Postes d'observation turcs en Syrie

  • Syrie : L'armée syrienne déploie des renforts sur le front d'Aïn Issa en prévision d'une bataille

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    L'armée arabe syrienne (AAS) a déployé d'importants renforts près de la ville d'Ain Issa, dans le nord de la province de Raqqa, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 12 mars.

    Selon l'OSDH, les renforts, qui comprenaient des armes lourdes comme des chars de combat et de l'artillerie, sont arrivés à la périphérie de la ville au cours des trois derniers jours.

    Aïn Issa
    La localité d'Ain Issa est détenue par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition majoritairement kurde et soutenue par la coalition internationale. L'Armée syrienne et la police militaire russe maintiennent un réseau de postes autour de la ville pour surveiller un cessez-le-feu négocié par la Russie entre les FDS et les forces turques.

    Le 11 mars, l'agence de presse Hawar a révélé que les forces turques avaient construit un autre poste au nord d'Ain Issa. Plusieurs véhicules et systèmes de surveillance ont été déployés au niveau de ce poste, qui a été construit près du village de Hwshan. C'est le quatrième poste fortifié créé dans la région cette année par la Turquie.

    Les tensions montent autour d'Ain Issa depuis l'été. La Russie aurait averti les FDS d'une attaque turque imminente contre la ville. Les FDS ont été invitées à remettre la ville à l'AAS afin de déjouer les plans turcs. Cependant, la demande a été rejetée par les Kurdes.

    Les récents mouvements de l'AAS à Ain Issa peuvent indiquer que la Turquie envisage toujours d'attaquer la ville. Le refus des FDS à faire un compromis avec le régime syrien pourrait mettre en danger la ville et ses habitants.

  • Syrie : Les forces turques évacuent trois positions à l'ouest d'Alep

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    Les forces armées turques ont évacué trois postes dans la partie ouest de la province d'Alep tenue par les rebelles, ont rapporté des sources pro-gouvernementales et de l'opposition syriennes le 10 mars.

    Les postes en question étaient situés dans les villes de Batabo, Kafr Nasih et entre les villages de Zardana et Ibbin. Les trois petits postes avaient été installés en 2020 pour aider les militants à repousser une attaque à grande échelle de l'armée arabe syrienne et de ses alliés.

    Un dirigeant du Front National de Libération, principal groupe allié de la Turquie dans le Grand Edleb, a déclaré que les trois postes avaient été évacués dans le cadre d'un plan de redéploiement des troupes turques dans la région. Selon ce dirigeant, les postes plus petits doivent être fusionnés avec des bases plus grandes.

    "Ce que les Turcs planifient et visent exactement n'est pas encore connu", a déclaré le chef, dont le nom n'a pas été révélé, au média pro-opposition.

    Au cours des derniers mois de 2020, les forces turques ont évacué un certain nombre de postes qui étaient tous situés dans la partie du Grand Edleb contrôlée par le régime.

    Le «redéploiement» turc en cours dans le Grand Edleb ne se limitera probablement pas à l'ouest d'Alep. Au cours des trois dernières années, les forces turques ont établi plus de 60 postes dans la région.

    Le plan de redéploiement vise probablement à améliorer la sécurité des forces turques dans le Grand Edleb. Les troupes turques ont été attaquées à plusieurs reprises au cours des deux derniers mois.

  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes repoussent une attaque turque sur l'autoroute M-4 dans le nord-est

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    Dans la soirée du 30 janvier, les Forces démocratiques syriennes (FDS)s, une coalition de groupes armés majoritairement kurdes et aidés par les Etats-Unis,  ont repoussé une attaque des forces turques sur l'autoroute M4 dans le nord-est de la Syrie.

    Des militants soutenus par la Turquie ont tenté d'infiltrer les lignes de défense des FDS à l'ouest d'Ain Issa, dans le nord de Raqqa, pour atteindre l'autoroute. Le plan des rebelles pro-turcs était apparemment de bloquer la circulation sur l'autoroute. Cependant, les miliciens pro-turcs se sont heurtés aux  combattants des FDS, qui ont repoussé l'infiltration après de violents affrontements.

    L'autoroute M4 relie Hassakeh à Raqqa et à la partie nord-est d'Alep. Plusieurs unités de la police militaire russe protègent les voyageurs civils le long de l'autoroute.

    Par ailleurs, l'agence de presse Hawar a rapporté que l'armée turque était en train de construire son troisième poste dans la banlieue d'Ain Issa.

    Le nouveau poste est en cours de construction près du village d'al-Misherfah, à 1 km au nord de la M4 et à 3 km au nord-est d'Ain Issa. Plus tôt ce mois-ci, les forces turques avaient construit un poste d'observation au même endroit.

    Les forces turques ont des yeux sur Ain Issa depuis plusieurs mois maintenant. L'emplacement de la ville sur la M4 et sa proximité avec le centre-ville de Raqqa en font l'un des centres urbains les plus importants du nord-est.

    La présence des forces gouvernementales russes et syriennes empêche cependant les forces turques de lancer une vaste attaque pour s'emparer d'Ain Issa. 

  • Syrie : Les forces turques se retirent d'un poste militaire encerclé par l'armée syrienne dans la province d'Alep

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    Le poste d'observation turc, assiégé par l'armée arabe syrienne (AAS) au sommet de Jabal Andan dans le nord de la province d'Alep, a été évacué par les forces armées turques. L'armée turque a commencé en novembre à évacuer ses postes d'observation dans les secteurs contrôlés par l'armée syrienne.
     
    Les derniers soldats turcs au poste d'observation de Jabal Anadan ont été observés en train de retirer des lots de nourriture et d'eau de la base et se diriger vers un autre site dans les zones contrôlées par leurs alliés. Les travaux d'évacuation ont durer près d'un mois.
     
    Un journaliste a pu visiter  les fortifications en terre et les monticules qui se trouvaient à l'intérieur du mur extérieur en béton. Il a remarqué quelques traces de petits incendies qui semblaient résulter d'explosions limitées à certains endroits à l'intérieur du poste.


  • Syrie : Les forces turques évacuent une position encerclée par le régime

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    Les forces turques ont commencé mardi 20 octobre à se retirer d'un important poste d'observation dans le nord-ouest de la Syrie, encerclé depuis plus d'un an par le régime syrien à la faveur d'une offensive, ont rapporté une ONG et un correspondant de l'AFP.

    Parrain traditionnel de certains groupes insurgés dans la province d'Edleb, ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie, la Turquie avait déployé des troupes dans le nord-ouest syrien notamment sur 12 postes d'observation instaurés depuis septembre 2018.

    Plusieurs de ces positions turques s'étaient retrouvées de facto encerclées par les forces gouvernementales quand celles-ci ont conquis de vastes pans de la province d'Edleb et de la région voisine de Hama, à la faveur d'offensives meurtrières et dévastatrices successives.

    Le poste d'observation de Morek, situé dans le nord de Hama, est ainsi encerclé depuis août 2019.

    "Après minuit, les forces turques ont commencé à évacuer Morek, et ce matin un convoi important a quitté" le secteur, a indiqué à l'AFP un commandant des factions rebelles proturques.

    Selon ce commandant, ces forces vont rallier d'autres positions turques dans le sud de la province d'Edleb, où un correspondant de l'AFP a observé un renforcement des mesures de sécurité de la part des rebelles et de l'armée turque.

    L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a confirmé le début du retrait de Morek dans la nuit, précisant que deux autres postes turcs également encerclés pourraient être évacués.

    Ankara n'a pas officiellement commenté ce retrait. Par le passé, les plus hauts responsables turcs avaient martelé leur détermination à maintenir les postes d'observation, même encerclés.

    Des combats sporadiques continuent de secouer la province d'Edleb et les territoires adjacents, en dépit d'un cessez-le-feu adopté en mars 2020, après une énième offensive du régime relancée en décembre 2019 contre les jihadistes et les rebelles.

    Ces derniers contrôlent près de la moitié de la province d'Edleb, mais aussi des pans de territoires dans les régions voisines de Lattaquié, Hama et Alep.

    Il se peut que l'évacuation de l'armée turque des postes militaires encerclés soit motivée par la crainte d'Ankara d'une possible offensive de l'armée syrienne épaulée par l'armée de l'air russe, Moscou étant de plus en plus sur une voie de confrontation avec Ankara.

  • Syrie : Manifestations autour de deux postes de l'armée turque assiégés par l'armée syrienne dans le sud de la province d'Edleb

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    Mercredi 16 septembre, des dizaines de civils ont protesté autour de deux postes d'observation turcs assiégés par l'armée arabe syrienne (AAS) dans le Grand Edleb. Les manifestants exigent le retrait des forces turques de la région.

    Les manifestations ont débuté mercredi matin autour des postes de Murak et d'Alsurman dans le sud et le sud-est d'Edleb. Le poste turc de Murak est assiégé depuis août 2019, tandis que celui d'Alsurman est assiégé depuis décembre 2019.

    Les manifestants, qui brandissaient des drapeaux syriens et des photos du président Bachar al-Assad, ont exigé le retrait des forces turques du Grand Edleb. De nombreux manifestants étaient apparemment des habitants de la région, principalement des villes de Murak, Alsurman et Tell Touqan.

    Les membres des services turcs du poste de Murak ont repoussé les manifestants à coup de gaz lacrymogène. Plusieurs manifestants ont été intoxiqués.

    Selon plusieurs sources de l'opposition, les manifestations ont été organisées par le parti Baas au pouvoir pour faire pression sur les forces turques afin qu'elles abandonnent leurs postes.

    L'armée turque a établi les deux postes et de nombreux autres en 2018 et 2019 dans le cadre du processus d'Astana. Les postes étaient censés surveiller le cessez-le-feu dans le Grand Idlib. En 2019, l'Armée syrienne a libéré les zones où étaient installés les postes. Cependant, Ankara a refusé de retirer ses troupes.

    Les protestations ont eu lieu le jour même où les parties russe et turque entamaient des discussions sur les questions libyennes et syriennes. Selon plusieurs sources, la Russie, pour sa part, a proposé à la Turquie de réduire le nombre de postes d'observation turcs dans la province syrienne d'Edleb, mais Ankara aurait refusé.

    Les protestations d'aujourd'hui sont le signe de la frustration croissante de Damas face à la présence militaire turque dans le Grand Edleb. De son côté, Ankara semble avoir l'intention de rester dans le nord syrien à long terme.

  • Frontlive-Chrono du jeudi 20 février 2010

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