Police militaire russe

  • Syrie : Toujours des combats à Qamishli entre forces de sécurité kurdes et miliciens pro-régime

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    105733_dsc_0016-768x512.jpegL'assassinat d'un chef de tribu arabe a provoqué une reprise des affrontements entre les Forces de défense nationale (FDN) pro-gouvernementales et les Asayish, l'aile de sécurité des Forces démocratiques syriennes (FDS), dans la ville de Qamishli dans le nord-est de la Syrie. 

    Le chef, Hayis Al-Jaryan (photo ci-contre), a été abattu  quelques minutes seulement après avoir quitté une réunion des leaders trivaux avec les dirigeants des FDN dans le district de Tayy, vendredi 23 avril. Les violents affrontements se poursuivent depuis trois jours dans le district.

    Al-Jaryan, un chef éminent de la tribu Bani Sab'a, participait aux efforts visant à négocier un accord de cessez-le-feu à Qamishli.

    Les Asayish ont accusé les FDN d'avoir assassiné al-Jaryan, qui était un partisan des FDS. Cependant, pour la tribu Tayy, ce sont les Kurdes qui sont responsables de cet assassinat. 

    La mort de Hayis Al-Jaryan a provoqué une reprise des affrontements. Les Asayish ont lancé une nouvelle attaque contre les combattants des FDN dans le district de Tayy. Les kurdes ont capturé dans la matinée du vendredi 23 avril les écoles Fadel Hassan et Ibn Sina situées dans le district.

    La veille, une délégation de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne s'était rendue sur les lignes de front à Tayy et rencontré des officiers des Asayish. Un cessez-le-feu avait été négocié mais il s'est effondré en quelques heures.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) dont font partie les Asayish, sont accusées par leurs adversaires de vouloir profiter du conflit pour renforcer leur influence à Qamishli. Le conflit est présenté comme une lutte contre le régime, tandis que les forces kurdes sont en fait confrontées à des tribus arabes locales qui défendent leur territoire.

    Pour l'instant, les affrontements se limitent toujours au district de Tayy. Cependant, la situation pourrait bientôt devenir incontrôlable. Les tribus arabes du nord-est de la Syrie pourraient rejoindre le conflit et prêter main forte aux membres de la tribu Tayy aux prises avec les forces kurdes.

    Déjà, selon nos informations, la zone des affrontements entre Asayish et FDN s'est élargie pour inclure également le quartier de Hilko, après avoir été confiné au quartier d'al-Tai.

    Une source militaire au sein des Asayish a déclaré que leurs forces avaient avancé d'environ 300 mètres lors des affrontements du jeudi et qu'elles étaient maintenant très proches du rond-point d'al-Tayy.

    La source a ajouté que les Asayish avait trouvé une grande quantité d'armes et de munitions dans le détachement de Lilo, dont les Asayish ont pris le contrôle tard dans la nuit de mercredi.

    Dernière nouvelle : 
    L'Administration autonome vient d'annoncer vendredi soir 23 avril un accord sur un cessez-le-feu humanitaire à Qamishli. Malheureusement, en début de nuit, malgré le cessez-le-feu, un poste de contrôle des Asayish près du rond-point d'al-Shabab a été la cible de tirs depuis des zones contrôlées par le régime. Les nouveaux affrontements ont duré très peu de temps et le calme est revenu presqu'aussitôt. Ils démontrent cependant la fragilité de la situation sur le terrain.



     

  • Syrie : Une dispute privée déclenche plusieurs heures de combats entre les forces pro-régime et les forces de sécurité kurdes à Qamishli

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    Tard dans la soirée du 20 avril 2021, de violents affrontements ont éclaté entre les Forces de défense nationale syriennes (FDN) pro-gouvernementales et les Asayish, l'aile de sécurité des Forces démocratiques syriennes (SDF) soutenues par les États-Unis dans la ville de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie.

    Les Asayish ont affirmé que les FDN avaient attaqué l'un de leurs points de contrôle près du district de Tayy dans la ville. Un officier connu sous le nom de Khaled Haji a été tué et quatre autres ont été blessés dans l'incident. Les Asayish ont répliqué en lançant une attaque contre les positions des FDN à Tayy. 

    Les affirmations des Asayish ont été réfutées par le cheikh Mohamad al-Fars, chef de la tribu Tayy à Qamishli, qui a fourni des détails sur ce qui s'est exactement passé.

    Al-Fars a déclaré à l'agence U-News que des membres des 'Asayish avaient ouvert le feu sur le chef des FDN à Tayy alors qu'il conduisait une personne malade à l'hôpital. Le chef des FDN était accusé d'avoir violé un couvre-feu imposé par les FDS dans le cadre de mesures préventives contre la COVID-19.

    Vidéo de Khaled Haji (tué au cours des affrontements) parlant ici du couvre-feu dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19

    Au cours des affrontements, qui ont duré jusqu'au matin du mercredi 21 avril, les unités Asayish ont capturé un certain nombre de postes des FDN. Quatre membres de la force pro-gouvernementale ont été blessés.

    Les affrontements à Qamishli sont juste entre les Asayish et les Forces de Défense Nationale (FDN - milice pro-régime). Les forces des Forces Démocratiques Syriennes (FDS - kurdes)  et de l'Armée Arabe Syrienne (l'armée du régime) n'ont pas pris part aux combats.

    Les affrontements se sont calmés suite à une intervention de la police militaire russe, qui maintient une base sur l'aéroport de Qamishli. Les FDN et les Asayish seraient actuellement en pourparlers pour désamorcer la crise et rétablir la stabilité à Qamishli.

    Ce ne sont pas les premiers affrontements entre les FDN et les Asayish à Qamishli, mais ce sont les combats les plus violents. La ville, qui est divisée entre les forces gouvernementales et les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes), est encore loin d'être stable.

     

  • Syrie : Les forces pro-turques lancent un nouvel assaut contre les Kurdes à Ain Issa

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    Jeudi 24 mars, l'Armée Nationale Syrienne (ANS), soutenue par la Turquie, a annoncé que ses militants avaient mené une opération spéciale contre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS).

    Le lieutenant-colonel Suhail Tlass, porte-parole de la division Suleyman Shah de l'ANS, a déclaré que l'opération visait des positions des FDS près de la ville d'Ain Issa.

    «L'opération a été menée dans l'axe du village d'al-Dibs près d'Ain Issa dans le nord de la province de Raqqa», a déclaré le porte-parole. «L'opération a duré deux heures, au cours desquelles les forces de l'ANS ont utilisé des armes légères et des armes blanches.»

    Selon le porte-parole, plus de 21 combattants des FDS ont été tués au cours de l'opération. Le nombre de pertes est probablement exagéré.

    La semaine dernière, la banlieue nord d'Ain Issa a été le théâtre d'un violent affrontement entre les forces turques et les FDS. Des dizaines de combattants des deux côtés auraient été tués ou blessés.

    Dans une déclaration récente, les FDS ont affirmé que ses combattants avaient tué 37 militants de l'ANS entre le 18 et le 20 mars. Les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de forces dominée par les Kurdes a également partagé une vidéo montrant les cadavres de plusieurs militants laissés sur le terrain.

    La situation autour d'Ain Issa reste instable. La nouvelle opération de l'ANS contre les FDS pourrait conduire à une recrudescence des affrontements. Certaines sources pensent que les forces turques préparent une grande offensive pour capturer la ville.

    Entre-temps, plusieurs unités de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne continuent de surveiller la situation à Ain Issa depuis des positions proches.

  • Syrie : L'armée syrienne déploie des renforts sur le front d'Aïn Issa en prévision d'une bataille

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    L'armée arabe syrienne (AAS) a déployé d'importants renforts près de la ville d'Ain Issa, dans le nord de la province de Raqqa, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 12 mars.

    Selon l'OSDH, les renforts, qui comprenaient des armes lourdes comme des chars de combat et de l'artillerie, sont arrivés à la périphérie de la ville au cours des trois derniers jours.

    Aïn Issa
    La localité d'Ain Issa est détenue par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition majoritairement kurde et soutenue par la coalition internationale. L'Armée syrienne et la police militaire russe maintiennent un réseau de postes autour de la ville pour surveiller un cessez-le-feu négocié par la Russie entre les FDS et les forces turques.

    Le 11 mars, l'agence de presse Hawar a révélé que les forces turques avaient construit un autre poste au nord d'Ain Issa. Plusieurs véhicules et systèmes de surveillance ont été déployés au niveau de ce poste, qui a été construit près du village de Hwshan. C'est le quatrième poste fortifié créé dans la région cette année par la Turquie.

    Les tensions montent autour d'Ain Issa depuis l'été. La Russie aurait averti les FDS d'une attaque turque imminente contre la ville. Les FDS ont été invitées à remettre la ville à l'AAS afin de déjouer les plans turcs. Cependant, la demande a été rejetée par les Kurdes.

    Les récents mouvements de l'AAS à Ain Issa peuvent indiquer que la Turquie envisage toujours d'attaquer la ville. Le refus des FDS à faire un compromis avec le régime syrien pourrait mettre en danger la ville et ses habitants.

  • Syrie : Pour faire face à la menace des forces turques, la police militaire russe déploie des renforts à Manbij

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    Jeudi 11 février, la police militaire russe a déployé des renforts près de la ville de Manbij, dans le nord de la Syrie, qui est sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition de groupes armés majoritairement kurdes.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les renforts, qui comprenaient plusieurs véhicules blindés et huit camions, ont été déployés sur une base de la police militaire russe dans le village d'Asalijja à l'ouest de Manbij.

    La base de la police militaire russe à Asalijja est située juste sur la ligne de front séparant les FDS des zones occupées par la Turquie dans le nord d'Alep.

    Le déploiement de renforts supplémentaires à Manbij est intervenu deux jours après un incident au cours duquel les forces turques ont ouvert le feu sur une unité russe stationnée dans la région. L'unité, qui effectuait une patrouille dans la ville de Qiratah, a été la cible de tirs de mortiers et de mitrailleuses lourdes. Aucune perte n'a été signalée.

    Plusieurs unités de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne sont présentes dans la banlieue de Manbij pour empêcher un affrontement direct entre les FDS et les forces turques.

    Les forces russes et syriennes entretiennent des relations étroites avec la branche locale des FDS à Manbij, le Conseil militaire de Manbij. La coopération entre les deux parties dérange apparemment la Turquie, qui voudrait contrôler Manbij depuis un certain temps.

  • Syrie : L'armée entre dans le ville de Daraa à la suite d'un accord de réconciliation

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    Jeudi 11 février, plusieurs unités de l'armée arabe syrienne (AAS) sont entrées dans la ville de Tafas, dans l'ouest de la province de Daraa.

    Le déploiement a été effectué conformément à l' accord de réconciliation conclu en début de semaine. En vertu de cet accord, les anciens rebelles de l'ouest de Daraa se sont soumis aux demandes de Damas. Ils ont expulsé six fauteurs de troubles vers la région nord-ouest du Grand Edleb et ont commencé à remettre leurs armes lourdes.

    L'agence de presse arabe syrienne SANA a déclaré que le déploiement de l'AAS à Tafas, le bastion des anciens rebelles dans l'ouest de Daraa, visait à sécuriser la ville et à promouvoir la stabilité.

    «Des unités de l'armée sont déployées dans la ville de Tafas et établissent des points de contrôle  pour y étendre la sécurité et la stabilité en vue du retour de toutes les institutions de l'État à leur travail», indique le rapport de l'agence. «Au cours des derniers jours, des unités de l'armée ont mené des opérations de ratissage autour de la ville et de démantèlement de dispositifs improvisés en vue du retour des habitants dans leurs maisons et leurs terres agricoles.»

    L'accord de réconciliation dans l'ouest de Daraa a été négocié par la police militaire russe, qui est active dans le sud de la Syrie depuis la mi-2018.

    Bien que l'accord résout le conflit entre les forces gouvernementales et les anciens rebelles, il ne répond pas à la menace posée par les cellules terroristes de l'Etat islamique dans la région. Une meilleure coordination entre les dirigeants de la région et Damas est nécessaire pour contenir cette menace croissante.

  • Syrie : Les Forces Démocratiques Syriennes abattent un drone russe dans le nord-est syrien

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    Samedi 6 février, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition de groupes majoritairement kurdes soutenue par les États-Unis ont abattu un drone russe près de la ville d'Ain Issa, dans le nord de la province de Raqqa.

    Au départ, des sources kurdes affiliées aux FDS ont affirmé que le drone appartenait à la Turquie. Cependant, une photo publiée par l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a confirmé que le drone était un Orlan-10 de fabrication russe.

    Drone Orlan-10
    L'Orlan-10 a une durée de vol allant jusqu'à 16 heures et une portée opérationnelle de 140 km. L'UAV peut être équipé de différents types de capteurs pour effectuer plusieurs missions, dont la reconnaissance, la cartographie 3D, la guerre électronique et le relais de communication.

    Le drone était probablement en mission de reconnaissance pour surveiller la situation autour d'Ain Issa. Des sources au sein des FDS ont affirmé que le drone avait été abattu par erreur. Le groupe soutenu par les États-Unis n'a pas encore confirmé ou nié l'information.

    Quelques heures après l'incident, un drone de combat américain MQ-9 Reaper a été filmé survolant Ain Issa. Le drone, qui n'était pas armé, transportait trois nacelles non identifiées. Le drone espionnait très probablement les forces gouvernementales russes et syriennes.

    Plusieurs unités de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne ont été déployées à Ain Issa en octobre 2019 pour surveiller le cessez-le-feu entre les forces turques et les FDS.

    Les États-Unis, qui ont abandonné leurs alliés kurdes il y a environ deux ans en raison d'un accord avec la Turquie, prévoient apparemment d'y limiter la présence russe et syrienne. Les FDS ont peut-être tiré sur le drone russe à titre d'avertissement.