Police militaire russe

  • Syrie : Des habitants de la région contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (soutenues par les Etats-Unis), tentent d'empêcher un convoi militaire russe de traverser leurs zones près du rond-point d'Al-Maamel dans la ville de Deir ezZor (Vidéo)

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    Vendredi 19 novembre, une patrouille de la police militaire russe a été prise à partie après être entrée dans l'est de la province de Deir Ezzor, contrôlée par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis.

    Des hommes armés locaux, dont la plupart sont membres du Conseil militaire de Deir Ezzor (DMC) des FDS, ont ouvert le feu avec leurs fusils d'assaut sur la patrouille juste après avoir dépassé le passage d'al-Salhiyyah qui sépare les zones contrôlées par le gouvernement des zones sous contrôle des FDS. 

    La patrouille russe, composée de quatre véhicules blindés, était escortée par deux hélicoptères. La partie russe n'a pas riposté aux manifestants, probablement parce que des civils non armés étaient présents sur les lieux.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et d'autres sources de l'opposition syrienne, aucun militaire russe n'a été blessé. Le ministère de la Défense de Russie n'a pas encore commenté l'incident.

    À la suite de l'attaque, la coalition dirigée par les États-Unis a déployé une unité près du point de passage d'al-Salhiyyah. Des soldats américains ont été vus côte à côte avec les hommes armés qui s'étaient opposés au passage de la patrouille russe.

    En octobre déjà, un groupe de combattants du Conseil militaire de Deir Ezzor (DMC) avait empêché une patrouille de la police militaire russe d'entrer dans la ville d'al-Jininah, dans l'ouest de la province de Deir Ezzor. Lors de cet incident, les miliciens n'ont pas tiré sur la patrouille ni tenté d'attaquer les troupes russes.

    Il est hautement improbable que les combattants du DMC aient agi seuls. L'attaque contre la patrouille russe était peut-être une provocation planifiée destinée à éloigner les troupes russes de la partie de Deir Ezzor contrôlée par les FDS. Rappelons que les FDS étaient censées escorter et protéger la patrouille russe.

    L'attaque ne restera probablement pas impunie. Il est probable que les forces russes ripostent et frappent les postes du DMC.

     

  • Syrie : La police russe tente d'étendre son activité vers des zones qui lui étaient interdites

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    La Russie a fait mouvement dans l'est de la Syrie. Jusqu'ici, ses forces étaient positionnées le long de la route internationale "M4". Elles ses sont dirigées vers le sud, pour tenter de pénétrer dans des zones où elles étaient quasi interdites les années précédentes car ces zones étaient sous influence de forces locales et étrangères.

    Jeudi 21 octobre 2021, un convoi de forces de la police militaire russe est entré pour la première fois dans des zones situées dans la partie occidentale du gouvernorat de Deir ez-Zor, qui sont sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de milices majoritairement kurdes et appuyées par les Etats-Unis. Cette opposition des Forces Démocratiques syriennes au passage du convoi russe a provoqué la colère des civils et des tribus arabes de la région, en particulier les membres de la tribu Bakara.

    Le convoi voulait  traverser ces zones pour rejoindre des positions dans les gouvernorats de Hassaké et Raqqa mais des dizaines de civils ont bloqué les routes et allumé des pneus en signe de protestation.

    Les Forces Démocratiques Syriennes, ont organisé ont organisé des manifestations, vendredi 22 octobre 2021, dans plusieurs villes et villages de l'ouest de la province de Deir ez-Zor. La manifestation la plus importante a eu lieu au rond-point d'Al-Hussan dans une zone contrôlée par les forces kurdes.

    Les manifestants kurdes refusent la présence des forces russes comme celle des forces iraniennes sur le territoire syrien. Ils sont également opposés au retour des forces du régime syrien.

    Le gouvernorat de Deir ez-Zor est divisé entre les forces du régime syrien et leurs alliés d'une part, et les Forces Démocratiques Syriennes soutenues par la coalition internationale d'autre part. L'Euphrate est la ligne de démarcation entre les  deux parties opposées.

    Le Conseil militaire de Deir ez-Zor est considéré comme l'une des composantes des FDS. C'est l'un des principaux partis qui rejettent l'entrée des forces russes dans les zones situées à l'ouest de la province  de Deir ez-Zor.

    Le journaliste syrien, Suhaib Jaber a expliqué : Les Russes ont plusieurs points à l'est de l'Euphrate, dans la zone de Marat, le champ de Koniko, Khasham et Al-Hussainiya. Mais ils se heurtent au refus des FDS de les laisser  traverser vers Raqqa et Al-Hassaké.

    La Russie commente rarement ses mouvements militaires en Syrie, et ses déclarations quotidiennes concernant le pays se limitent à ce qui est publié par le Centre de réconciliation russe de la base de Hmeimim.

    Le coprésident du "Conseil démocratique syrien", Riad Darar, a déclaré à Al-Hurra que "la Russie cherchait à pénétrer dans les régions. Elle veut étendre son influence, profitant du recul américain. Il n'y a pas eu de coordination entre Moscou et les FDS concernant les mouvements de la police russe. La raison est que la situation n'est pas claire en ce qui concerne le rôle de "médiateur" de la partie russe.

    La rivalité entre Russie et Etats-Unis dans le nord-ouest syrien pourrait provoquer un affrontement entre Kurdes er Arabes
    Il semble que les forces russes cherchent désormais à s'appuyer sur les populations arabes situées dans les zones contrôlées par les Kurdes (Forces Démocratiques Syriennes) pour pénétrer dans les régions protégées par les FDS et leurs alliés américains. Cela pourrait conduire à des affrontements entre miliciens kurdes et tribus arabes.

  • Syrie : Toujours des combats à Qamishli entre forces de sécurité kurdes et miliciens pro-régime

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    105733_dsc_0016-768x512.jpegL'assassinat d'un chef de tribu arabe a provoqué une reprise des affrontements entre les Forces de défense nationale (FDN) pro-gouvernementales et les Asayish, l'aile de sécurité des Forces démocratiques syriennes (FDS), dans la ville de Qamishli dans le nord-est de la Syrie. 

    Le chef, Hayis Al-Jaryan (photo ci-contre), a été abattu  quelques minutes seulement après avoir quitté une réunion des leaders trivaux avec les dirigeants des FDN dans le district de Tayy, vendredi 23 avril. Les violents affrontements se poursuivent depuis trois jours dans le district.

    Al-Jaryan, un chef éminent de la tribu Bani Sab'a, participait aux efforts visant à négocier un accord de cessez-le-feu à Qamishli.

    Les Asayish ont accusé les FDN d'avoir assassiné al-Jaryan, qui était un partisan des FDS. Cependant, pour la tribu Tayy, ce sont les Kurdes qui sont responsables de cet assassinat. 

    La mort de Hayis Al-Jaryan a provoqué une reprise des affrontements. Les Asayish ont lancé une nouvelle attaque contre les combattants des FDN dans le district de Tayy. Les kurdes ont capturé dans la matinée du vendredi 23 avril les écoles Fadel Hassan et Ibn Sina situées dans le district.

    La veille, une délégation de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne s'était rendue sur les lignes de front à Tayy et rencontré des officiers des Asayish. Un cessez-le-feu avait été négocié mais il s'est effondré en quelques heures.

    Les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes) dont font partie les Asayish, sont accusées par leurs adversaires de vouloir profiter du conflit pour renforcer leur influence à Qamishli. Le conflit est présenté comme une lutte contre le régime, tandis que les forces kurdes sont en fait confrontées à des tribus arabes locales qui défendent leur territoire.

    Pour l'instant, les affrontements se limitent toujours au district de Tayy. Cependant, la situation pourrait bientôt devenir incontrôlable. Les tribus arabes du nord-est de la Syrie pourraient rejoindre le conflit et prêter main forte aux membres de la tribu Tayy aux prises avec les forces kurdes.

    Déjà, selon nos informations, la zone des affrontements entre Asayish et FDN s'est élargie pour inclure également le quartier de Hilko, après avoir été confiné au quartier d'al-Tai.

    Une source militaire au sein des Asayish a déclaré que leurs forces avaient avancé d'environ 300 mètres lors des affrontements du jeudi et qu'elles étaient maintenant très proches du rond-point d'al-Tayy.

    La source a ajouté que les Asayish avait trouvé une grande quantité d'armes et de munitions dans le détachement de Lilo, dont les Asayish ont pris le contrôle tard dans la nuit de mercredi.

    Dernière nouvelle : 
    L'Administration autonome vient d'annoncer vendredi soir 23 avril un accord sur un cessez-le-feu humanitaire à Qamishli. Malheureusement, en début de nuit, malgré le cessez-le-feu, un poste de contrôle des Asayish près du rond-point d'al-Shabab a été la cible de tirs depuis des zones contrôlées par le régime. Les nouveaux affrontements ont duré très peu de temps et le calme est revenu presqu'aussitôt. Ils démontrent cependant la fragilité de la situation sur le terrain.



     

  • Syrie : Une dispute privée déclenche plusieurs heures de combats entre les forces pro-régime et les forces de sécurité kurdes à Qamishli

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    Tard dans la soirée du 20 avril 2021, de violents affrontements ont éclaté entre les Forces de défense nationale syriennes (FDN) pro-gouvernementales et les Asayish, l'aile de sécurité des Forces démocratiques syriennes (SDF) soutenues par les États-Unis dans la ville de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie.

    Les Asayish ont affirmé que les FDN avaient attaqué l'un de leurs points de contrôle près du district de Tayy dans la ville. Un officier connu sous le nom de Khaled Haji a été tué et quatre autres ont été blessés dans l'incident. Les Asayish ont répliqué en lançant une attaque contre les positions des FDN à Tayy. 

    Les affirmations des Asayish ont été réfutées par le cheikh Mohamad al-Fars, chef de la tribu Tayy à Qamishli, qui a fourni des détails sur ce qui s'est exactement passé.

    Al-Fars a déclaré à l'agence U-News que des membres des 'Asayish avaient ouvert le feu sur le chef des FDN à Tayy alors qu'il conduisait une personne malade à l'hôpital. Le chef des FDN était accusé d'avoir violé un couvre-feu imposé par les FDS dans le cadre de mesures préventives contre la COVID-19.

    Vidéo de Khaled Haji (tué au cours des affrontements) parlant ici du couvre-feu dans le cadre de la crise sanitaire de la Covid-19

    Au cours des affrontements, qui ont duré jusqu'au matin du mercredi 21 avril, les unités Asayish ont capturé un certain nombre de postes des FDN. Quatre membres de la force pro-gouvernementale ont été blessés.

    Les affrontements à Qamishli sont juste entre les Asayish et les Forces de Défense Nationale (FDN - milice pro-régime). Les forces des Forces Démocratiques Syriennes (FDS - kurdes)  et de l'Armée Arabe Syrienne (l'armée du régime) n'ont pas pris part aux combats.

    Les affrontements se sont calmés suite à une intervention de la police militaire russe, qui maintient une base sur l'aéroport de Qamishli. Les FDN et les Asayish seraient actuellement en pourparlers pour désamorcer la crise et rétablir la stabilité à Qamishli.

    Ce ne sont pas les premiers affrontements entre les FDN et les Asayish à Qamishli, mais ce sont les combats les plus violents. La ville, qui est divisée entre les forces gouvernementales et les Forces Démocratiques Syriennes (kurdes), est encore loin d'être stable.

     

  • Syrie : Les forces pro-turques lancent un nouvel assaut contre les Kurdes à Ain Issa

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    Jeudi 24 mars, l'Armée Nationale Syrienne (ANS), soutenue par la Turquie, a annoncé que ses militants avaient mené une opération spéciale contre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS).

    Le lieutenant-colonel Suhail Tlass, porte-parole de la division Suleyman Shah de l'ANS, a déclaré que l'opération visait des positions des FDS près de la ville d'Ain Issa.

    «L'opération a été menée dans l'axe du village d'al-Dibs près d'Ain Issa dans le nord de la province de Raqqa», a déclaré le porte-parole. «L'opération a duré deux heures, au cours desquelles les forces de l'ANS ont utilisé des armes légères et des armes blanches.»

    Selon le porte-parole, plus de 21 combattants des FDS ont été tués au cours de l'opération. Le nombre de pertes est probablement exagéré.

    La semaine dernière, la banlieue nord d'Ain Issa a été le théâtre d'un violent affrontement entre les forces turques et les FDS. Des dizaines de combattants des deux côtés auraient été tués ou blessés.

    Dans une déclaration récente, les FDS ont affirmé que ses combattants avaient tué 37 militants de l'ANS entre le 18 et le 20 mars. Les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de forces dominée par les Kurdes a également partagé une vidéo montrant les cadavres de plusieurs militants laissés sur le terrain.

    La situation autour d'Ain Issa reste instable. La nouvelle opération de l'ANS contre les FDS pourrait conduire à une recrudescence des affrontements. Certaines sources pensent que les forces turques préparent une grande offensive pour capturer la ville.

    Entre-temps, plusieurs unités de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne continuent de surveiller la situation à Ain Issa depuis des positions proches.

  • Syrie : L'armée syrienne déploie des renforts sur le front d'Aïn Issa en prévision d'une bataille

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    L'armée arabe syrienne (AAS) a déployé d'importants renforts près de la ville d'Ain Issa, dans le nord de la province de Raqqa, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 12 mars.

    Selon l'OSDH, les renforts, qui comprenaient des armes lourdes comme des chars de combat et de l'artillerie, sont arrivés à la périphérie de la ville au cours des trois derniers jours.

    Aïn Issa
    La localité d'Ain Issa est détenue par les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition majoritairement kurde et soutenue par la coalition internationale. L'Armée syrienne et la police militaire russe maintiennent un réseau de postes autour de la ville pour surveiller un cessez-le-feu négocié par la Russie entre les FDS et les forces turques.

    Le 11 mars, l'agence de presse Hawar a révélé que les forces turques avaient construit un autre poste au nord d'Ain Issa. Plusieurs véhicules et systèmes de surveillance ont été déployés au niveau de ce poste, qui a été construit près du village de Hwshan. C'est le quatrième poste fortifié créé dans la région cette année par la Turquie.

    Les tensions montent autour d'Ain Issa depuis l'été. La Russie aurait averti les FDS d'une attaque turque imminente contre la ville. Les FDS ont été invitées à remettre la ville à l'AAS afin de déjouer les plans turcs. Cependant, la demande a été rejetée par les Kurdes.

    Les récents mouvements de l'AAS à Ain Issa peuvent indiquer que la Turquie envisage toujours d'attaquer la ville. Le refus des FDS à faire un compromis avec le régime syrien pourrait mettre en danger la ville et ses habitants.

  • Syrie : Pour faire face à la menace des forces turques, la police militaire russe déploie des renforts à Manbij

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    Jeudi 11 février, la police militaire russe a déployé des renforts près de la ville de Manbij, dans le nord de la Syrie, qui est sous le contrôle des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une coalition de groupes armés majoritairement kurdes.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les renforts, qui comprenaient plusieurs véhicules blindés et huit camions, ont été déployés sur une base de la police militaire russe dans le village d'Asalijja à l'ouest de Manbij.

    La base de la police militaire russe à Asalijja est située juste sur la ligne de front séparant les FDS des zones occupées par la Turquie dans le nord d'Alep.

    Le déploiement de renforts supplémentaires à Manbij est intervenu deux jours après un incident au cours duquel les forces turques ont ouvert le feu sur une unité russe stationnée dans la région. L'unité, qui effectuait une patrouille dans la ville de Qiratah, a été la cible de tirs de mortiers et de mitrailleuses lourdes. Aucune perte n'a été signalée.

    Plusieurs unités de la police militaire russe et de l'armée arabe syrienne sont présentes dans la banlieue de Manbij pour empêcher un affrontement direct entre les FDS et les forces turques.

    Les forces russes et syriennes entretiennent des relations étroites avec la branche locale des FDS à Manbij, le Conseil militaire de Manbij. La coopération entre les deux parties dérange apparemment la Turquie, qui voudrait contrôler Manbij depuis un certain temps.