Pissila

  • Burkina Faso : 25 civils tués dans le centre-nord

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    Att.E.B.

    Au moins 25 civils ont été enlevés par des individus armés non identifiés puis abattus dans la nuit de dimanche à lundi, dans la commune de Pissila, à une trentaine de kilomètres de la ville de Kaya, dans le centre-nord du Burkina Faso, a-t-on appris mercredi matin de sources concordantes.

    "Au moins 25 civils ont été enlevés puis abattus dans la soirée du dimanche 4 octobre 2020. Nous avons interrogé une source qui a requis l’anonymat", rapporte le site d’information "lefaso.net".

    C’est au retour du marché de Pissila, à une trentaine de kilomètres de Kaya, que des habitants du village de Wintokuilga sont tombés dans un guet-apens tendu par au moins une vingtaine d’hommes armés.

    "Les otages ont été répartis en deux groupes, éloignés l’un de l’autre, avant de leur tirer dessus", précise la source du média.

    La plupart des médias locaux ont rapporté l'attaque mercredi.

    "Des hommes armés ont effectivement tué à Wintokuilga dans la commune de Pissila une dizaine de personne dimanche. C’est le lundi que les corps ont été découverts par les populations", a témoigné au téléphone un enseignant sous le couvert de l'anonymat.

    Joint au téléphone, un élu local a également confirmé l’attaque sans faire de commentaire.

    Mercredi, à 10H00 les autorités n’avaient pas encore réagi et aucune partie ne l’a revendiquée.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques terroristes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Depuis cette date, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso .

    Elles ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, alors que près de 3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.

  • Burkina Faso : 2 512 écoles fermées pour des raisons de sécurité, privant plus de 350 000 enfants d’éducation (ONG)

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    Au Burkina Faso, 2 512 écoles ont été fermées en raison de l'insécurité, privant ainsi plus de 350 000 enfants d’éducation jusqu'au mois de juin 2020, a-t-on appris mercredi, auprès de l’ONG « Save the Children » qui souligne l’urgence de tout mettre en œuvre pour renforcer la réponse humanitaire afin de soulager les enfants.

    Dans un communiqué publié mercredi 19 août, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire, l’ONG Save the Children affirme que du fait de leurs spécificités à bien des égards, les enfants sont les plus vulnérables dans les situations de crise humanitaire qui remettent facilement en cause leurs droits fondamentaux.

    "Par exemple, le doit à l’éducation est compromis pour les enfants dans les zones à forts défis sécuritaires ou contraints à des déplacements internes. Au Burkina Faso, au mois de juin 2020, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) faisait état de 2 512 écoles fermées, privant ainsi plus de 350 000 enfants d’éducation", souligne le texte.

    Depuis 2015, le Burkina Faso, jadis connu pour sa stabilité dans la région ouest-africaine, est frappé par des attaques armées qui ont touché plusieurs localités du pays, faisant des centaines de morts et des milliers de déplacés.

    Le pays a enregistré à la date du 17 août 2020, au total 1.013.234 personnes déplacées internes dont la plupart sont des enfants, selon le dernier rapport périodique du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR).

    "Nous avons fui notre village en raison de l’insécurité. J’étais en classe de CM1. Mais depuis que je suis arrivé ici, je ne peux plus étudier. Tous mes cahiers et livres sont restés là-bas. Et je n’ai aucun papier sur moi qui peut justifier que j’ai fréquenté ailleurs. On a tout abandonné là-bas dans notre fuite. Sincèrement, quand je me couche la nuit, je n’arrive même pas à m’endormir", témoigne dans le communiqué Anne, un enfant déplacé dans un site à Pissila, commune rurale de la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord.

    En tant qu’organisation de défense et de protection des droits de l’enfant, Save the Children s’inquiète de la vulnérabilité des enfants face à la crise humanitaire.

    "Les enfants sont ceux qui paient le plus lourd tribut, quels qu’en soient la nature, l’ampleur et les acteurs d’une situation de conflit. S’ils n’y perdent pas la vie, leur développement physique, mental et psychosocial est compromis", indique l’ONG qui estime qu’"il urge de tout mettre en œuvre pour renforcer la réponse humanitaire au Burkina Faso afin de soulager les populations, plus particulièrement les enfants".