient à l'heure où les efforts se multiplient pour aboutir à un accord de paix avant le 1er mai lorsque les Etats-Unis doivent théoriquement retirer tous leurs militaires d'Afghanistan. Mais cette date a été remise en cause mercredi par le président Joe Biden.

    Washington a proposé aux belligérants afghans la formation d'un gouvernement de transition incluant les talibans. Cette idée, soutenue par Moscou, a pour l'instant reçu un accueil peu enthousiaste de la part du pouvoir en place à Kaboul.

    Après avoir reçu les différentes délégations, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a appelé Washington et les talibans à "rester attachés aux dispositions de l'accord" conclu par l'administration de l'ex-président Donald Trump en février 2020 au Qatar. Cet accord prévoit le retrait des soldats américains d'ici au 1er mai 2021 en échange de garanties sécuritaires et d'un engagement des talibans à discuter avec Kaboul. Mais le président des Etats-Unis Joe Biden a estimé qu'il serait "difficile" de tenir ce délai, et les talibans l'ont aussitôt mis en garde contre tout retard.

    Les discussions à Moscou, qui se tiennent en présence d'émissaires pakistanais, chinois et américains, sont organisées parallèlement à celles qui ont commencé en septembre à Doha, au Qatar, et à celles que la Turquie veut accueillir en avril à Istanbul.

    M. Lavrov a dit "regretter que les efforts déployés pour lancer le processus politique à Doha n'aient pas encore donné de résultats" et espérer que les discussions à Moscou "contribueront à créer les conditions nécessaires" à des progrès. Il a souligné que "dans les conditions d'une situation militaro-politique qui se dégrade, de nouveaux retards sont inacceptables" pour les négociations à Doha. Les violences se sont intensifiées ces derniers mois dans tout l'Afghanistan, malgré les pourparlers. Dans ce contexte, le départ des Etats-Unis inquiète le gouvernement en place à Kaboul, dont l'autorité est contestée ou mise à mal sur plus de la moitié du territoire. L'armée américaine ne compte plus, depuis le début de l'année, que 2.500 hommes sur le territoire afghan, son plus bas niveau depuis 2001 et son intervention après les attentats du 11 septembre.

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    Le général ouzbek Abdurrashid Dostum (photo), chef du « Mouvement Islamique National d'Afghanistan » ne s'est pas présenté dans son uniforme de maréchal à la conférence, les talibans ayant refusé qu'il apparaisse en uniforme. Ls talibans ont également refusé que le général Dostum prononce un discours lors de la conférence. Cela a eu le don de mettre le général Dostum en colère et il a quitté la conférence après la première session.

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires : 

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    Province de Balkh
    Le ministère de la Défense a déclaré dans un communiqué qu'au moins huit talibans avaient été tués et neuf autres blessés au cours d'une opération conjointe de l'infanterie et des forces aériennes afghanes dans la région de Chak-e-Shir Ahmad, dans le district de Chahar Bolak au nord de la province de Balkh.

    L'armée de l'air a frappé un dépôt d'armes des talibans et le centre d'opérations tactiques (TOC) du groupe dans la région.

    Province de Helmand
    La Direction nationale de la sécurité (NDS) de la province de Helmand a déclaré que le département de la sécurité avait arrêté 12 personnes pour diverses accusations de terrorisme dans la province.

    9 personnes des personnes arrêtées sont accusées de meurtre  d'employés du gouvernement et de chefs tribaux. Un infiltré des talibans et deux planteurs de mines ont également  été arrêtés.

    Selon le vice-gouverneur de la province de Helmand, Baryalai Nazari, les talibans arrêtés ont  avoué leurs crimes et seront bientôt envoyés devant les tribunaux après la finalisation des enquêtes.

    Province de Kandahar : Raids aériens américains contre des positions des talibans
    Les États-Unis ont mené des frappes aériennes contre des talibans dans le sud de l'Afghanistan au cours des 48 dernières heures, après que les insurgés aient lancé de multiples attaques contre les forces gouvernementales afghanes, a déclaré un porte-parole de l'armée américaine le 17 mars 2021. 

    Selon les forces américaines basées en Afghanistan, l'armée de l'air américaine a ciblé les positions des talibans dans les districts de Zherai et Spin Boldak dans la province d Kandahar.

    Le porte-parole des forces américaines en Afghanistan, le colonel Sonny Leggett, a tweeté mercredi que les raids ont été ordonnés alors que les talibans tentaient d'attaquer les forces de défense et de sécurité nationales afghanes.

    Il a ajouté que l'accord américano-taliban donnait le droit à l'armée américaine de défendre l'armé afghane en cas d'attaque.

    En réponse aux attaques, les talibans ont déclaré que les États-Unis avaient agi en violation de l'accord de Doha.

    Zabihullah Mujahid, porte-parole des talibans, a déclaré dans un communiqué qu'au cours des dernières 24 heures, les forces américaines avaient bombardé des positions des talibans dans les districts de Panjwai, Zherai et Khakriz de la province de Kandahar.

    Les raids aériens auraient causé de lourdes pertes aux talibans.

    Incroyable : Une combattante taliban tuée au combat
    Incroyable et sans doute la première fois qu'on apprend une telle nouvelle : une femme qui combattait dans les rangs des talibans a été tuée lors d'un affrontement avec les forces de sécurité dans le district d'Arghandab, dans le sud de la province de Kandahar. Il s'agit sans doute de la veuve d'un combattant mort au combat.

    Province de Nangarhar : Deux attentats contre la police à Jalalabad
    L'État islamique-Khorasan (ISKP) a revendiqué deux attentats visant la police à l'explosif à Jalalabad. Les autorités locales n'ont signalé aucune victime, mais l'ISKP en a revendiqué plusieurs.

    Toujours à Jalalabad, les autorités provinciales affirment que l'Armée afghane a tué mardi soir un responsable de l'Etat islamique (ISKP), directement subordonné au chef des médias de l'Etat islamique, le sultan Aziz Azzam.

     

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Province de Herat
    Plusieurs talibans ont été tués lors d'opérations de l'armée afghane à Parsi, selon la police locale.
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    Province de Kapisa : 5 talibans mis hors de combat
    Le ministère afghan de la Défense affirme que 13 talibans, dont quatre membres du réseau al-Qaïda, ont été tués dans la province de Kapisa.

    Selon le communiqué du ministère, une opération conjointe a été menée aujourd'hui (2 mars) avec le soutien des commandos et des forces aériennes dans la «vallée afghane» à proximité du district de Nejrab dans la province de Kapisa.

    Selon le ministère afghan de la Défense, à la suite de l'opération, "13 combattants talibans, dont trois Pakistanais, ont été tués, et un autre blessé".

    Province de Nangarhar : Trois employées d'une chaîne de télévision tuées par balles
    Trois employées de la chaîne de télévision afghane "Enekaas TV" ont été abattues mardi à Jalalabad (est), moins de trois mois après le meurtre similaire d'une de ses présentatrices, les médias continuant à payer un lourd prix aux assassinats ciblés.
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    "Cet après-midi, trois de nos collègues, des jeunes femmes âgées de 17 à 20 ans, ont été tuées par balles par des hommes armés dans la ville de Jalalabad", a déclaré à l'AFP Zalmai Latifi, le directeur de la chaîne Enekaas TV. Selon la police, un assaillant, appartenant aux talibans, a été arrêté.

    Kayhan Safi, chef du département de doublage à Enekaas TV, au sein duquel les trois victimes travaillaient, a confirmé l'attaque. Il a précisé que les trois jeunes femmes, prénommées Shahnaz, Sadia et Mursal, ont été tuées alors qu'elles quittaient leur bureau pour rentrer chez elles à pied. "Elles travaillaient avec nous depuis plus de deux ans (...) Nous sommes tous sous le choc ici", a-t-il réagi.

    Début décembre, une présentatrice de télévision et activiste travaillant pour Enekaas TV, Malalai Maiwand, avait été tuée par balles avec son chauffeur à Jalalabad en se rendant à son bureau. "Nous avons arrêté (un assaillant) alors qu'il tentait de s'échapper au volant d'un rickshaw. Son nom est Qari Basir et il a avoué avoir mené l'attaque. Il est membre des talibans", a indiqué Juma Gul Hemat, le chef de la police du Nangarhar, province où l'incident a eu lieu.

    L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique.
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    Zahir Adel, le porte-parole de l'hôpital du Nangarhar, a confirmé que les corps des trois employées avaient été amenés dans son établissement, ainsi que deux autres femmes qui ont été blessées. "Avec ces lâches attaques et en causant la terreur, les talibans ne peuvent pas faire taire les voix qui s'expriment avec force pour défendre la République et les réussites de ces deux dernières décennies", a réagi le président afghan, Ashraf Ghani.

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    Sept membres des médias ont été tués en 2020, selon le Comité pour la protection des journalistes afghans (AJSC). Un autre a également été assassiné au début 2021.

    Des attaques de plus en plus fréquentes
    "Ces assassinats ciblés doivent s'arrêter. Le gouvernement doit mener des enquêtes approfondies sur ces attaques contre des journalistes et membres des médias, et prendre toutes les mesures pour assurer (leur) sécurité", a estimé mardi l'AJSC.

    Les assassinats ciblés de journalistes, juges, médecins, personnalités politiques ou religieuses et défenseurs des droits humains sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan. Les victimes sont souvent tuées par balles ou dans l'explosion de bombes fixées sur leurs véhicules, aux heures de grande affluence sur les routes des grandes villes. Les talibans nient toute responsabilité dans les attentats ciblés et l'organisation jihadiste État islamique en a revendiqué certains.

    Etat islamique
    L'Etat islamique a notamment revendiqué celui de Mme Maiwand. Le groupe jihadiste, bien qu'affaibli ces dernières années, maintient une présence dans l'est du pays. Le gouvernement afghan et les États-Unis continuent cependant à en imputer la responsabilité aux insurgés talibans.

    Des négociations de paix dans l'impasse
    Les violences n'ont fait qu'augmenter à travers le pays depuis quelques mois, malgré les pourparlers de paix en cours entre Kaboul et les talibans. Débutées en septembre à Doha, ces négociations sont pour l'instant au point mort. Pas une journée en Afghanistan ne se passe sans l'explosion d'une bombe, des attaques contre les forces gouvernementales ou une tentative d'assassinat ciblé contre une personnalité de la société civile.

    L'administration Biden veut réexaminer l'accord de paix avec les Talibans
    De son côté, l'administration du président américain Joe Biden a ordonné un réexamen de l'accord signé en février 2020 à Doha avec les talibans, qui conditionnait le retrait des forces étrangères d'Afghanistan d'ici mai 2021 à des garanties sécuritaires de la part des insurgés et à leur engagement à couper tout lien avec les organisations jihadistes comme el-Qaëda. Mais les talibans ont prévenu que si Washington devait revenir sur l'accord, ils reprendraient leurs attaques contre les forces américaines, suspendues depuis lors.



  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Suspension des pourparlers inter-afghans en attendant des éclaircissements sur la politique que mènera Joe Biden
    Le Conseil suprême de réconciliation nationale a déclaré que les talibans avaient suspendu les pourparlers de paix en attendant le résultat d'un examen de l'accord de paix par la nouvelle administration américaine.

    Azizullah Din Mohammad, le chef adjoint du conseil, a déclaré que les talibans ne voulaient pas que le gouvernement américain révise l'accord exécutif avec eux, que le gouvernement américain ait changé ou non. "Les talibans attendent les résultats", a-t-il dit. . C’est pourquoi les pourparlers ont été interrompus par les talibans. "

    D'un autre côté, un membre de l'équipe de négociation du gouvernement afghan a déclaré que la délégation des talibans ne s'était pas présentée à la table des négociations depuis un mois.

    Un autre membre de la délégation gouvernementale afghane a  accusé les talibans de ne pas avoir mené de véritables pourparlers de paix.hD0qw7Si.jpegKaboul 
    Le ministère de la Défense revendique l'élimination de 18 talibans avaient dans le district de Surobi
    Le ministère de la Défense (MoD) a annoncé que 18 Taliban avaient été tués et six autres blessés lors d'une opération menée par l'armée dans le district de Surobi, dans la province de Kaboul.

    Fawad Aman, porte-parole adjoint du ministère de la Défense, a déclaré dimanche 14 février que l'opération avait été menée par les forces de sécurité dans le quartier "Dagri Jagoldak" du district de Surobi. Il a ajouté que de vastes zones du district de Surobi étaient désormais débarrassées des talibans.

    L'armée de l'air a également participé à l'opération.

    Surobi
    Surobi est l'un des districts les plus importants de l'est de Kaboul. Il y a trois centrales électriques dans le quartier.

    Jeudi, cinq agents de sécurité publique chargés de sécuriser le personnel de la Mission d’assistance des Nations Unies à Kaboul avaient été tués au cours d'une embuscade dans le même  district.

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    Province de Badghis : Le ministère de la Défense revendique avoir tué avoir 30 insurgé dans le district abkamari
    Le ministère afghan de la Défense a revendiqué avoir mis hors de combat  deux groupes armés. 30 Talibans, dont deux chefs, ont été tués et 11 autres blessés, selon le MoD.

    Le ministère de l'Intérieur (MoI) a déclaré dans un communiqué la semaine dernière que l'opération était menée par les forces terrestres et aériennes afghanes dans quatre villages du district d'Abkamari dans la province de Badghis.

    Najibullah et Gul Ahmad, deux dirigeants talibans, font partie des combattants abattus lors de l'opération, selon le communiqué.

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    Province de Farah : Les responsables de la sécurité de Farah affirment que cinq talibans ont été tués et trois autres blessés.
    Mohibullah Mohib, porte-parole de la police de Farah, a déclaré :  "Les forces de sécurité ont tué le groupe terroriste alors qu'il avait l'intention de mener une offensive contre l'un des postes de contrôle de sécurité du village de Barang Tut, la capitale de la province de Farah. Heureusement, les forces de sécurité et les forces de défense afghanes sont entrées en action et ont éliminé le groupe terroriste."
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    Province de Helmand
    Les talibans ont revendiqué l'assassinat d'un officier supérieur de l'armée afghane, lHekmatullah, la saisie de ses documents, de son arme et de son véhicule à Gereshk, dans le Helmand. 

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    Province de Laghman
    Les services de renseignement afghans (NDS) affirment que leurs forces spéciales ont arrêté 7 talibans à Laghman. Ils sont soupçonnés d'avoir cherché à perpétrer des assassinats ciblés en utilisant des MIED.
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  • Afghanistan : Joe Biden face à de "sérieux dilemmes", selon un responsable américain

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    Le président américain Joe Biden est confronté à de "sérieux dilemmes" en Afghanistan, où la date prévue du retrait complet des troupes américaines approche alors que les talibans ne semblent nullement prêts à renoncer à la violence, a estimé un haut responsable américain.

    L'administration US a ordonné un réexamen de l'accord signé avec les talibans en février 2020 à Doha, qui prévoit le retrait total des forces américaines d'ici le 1er mai, en échange notamment de garanties sécuritaires de la part des insurgés et de leur engagement à négocier un accord de paix avec le gouvernement afghan. Ces pourparlers de paix, ouverts en septembre à Doha, avancent au ralenti et en Afghanistan pas une journée ne se passe sans l'explosion d'une bombe, des attaques contre les forces gouvernementale ou une tentative d'assassinat ciblé contre une personnalité de la société civile.

    "Le niveau de violence reste très, très élevé (...), ce qui est choquant et profondément décevant", a déclaré un haut responsable du département d'État américain à l'AFP cette semaine à Kaboul, sous couvert d'anonymat. "Cela nuit indéniablement à l'ambiance pour tout accord de règlement du conflit afghan", a-t-il ajouté.

    Les talibans nient toute responsabilité dans les attentats ciblés et dénoncent l'État islamique. Washington n'a cependant aucun doute sur qui en assume réellement la responsabilité.

    "De notre point de vue, les talibans sont responsables de la grande majorité des assassinats ciblés", a repris ce responsable, qui estime qu'ils ont créé un "écosystème de violence". "Cela a clairement pour objet de démoraliser les citoyens (...) d'ajouter aux doutes des gens sur leur gouvernement et à l'idée qu'une victoire (des talibans) est inéluctable", a-t-il jugé.

    A ses yeux, l'administration Biden, qui reste déterminée à appliquer l'accord de Doha, est maintenant confrontée à de "sérieux dilemmes". Après la signature de cet accord, les insurgés ont cessé d'attaquer les forces américaines, qui n'ont perdu aucun soldat au combat depuis un an.Mais si Washington décide de maintenir des troupes sur le terrain après l'échéance de mai, elles seront assurément à nouveau ciblées. Et si les États-Unis se retirent entièrement, ils laisseront le fragile gouvernement afghan à la merci d'un adversaire prêt à tout pour arriver au pouvoir, ce qui pourrait déboucher sur de nouveaux massacres qu'il sera difficile à la communauté internationale d'ignorer.

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Kaboul
    Quatre employés du ministère du développement rural tués à Kaboul
    Quatre employés d'un ministère afghan ont été tués par des hommes armés mardi à Kaboul et une personne a été blessée dans une attaque séparée à la bombe contre un véhicule ministériel, a-t-on appris de source policière.

    Des individus armés ont ouvert le feu sur un véhicule transportant des employés du ministère de la Réhabilitation et du Développement rural qui allaient travailler dans une province voisine, a indiqué à la presse Ferdaws Faramarz, le porte-parole de la police de Kaboul. "Vers 7h30 ce matin, quatre employés du ministère du Développement rural, Mohammad Habib, Faridullah, Riyad Ahmad et Baryali, ont été tués par des inconnus dans le quartier de Bagh-e-Dawood Road", a indiqué la police de Kaboul. Une personne a par ailleurs été blessée dans une attaque à la bombe visant à Kaboul un véhicule d'un autre ministère, celui des Affaires étrangères, a ajouté M. Faramarz.

    Lundi, trois attentats à la bombe avaient déjà secoué la capitale, faisant au moins un mort.

    Depuis des mois, Kaboul est frappée par des attaques quasi-quotidiennes à l'encontre de journalistes, personnalités politiques et religieuses, défenseurs des droits humains, juges, qui ont incité des membres de la société civile à se cacher ou s'exiler. Même si l'organisation État islamique a revendiqué certaines de ces attaques qui ont semé la peur et le chaos dans le pays, le gouvernement afghan et Washington les imputent aux talibans. Cette tactique nouvelle semble avoir coïncidé avec l'ouverture en septembre à Doha de négociations de paix entre les talibans et le gouvernement afghan, destinées à mettre fin à deux décennies de guerre. Kaboul tente d'obtenir un cessez-le-feu permanent, mais les talibans ont rejeté pour l'instant toute concession.

    La recrudescence des violences à Kaboul et dans plusieurs provinces afghanes a conduit l'administration du président américain Joe Biden à annoncer un réexamen de l'accord signé en février 2020 à Doha avec les insurgés, qui prévoit le retrait total des troupes américaines d'ici mai. Washington a accusé les insurgés de n'avoir ni réduit les violences ni coupé les liens avec al-Qaëda, contrairement à ce que prévoyait l'accord.

    Province de Herat :
    Quatre gardes du chemin de fer de Khaf-Herat tués dans une explosion
    Les responsables de la sécurité d'Herat ont annoncé que quatre soldats de la protection publique ont été tués dans la province de Herat. Un cinquième a été blessé.

    L'explosion a eu lieu mardi matin 9 février, sur l'autoroute Herat-Islam Qala.

    Un véhicule Ranger des Forces de protection publique » a été pris pour cible par une mine sur l'autoroute Islam Qala, dans la zone de «Dehsorkh.

    Les Forces de protection publique sont chargées de sécuriser le projet de chemin de fer Khaf-Herat. Il y a quelques mois déjà, leur véhicule avait sauté sur une mine sur l'autoroute Islam Qala.

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  • Afghanistan: Derniers évènements sécuritaires - Les Talibans interrompent la trêve hivernale

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    Fin de la trêve hivernale
    Les talibans mettent un terme à la trêve hivernale et rappellent leurs combattants sur le champ de bataille.

    Les combattants talibans auraient été appelés à interrompre la trêve hivernale des combats, ont déclaré trois dirigeants militants; Les talibans veulent envoyer un message ferme à  la nouvelle administration Biden, au moment où celle-ci semble de plus en plus vouloir stopper le retrait des troupes étrangères.

    Selon NBC News, les hauts commandants taliban «ont reçu l'ordre de retourner à leurs postes et d'assister à des réunions spéciales et à des discussions pour définir une stratégie future».

    Un commandant taliban de la province de Helmand a déclaré à NBC News qu'il y avait «plusieurs problèmes» que les dirigeants du mouvement devaient résoudre, y compris une «impasse» dans les pourparlers de paix avec le gouvernement afghan et des doutes sur la politique que mènera la nouvelle administration à Washington.

    Le pays fait face à une escalade de la violence, tandis que les pourparlers de paix  inter-afghans sont bloqués à Doha. A cela s'ajoute l'incertitude entourant les projets du nouveau président américain Joe Biden pour l'Afghanistan.

    Un rapport bi-partisan publié mercredi a averti que le retrait irresponsable des troupes conduirait probablement à une «nouvelle guerre civile» en Afghanistan et permettrait aux groupes terroristes de resurgir et prendre le pouvoir.

    Pendant ce temps, NBC News a rapporté qu'un dirigeant politique taliban à Doha, au Qatar, a déclaré que le plan du groupe était d'essayer de capturer des provinces stratégiquement importantes au cas où les pourparlers avec le gouvernement afghan échoueraient, et si Biden décidait de maintenir des troupes dans le pays au-delà de mai - la date limite convenue. entre les talibans et l'administration Trump.

    Le membre taliban de Doha a déclaré que les combattants des districts «importants» avaient été rappelés à leurs postes.

    L'équipe de Biden a quant à elle déclaré qu'elle examinait la situation en Afghanistan et a indiqué qu'elle serait prête à retarder le retrait des troupes si nécessaire.

    Kaboul
    Un attentat ciblant la communauté Sikh tue deux Sikhs
    Un attentat a pris pour cible un magasin au cœur de la capitale, provoquant son effondrement et la mort d'au moins deux Sikhs, selon la police afghane. 

    Personne n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'explosion, mais le groupe État islamique a ciblé les sikhs et d'autres communautés minoritaires en Afghanistan.1000_1.jpeg


    Obailullah.jpegUn policier tué par l'explosion d'une mine magnétique posée sur son véhicule de police
    Une mine magnétique posée sur un véhicule militaire a explosé à Kaboul, tuant le  policier Obailullah. L'attentat a eu lieu à 10 h 41, samedi 6 février, dans la région de Gulai Khairkhana.

    Par ailleurs,  les forces de la secte de Kaboul 111 affirment avoir empêché, ce même samedi, deux explosions dans la banlieue de Kaboul. Une mine dans le village Abdul Rauf du district de Musahi à Kaboul et une grenade propulsée par roquette dans la région de Qala-e-Nader à Deh Sabz ont été saisies par les forces de sécurité, empêchant les deux projets d'attaque.

    Province de Kandahar : 10 talibans tués au cours de combats
    De violents combats sont toujours en cours dans les districts d'Arghandab, de Panjwayi et de Zary, dans la province de Kandahar.
    Les talibans prévoyaient d'attaquer les avant-postes des forces de sécurité afghanes dans les régions de Baboran et Shiwan du district d'Arghandab et de la région de Charkhab du district de Panjwayi dans le sud de la province de Kandahar, mais leur attaque a été déjouée car ils ont été pris pour cibles par les forces afghanes appuyées par l'armée de l'air afghane et américaine.

    10 combattants talibans ont été tués et neuf autres blessés dans ces deux districts. Des armes et des munitions ont été détruites, a indiqué un communiqué du ministère de la défense. Des informations font état de victimes parmi les soldats afghans et des civils suite aux raids de l'aviation.

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    Province de Nangarhar : Un policier tué, 11 autres personnes blessées par l'explosion d'une voiture piégée
    Au moins un policier a été tué dans l'explosion d'une voiture piégée à un poste de contrôle dans le district de Khogyani à Nangarhar samedi matin. 11 autres personnes, dont six policiers et cinq civils, ont été blessées dans l'explosion.

    Les responsables ont également déclaré que des dommages considérables avaient été causés aux bâtiments voisins.

    Des photos sur les réseaux sociaux révèlent que le poste de contrôle de la police a été détruit.

    Aucun groupe n'a jusqu'à présent revendiqué la responsabilité de l'attaque.

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    Attentat de l'Etat islamique à Jalalabad
    Deux policiers et trois civils ont été blessés lorsque leur véhicule de type Ranger de la police a heurté une mine en bordure de route dans le PD3 de la ville de Jalalabad, a déclaré Farid Khan, porte-parole de la police de Nangarhar. L'Etat islamique a revendiqué l'attentat à l'IED.

    Province de Takhar : 
    Cinq militants ont été tués et huit autres blessés lors d'affrontements avec les forces de sécurité afghanes dans le district de Baharak, dans le nord de la province de Takhar.

    Province d'Uruzgan
    Les forces afghanes ont mené une opération soutenue par les forces aériennes dans le district de Gezab, dans le sud de la province d'Uruzgan, qui a entraîné la mort de neuf talibans et en a blessé quatre autres.