Police militaire russe

  • La Russie intensifie ses patrouilles à la frontière syro-jordanienne

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    Suite aux déclarations du roi Abdallah II de Jordanie concernant le danger de la présence iranienne dans la région syrienne de Daraa, frontalière du royaume, et les menaces potentielles pour la sécurité sans oublier la progression du trafic de drogue, les forces russes ont intensifié leur surveillance et exécutent des patrouilles de sécurité le long des frontières syro-jordaniennes 

    La police russe s'est également rendue en plusieurs points du gouvernorat de Daraa, notamment la ville de Busra al-Sham, le bastion de ses forces alliées, et est passée par des villages dans l'est de la province de Daraa, sur lesquels sont répartis les avant-postes frontaliers syriens et à proximité immédiate des gardes-frontières jordaniens.

    La démonstration de force de la police russe pourrait avoir un double objectif : Tout d'abord, envoyer un message d'avertissement à Israël, dont la frontière est toute proche, pour lui signifier que Moscou garde toujours un potentiel de nuisance dans la région et qu'Israël ferait bien de "calmer" sa position anti-russe concernant l'Ukraine 

    Le second message est probablement à destination des monarchies arabes qui seraient bien avisées de garder de bonnes relations avec Moscou, au risque de voir l'Iran prendre la place des forces russes en Syrie. Le roi Abdallah II de Jordanie a d'ailleurs averti que le transfert des forces russes de Syrie en Ukraine pourrait ouvrir la voie à l'Iran et à ses alliés, ce qui intensifierait  leurs menaces sécuritaires  et le développement du trafic de drogue à travers la frontière commune syro-jordanienne.

  • Украина: "Аль-Араби аль-Джадид": Россия перебрасывает солдат из Сирии в Украину

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    Как пишет панарабская газета "Аль-Араби аль-Джадид", Россия начала переброску из Сирии подразделений военной полиции. Военнослужащим предстоит принять участие в военных действиях на территории Украины.

    Согласно публикации, военные полицейские, служившие в провинции Алеппо, еще несколько дней назад были направлены на авиабазу "Хмеймим" для вылета в Россию. Их места на блокпостах занимают сирийские военнослужащие.

    Издание отмечает: несмотря на то, что военные действия продолжаются уже пятую неделю, российские войска продвигаются значительно медленнее чем планировалось и несут ощутимые потери в связи с ожесточенным сопротивлением украинцев.

     

  • Ukraine : La Russie transfère des soldats russes de la Syrie vers l'Ukraine, affirme Al-Arabi al-Jadid : 

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    Le journal panarabe "Al-Arabi al-Jadid" affirme que la Russie a commencé le transfert d'unités de police militaire de Syrie. Les militaires devront prendre part aux hostilités sur le territoire de l'Ukraine.

    Selon la publication, des officiers de la police militaire qui ont servi dans la province d'Alep ont été envoyés il y a quelques jours à la base aérienne russe de Hmeimim pour s'envoler vers la Russie. Leurs places aux points de contrôle sont occupées par des soldats syriens.

    La publication note : malgré le fait que les hostilités durent depuis la cinquième semaine, les troupes russes avancent beaucoup plus lentement que prévu et subissent des pertes importantes en raison de la résistance acharnée des Ukrainiens.

  • Syrie : Une explosion a visé un véhicule militaire russe - L'Etat islamique soupçonné

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    Un engin explosif improvisé (IED), placé sur une moto, a explosé, samedi après-midi 4 décembre 2021,  alors qu'un véhicule de la police militaire russe patrouillait dans la ville d'Izraa. La ville est située ans la partie orientale de la province de Deraa (Sud). On ignore à ce moment s'il y a eu des victimes ou des dégâts matériels.

    Le véhicule militaire russe visé circulait en patrouille sur la ligne de démarcation entre les zones contrôlées par les forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis et les forces russes dans l'est de la Syrie.

    La Russie a commencé ces patrouilles sur la ligne de démarcation en novembre 2021, a rapporté l'agence de presse TASS.

    Un porte-parole de l'armée russe a déclaré qu'il y avait des cellules dormantes de l'État islamique dans la région et que l'armée russe tentait de mettre un terme à leur présence.

    Par ailleurs, un membre des services de sécurité syriens aurait été abattu samedi 4 décembre par des inconnus armés à Deraa.

  • Syrie : Des habitants de la région contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (soutenues par les Etats-Unis), tentent d'empêcher un convoi militaire russe de traverser leurs zones près du rond-point d'Al-Maamel dans la ville de Deir ezZor (Vidéo)

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    Vendredi 19 novembre, une patrouille de la police militaire russe a été prise à partie après être entrée dans l'est de la province de Deir Ezzor, contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis.

    Des hommes armés locaux, dont la plupart sont membres du Conseil militaire de Deir Ezzor (DMC) des FDS, ont ouvert le feu avec leurs fusils d'assaut sur la patrouille juste après avoir dépassé le passage d'al-Salhiyyah qui sépare les zones contrôlées par le gouvernement des zones sous contrôle des FDS. 

    La patrouille russe, composée de quatre véhicules blindés, était escortée par deux hélicoptères. La partie russe n'a pas riposté aux manifestants, probablement parce que des civils non armés étaient présents sur les lieux.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et d'autres sources de l'opposition syrienne, aucun militaire russe n'a été blessé. Le ministère de la Défense de Russie n'a pas encore commenté l'incident.

    À la suite de l'attaque, la coalition dirigée par les États-Unis a déployé une unité près du point de passage d'al-Salhiyyah. Des soldats américains ont été vus côte à côte avec les hommes armés qui s'étaient opposés au passage de la patrouille russe.

    En octobre déjà, un groupe de combattants du Conseil militaire de Deir Ezzor (DMC) avait empêché une patrouille de la police militaire russe d'entrer dans la ville d'al-Jininah, dans l'ouest de la province de Deir Ezzor. Lors de cet incident, les miliciens n'ont pas tiré sur la patrouille ni tenté d'attaquer les troupes russes.

    Il est hautement improbable que les combattants du DMC aient agi seuls. L'attaque contre la patrouille russe était peut-être une provocation planifiée destinée à éloigner les troupes russes de la partie de Deir Ezzor contrôlée par les FDS. Rappelons que les FDS étaient censées escorter et protéger la patrouille russe.

    L'attaque ne restera probablement pas impunie. Il est probable que les forces russes ripostent et frappent les postes du DMC.

     

  • Syrie : La police russe tente d'étendre son activité vers des zones qui lui étaient interdites

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    La Russie a fait mouvement dans l'est de la Syrie. Jusqu'ici, ses forces étaient positionnées le long de la route internationale "M4". Elles ses sont dirigées vers le sud, pour tenter de pénétrer dans des zones où elles étaient quasi interdites les années précédentes car ces zones étaient sous influence de forces locales et étrangères.

    Jeudi 21 octobre 2021, un convoi de forces de la police militaire russe est entré pour la première fois dans des zones situées dans la partie occidentale du gouvernorat de Deir ez-Zor, qui sont sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de milices majoritairement kurdes et appuyées par les Etats-Unis. Cette opposition des Forces Démocratiques syriennes au passage du convoi russe a provoqué la colère des civils et des tribus arabes de la région, en particulier les membres de la tribu Bakara.

    Le convoi voulait  traverser ces zones pour rejoindre des positions dans les gouvernorats de Hassaké et Raqqa mais des dizaines de civils ont bloqué les routes et allumé des pneus en signe de protestation.

    Les Forces Démocratiques Syriennes, ont organisé ont organisé des manifestations, vendredi 22 octobre 2021, dans plusieurs villes et villages de l'ouest de la province de Deir ez-Zor. La manifestation la plus importante a eu lieu au rond-point d'Al-Hussan dans une zone contrôlée par les forces kurdes.

    Les manifestants kurdes refusent la présence des forces russes comme celle des forces iraniennes sur le territoire syrien. Ils sont également opposés au retour des forces du régime syrien.

    Le gouvernorat de Deir ez-Zor est divisé entre les forces du régime syrien et leurs alliés d'une part, et les Forces Démocratiques Syriennes soutenues par la coalition internationale d'autre part. L'Euphrate est la ligne de démarcation entre les  deux parties opposées.

    Le Conseil militaire de Deir ez-Zor est considéré comme l'une des composantes des FDS. C'est l'un des principaux partis qui rejettent l'entrée des forces russes dans les zones situées à l'ouest de la province  de Deir ez-Zor.

    Le journaliste syrien, Suhaib Jaber a expliqué : Les Russes ont plusieurs points à l'est de l'Euphrate, dans la zone de Marat, le champ de Koniko, Khasham et Al-Hussainiya. Mais ils se heurtent au refus des FDS de les laisser  traverser vers Raqqa et Al-Hassaké.

    La Russie commente rarement ses mouvements militaires en Syrie, et ses déclarations quotidiennes concernant le pays se limitent à ce qui est publié par le Centre de réconciliation russe de la base de Hmeimim.

    Le coprésident du "Conseil démocratique syrien", Riad Darar, a déclaré à Al-Hurra que "la Russie cherchait à pénétrer dans les régions. Elle veut étendre son influence, profitant du recul américain. Il n'y a pas eu de coordination entre Moscou et les FDS concernant les mouvements de la police russe. La raison est que la situation n'est pas claire en ce qui concerne le rôle de "médiateur" de la partie russe.

    La rivalité entre Russie et Etats-Unis dans le nord-ouest syrien pourrait provoquer un affrontement entre Kurdes er Arabes
    Il semble que les forces russes cherchent désormais à s'appuyer sur les populations arabes situées dans les zones contrôlées par les Kurdes (Forces Démocratiques Syriennes) pour pénétrer dans les régions protégées par les FDS et leurs alliés américains. Cela pourrait conduire à des affrontements entre miliciens kurdes et tribus arabes.

  • Syrie : Toujours des combats à Qamishli entre forces de sécurité kurdes et miliciens pro-régime

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    105733_dsc_0016-768x512.jpegL'assassinat d'un chef de tribu arabe a provoqué une reprise des affrontements entre les Forces de défense nationale (FDN) pro-gouvernementales et les Asayish, l'aile de sécurité des Forces démocratiques syriennes (FDS), dans la ville de Qamishli dans le nord-est de la Syrie. 

    Le chef, Hayis Al-Jaryan (photo ci-contre), a été abattu  quelques minutes seulement après avoir quitté une réunion des leaders trivaux avec les dirigeants des FDN dans le district de Tayy, vendredi 23 avril. Les violents affrontements se poursuivent depuis trois jours dans le district.

    Al-Jaryan, un chef éminent de la tribu Bani Sab'a, participait aux efforts visant à négocier un accord de cessez-le-feu à Qamishli.

    Les Asayish ont accusé les FDN d'avoir assassiné al-Jaryan, qui était un partisan des FDS. Cependant, pour la tribu Tayy, ce sont les Kurdes qui sont responsables de cet assassinat. 

    La mort de Hayis Al-Jaryan a provoqué une reprise des affrontements. Les Asayish ont lancé une nouvelle attaque contre les combattants des FDN dans le district de Tayy. Les kurdes ont capturé dans la matinée du vendredi 23 avril les écoles Fadel Hassan et Ibn Sina situées dans le district.

    La veille, une délégation de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne s'était rendue sur les lignes de front à Tayy et rencontré des officiers des Asayish. Un cessez-le-feu avait été négocié mais il s'est effondré en quelques heures.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) dont font partie les Asayish, sont accusées par leurs adversaires de vouloir profiter du conflit pour renforcer leur influence à Qamishli. Le conflit est présenté comme une lutte contre le régime, tandis que les forces kurdes sont en fait confrontées à des tribus arabes locales qui défendent leur territoire.

    Pour l'instant, les affrontements se limitent toujours au district de Tayy. Cependant, la situation pourrait bientôt devenir incontrôlable. Les tribus arabes du nord-est de la Syrie pourraient rejoindre le conflit et prêter main forte aux membres de la tribu Tayy aux prises avec les forces kurdes.

    Déjà, selon nos informations, la zone des affrontements entre Asayish et FDN s'est élargie pour inclure également le quartier de Hilko, après avoir été confiné au quartier d'al-Tai.

    Une source militaire au sein des Asayish a déclaré que leurs forces avaient avancé d'environ 300 mètres lors des affrontements du jeudi et qu'elles étaient maintenant très proches du rond-point d'al-Tayy.

    La source a ajouté que les Asayish avait trouvé une grande quantité d'armes et de munitions dans le détachement de Lilo, dont les Asayish ont pris le contrôle tard dans la nuit de mercredi.

    Dernière nouvelle : 
    L'Administration autonome vient d'annoncer vendredi soir 23 avril un accord sur un cessez-le-feu humanitaire à Qamishli. Malheureusement, en début de nuit, malgré le cessez-le-feu, un poste de contrôle des Asayish près du rond-point d'al-Shabab a été la cible de tirs depuis des zones contrôlées par le régime. Les nouveaux affrontements ont duré très peu de temps et le calme est revenu presqu'aussitôt. Ils démontrent cependant la fragilité de la situation sur le terrain.