Peskov Dmitry (porte-parole du Kremlin)

  • Nagorny-Karabakh : Poutine invite les Arméniens et les Azéris à Moscou pour négocier

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    Le président russe Vladimir Poutine a invité les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan à Moscou pour des consultations sur l'échange des prisonniers et des corps des personnes tuées pendant le conflit du Haut-Karabakh. Le service de presse du Kremlin a rapporté l'information jeudi 8 octobre dans un communiqué publié à 23h30, heure de Moscou.

    << Après une série de conversations téléphoniques avec le Président de la République d'Azerbaïdjan Ilham Aliyev et le Premier Ministre de la République d'Arménie Nikol Pashinyan, le Président de la Fédération de Russie demande la fin des hostilités dans la zone de conflit du Haut-Karabakh pour des raisons l'aide humanitaire pour échanger les corps des morts et permettre aux prisonniers de rentrer chez eux. Pour tenir des consultations sur ces questions, avec la médiation du ministre russe des Affaires étrangères, le 9 octobre, les ministres des Affaires étrangères de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie sont invités à Moscou »- lit la déclaration de la présidence de la Fédération.

    Dans la matinée du vendredi 9 octobre, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont confirmé la participation de leurs ministres des Affaires étrangères aux consultations convoquées par le président russe Vladimir Poutine. Les consultations auront lieu aujourd'hui à Moscou. Cela a été rapporté par la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.

    «Erevan et Bakou ont confirmé leur participation aux discussions au niveau des ministres des Affaires étrangères à Moscou. Les préparatifs du sommet sont en cours », a déclaré Zacharova à la presse.

    Auparavant, la presse avait demandé au porte-parole de Poutine, Dmitri Peskov, pourquoi, depuis le début des affrontements du 27 septembre, le chef de l'Etat russe avait eu de nombreuses conversations avec le Premier ministre arménien Pashinyan et aucune avec le chef de l'Etat azerbaïdjanais. Ilham Aliyev. Peskov a souligné que des conversations de "haut niveau" avec Bakou ont eu lieu au niveau des ministres des Affaires étrangères. Le 7 octobre, à l'occasion du 68e anniversaire du dirigeant du Kremlin, Aliyev a téléphoné à Poutine et les deux présidents ont discuté de la situation dans la région contestée par les Arméniens et les Azéris.

    Vidéo - Côté arménien
    Dans le village de Hadrut avec l'armée arménienne du Haut Karabakh. Le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev avait prétendu que la localité de Hadrut avait été prise par l'armée azerbaïdjanaise. L'information a été démentie par des correspondants de guerre russes de Wargonzo qui se sont personnellement rendus sur place et ont constaté que la localité était toujours entre les mains des Arméniens.


    Vidéos - Côté azéri
    Vidéo du village de Sugovushan de la région de Tartar. Ce village a été repris par les Azerbaïdjanais :

  • Nagorny-Karabakh : Pas de trêve en vue

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    Arméniens et Azerbaïdjanais poursuivaient mardi des combats acharnés pour la région séparatiste du Nagorny Karabakh, chaque camp revendiquant des victoires et affichant sa détermination malgré les appels à la trêve et le nombre de victimes civiles. Les deux côtés se sont accusés ces deux derniers jours d'avoir multiplié à dessein les bombardements sur les zones urbaines habitées, notamment la capitale des indépendantistes, Stepanakert, et la deuxième ville d'Azerbaïdjan, Gandja. Les journalistes de l'AFP ont vu nombre d'habitations détruites par les tirs de roquettes de part et d'autre, et recueilli des témoignages en ce sens.

    Dans un communiqué matinal, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a affirmé avoir infligé de "lourdes pertes humaines et de matériel militaire" à l'adversaire, affirmant que "les troupes arméniennes étaient forcées à la retraite".

    Le président de la république auto-proclamée du Karabakh Arayik Haroutiounian a lui affirmé que son armée "remplissait avec succès ses tâches" et que "tout est sous contrôle".

    Au dixième jour de combats, aucun camp ne semble avoir pris un avantage déterminant sur l'autre. Le Nagorny Karabakh, majoritairement peuplé d'Arméniens, a fait sécession de l'Azerbaïdjan à la chute de l'URSS, entraînant au début des années 1990 une guerre ayant fait 30.000 morts. Le front est quasiment gelé depuis un cessez-le-feu en 1994, malgré des heurts réguliers. Les hostilités qui ont repris le 27 septembre sont la crise la plus grave depuis.

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, dont le pays riche en pétrole a dépensé sans compter en armements modernes ces dernières années, a juré de reprendre le Karabakh, excluant une trêve sans promesse de retrait militaire arménien de la région et sans "excuses" du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

    Signe de l'animosité existante, il a qualifié ses adversaires de "chiens".

    Erevan et Bakou ont jusqu'ici fait fi des appels à un cessez-le-feu de l'essentiel de la communauté internationale, notamment celui de la Russie, la puissance régionale qui depuis près de 30 ans dirige aussi avec la France et les Etats-Unis les efforts de médiation sur le Nagorny Karabakh.

    L'Azerbaïdjan a lui le soutien sans équivoque de la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, qui appelle à la reconquête militaire du territoire séparatiste.

    'Menace inacceptable'
    Le bilan de 265 morts en dix jours de conflit reste très partiel, l'Azerbaïdjan n'annonçant aucune perte parmi ses soldats et 46 morts parmi les civils. Le Karabakh a fait état de 219 militaires et 19 civils tués. Les deux camps disent cependant avoir tué de 2.000 à 3.500 soldats ennemis chacun et se rejettent la responsabilité des hostilités.

    Une escalade du conflit pourrait avoir des conséquences imprévisibles, au vu des puissances en concurrence dans le Caucase: la Russie, la Turquie, l'Iran et les Occidentaux.

    Les Turcs sont déjà accusés d'aggraver le conflit en encourageant Bakou à l'offensive militaire et sont soupçonnés d'avoir déployé des mercenaires syriens au Karabakh dont plusieurs dizaines auraient été tués.

    Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu est attendu mardi en Azerbaïdjan pour "échanger sur la situation dans la région sous occupation arménienne" selon Ankara, premier déplacement de ce type depuis le début des hostilités.

    La France, la Russie et les Etats-Unis ont qualifié dans un communiqué commun le conflit de "menace inacceptable pour la stabilité de la région", dénonçant le caractère "disproportionné" des attaques des deux camps visant "des installations civiles".

    Les trois ministres des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Mike Pompeo et Sergueï Lavrov y ont dénoncé "l'escalade de violence inédite et dangereuse" .

    Si la Russie entretient de bonnes relations avec les deux pays, elle reste plus proche de l'Arménie, qui appartient à une alliance militaire dominée par Moscou. Le président russe Vladimir Poutine a de nouveau appelé lundi soir à l'arrêt "immédiat" des combats, lors d'une conversation avec le dirigeant arménien.

    Le Kremlin dénonce une situation qui se "dégrade"
    La situation au Nagorny Karabakh "se dégrade", a dénoncé mardi le Kremlin au dixième jour de combats dans cette région séparatiste où s'affrontent Arméniens et Azerbaïdjanais, jugeant la mort de civils "inacceptable".

    "La situation se dégrade toujours, des gens continuent de mourir, ce qui est totalement inacceptable", a déclaré aux journalistes le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, répétant que "les parties ont l'obligation de cesser le feu et s'asseoir à la table des négociations".

    Colonel Arthur Galtsian.jpeg21 soldats arméniens du Haut Karabakh tué mardi 6 octobre
    Des responsables arméniens de l'enclave du Haut-Karabakh ont déclaré mardi 10 juin que 21 autres soldats avaient été tués dans le conflit avec l'Azerbaïdjan, portant à 244 le nombre total de soldats arméniens tués depuis le déclenchement de la guerre le 27 septembre.
    Parmi les soldats décédés, on compte le colonel Arthur Galtsian (photo ci-contre), de l'armée arménienne. Il a été tué ce mardi matin par les forces azéries.

     


    Vidéos - Côté Arménien
    Destructions dans la ville arménienne de Stepanakert

    Vidéos - Côté azéri
    Vidéos montrant le matériel militaire arménien capturé par l'armée azerbaïdjanise :

  • Frontlive-Chrono du mercredi 19 février 2020

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    Frontlive-Chrono du 19 février 2020 – Liste des articles mis en ligne

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    Syrie : Tensions entre Ankara et Moscou

    Erdogan menace la Syrie de déclencher rapidement une opération à Idleb Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé mercredi 19 février de déclencher rapidement une offensive militaire à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, où des affrontements ont opposé ces dernières semaines les forces d’Ankara à celles de Damas. Sommant une nouvelle fois…CONTINUER LA LECTURE


    Syrie: après les menaces turques … la Russie envoie des renforts militaires massifs en Syrie

    Des sources sur le terrain proches de la base militaire russe de Hmeimim ont révélé qu’au cours des dernières heures, les forces russes ont acheminé des renforts militaires considérables sur la base, ce qui indique que les combats pourraient s’intensifier dans le nord-ouest de la Syrie. Les sources ont observé des chargements lourds de chars…CONTINUER LA LECTURE


    Syrie : Deux employés d’Oxfam tués lors d’une attaque

    Deux employés d’Oxfam ont été tués mercredi en Syrie lors de l’attaque de leur véhicule par un groupe armé pour l’heure « non-identifié », a annoncé l’organisation humanitaire dans un communiqué. Lors de cette attaque, survenue à 14h00 locales (12h00 GMT) entre les localités de Nawa et Al-Yaduda, dans le Sud syrien, Wissam Hazim, un officier de…CONTINUER LA LECTURE

  • Etats-Unis/Iran: Les fortes tensions entre les deux pays font craindre le pire

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    Les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont nettement envenimées depuis une semaine.
    Washington a fait monter la pression sur Téhéran ces derniers jours et renforcé sa présence militaire dans le Golfe, face à des menaces d’attaques « imminentes » contre ses intérêts dans la région attribuées à l’Iran.
    De son côté, l’Iran promet une « défaite américano-sioniste ».
    « La fière nation de la République islamique d’Iran sortira de cette passe délicate la tête haute, comme elle l’a fait à chacun des tests précédents, en s’appuyant sur la détermination et la résolution de la population, la puissance de ses forces armées et les efforts et le soutien du gouvernement », a déclaré le général de brigade iranien Amir Hatami. Tout cela conduira « le front américano-sioniste à éprouver le goût amer de la défaite », a ajouté le général, cité par Isna.
    Et pour répondre au retrait unilatéral annoncé il y a un an par les Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015, Téhéran a indiqué le 8 mai avoir suspendu certains de ses engagements pris en vertu de ce texte.
    Face à cette escalade, qui inquiète notamment les Européens et les Russes, partisans d’un maintien de l’accord sur le nucléaire iranien, le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, a affirmé mardi qu’il n’y aurait « pas de guerre » avec les Etats-Unis. « Ni nous ni eux ne cherchons la guerre, ils savent qu’elle ne serait pas dans leur intérêt », a-t-il affirmé.
    Il n’en reste pas moins que plusieurs évènements inquiétants ont eu lieu ces derniers jours: Attaque de quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens », au large des côtes de l’Emirat de Fujairah, suivie le lendemain par l’attaque par des drones armés des Houthis, alliés de l’Iran, contre les stations de pompage 8 et 9 de l’oléoduc est-ouest saoudien.
    Riyad estime que les récentes attaques menacent les approvisionnements de brut
    Le gouvernement saoudien a estimé que les récentes attaques « terroristes » contre des navires et des installations pétrolières menacent non seulement le royaume, mais aussi « la sécurité des approvisionnements » en brut et « l’économie mondiale », selon un communiqué publié mercredi.
    Des attaques de drones revendiquées par les rebelles yéménites houthis ont provoqué la fermeture d’un oléoduc majeur mardi en Arabie saoudite, faisant monter d’un cran les tensions dans le Golfe deux jours après le sabotage mystérieux de quatre navires près des Emirats arabes unis.
    Réuni tard mardi soir à Djeddah (ouest de l’Arabie saoudite) sous la présidence du roi Salmane, le gouvernement saoudien a affirmé « l’importance de faire face aux entités terroristes qui commettent de tels actes de sabotage, notamment les miliciens houthis soutenus par l’Iran au Yémen », a indiqué le ministre des Médias Turki Al-Shabanah dans ce communiqué.
    Le ministre a déclaré que le cabinet avait réitéré la dénonciation par le royaume « des actes subversifs » ayant visé dimanche des navires commerciaux civils, dont deux pétroliers saoudiens, près des eaux des Emirats arabes unis. Cela « constitue une menace flagrante pour la sécurité du trafic maritime » et a « des conséquences négatives sur la paix et la sécurité régionales et internationales », a-t-il ajouté.
    M. Shabanah a aussi rappelé « la responsabilité commune de la communauté internationale dans la préservation de la sécurité de la navigation maritime et de la sécurité des pétroliers pour éviter des impacts négatifs » sur les marchés de l’énergie et les risques sur l’économie mondiale.
    Si l’Iran ne peut pas vendre son pétrole, personne ne pourra vendre, avait menacé Téhéran
    Rappelons que les Etats-Unis ont organisé un boycott international des livraisons de pétrole iranien, ce qui a conduit Téhéran a menacer d’empêcher toute livraison de pétrole du Moyen Orient dans le cas où Washington persistait dans son intention d’empêcher les livraisons d’hydrocarbure iranien.
    Washington ordonne à son personnel diplomatique non-essentiel de quitter Bagdad, Erbil
    Washington accuse la République islamique de préparer des « attaques » contre les intérêts américains au Moyen-Orient.
    Pour faire face à cette menace qu’il juge crédible, le département d’Etat américain a ordonné mercredi à son personnel diplomatique non-essentiel de quitter l’ambassade de Bagdad et le consulat d’Erbil (nord).
    Selon une alerte de sécurité postée sur son site, le département d’Etat explique avoir donné l’ordre de partir au personnel américain gouvernemental non essentiel de l’ambassade à Bagdad ainsi que du consulat à Erbil.
    « Les services habituels de visa dans les deux postes sont temporairement suspendus », ajoute l’avis. « Le gouvernement américain a une capacité limitée pour fournir des services d’urgence aux citoyens américains en Irak », précise-t-il.
    Le département d’Etat prévient également dans un avis déconseillant aux voyageurs de se rendre en Irak que « de nombreux groupes terroristes et rebelles sont actifs en Irak et attaquent régulièrement les forces de sécurité irakienne comme les civils ». « Des milices confessionnelles anti-américaines peuvent également menacer les citoyens américains et les compagnies occidentales dans tout l’Irak ».
    Washington avait fermé fin septembre son consulat à Bassorah en invoquant des « menaces » émanant de l’Iran après des manifestations meurtrières dans cette ville du sud de l’Irak. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait évoqué « des incidents répétés de tirs indirects » et incriminé des milices contrôlées par l’Iran.
    La semaine dernière, M. Pompeo a effectué une visite surprise à Bagdad, après avoir annulé en dernière minute une visite prévue à Berlin au motif de « questions urgentes à régler.
    « La raison pour laquelle nous allons » à Bagdad « ce sont les informations qui indiquent une escalade des activités de l’Iran », a dit Mike Pompeo aux journalistes qui l’accompagnaient dans son voyage vers la capitale irakienne, où il a rencontré le Premier ministre Adel Abdel Mahdi et le président Barham Saleh.
    Au terme de sa visite, il a déclaré avoir reçu « l’assurance » des dirigeants irakiens qu’ils « comprenaient que c’était leur responsabilité » de « protéger de manière adéquate les Américains dans leur pays ».
    La semaine dernière, le Pentagone a annoncé l’envoi dans la région d’un navire de guerre et d’une batterie de missiles Patriot, s’ajoutant au déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln et de bombardiers B-52.
    Il a justifié ce déploiement par des « signaux clairs montrant que les forces iraniennes et leurs affidés font des préparatifs à une attaque possible contre les forces américaines ».
    Selon le New York Times, le ministre américain de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, a présenté à des conseillers de M. Trump un plan selon lequel jusqu’à 120.000 hommes pourraient être envoyés au Moyen-Orient si l’Iran attaquait des forces américaines.
    Mardi, M. Pompeo a réfuté toute volonté de guerre avec l’Iran de la part des Etats-Unis.
    Le Kremlin s’inquiète de « l’escalade des tensions » malgré les assurances de Pompeo
    Le Kremlin s’est inquiété mercredi de la poursuite de « l’escalade des tensions » autour de l’Iran malgré les déclarations du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo assurant en Russie ne pas vouloir de guerre avec Téhéran.
    « Pour l’instant, nous constatons que l’escalade des tensions sur ce thème se poursuit », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, accusant les Etats-Unis de « provoquer » l’Iran.
    « Fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l’Iran », avait affirmé M. Pompeo mardi soir au cours d’une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Sotchi (sud-ouest de la Russie), avant de rencontrer Vladimir Poutine.
    « On peut difficilement parler de quelconques assurances : il y a une situation évidente qui est la tendance à la poursuite de l’escalade », a réagi M. Peskov.
    Ce dernier a ajouté « voir avec regret les décisions prises par l’Iran », tout en disant « comprendre que l’Iran ne prenne pas ces décisions volontairement mais en réaction à la pression » : « Et ce sont précisément les actions des Etats-Unis qui provoquent l’Iran ».
    L’Allemagne et les Pays Bas suspendent la formation des forces armées irakiennes
    En raison des risques liés aux tensions entre l’Iran et les Etats-Unis et le débordement possible du conflit dans les pays de la région, l’Allemagne et les Pays-Bas ont décidé de suspendre leurs formations militaires en Irak.
    « La Bundeswehr a suspendu sa formation », a déclaré à la presse le porte-parole du ministère allemand de la Défense, Jens Flosdorff, en réponse à une question sur l’attitude de l’Allemagne en Irak face aux tensions avec l’Iran dans la région. Il a parlé d’une « vigilance accrue » de l’armée allemande dans le pays, sans exclure que les exercices menés par les instructeurs puissent reprendre « dans les prochains jours » si la situation le permet.
    Les Pays-Bas ont annoncé une décision similaire. Le ministère néerlandais de la Défense, cité par l’agence de presse ANP, a parlé de « menaces » pour justifier cette décision.
    La Bundeswehr déploie actuellement environ 160 de ses instructeurs en Irak, au nord de Bagdad et à Erbil dans le Kurdistan irakien, dans ce dernier cas pour y soutenir les peshmergas (combattants kurdes). De leur côté les Pays-Bas disposent de 50 instructeurs militaires également à Erbil dans le cadre de la coalition internationale contre l’Etat islamique (EI), ainsi que de deux conseillers militaires et quatre experts civils dans le cadre d’une mission de soutien de l’OTAN à Bagdad.

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  • Nouvelles frappes israéliennes près de l'aéroport de Damas

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    (De notre correspondant en Israël, Nathan R.)
    Tôt ce jeudi matin 27 avril, 5 puissantes explosions ont retenti près de l'aéroport international de Damas à la suite de quoi un énorme incendie a embrasé des réservoirs de carburant. 
    Les explosions auraient été provoquées par  une série de frappes aériennes israéliennes qui auraient pris pour cible un dépôt d'armes iranien.

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  • Le bombardement américain d'une base syrienne provoque un nouveau bouleversement au Moyen Orient

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    59 missiles" de croisière Tomahawk visent en pleine nuit la base aérienne d'Al-Chaayrat
    Donald Trump a déclenché dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 avril une frappe contre la Syrie en riposte à l'attaque chimique de Khan Cheikhoun imputée à Bachar el-Assad.
    Le  président américain a exhorté les "nations civilisées" à faire cesser le carnage dans ce pays ravagé par la guerre civile.

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  • Syrie : La chute surprenante de Palmyre soulève des questions - Blog du 13 décembre 2016

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    Blog sur le Moyen Orient et l’Afrique du nord du 13 décembre  2016
    Extrait de la 531ème newsletter publiée le 12 décembre sur les évènements du Moyen Orient, d’Afrique du Nord et du Sahel. La totalité de la newsletter est accessible contre abonnement.
    Pour s’abonner, écrire à : ptolemee@belliard74.com

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