Pentagone

  • Afghanistan : Des milliers de personnes toujours à l'aéroport de Kaboul, qui fait face à des "menaces précises"

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    Environ 5.400 personnes réfugiées dans l'enceinte de l'aéroport de Kaboul attendent toujours d'être évacuées d'Afghanistan, a affirmé vendredi un général américain.

    "Nous avons la capacité d'inclure des évacués sur des vols militaires américains qui quittent l'Afghanistan jusqu'au dernier moment", a également indiqué le général Hank Taylor lors d'un point presse du Pentagone, à l'approche de la date butoir du 31 août pour le retrait des soldats étrangers d'Afghanistan. La mission d'évacuation fait toujours face à des "menaces précises et crédibles", a assuré lors du même point presse le porte-parole du ministère de la Défense John Kirby, au lendemain d'un attentat-suicide ayant tué 13 soldats américains et des dizaines d'Afghans. "Nous estimons qu'il y a toujours (...) des menaces précises, et crédibles", a-t-il dit.

    De leur côté, les talibans ont bloqué les routes conduisant à l'aéroport à l'aide de véhicules Humwees capturés. 

    L'Etat islamique avait mené une attaque test avant l'attaque du jeudi 26 août
    Des membres de l'Etat islamique-Khorasan se seraient mêlés au réfugiés afghans pour filmer les entrées et examiner les défenses mises en place par l'armée américaine.

    Les experts en sécurité pensent qu'un incident survenu lundi 23 août au cours duquel un soldat afghan a été abattu par un attaquant non identifié pourrait avoir été un test des protocoles de réponse de l'aéroport en vue de la planification d'une attaque plus importante.

    Des milliers de membres de l'Etat islamique se sont enfuis des prisons afghanes au moment de l'arrivée des talibans
    Le porte-parole du Pentagone John Kirby a confirmé que des milliers de prisonniers membres de l'Etat islamique-Khorasan, se sont enfuis des prisons afghanes au moment de la débandade des forces de sécurité afghanes devant la progression des talibans. Un certain nombre de prisonniers de l'Etat islamique ont été liquidés dans les prisons à l'arrivée des talibans mais de nombreux autres ont réussi à prendre la fuite dans le laps de temps qui s'est écoulé entre la fuite des gardiens et l'arrivée des talibans.Une journaliste à John Kirby : "Combien de prisonniers de l'Etat islamique-Khorasan ont été laissés à Bagram et auraient été libérés de la prison là-bas et pourquoi n'ont-ils pas été évacués avant que les États-Unis ne se retirent dans un endroit comme Guantanamo ?"
    John Kirby : "Eh bien, je ne connais pas le nombre exact. Clairement, il se compte par milliers" (Vidéo)

    Les talibans demandent aux femmes médecins de reprendre le travail
    Le ministère de la Santé publique, contrôlé par les talibans, a appelé toutes les femmes médecins à reprendre le travail. 

    Des membres de l'Etat islamique pourraient s'être mêlés aux évacués afghans
    Les services de sécurité occidentaux craignent également que des membres de l'Etat islamique-Khorasan se soient fondus dans le flot des évacués quittant Kaboul pour les États-Unis et l'Europe. Selon le Pentagone, sur les  100 000 personnes évacuées de Kaboul, seuls 7 000 étaient titulaires d'un visa d'immigrant spécial afghan (SIV). Environ 5 000 des évacués étaient des Américains. 

    Dans la vallée du Panjshir, on attend le résultat des négociations entre Front National de Résistance et talibans
    En attendant, la région du Panjshir est sur le pied de guerre. Il faut savoir que chaque village de la vallée du Panjahir a son propre groupe local pour participer aux actions de la Résistance.

    Des victimes britanniques dans l'attentat de jeudi à l'aéroport de Kaboul
    Deux ressortissants britanniques et l'enfant d'un autre ressortissant britannique font partie des personnes décédées dans l'attaque de l'aéroport de Kaboul.

  • Somalie : Deuxième raid américain sur al-Shabab en trois jours

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    L'armée américaine a annoncé une nouvelle frappe aérienne contre les militants islamistes d'Al-Shabaab, l'aile d'Al-Qaïda en Somalie. C'est la deuxième frappe U.S. contre al-Shabab cette semaine.

    Le département américain de la Défense (Pentagon) a déclaré que la frappe avait été menée à proximité de la région de Galmudug.

    L'attaque survient trois jours seulement après une frappe américaine similaire visant le mouvement islamiste lié à al-Qaïda, qui cherche à renverser le gouvernement somalien et à imposer son interprétation stricte de la loi islamique.

    "Les forces américaines ont le mandat de mener des frappes en soutien aux forces de combat partenaires dans le cadre de l'autodéfense collective", a déclaré le Pentagone dans un communiqué.

  • Irak : Les forces américaines n'accompliront plus de missions de combat en Irak à partir de la fin 2021

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    Une délégation irakienne a entamé, jeudi 22 juillet 2021 à Washington, des discussions sur la présence militaire américaine en Irak, avant une rencontre du Premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi avec le président Joe Biden lundi à la Maison Blanche.

    La responsable des questions internationales au Pentagone, Mara Karlin, a reçu une délégation menée par le conseiller à la sécurité nationale irakien, Qassem al-Araji, pour discuter de "la coopération militaire à long terme" entre les deux pays, a indiqué le porte-parole du Pentagone, John Kirby, dans un communiqué. Le ministre de la Défense Lloyd Austin s'est joint aux discussions pour "réaffirmer son engagement" à la poursuite de la lutte contre l'Etat islamique, a ajouté le porte-parole. Alors qu'une cinquantaine d'attaques à la roquette ou aux drones piégés ont été perpétrées contre des intérêts américains (ambassade, bases militaires) depuis le début de l'année en Irak. M. Austin a souligné "la nécessité pour les Etats-Unis et la coalition de pouvoir aider l'armée irakienne en toute sécurité". Les discussions se poursuivront vendredi 23 juillet, notamment sur la mission des militaires américains déployés sur le sol irakien, alors que l'Irak est pris en tenailles entre son allié américain et son puissant voisin iranien, qui se livrent à une confrontation régulière sur son sol.

    Al-Kazimi est sous la pression des factions chiites irakiennes pro-iraniennes exigeant le départ de toutes les forces américaines d'Irak. Les deux parties devraient s'entendre sur une déclaration finale visant à soulager la pression sur le Premier ministre irakien, tout en maintenant le soutien américain aux forces de sécurité irakiennes.

    La semaine dernière, M. al-Kazimi à Bagdad avait évoqué le futur "retrait des forces de combat d'Irak" avec l'émissaire de la Maison Blanche Brett McGurk. Mais jeudi, la porte-parole de la présidence américaine, Jen Psaki, a souligné que le gouvernement irakien "souhaite que les Etats-Unis et la coalition continuent d'entrainer et d'aider son armée, d'apporter un soutien logistique (et) de partager son renseignement". 

    "Nous n'avons pas besoin de plus de combattants, mais nous avons besoin d'une coopération en matière de renseignement, d'une assistance à la formation et de forces pour nous aider depuis les airs", a déclaré le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein au Wall Street Journal.

    Un responsable américain a indiqué que Washington envisageait de modifiant le rôle de certaines forces américaines en Irak, et non en réduisant les effectifs. "Il ne s'agit pas d'un ajustement quantitatif, mais plutôt d'une clarification des fonctions que les forces rempliront conformément à nos priorités stratégiques", a-t-il déclaré.

    la mission des forces américaines en Irak devrait se transformer en mission consultative d'ici la fin de 2021, ce qui devrait signifier la fin de leurs missions de combat en Irak.

     Quelque 3.500 soldats étrangers sont encore sur le territoire irakien parmi lesquels 2.500 Américains, mais la mise en oeuvre de leur retrait pourrait durer des années.

  • Etats-Unis : Une espionne du Hezbollah au sein du Pentagone

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    Le département américain de la Défense a révélé qu'une ancienne traductrice du Pentagone avait avoué son implication dans la transmission d'informations de défense top secrètes au Hezbollah libanais.

    Selon la justice américaine, l'ancienne traductrice de 63 ans, Maryam Taha Thompson, avait envoyé des informations dangereuses et confidentielles au Hezbollah après que le général du Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI), Qassem Soleimani, ait été tué il y a plus d'un an par une frappe américaine près de l'aéroport de Bagdad.
    Thompson était autorisée à accéder à des informations top-secrètes car elle était accréditée pour cela, travaillant dans une unité des forces spéciales en Irak de la mi-décembre 2019 jusqu'à la date de son arrestation en 2020.

    Les enquêtes ont révélé que la traductrice était entrée en relation avec un citoyen libanais via Facebook par l'intermédiaire de sa famille, car elle avait initialement affirmé qu'un de ses proches travaillait au ministère libanais de l'Intérieur et qu'il avait des liens avec le Hezbollah.

    Le citoyen libanais lui avait proposer de l'épouser avant de lui demander des informations confidentielles sur les personnes impliquées dans la fourniture d'informations menant à l'assassinat de  Qassem Soleimani.

    La traductrice a confirmé qu'elle savait très bien que le Hezbollah voulait ces informations, mais elle craignait que si elle ne les fournissait pas, son correspondant pourrait renoncer à l'épouser..

    Maryam Taha Thompson a reconnu que les dirigeants du Hezbollah s'étaient déclarés satisfaits des informations fournies et que la personne qu'elle avait rencontrée via Facebook lui avait  promis de lui faire rencontrer un responsable militaire du parti chiite libanais.

    Selon le ministère américain de la Justice, l'ancienne traductrice a fourni des informations graves dangereuses pour la vie des Américains et de leurs collaborateurs en Irak. Mary Taha Thompson  aurait révélé " les identités d'au moins 10 agents actifs, et  des informations sur 20 installations des Etats-Unis en plus des tactiques et techniques et de multiples procédures " 

    L'ancienne traductrice encourt  la réclusion à perpétuité. Elle doit être jugée en juin 2021 pour avoir fourni des informations de défense nationale à un gouvernement étranger.

    Les États-Unis classent le Hezbollah comme une organisation terroriste et punissent tous les individus, institutions ou organes qui sont en relation avec lui..

    Le parti a été impliqué dans un certain nombre d'opérations de piratage et d'espionnage dans un certain nombre de pays, mais l'incident de pénétration du Pentagone par un employé y est considéré comme le plus dangereux.

  • Irak: En représailles à la mort d’un Américain, l’armée US frappe cinq bases du Hezbollah irakien en Irak et Syrie

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    Le Pentagone a annoncé que des avions de guerre de l’armée de l’air américaine avaient lancé des raids contre le siège de la milice irakienne du Hezbollah.
    Les forces américaines ont ciblé 5 bases appartenant à la milice irakienne du Hezbollah dans la province irakienne d’al-Anbar et en Syrie.
    Pour sa part, la coalition de milices chiites pro-iraniennes Hashd al-Chaabi a confirmé que « des avions américains avaient effectué des raids sur notre quartier général dans l’ouest d’Anbar ».
    Des avions ont effectué un raid aérien contre le QG du Hezbollah irakien, une faction du Hashd al-Chaabi ( Mobilisation populaire), près de la frontière irako-syrienne, à l’ouest d’Anbar.
    Un chef du Hashd al-Chaabi a confirmé que les 45e et 46e brigades du Hashd avaient été ciblées dans le district d'Al-Qaim, la frontière avec la Syrie dans la province d'Anbar. Selon un premier bilan, il y aurait 25 morts et 50 blessés parmi les membres du Hezbollah. 
    Commandant tué 2019:12:29.jpegParmi les morts, on compte un commandant de la 45e brigade, Abou Ali Hazali (Photo).
    De son côté, l'armée américaine a déclaré l'état d'alerte le plus élevé sur toutes les bases ou sont déployés des soldats américains en Irak.
    En août dernier, des sources ont rapporté que 3 missiles avaient visé des dépôts d'armes envoyées par l'Iran à la coalition de milices chiites Hashd al-Chaabi sur la base de Balad, dans la province de Salahuddin.

     

     

     

     

     

     

    forward_2.gifBreaking news:
    Un journaliste américain a été enlevé à Bagdad, sans doute en représailles à la frappe      américaine

    forward_2.gifBreaking news
    Quatre roquettes visent une base abritant des Américains près de Bagdad.

  • L’Iran dit s’être abstenu d’abattre un avion de l’US Navy avec 35 personnes à bord

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    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe)deDeutsch (Allemand) esEspañol (Espagnol) itItaliano (Italien)nlNederlands (Néerlandais)

    Amir-Ali Hadjizade.jpgL’Iran s’est abstenu d’abattre un avion américain de patrouille maritime avec 35 personnes à son bord qui accompagnait le drone détruit jeudi en vol dans le Golfe, a déclaré vendredi un commandant du corps des gardiens de la Révolution.
    Cité par l’agence de presse Tasnim, Amir-Ali Hajizadeh, qui dirige la division aérospatiale de ce corps d’élite des forces militaires iraniennes, ajoute que cet avion P-8 avait lui aussi pénétré l’espace aérien iranien. « Nous aurions pu l’abattre, nous ne l’avons pas fait », a-t-il dit.
    Réagissant jeudi à la destruction du drone de l’US Navy, Donald Trump avait souligné que la situation aurait été « bien différente » si l’appareil détruit en vol avait eu un équipage à son bord.
    Les risques d’une confrontation directe entre Washington et Téhéran, qui montent depuis des semaines, se sont exacerbés après la destruction de ce drone.

    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le vendredi 21 juin 2019

    • Irak : Une dizaine de morts dans un attentat suicide contre une mosquée à Bagdad – Abonnés
    • L’Iran dit s’être abstenu d’abattre un avion de l’US Navy avec 35 personnes à bord – Accès libre
    • U.S.A. – Iran: Donald Trump avait approuvé les frappes aériennes contre l’Iran, mais l’attaque a été annulée – Abonnés
    • U.S.A. – Iran : l’Iran a été averti par Trump, via Oman, de l’imminence d’une attaque – Abonnés

     

  • Syrie : L'armée syrienne entre profondément à l'intérieur de Deir ez-Zhor

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    Syrie 

    L'armée syrienne entre profondément à l'intérieur de Deir ez-Zhor
    Les Forces Tiger, une unité d'élite de l'Armée Arabe Syrienne (AAS), la Garde Républicaine, et leurs alliés, soutenus par des conseillers militaires russes, sont entrés profondément à l'intérieur de la zone tenue par l'Etat islamique dans la ville de Deir ez-Zhor.
    Selon des sources pro-gouvernementales, les troupes gouvernementales auraient atteint la zone de l'école Khadijah dans le quartier de Hamidiyah, dans la partie nord de la ville.
    Auparavant, l'AAS avait libéré le quartier Arfi, les zones des Travailleurs 1 et 2 et le stade voisin.
    Les troupes gouvernementales ont également progressé dans les districts d'al-Hamidiyah et de Jbela.
    Les combats entre forces pro-gouvernementales et jihadistes de Daech seraient extrêmement violents. Selon l'agence Amaq, organe de presse de l'Etat islamique, les forces pro-gouvernementales auraient perdu 35 combattants, deux chars et un véhicule BMP-1.
    Boukamal
    L'AAS cherche à reprendre le contrôle complet de la ville pour pouvoir redéployer ses forces d'élite sur le front de Boukamal.   
    En ce qui concerne l'offensive lancée par l'armée syrienne et le Hezbollah chiite libanais à partir de la station de pompage T-2 en direction de Boukamal, aucun succès significatif n'a été obtenu.
    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les USA progressent également vers Boukamal
    Le 28 octobre, les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition majoritairement kurde pilotée par les Etats-Unis, ont passé la journée à consolider leurs acquis dans les champs pétrolifères d'Omar avant d'avancer vers Boukamal et la frontière irakienne.  
    Le Pengagone ne cache pas son objectif de tenter d'empêcher la Syrie et l'Irak de reprendre le contrôle de l'autoroute Deir ez-Zhor-Bagdad. 

    Jean René Belliard

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