Peshmerga

  • Irak : Une base de l'armée turque visée par un tir de missiles dans le nord de l'Irak

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    Des sources de sécurité irakiennes ont rapporté qu'une attaque au missile a visé dimanche 3 avril 2022  la base turque de Zlikan, au nord-est de la ville de Mossoul, lors d'une attaque qui est la deuxième du genre en moins d'une semaine. Vidéo.

    Les sources ont indiqué que deux missiles ont visé la base, sans connaître l'ampleur des pertes jusqu'à présent, tandis que deux autres missiles sont tombés aux abords du camp de la 112e brigade des forces peshmergas de l'Union patriotique du Kurdistan, sans faire de victimes. 

    Les forces de sécurité de la région du Kurdistan ont imposé, plus tôt dimanche, un couvre-feu complet dans 12 villages en raison des bombardements lancés par les avions de l'armée turque et des affrontements continus entre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les forces turques dans la région.

    La base a été la cible d'une attaque similaire, mardi dernier, et a été victime de deux autres en janvier dernier. 

    Les factions armées liées à l'Iran sont souvent accusées de cibler les bases militaires des pays occidentaux, et cela découle de la rhétorique de ces groupes envers les États-Unis et leurs alliés dans le pays.

    Ces factions ne critiquent pas la Turquie et sa présence en Irak, ni ne bombardent ses bases. Pour les milieux politiques de la région du Kurdistan, le PKK est responsable de ces attaques intermittentes contre la présence turque en Irak.

    L'armée turque effectue souvent des raids avec des avions de guerre et des drones à l'intérieur de l'Irak, et envoie également des forces terrestres sur ses sites militaires dans la région du Kurdistan pour mener des attaques contre des sites du PKK.

    Bagdad dénonce ces opérations, qu'Ankara ne coordonne pas avec le gouvernement central, ce qui, pour Bagdad, est une violation de la souveraineté de l'Irak.

    La semaine dernière, un certain nombre de représentants du parlement irakien ont soumis une demande au président du parlement. Ils veulent former des comités spéciaux pour surveiller et compter les forces américaines et turques en Irak.

    L'Irak a précédemment appelé la Turquie à mettre fin à ses activités militaires sur son sol, mais la Turquie accuse son voisin de tolérer la présence du PKK sur son sol, et de refuser de mettre fin à ses attaques transfrontalières.

     

     

  • Irak : Découverte de 11 corps de policiers irakiens dans un charnier de l'Etat islamique

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    Les forces kurdes du nord de l'Irak ont découvert un charnier contenant au moins les corps de 11 membres de la police irakienne qui auraient été tués par le groupe Etat islamique (Daech) en 2018, a indiqué jeudi 16 décembre 2021 à l'AFP un responsable kurde.

    "Une fosse commune a été découverte ce jeudi dans la région de Douraji", qui compte de nombreuses grottes autrefois utilisées comme repaires par les jihadistes, a dit ce responsable des Peshmergas.

    Douraji se trouve près de Ghara, dans la province de Salaheddine, dans une zone disputée entre le gouvernement fédéral et le Kurdistan autonome.

    "Nous travaillons depuis 11H00. Les corps de 11 policiers irakiens au moins ont jusque-là été extraits de ce charnier, on pense qu'ils étaient aux mains de l'Etat islamique en 2018", a ajouté le responsable kurde.

    Les Peshmergas et la police fédérale irakienne participent à ces recherches qui se poursuivent pour essayer de trouver d'autres corps, selon ce responsable au sein des forces du Kurdistan autonome d'Irak. Il a expliqué que la découverte du charnier avait été rendue possible grâce à des "renseignements obtenus sur des repaires de l'Etat islamique dans la région où les jihadistes emprisonnaient les membres des forces irakiennes qu'ils capturaient".

    L'Etat islamique, qui contrôlait de vastes zones de l'Irak entre 2014 et 2017, a laissé plus de 200 charniers, selon les statistiques des Nations Unies, et il est probable que ces tombes contiennent plus de 12 000 corps en Irak et 5 000 dans le nord de la Syrie.

  • Irak : Une nouvelle attaque de l'Etat islamique coûte la vie à deux soldats irakiens à Kirkouk

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    Deux soldats irakiens ont été tués au cours d'une nouvelle attaque lancée par l'Etat islamique, mardi 7 décembre 2021, visant un poste de l'armée irakienne dans le nord du gouvernorat de Kirkouk.

    Une source de la police irakienne a déclaré : « Un groupe de militants de l'Etat islamique a attaqué un poste de l'armée irakienne à la périphérie du village de Tawila'a, dans le district de Dibs, au nord du gouvernorat de Kirkouk.

    La source, qui a confirmé ajouté que "l'attaque avait entraîné la mort de deux soldats avant que les assaillants ne prennent la fuite".

    Des renforts militaires ont été dépêchés sur le lieu de l'attaque et une campagne de ratissage a commencé dans la région.

    Aucune partie n'a revendiqué l'attaque et les autorités officielles n'ont fait aucun commentaire jusqu'à présent.

    La fréquence des attaques de l'Etat islamique dans le nord du pays a augmenté ces derniers jours, notamment dans les zones séparant les forces de la région du Kurdistan (peshmergas) et l'armée irakienne.

    La dernière attaque violente a visé des « peshmergas » (miliciens kurdes) près de la ville d'Altun Kubri, au nord du gouvernorat de Kirkouk, à la frontière d'Erbil, la capitale de la région du Kurdistan, tuant 4 de ces forces, selon les autorités de la région.

    Malgré sa défaite en 2017, l'organisation islamique maintient toujours des cellules dormantes dans de vastes zones. de l'Irak.

     

     

  • Irak : Quatre combattants kurdes tués dans une attaque imputée à l'Etat islamique (Daech)

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    Quatre combattants kurdes ont été tués et cinq autres blessés lors d'une attaque imputée à l'Etat islamique (Daech) dans le nord de l'Irak, troisième attaque du genre en moins de deux semaines, a annoncé lundi 6 décembre 2021 une source sécuritaire.

    L'attaque tard dimanche soir a fait "des morts et des blessés" dans les rangs des peshmergas, les forces armées du Kurdistan irakien, ont rapporté ces forces dans un communiqué, sans fournir de bilan précis mais accusant "les terroristes de Daech". L'attaque a fait "quatre morts, dont un officier du grade de capitaine et cinq blessés", selon une source de sécurité s'exprimant sous anonymat. Les jihadistes ont pris pour cible un avant-poste des peshmergas près du village de Qara Salem, au nord de Kirkouk.

    Fin novembre, cinq peshmergas avaient été tués dans une attaque à la bombe revendiquée par l'Etat islamique. Jeudi, les jihadistes ont encore revendiqué une attaque au sud d'Erbil ayant tué trois civils et neuf combattants peshmergas. Au lendemain de cette attaque, une réunion des peshmergas et des forces de sécurité de Bagdad avait eu lieu. Les participants s'étaient mis d'accord sur "une coordination sur le terrain", avec des frappes aériennes menées par l'armée fédérale. 

     

  • Irak : Douze morts dont des civils dans une attaque de Daech (Etat islamique) dans le Nord

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    Au moins dix personnes, trois civils et neuf combattants des peshmergas kurdes, ont été tuées dans une attaque de l'Etat islamique (Daech) dans le nord de l'Irak, ont annoncé vendredi les peshmergas dans un communiqué.
    FFqr_cQXwAIV3Yu.jpegJeudi soir, les jihadistes ont attaqué le village de Khidir Jija, au sud d'Erbil, tuant trois civils. Les peshmergas, les forces armées du Kurdistan irakien, ont ensuite lancé une opération et "sept combattants ont péri dans l'explosion d'un engin explosif enfoui par des éléments de l'Etat islamique", selon le communiqué. Un premier bilan faisait état de 10 morts. Le Premier ministre du Kurdistan Masrour Barzani a donné quant à lui le chiffre de 13 morts. Les sources de sécurité locales ont précisé qu'un combattant des peshmergas était décédé lors d'un accident de la route alors qu'il transportait les victimes.

    Les trois civils, des frères âgés de 11 à 24 ans, sont les fils d'un responsable local du village, a indiqué à l'AFP un proche de la famille. 
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    Les jihadistes de l'Etat islamique mènent des attaques ponctuelles contre des villageois et les forces de sécurité dans le nord du pays. 

    Aujourd'hui, l'organisation jihadiste "maintient une présence largement clandestine en Irak et en Syrie et mène une insurrection soutenue de part et d'autre de la frontière entre les deux pays", selon un rapport onusien publié début 2021. Dans ces deux pays, l'organisation jihadiste conserverait "en tout 10.000 combattants actifs", d'après ce rapport.

    Le dernier attentat d'envergure revendiqué par l'Etat islamique en Irak a visé en juillet un marché du quartier chiite de Sadr City à Bagdad et a fait une trentaine de morts. Fin novembre, cinq peshmergas ont été tués dans une attaque à la bombe revendiquée par l'Etat islamique.

    En octobre, les autorités ont annoncé deux importantes arrestations grâce à deux opérations menées hors d'Irak : le responsable d'un attentat revendiqué par l'Etat islamique ayant fait plus de 320 morts en 2016 à dans la capitale irakienne et un ancien haut responsable financier de l'organisation ultra-radicale, recherché par les Etats-Unis. 

  • Irak : Les Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi) lancent une opération contre l'Etat islamique dans le gouvernorat de Salaheddine

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    Les Forces de mobilisation populaire (Hashd al-Chaabi), une coalition de groupes paramilitaires chiites, ont lancé une opération contre l'Etat islamique dans une zone montagneuse accidentée du gouvernorat de Salaheddine, dans le nord du pays.

    Le Hashd al-Chaabi, qui est lié au commandant en chef des forces armées, a déclaré dans un communiqué que ses forces avaient lancé une opération de recherche à grande échelle dans la région des montagnes de Makhoul, au nord du gouvernorat de Salaheddine, pour la nettoyer des restes de l'Etat islamique.

    Il a ajouté que l'opération "a été lancée avec le soutien de tirs d'artillerie et d'hélicoptères de combat de l'armée irakienne", sans faire référence à la durée de l'opération de ratissage.

    L'opération intervient après deux violentes attaques lancées par l'Etat islamique au cours des deux derniers jours contre les forces peshmergas dans la zone frontalière entre le Kurdistan et la zone contrôlée par les forces fédérales dans le nord du pays, faisant 7 morts.

    Les monts Makhoul sont une zone montagneuse accidentée qui constitue un environnement propice aux éléments de l'Etat islamique pour se cacher et lancer des attaques dans les zones environnantes.

    Ces derniers mois, les attaques des militants de l'Etat islamique se sont multipliées, notamment dans la zone entre Kirkouk et Salaheddine (nord) et Diyala (est), connue sous le nom de « Triangle de la mort ».

    En parallèle, les forces irakiennes lancent périodiquement des campagnes militaires et des opérations de ratissage pour éliminer les restes de l'organisation islamique dans tout le pays.

  • Irak: Saisie de 3 roquettes et 7 lanceurs ciblant des positions à Ninive

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    Vendredi 19 novembre 2021, les autorités irakiennes ont annoncé la saisie de 3 roquettes et 7 lanceurs qui devaient cibler des positions dans la province de Ninive, dans le nord du pays.

    Selon un communiqué de la Direction du renseignement militaire, du ministère de la Défense, “les forces armées ont réussi à s'emparer d'un véhicule transportant 7 lanceurs de roquettes et 3 roquettes, qui devaient cibler des positions dans la province de Ninive (nord)“.

    Une source au sein des forces peshmergas a déclaré, mardi, que trois roquettes "Katyusha" étaient tombées dans la périphérie de la province de Dohuk, dans la région du district kurde du nord de l'Irak, sans faire de victimes.

    Ces derniers mois, des inconnus ont mené plusieurs attaques avec des roquettes, des drones chargés d’explosifs et des engins explosifs contre l'ambassade américaine et les forces de la Coalition internationale, dans tout le territoire irakien.

    Washington accuse les factions armées irakiennes liées à l'Iran d'être à l'origine des attaques, ces groupes ayant menacé, à plusieurs reprises, de cibler les forces américaines, si elles ne quittaient pas le pays.

    Les attaques ont eu lieu malgré l’accord conclu entre Bagdad et Washington, le 26 juillet, pour retirer les forces combattantes américaines d'Irak vers la fin de cette année.