Politique de la Turquie en Libye

  • Libye: annonce des candidats à la direction de l'exécutif de transition

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    La Mission d'appui des Nations Unies en Libye (MANUL ) a annoncé le 30 janvier qu'un comité d'examen composé de trois membres du Forum de dialogue politique libyen avait approuvé une liste de candidats pour diriger le gouvernement de transition qui conduirait la Libye aux élections prévues le 24 décembre 2021. Le Forum de dialogue politique libyen en Suisse se réunira donc du 1er au 5 février pour voter sur les candidats proposés.

    La MANUL a publié deux listes, la première contenant les 24 candidats au Conseil présidentiel et la seconde avec les 21 noms pour le poste de Premier ministre. Toutes les personnes indiquées se sont engagées à respecter la voie indiquée par le Forum de dialogue politique libyen pour amener le pays aux élections et, dans le cas où elles seraient choisies, à soumettre une déclaration des biens meubles et immeubles détenus en Libye et à l'étranger, y compris celles des conjoints et des enfants. Les candidats se sont alors engagés à ne pas se présenter aux élections à la fin de la période de transition.   

    Parmi les personnes nommées pour siéger au conseil présidentiel du nouvel exécutif figurent le président de la Chambre des représentants de Tobrouk, Aguila Saleh, et le ministre de la Défense du gouvernement d'accord national (GNA) de Tripoli, Saleh Namroush. Les candidats au poste de Premier ministre comprennent le ministre de l'Intérieur du GNA, Fathi Bashagha, et le vice-premier ministre du GNA, Ahmed Maiteeg.

     Le vote aura lieu en Suisse du 1er au 5 février prochain lors d'une réunion interactive au cours de laquelle la MANUL invitera les candidats à s'adresser aux 75 membres du Forum de dialogue politique pour présenter la manière dont ils entendent mettre en œuvre la voie tracée vers les élections et répondre aux les questions auxquelles ils seront soumis. L'exécutif qui résultera de ces votes sera composé du Conseil présidentiel, lui-même composé d'un président et de deux vice-présidents, et des bureaux du Premier ministre.

    Comme le rapporte Al-Arabiya , malgré les progrès réalisés par les dialogues promus par l'ONU, plusieurs personnalités libyennes ont exprimé des craintes que la compétition créée au niveau politique ne conduise à de nouveaux affrontements sur le terrain. 

    En ce moment, en Libye, il y a un cessez-le-feu convenu le 23 octobre dernier par les délégations libyennes de l'Armée nationale libyenne (ANL) et du GNA de Tripoli, réunies à Genève dans le cadre du Comité militaire mixte 5 + 5. Suite à cet accord, plusieurs initiatives ont été organisées pour parvenir à une solution politique au conflit et aux divisions en Libye, y compris la formation du Forum de dialogue politique qui rassemble les différentes composantes de la population libyenne sous l'égide de l'ONU.

    La Libye est le théâtre d'une longue guerre civile qui a débuté le 15 février 2011 qui a été suivie, en octobre de la même année, par la chute du régime dictatorial de Mouammar Kadhafi. Depuis cet événement, le pays n'a jamais réussi à réaliser une transition démocratique et, pour le moment, il voit, au niveau politique, la présence de deux administrations rivales, celle de la Chambre des représentants de Tobrouk (HoR), dirigée par Aguila Saleh, et que du GNA, dirigé par Fayez Al-Sarraj, et, sur le plan militaire, la confrontation des milices liées au GNA et l'Armée Nationale Libyenne (ANL), qui relève du général Khalifa Haftar.

    Le GNA d'al-Sarraj est le gouvernement officiellement reconnu par l'ONU en Libye, il est né le 17 décembre 2015 avec les accords de Skhirat, signé au Maroc puis expiré le 17 décembre 2017. Il est formellement soutenu par la Turquie, le Qatar et l'Italie. Les forces de l'ANL sont plutôt proches du gouvernement de Tobrouk qui contrôle l'est de la Libye et est dirigé par Aguila Saleh, et, au niveau international, elles sont soutenues par l'Égypte, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Jordanie, la Russie et, d'une façon plus discrète, par la France..

  • Libye : Les Etats-Unis demandent le retrait immédiat des forces russes et turques de Libye

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    Les Etats-Unis "demandent à la Turquie et à la Russie de commencer immédiatement le retrait de leurs forces" de Libye, incluant militaires et mercenaires, a affirmé jeudi 28 janvier à l'ONU l'ambassadeur américain par intérim, Richard Mills.

    "Nous demandons à toutes les parties extérieures, incluant la Russie, la Turquie et les Emirats Arabes Unis, de respecter la souveraineté libyenne et de cesser immédiatement toutes les interventions militaires en Libye", a-t-il insisté lors d'une réunion du Conseil de sécurité sur ce pays.

    Cette prise de position claire et ferme de la nouvelle administration américaine de Joe Biden tranche avec le flou qui a entouré ces dernières années la politique américaine de Donald Trump à l'égard de la Libye. Ce dernier avait ainsi semblé à un moment soutenir l'homme fort de l'est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, aux dépens du Gouvernement d'union nationale (GNA), reconnu par l'ONU et basé à Tripoli.

    "Conformément à l'accord de cessez-le-feu d'octobre, nous demandons à la Turquie et à la Russie d'entamer immédiatement le retrait de leurs forces du pays et le retrait des mercenaires étrangers et des substituts militaires, qu'ils ont recrutés, financés, déployés et soutenus en Libye", a souligné Richard Mills.

    En décembre, l'ONU avait estimé à environ 20.000 le nombre de mercenaires et militaires étrangers déployés auprès des deux camps rivaux. L'ONU avait aussi recensé 10 bases militaires totalement ou partiellement occupées par des forces étrangères dans le pays. En vertu d'un accord de cessez-le-feu conclu entre les belligérants le 23 octobre, les troupes étrangères et mercenaires devaient avoir quitté la Libye dans les trois mois. L'échéance, le 23 janvier, est passée sans aucun signe de retrait des mercenaires de Libye.

    Le maréchal Haftar est soutenu par les Emirats Arabes Unis, l'Egypte et la Russie, notamment via des mercenaires issus du groupe privé Wagner réputé proche du pouvoir russe, alors que le GNA est appuyé militairement par la Turquie et des rebelles syriens ayant été transférés de Syrie en Libye. Lors de la visioconférence du Conseil de sécurité, une très grande majorité de ses membres, dont l'Inde, le Royaume-Uni ou la Chine a aussi demandé le retrait des troupes étrangères et mercenaires de Libye et le respect de l'embargo sur les armes imposé au pays depuis 2011.

  • Libye: les milices de Tripoli s'opposent aux résultats du Forum de dialogue politique

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    La «Force de protection de Tripoli» a publié une note dans laquelle elle rejetait les résultats obtenus par le Forum de dialogue politique concernant les mécanismes de nomination des futurs organes exécutifs temporaires.
     
    L'information a été donnée le 21 janvier par le quotidien al-Arab , faisant référence à une communication publiée la veille. La Force de protection de Tripoli est une coalition de groupes armés formée le 18 décembre 2018, à la suite de la fusion de quatre milices ralliées au gouvernement de Tripoli, également connu sous le nom de gouvernement d'accord national (GNA). La Force de protection de Tripoli est considérée parmi les plus importantes de la capitale libyenne et de la région de l'ouest. La dernière déclaration de cette coalition est intervenue après que la majorité des membres du Forum de dialogue politique ont voté en faveur du mécanisme proposé par l'ONU pour la formation du gouvernement et du Conseil présidentiel le 19 janvier. Ces deux organes temporaires devraient diriger la Libye pendant la période de transition, jusqu'aux élections du 24 décembre 2021.
     
    L'"attaque" de la Force de protection de Tripoli vise en particulier la Mission d'appui des Nations Unies (MANUL) et son envoyée intérimaire, Stephanie Williams, qu'elle accuse d'orienter la  politique libyenne vers des objectifs qui ne vont pas dans l'intérêt du pays, mais satisfont au contraire les intérêts d'un «petit cercle de partis qui ne pourront pas assurer la sécurité de la Libye». 
     
    La «déviation» commise, selon la Force de protection de Tripoli, est due à la «manière suspecte» dont les participants au Forum ont été choisis et à la manière dont les différentes propositions ont été présentées et votées. 
     
    L'ONU se défend en expliquant que son seul objectif est Pour le groupe de Tripoli,  d’instaurer la paix et la stabilité et de réaliser la transition démocratique souhaitée. 
     
    Selon certains analystes, l'opposition de la Force de protection de Tripoli au Forum de dialogue politique reflète une tentative plus large d'obstruer la voie politique et, surtout, d'empêcher la formation d'un gouvernement intérimaire qui aurait vraisemblablement son siège à Syrte et qui aurait la tâche conduire le pays aux élections. Les milices de Tripoli, rapporte al-Arab, craignent de perdre leur influence, notamment dans le cas d'un éventuel changement de siège du gouvernement.  
     
    Par ailleurs, selon les informations rapportées par le quotidien, la Turquie, alliée du GNA, jouerait également un rôle négatif, dû au fait qu'Ankara souhaite que l'actuel Premier ministre et chef du Conseil présidentiel, Fayez al-Sarraj, reste au pouvoir, afin de sauvegarder les accords signés le 27 novembre 2019 avec Tripoli, visant à intensifier la coopération dans le domaine de la sécurité et dans le secteur des activités maritimes dans la zone litigieuse de la Méditerranée orientale. Certains analystes émettent également l'hypothèse qu'Ankara chercherait à provoquer d'une manière ou d'une autre l'Armée Nationale Libyenne (ANL) dirigée par le général Khalifa Haftar, à entrer dans une nouvelle confrontation sur le terrain, afin d'élargir ou consolider les résultats obtenus pendant le précédent round.
     
    Stéphanie Williams, pour sa part, a déclaré que le consensus atteint d'abord le 16 janvier, à l'issue des pourparlers, puis le 19 janvier, date du vote sur le mécanisme, représentait une étape importante dans la voie politique libyenne vers la transition démocratique. Elle insiste pour que les parties poursuivent sur la feuille de route esquissée à Tunis en novembre 2020. La population libyenne  est face à une réelle opportunité de réunifier les institutions du pays, surmonter les divisions et les divergences internes. Cependant, selon le correspondant, il y a des "kleptocrates", des membres de la classe politique qui a dominé la scène libyenne pendant des années. Et ces "kleptocrates" tenteraient de préserver leur statu quo, ainsi que leurs intérêts personnels et c'est la raison pour laquelle ils tentent d'entraver le chemin vers les élections et, avant cela, le formation d'une autorité temporaire.

  • Libye : Une délégation égyptienne en visite à Tripoli, une première depuis 2014

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    Une délégation égyptienne a rencontré dimanche dans la capitale libyenne de hauts responsables du Gouvernement d'union nationale (GNA), une première depuis six ans alors que l'Egypte est considérée comme un soutien du camp rival à l'exécutif basé à Tripoli. Plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est dirigée depuis 2015 par deux autorités rivales: le GNA, reconnu par l'ONU et soutenu par la Turquie, et une assemblée (House of Representatives) basé à Tobrouk, soutenue par le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l'est du pays, assisté par la Russie, les Emirats arabes unis et l'Egypte.
     
    Le ministre libyen de l'Intérieur Fathi Bachagha a tenu "une réunion de haut niveau" avec la délégation égyptienne composée notamment du vice-directeur des services de renseignement, a annoncé son ministère dans un communiqué. A l'ordre du jour de cette visite, à laquelle assistait Imed Trabelsi, chef de l'Organe libyen de la Sûreté générale, "les moyens de renforcer la coopération sécuritaire" ainsi que "l'appui au cessez-le-feu", selon le ministère.
     
    Les camps rivaux libyens ont conclu un accord de cessez-le-feu en octobre dernier sous l'égide de l'ONU, mettant fin à plus d'un an de conflit déclenché par une offensive sur Tripoli des forces du maréchal Khalifa Haftar en avril 2019. Dimanche, les deux parties ont "examiné les conclusions de la commission militaire conjointe 5+5 en appui aux efforts déployés par l'ONU (...) pour une sortie de crise par des voies politiques et pacifiques", selon le communiqué.
     
    C'est la première visite d'une délégation officielle égyptienne à Tripoli depuis 2014, date à laquelle l'Egypte avait fermé son ambassade à Tripoli en raison de violences. La délégation égyptienne a également été reçue par le chef de la diplomatie libyenne Mohamad Taher Siala. Le but est de "normaliser les relations diplomatiques" entre Tripoli et Le Caire et d'évoquer "la coopération dans divers domaines", a précisé sur Twitter Mohamad Elgeblawi, porte-parole du ministère libyen des Affaires étrangères. Selon M. Elgeblawi, la délégation égyptienne s'est engagée à rouvrir l'ambassade égyptienne "le plus tôt possible" et rétablir les liaisons aériennes entre les deux capitales, interrompues depuis plusieurs années.
     
    Cette visite intervient après que Khalifa Haftar a menacé jeudi de "chasser l'occupant" turc en Libye, où Ankara a envoyé des troupes pour soutenir le GNA. Lors d'une visite samedi à Tripoli, le ministre turc de la Défense Hulusi Akar a lui promis de riposter à toute attaque contre les forces turques.

  • Libye : La Turquie menace de répondre à toute attaque de ses forces par l'Armée Nationale Libyenne de Haftar

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    La Turquie répondra à toute attaque de l'homme fort de l'Est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar, contre ses forces présentes dans ce pays en guerre, a déclaré le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, lors d'une visite à Tripoli.
     
    "Le criminel de guerre, le meurtrier qu'est Haftar et ses forces doivent savoir qu'ils seront considérés comme des cibles légitimes en cas d'attaque contre les forces turques" qui soutiennent le Gouvernement d'union nationale (GNA) dans le conflit en Libye, a indiqué tard samedi le ministre, deux jours après des déclarations belliqueuses du maréchal à l'encontre d'Ankara. "S'ils franchissent ce pas, ils ne pourront trouver aucun endroit pour fuir (...) tout le monde devrait revenir à la raison", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.
     
    Le soutien militaire turc a permis aux forces pro-GNA de repousser et de mettre en échec en juin 2020 une offensive des pro-Haftar lancée en avril 2019 pour s'emparer de la capitale libyenne Tripoli. Le GNA, basé à Tripoli et reconnu par l'ONU, contrôle depuis l'ensemble du nord-ouest du pays. Jeudi, Khalifa Haftar avait appelé à "chasser l'occupant" turc. Il n'y aura "pas de paix en présence d'un colonisateur sur nos terres", a dit le maréchal libyen soutenu lui par la Russie et les Emirats arabes unis.
     
    Le même jour et à l'occasion du 69e anniversaire de l'indépendance du pays, le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, a appelé ses compatriotes à "tourner la page des désaccords pour aboutir à la stabilité".
     
    Malgré la multitude de séries de pourparlers interlibyens pour sortir le pays de la crise, rendues possibles par un cessez-le-feu signé en octobre sous l'égide de l'ONU et globalement respecté, les déclarations belliqueuses se multiplient. Au premier jour de sa visite à Tripoli samedi, le ministre turc a discuté avec des responsables libyens des moyens de riposter à une éventuelle nouvelle offensive de Haftar, selon un communiqué du Haut Conseil d'Etat (HCE, pro-GNA). "Ce qui compte c'est que tout le monde contribue à une solution politique. Toute autre action ne pourra qu'être mauvaise", a-t-il déclaré samedi soir.
     
    Le Parlement turc a adopté mardi une motion prolongeant de 18 mois l'autorisation de déployer des "militaires" en Libye.

  • Libye : Haftar appelle à reprendre les armes pour "chasser l'occupant" turc

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    Le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est de la Libye, a appelé ses forces à reprendre les armes pour "chasser l'occupant" turc, au moment où des pourparlers sont en cours pour sortir le pays de l'impasse.
     
    La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, et deux autorités s'y disputent le pouvoir : le Gouvernement d'union nationale (GNA) à Tripoli, reconnu par l'ONU et soutenu par la Turquie, et un pouvoir incarné par Khalifa Haftar, soutenu par la Russie et les Emirats arabes unis. Le soutien turc au GNA, notamment par l'envoi de conseillers militaires et de drones, lui a permis d'infliger une série de défaites aux portes de Tripoli aux forces du maréchal.
     
    "Nous devons rappeler aujourd'hui qu'il n'y aura pas de paix en présence d'un colonisateur sur notre terre", a lancé jeudi le maréchal en référence à Ankara, dont le Parlement a adopté cette semaine une motion prolongeant de 18 mois l'autorisation de déployer des militaires en Libye. "Nous allons donc reprendre les armes pour façonner notre paix de nos propres mains (...) et, puisque la Turquie rejette la paix et opte pour la guerre, préparez-vous à chasser l'occupant par la foi, la volonté et les armes", a-t-il dit dans un discours à l'occasion du 69e anniversaire de l'indépendance du pays. "Officiers et soldats, préparez-vous!", a-t-il martelé devant des centaines de militaires au garde-à-vous dans la cour d'une caserne à Benghazi (est).
     
    Au même moment, le chef du GNA, Fayez al-Sarraj, appelait depuis Tripoli ses compatriotes à "tourner la page des désaccords pour aboutir à la stabilité". Cela ne se fera que par "la solidarité entre forces politiques", a-t-il dit. Le chef du GNA s'est félicité des conclusions des pourparlers engagés sous l'égide des Nations unies, notamment l'organisation d'élections le 24 décembre 2021, "une opportunité historique qu'il ne faut pas laisser passer". Un cessez-le-feu signé en octobre sous l'égide de l'ONU et globalement respecté depuis a permis aux parties rivales de retourner à la table des négociations.

    Le ministre turc de la Défense effectue une visite surprise en Libye
    Samedi, le ministre turc de la Défense, Hulusi Akar, s'est rendu en Libye, accompagné du chef d'état-major et des commandants de l'armée.
     
    Plus tôt dans la journée, les médias libyens ont déclaré que le ministre turc de la Défense était arrivé dans la capitale, Tripoli, pour une visite inopinée, à la suite de l'ultimatum de quitter la Libye pacifiquement ou par la force du commandant de l'Armée nationale libyenne (ANL), le maréchal. Khalifa Haftar.
     
    Des sources libyennes ont déclaré qu'Akar avait changé de destination au dernier moment de la base aérienne d'Al-Watiyah à l'aéroport de Mitiga, ajoutant qu'il devait se rendre au collège militaire de la région d'Al-Hadba pour assister à une cérémonie militaire.
     
    Vendredi, le ministère turc de la Défense a annoncé que ses forces avaient organisé un entraînement pour que les membres des forces libyennes du gouvernement d'accord national s'entraînent avec des armes lourdes.
     
    Le ministère a indiqué, dans un communiqué, que ses forces «continuent de garantir la formation de l'armée libyenne dans le cadre de l'accord de formation, de coopération et de consultations militaires» signé entre Ankara et Tripoli.
     

  • Egypte : Le président Al-Sissi évoque la possibilité d'une confrontation militaire avec la Turquie

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    Le président égyptien Abdel Fattah El-Sissi a déclaré: "L'Egypte travaille pour parvenir à une solution politique globale qui reste le seul moyen possible de régler la crise en Libye".

    En réponse à une question sur l'éventualité d'un affrontement militaire entre l'Egypte et la Turquie en Libye, Sissi a déclaré dans son entretien au journal français "Le Figaro": "L'Egypte ne sera jamais l'initiateur de l'attaque, mais en retour, nos forces armées sont toujours prêtes à défendre leur patrie et à assurer sa sécurité nationale contre toute confrontation". 

    Il a poursuivi: "L'Égypte travaille pour parvenir à une solution politique globale qui reste le seul moyen possible de régler cette crise et d'assurer la stabilité de ce pays frère, qui partage jusqu'à 1.200 km de frontières avec l'Égypte. Il est impératif de mettre fin aux interventions étrangères qui menacent la stabilité de ce pays, du fait du transfert de miliciens extrémistes et d'armes. "

    Le président égyptien a souligné que  "la politique de l'Égypte est d'établir d'excellentes relations avec ses voisins, le dialogue prévalant toujours, et la Turquie, comme les autres pays de la région, doit veiller à ce que les règles du droit international et du droit de la mer soient respectées et qu'elle n'entreprenne aucune action unilatéralement sans consultation et évaluation des risques à l'échelle de la zone.

    Il a déclaré: «Les eaux du Nil sont vitales pour l'Égypte, et le différend avec l'Éthiopie au sujet du grand barrage de la Renaissance éthiopienne dure depuis longtemps».

    Al-Sissi a expliqué que le barrage représente pour l'Éthiopie une source de développement légitime, mais que le remplissage unilatéral du barrage, en violation des principes et des règles du droit international, menace l'approvisionnement en eau de 100 millions d'Égyptiens.

    Le président égyptien a ajouté: "Nous restons déterminés à trouver une solution juridique équitable et à parvenir à un accord qui lie toutes les parties. Les parties doivent trouver u accord pour déterminer le remplissage et l'exploitation du barrage et protéger les intérêts de l'Égypte, de l'Éthiopie et du Soudan, c'est-à-dire préserve nos droits à l'eau. Après dix ans de négociations, le moment est venu d'achever et de signer cet accord.