Pourparlers taliban-USA à Doha

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Suspension des pourparlers inter-afghans en attendant des éclaircissements sur la politique que mènera Joe Biden
    Le Conseil suprême de réconciliation nationale a déclaré que les talibans avaient suspendu les pourparlers de paix en attendant le résultat d'un examen de l'accord de paix par la nouvelle administration américaine.

    Azizullah Din Mohammad, le chef adjoint du conseil, a déclaré que les talibans ne voulaient pas que le gouvernement américain révise l'accord exécutif avec eux, que le gouvernement américain ait changé ou non. "Les talibans attendent les résultats", a-t-il dit. . C’est pourquoi les pourparlers ont été interrompus par les talibans. "

    D'un autre côté, un membre de l'équipe de négociation du gouvernement afghan a déclaré que la délégation des talibans ne s'était pas présentée à la table des négociations depuis un mois.

    Un autre membre de la délégation gouvernementale afghane a  accusé les talibans de ne pas avoir mené de véritables pourparlers de paix.hD0qw7Si.jpegKaboul 
    Le ministère de la Défense revendique l'élimination de 18 talibans avaient dans le district de Surobi
    Le ministère de la Défense (MoD) a annoncé que 18 Taliban avaient été tués et six autres blessés lors d'une opération menée par l'armée dans le district de Surobi, dans la province de Kaboul.

    Fawad Aman, porte-parole adjoint du ministère de la Défense, a déclaré dimanche 14 février que l'opération avait été menée par les forces de sécurité dans le quartier "Dagri Jagoldak" du district de Surobi. Il a ajouté que de vastes zones du district de Surobi étaient désormais débarrassées des talibans.

    L'armée de l'air a également participé à l'opération.

    Surobi
    Surobi est l'un des districts les plus importants de l'est de Kaboul. Il y a trois centrales électriques dans le quartier.

    Jeudi, cinq agents de sécurité publique chargés de sécuriser le personnel de la Mission d’assistance des Nations Unies à Kaboul avaient été tués au cours d'une embuscade dans le même  district.

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    Province de Badghis : Le ministère de la Défense revendique avoir tué avoir 30 insurgé dans le district abkamari
    Le ministère afghan de la Défense a revendiqué avoir mis hors de combat  deux groupes armés. 30 Talibans, dont deux chefs, ont été tués et 11 autres blessés, selon le MoD.

    Le ministère de l'Intérieur (MoI) a déclaré dans un communiqué la semaine dernière que l'opération était menée par les forces terrestres et aériennes afghanes dans quatre villages du district d'Abkamari dans la province de Badghis.

    Najibullah et Gul Ahmad, deux dirigeants talibans, font partie des combattants abattus lors de l'opération, selon le communiqué.

    Abkamari est l'un des districts est régulièrement le théâtre d'affrontements entre les forces afghanes et les talibans..2021:02:14.jpeg

    Province de Farah : Les responsables de la sécurité de Farah affirment que cinq talibans ont été tués et trois autres blessés.
    Mohibullah Mohib, porte-parole de la police de Farah, a déclaré :  "Les forces de sécurité ont tué le groupe terroriste alors qu'il avait l'intention de mener une offensive contre l'un des postes de contrôle de sécurité du village de Barang Tut, la capitale de la province de Farah. Heureusement, les forces de sécurité et les forces de défense afghanes sont entrées en action et ont éliminé le groupe terroriste."
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    Province de Helmand
    Les talibans ont revendiqué l'assassinat d'un officier supérieur de l'armée afghane, lHekmatullah, la saisie de ses documents, de son arme et de son véhicule à Gereshk, dans le Helmand. 

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    Province de Laghman
    Les services de renseignement afghans (NDS) affirment que leurs forces spéciales ont arrêté 7 talibans à Laghman. Ils sont soupçonnés d'avoir cherché à perpétrer des assassinats ciblés en utilisant des MIED.
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  • Afghanistan : Joe Biden face à de "sérieux dilemmes", selon un responsable américain

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    Le président américain Joe Biden est confronté à de "sérieux dilemmes" en Afghanistan, où la date prévue du retrait complet des troupes américaines approche alors que les talibans ne semblent nullement prêts à renoncer à la violence, a estimé un haut responsable américain.

    L'administration US a ordonné un réexamen de l'accord signé avec les talibans en février 2020 à Doha, qui prévoit le retrait total des forces américaines d'ici le 1er mai, en échange notamment de garanties sécuritaires de la part des insurgés et de leur engagement à négocier un accord de paix avec le gouvernement afghan. Ces pourparlers de paix, ouverts en septembre à Doha, avancent au ralenti et en Afghanistan pas une journée ne se passe sans l'explosion d'une bombe, des attaques contre les forces gouvernementale ou une tentative d'assassinat ciblé contre une personnalité de la société civile.

    "Le niveau de violence reste très, très élevé (...), ce qui est choquant et profondément décevant", a déclaré un haut responsable du département d'État américain à l'AFP cette semaine à Kaboul, sous couvert d'anonymat. "Cela nuit indéniablement à l'ambiance pour tout accord de règlement du conflit afghan", a-t-il ajouté.

    Les talibans nient toute responsabilité dans les attentats ciblés et dénoncent l'État islamique. Washington n'a cependant aucun doute sur qui en assume réellement la responsabilité.

    "De notre point de vue, les talibans sont responsables de la grande majorité des assassinats ciblés", a repris ce responsable, qui estime qu'ils ont créé un "écosystème de violence". "Cela a clairement pour objet de démoraliser les citoyens (...) d'ajouter aux doutes des gens sur leur gouvernement et à l'idée qu'une victoire (des talibans) est inéluctable", a-t-il jugé.

    A ses yeux, l'administration Biden, qui reste déterminée à appliquer l'accord de Doha, est maintenant confrontée à de "sérieux dilemmes". Après la signature de cet accord, les insurgés ont cessé d'attaquer les forces américaines, qui n'ont perdu aucun soldat au combat depuis un an.Mais si Washington décide de maintenir des troupes sur le terrain après l'échéance de mai, elles seront assurément à nouveau ciblées. Et si les États-Unis se retirent entièrement, ils laisseront le fragile gouvernement afghan à la merci d'un adversaire prêt à tout pour arriver au pouvoir, ce qui pourrait déboucher sur de nouveaux massacres qu'il sera difficile à la communauté internationale d'ignorer.

  • Afghanistan : Derniers incidents sécuritaires

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    Kaboul
    Quatre employés du ministère du développement rural tués à Kaboul
    Quatre employés d'un ministère afghan ont été tués par des hommes armés mardi à Kaboul et une personne a été blessée dans une attaque séparée à la bombe contre un véhicule ministériel, a-t-on appris de source policière.

    Des individus armés ont ouvert le feu sur un véhicule transportant des employés du ministère de la Réhabilitation et du Développement rural qui allaient travailler dans une province voisine, a indiqué à la presse Ferdaws Faramarz, le porte-parole de la police de Kaboul. "Vers 7h30 ce matin, quatre employés du ministère du Développement rural, Mohammad Habib, Faridullah, Riyad Ahmad et Baryali, ont été tués par des inconnus dans le quartier de Bagh-e-Dawood Road", a indiqué la police de Kaboul. Une personne a par ailleurs été blessée dans une attaque à la bombe visant à Kaboul un véhicule d'un autre ministère, celui des Affaires étrangères, a ajouté M. Faramarz.

    Lundi, trois attentats à la bombe avaient déjà secoué la capitale, faisant au moins un mort.

    Depuis des mois, Kaboul est frappée par des attaques quasi-quotidiennes à l'encontre de journalistes, personnalités politiques et religieuses, défenseurs des droits humains, juges, qui ont incité des membres de la société civile à se cacher ou s'exiler. Même si l'organisation État islamique a revendiqué certaines de ces attaques qui ont semé la peur et le chaos dans le pays, le gouvernement afghan et Washington les imputent aux talibans. Cette tactique nouvelle semble avoir coïncidé avec l'ouverture en septembre à Doha de négociations de paix entre les talibans et le gouvernement afghan, destinées à mettre fin à deux décennies de guerre. Kaboul tente d'obtenir un cessez-le-feu permanent, mais les talibans ont rejeté pour l'instant toute concession.

    La recrudescence des violences à Kaboul et dans plusieurs provinces afghanes a conduit l'administration du président américain Joe Biden à annoncer un réexamen de l'accord signé en février 2020 à Doha avec les insurgés, qui prévoit le retrait total des troupes américaines d'ici mai. Washington a accusé les insurgés de n'avoir ni réduit les violences ni coupé les liens avec al-Qaëda, contrairement à ce que prévoyait l'accord.

    Province de Herat :
    Quatre gardes du chemin de fer de Khaf-Herat tués dans une explosion
    Les responsables de la sécurité d'Herat ont annoncé que quatre soldats de la protection publique ont été tués dans la province de Herat. Un cinquième a été blessé.

    L'explosion a eu lieu mardi matin 9 février, sur l'autoroute Herat-Islam Qala.

    Un véhicule Ranger des Forces de protection publique » a été pris pour cible par une mine sur l'autoroute Islam Qala, dans la zone de «Dehsorkh.

    Les Forces de protection publique sont chargées de sécuriser le projet de chemin de fer Khaf-Herat. Il y a quelques mois déjà, leur véhicule avait sauté sur une mine sur l'autoroute Islam Qala.

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  • Afghanistan: Derniers évènements sécuritaires - Les Talibans interrompent la trêve hivernale

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    Fin de la trêve hivernale
    Les talibans mettent un terme à la trêve hivernale et rappellent leurs combattants sur le champ de bataille.

    Les combattants talibans auraient été appelés à interrompre la trêve hivernale des combats, ont déclaré trois dirigeants militants; Les talibans veulent envoyer un message ferme à  la nouvelle administration Biden, au moment où celle-ci semble de plus en plus vouloir stopper le retrait des troupes étrangères.

    Selon NBC News, les hauts commandants taliban «ont reçu l'ordre de retourner à leurs postes et d'assister à des réunions spéciales et à des discussions pour définir une stratégie future».

    Un commandant taliban de la province de Helmand a déclaré à NBC News qu'il y avait «plusieurs problèmes» que les dirigeants du mouvement devaient résoudre, y compris une «impasse» dans les pourparlers de paix avec le gouvernement afghan et des doutes sur la politique que mènera la nouvelle administration à Washington.

    Le pays fait face à une escalade de la violence, tandis que les pourparlers de paix  inter-afghans sont bloqués à Doha. A cela s'ajoute l'incertitude entourant les projets du nouveau président américain Joe Biden pour l'Afghanistan.

    Un rapport bi-partisan publié mercredi a averti que le retrait irresponsable des troupes conduirait probablement à une «nouvelle guerre civile» en Afghanistan et permettrait aux groupes terroristes de resurgir et prendre le pouvoir.

    Pendant ce temps, NBC News a rapporté qu'un dirigeant politique taliban à Doha, au Qatar, a déclaré que le plan du groupe était d'essayer de capturer des provinces stratégiquement importantes au cas où les pourparlers avec le gouvernement afghan échoueraient, et si Biden décidait de maintenir des troupes dans le pays au-delà de mai - la date limite convenue. entre les talibans et l'administration Trump.

    Le membre taliban de Doha a déclaré que les combattants des districts «importants» avaient été rappelés à leurs postes.

    L'équipe de Biden a quant à elle déclaré qu'elle examinait la situation en Afghanistan et a indiqué qu'elle serait prête à retarder le retrait des troupes si nécessaire.

    Kaboul
    Un attentat ciblant la communauté Sikh tue deux Sikhs
    Un attentat a pris pour cible un magasin au cœur de la capitale, provoquant son effondrement et la mort d'au moins deux Sikhs, selon la police afghane. 

    Personne n'a immédiatement revendiqué la responsabilité de l'explosion, mais le groupe État islamique a ciblé les sikhs et d'autres communautés minoritaires en Afghanistan.1000_1.jpeg


    Obailullah.jpegUn policier tué par l'explosion d'une mine magnétique posée sur son véhicule de police
    Une mine magnétique posée sur un véhicule militaire a explosé à Kaboul, tuant le  policier Obailullah. L'attentat a eu lieu à 10 h 41, samedi 6 février, dans la région de Gulai Khairkhana.

    Par ailleurs,  les forces de la secte de Kaboul 111 affirment avoir empêché, ce même samedi, deux explosions dans la banlieue de Kaboul. Une mine dans le village Abdul Rauf du district de Musahi à Kaboul et une grenade propulsée par roquette dans la région de Qala-e-Nader à Deh Sabz ont été saisies par les forces de sécurité, empêchant les deux projets d'attaque.

    Province de Kandahar : 10 talibans tués au cours de combats
    De violents combats sont toujours en cours dans les districts d'Arghandab, de Panjwayi et de Zary, dans la province de Kandahar.
    Les talibans prévoyaient d'attaquer les avant-postes des forces de sécurité afghanes dans les régions de Baboran et Shiwan du district d'Arghandab et de la région de Charkhab du district de Panjwayi dans le sud de la province de Kandahar, mais leur attaque a été déjouée car ils ont été pris pour cibles par les forces afghanes appuyées par l'armée de l'air afghane et américaine.

    10 combattants talibans ont été tués et neuf autres blessés dans ces deux districts. Des armes et des munitions ont été détruites, a indiqué un communiqué du ministère de la défense. Des informations font état de victimes parmi les soldats afghans et des civils suite aux raids de l'aviation.

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    Province de Nangarhar : Un policier tué, 11 autres personnes blessées par l'explosion d'une voiture piégée
    Au moins un policier a été tué dans l'explosion d'une voiture piégée à un poste de contrôle dans le district de Khogyani à Nangarhar samedi matin. 11 autres personnes, dont six policiers et cinq civils, ont été blessées dans l'explosion.

    Les responsables ont également déclaré que des dommages considérables avaient été causés aux bâtiments voisins.

    Des photos sur les réseaux sociaux révèlent que le poste de contrôle de la police a été détruit.

    Aucun groupe n'a jusqu'à présent revendiqué la responsabilité de l'attaque.

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    Attentat de l'Etat islamique à Jalalabad
    Deux policiers et trois civils ont été blessés lorsque leur véhicule de type Ranger de la police a heurté une mine en bordure de route dans le PD3 de la ville de Jalalabad, a déclaré Farid Khan, porte-parole de la police de Nangarhar. L'Etat islamique a revendiqué l'attentat à l'IED.

    Province de Takhar : 
    Cinq militants ont été tués et huit autres blessés lors d'affrontements avec les forces de sécurité afghanes dans le district de Baharak, dans le nord de la province de Takhar.

    Province d'Uruzgan
    Les forces afghanes ont mené une opération soutenue par les forces aériennes dans le district de Gezab, dans le sud de la province d'Uruzgan, qui a entraîné la mort de neuf talibans et en a blessé quatre autres.

     

  • Afghanistan : Trois morts, dont un dignitaire religieux, dans une série d'attentats

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    Kaboul
    Un éminent dignitaire religieux et deux autres personnes ont été tués mardi 2 février dans une série d'attentats à la bombe en Afghanistan, dont quatre dans la capitale Kaboul, ont indiqué des responsables.

    Ces attentats commis avec des bombes fixées sur les véhicules de leurs cibles sont devenus l'une des tactiques privilégiées des insurgés, notamment aux heures de grande affluence sur les routes de la capitale.

    Mohammad Atif, un religieux afghan réputé faisant partie d'une association caritative basée à Kaboul, a été tué ainsi qu'une autre personne dans l'explosion d'une bombe (photo ci-dessus) qui visait leur voiture dans le centre de la capitale, selon des responsables. Ferdaws Faramarz, le porte-parole de la police de Kaboul, a précisé que deux autres civils ont été blessés dans cette explosion.

    Le président Achraf Ghani a condamné l'attentat, l'imputant aux talibans qui ont démenti être impliqués dans l'assassinat du religieux. "Les talibans doivent comprendre qu'ils ne pourront pas réaliser les mauvaises intentions de leurs maîtres à travers la violence et la terreur, ni échapper à la responsabilité de tels crimes", a affirmé le chef de l'Etat dans un communiqué.

    Une deuxième explosion qui visait un véhicule du ministère de l'Intérieur à Kaboul a blessé deux personnels de sécurité, et une autre personne a été blessée dans un troisième attentat dans la capitale.

    Une quatrième bombe qui visait la voiture d'un député a explosé également à Kaboul, faisant deux blessés. Le député ne se trouvait pas dans le véhicule au moment de l'explosion. 

    Jalalabad
    Dans la ville instable de Jalalabad (est), un policier a été tué et deux autres blessés dans une attaque à la bombe similaire.

    Province de Herat
    Les autorités locales de Herat ont déclaré avoir arrêté 11 combattants talibans. 

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    Province de Kunduz
    Dans la nuit du 1er au 2 février, au moins 4 policiers ont été tués et 3 autres ont été blessés dans une attaque des talibans dans la province nord de Kunduz, selon Fawzia Yaftali, membre du Conseil provincial. Les affrontements se sont produits dans le PD1 de la ville lorsque les talibans ont attaqué un avant-poste de sécurité. Trois assaillants ont également été tués et deux autres blessés, selon la source. L'attaque est intervenue quelques heures après la visite du chef d'état-major de l'armée afghane, le général Yasin Zia, qui s'est rendu à Kunduz pour enquêter sur la situation et élaborer un plan pour lancer de nouvelles opérations dans la région, selon le ministère de la Défense. 

    Province de Nangarhar
    Le ministère afghan de l'Intérieur annonce que deux combattants talibans ont été tués lors d'affrontements avec les forces de police dans le village de Khair Abad, district de Surkh Rod dans la province de Nangarhar.  Deux fusils d'assaut AK-47, plusieurs grenades à main et un véhicule ont été récupérés par la police.
    retrait total des troupes américaines d'ici mai.
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    Province de Parwan
    Un véhicule de la police a été visé dans la province de Parwan, au nord de la capitale, sans que l'explosion fasse de victime, selon la police. La série d'attentats de mardi n'ont pas été revendiqués.

    Recrudescence des assassinats ciblés
    Les assassinats ciblés de journalistes, personnalités politiques et défenseurs des droits, sont devenus de plus en plus fréquents ces derniers mois en Afghanistan. Même si l'organisation État islamique a revendiqué certaines de ces attaques qui ont semé la peur et le chaos dans le pays, Kaboul et Washington les imputent aux talibans.

    Pourparlers de paix de Doha au point mort
    Les pourparlers de paix ouverts en septembre à Doha entre les talibans et le gouvernement afghan pour mettre fin à deux décennies de guerre sont au point mort. La recrudescence des violences à Kaboul et dans plusieurs provinces afghanes a conduit l'administration du président américain Joe Biden à annoncer un réexamen de l'accord signé en février 2020 à Doha avec les insurgés, qui prévoit le retrait total des troupes américaines d'ici mai.



  • Afghanistan : Les talibans accusent Washington de violer l'accord de Doha

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    Les talibans ont accusé vendredi les États-Unis de violer l'accord signé en février 2020 à Doha en "bombardant des civils", peu après que Washington leur a reproché de ne pas respecter leurs engagements prévus dans le cadre de cet accord.

    Les talibans sont déterminés à respecter l'accord de Doha, qui prévoit le retrait total des troupes américaines d'Afghanistan d'ici mai, et ne l'ont "pas du tout violé", a déclaré à l'AFP Mohammad Naeem, un porte-parole des insurgés. A contrario, les Américains le "violent presque chaque jour" en "bombardant des civils, maisons et villages", a-t-il affirmé, y voyant non seulement une "violation d'un accord mais une violation des droits de l'homme". 

    L'armée américaine a mené ces derniers mois plusieurs frappes aériennes contre les talibans, en soutien aux forces gouvernementales afghanes. Cette réplique survient après que le porte-parole du ministère américain de la Défense, John Kirby, a reproché jeudi aux insurgés de contrevenir aux termes de cet accord. "Tant qu'ils ne respectent pas leur engagement à renoncer au terrorisme et à mettre un terme aux attaques violentes contre l'armée afghane (...), il est très difficile de voir comment parvenir à un règlement négocié", a-t-il déclaré.

    C'est la première fois que l'administration du nouveau président Joe Biden, qui avait déjà annoncé vouloir "évaluer" le respect par les talibans de leurs engagements, porte un jugement aussi clair sur leur attitude. L'accord, conclu par l'administration de Donald Trump, prévoyait le retrait total des forces américaines d'ici mai contre l'engagement des insurgés à ne pas laisser des groupes terroristes agir depuis les zones qu'ils contrôlent, et à ne plus attaquer les troupes américaines.

    Il a permis l'ouverture de premières négociations de paix directes entre les talibans et les autorités de Kaboul, qui ont débuté en septembre à Doha mais n'ont jusqu'ici  abouti à aucun résultat concret.

    Ces pourparlers de paix n'ont pas empêché une recrudescence des violences depuis quelques mois à Kaboul et dans plusieurs provinces afghanes, où les assassinats ciblés de journalistes, personnalités politiques et défenseurs des droits sont de plus en plus fréquents.

  • Afghanistan : Attaque secrète présumée contre une base américaine

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    Aux États-Unis, des experts discutent d'une attaque présumée contre la base militaire américaine du Camp Chapman, près de la ville de Khost, qui a été tenue secrète. 
     
    Le 13 janvier, le magazine spécialisé Foreign Policy a annoncé qu'en décembre 2020, les talibans avaient lancé une attaque contre une base militaire américaine dans la province de Khost. L'agression a été considérée comme une violation de l'accord de paix américano-taliban, signé le 29 février 2020 à Doha, au Qatar. Cependant, selon Foreign Policy, les sources locales et la presse internationale n'ont pas rendu compte de l'affaire, car les talibans et l'administration du président sortant, Donald Trump, ont tenté de garder l'attaque secrète. 
     
    «Onze ans après l'une des plus grandes pertes en vies humaines de l'histoire de la CIA dans une base militaire notoire du sud-est de l'Afghanistan, le camp Chapman a de nouveau été attaqué début décembre, une violation apparemment flagrante de l'accord de paix. entre les États-Unis et les talibans », a écrit Foreign Policy. «Cependant, contrairement aux quatre attaques majeures précédentes sur Camp Chapman, une base située au nord-est de la ville de Khost, l'assaut meurtrier de décembre dernier n'a pas été signalé ni reconnu. L'attaque a coûté la vie à quatre membres de la Force de protection de Khost, ou KPF - une milice formée et équipée par la CIA qui maintient une emprise de fer sur la province - ainsi que trois soldats afghans et au moins six civils », lit-on dans l'article. 
     
    Washington et la mission dirigée par l'OTAN en Afghanistan n'ont partagé aucune information sur une telle attaque en décembre. Les journaux américains ont posé des questions à ce sujet, sans recevoir de réponses. Selon Foreign Policy, immédiatement après l'attaque, l'armée afghane et la police de Khost se sont vu refuser l'accès au camp. En outre, le ministère afghan de l'Intérieur et le Département du génie criminel de Kaboul ont déclaré qu'ils n'avaient aucune documentation sur l'incident. Il convient toutefois de noter que l'attaque a eu lieu environ six semaines avant la date limite fixée par les États-Unis pour retirer leurs troupes d'Afghanistan. Selon les analystes américains, une telle attaque aurait souligné à la fois le vide que les troupes américaines laissent derrière elles en se retirant d'Afghanistan. et les nombreuses façons dont les Taliban semblent violer les termes de leur accord de paix. Selon Foreign Policy, le "silence assourdissant" entourant l'attaque du Camp Chapman fait partie d'un "modèle de manque de transparence et d'information sur la mission américaine dans le pays, alors que Washington ferme de plus en plus les yeux sur une vague d'attentats terroristes ces derniers mois, y compris des attaques contre des bases longtemps associées aux forces américaines ».
     
    Pendant ce temps, la situation dans le pays reste complexe, étant donné que les progrès des négociations intra-afghanes sont également lents . Les négociateurs des talibans et des gouvernements afghans ont tenu 3 réunions, du 9 au 14 janvier, et ont annoncé que l’ordre du jour à discuter lors des pourparlers de paix était divisé en six catégories. Les deux parties ont confirmé que parvenir à un consensus sur l'ordre du jour prend plus de temps que prévu, mais les parties sont optimistes que la question sera résolue la semaine prochaine. Selon des sources, l'insistance des talibans à centrer les négociations sur le système politique a retardé le processus. "La demande fondamentale du peuple afghan est de restaurer une paix durable et un cessez-le-feu permanent, nous nous concentrons donc sur le cessez-le-feu ainsi que sur l'ordre du jour des pourparlers", a déclaré Sharifa Zurmati Wardak, membre de l'équipe de négociation de la République islamique d'Afghanistan. 
     
    Entre-temps, le président afghan Ashraf Ghani a de nouveau appelé les talibans à accepter un cessez-le-feu. Arrêter la guerre et l'effusion de sang et convenir d'un cessez-le-feu sont des priorités absolues, selon Ghani. Dans le même temps, certains dirigeants politiques afghans ont déclaré que la création d'un gouvernement intérimaire dans le cadre du processus de paix pourrait améliorer l'efficacité des négociations. "La plupart des politiciens pensent que la création d'un gouvernement intérimaire est une nécessité, qu'il y aura également un cessez-le-feu après la mise en place d'un gouvernement intérimaire", a déclaré Mohammad Ismail Khan, un ancien commandant moudjahidin. Le 7 janvier, Ghani a exclu la possibilité d'établir un gouvernement intérimaire. Le président a déclaré que le système politique actuel doit être protégé et que le pouvoir doit être transféré pacifiquement et légalement. Selon Ghani, le peuple afghan n'est pas favorable à la dissolution du gouvernement et à l'affaiblissement de la démocratie. Par conséquent, son principal devoir en tant que président est de transférer pacifiquement le pouvoir à son successeur, conformément à la loi.