Pays-Bas

  • Pays-Bas : Des coups de feu tirés à l'ambassade saoudienne à La Haye, pas de blessé

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    Plusieurs coups de feu ont été tirés sur l'ambassade de l'Arabie saoudite à La Haye sans faire de blessés, a annoncé jeudi la police.

    "Juste avant 6H00 (05H00 GMT), nous avons reçu un message disant qu'un coup de feu avait été tiré sur un bâtiment à La Haye. Il n'y a pas eu de blessé", a déclaré la police sur Twitter.

    Un certain nombre de douilles de balles ont été découvertes sur les lieux après l'incident, a déclaré la police citée par l'agence de presse néerlandaise ANP. Les médias locaux ont fait mention de vingt impacts de balles dans le bâtiment et ont montré des photos de trous dans les fenêtres. La police n'a pas confirmé le nombre de coups de feu.

    Des agents ont bouclé l'accès aux lieux où des équipes médico-légales mènent une enquête, a indiqué la police. Le motif de la fusillade n'est pas connu.

    L'incident survient un jour après qu'un attentat à l'explosif a visé à Jeddah en Arabie saoudite une cérémonie commémorant l'anniversaire de l'armistice du 11 novembre 1918, en présence de diplomates occidentaux, y compris français et britannique. cet attentat a fait deux blessés, un employé consulaire grec et un policier saoudien.

    Un suspect arrêté
    La police néerlandaise a arrêté un homme jeudi après que plusieurs coups de feu aient été tirés sur l'ambassade de l'Arabie saoudite à La Haye, sans faire de blessés. 

    La police a déclaré que le suspect était un homme de 40 ans de la ville de Zotermeer, dans l'ouest des Pays-Bas, sans donner de détails sur son rôle ou ses motifs possible.

    Le gouvernement saoudien "condamne cette attaque lâche et remercie les autorités néerlandaises pour leur réponse rapide", a-t-elle précisé, ajoutant qu'un appel à la prudence avait été lancé aux citoyens saoudiens aux Pays-Bas. Le ministère néerlandais des Affaires étrangères prend l'incident "très au sérieux" et est en contact étroit avec les autorités saoudiennes, a-t-il déclaré auprès de l'AFP.

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  • Pays Bas : Un enseignant de Rotterdam menacé à cause d'une caricature accrochée dans la classe depuis cinq ans

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    Un enseignant du Collège Emmaüs de Rotterdam a été menacé pour une caricature accrochée dans l'une des salles de classe. Ceci est rapporté par la police néerlandaise. Selon NRC Handelsblad.

    Selon la police de Rotterdam, les menaces ont été proférées en ligne. "La police et le parquet prennent les menaces très au sérieux. Une enquête est actuellement en cours pour savoir qui est derrière elles."

    Le dessin animé en question est du dessinateur Joep Bertrams et concerne l'attaque de Charlie Hebdo. Le dessin, qui a remporté le prix Inktspot en 2015, montre un homme décapité dans une chemise portant l'inscription Charlie Hebdo et qui tire la langue au djihadiste qui vient de le décapiter. Le dessin animé aurait été accroché dans la salle de classe depuis cinq ans.

    La police en contact étroit avec l'école
    La police a aussitôt pris des mesures de sécurité. "Nous sommes en contact étroit avec l'école et prenons des mesures visibles et invisibles pour faire en sorte que les menaces cessent", a-t-elle déclaré.

    Dans une lettre aux parents, la direction de l'école a expliqué la situation. La veille, l'école a réfléchi sur le meurtre du professeur de français Samuel Paty. "Malheureusement, il y a eu une agitation au sujet d'un dessin animé accroché dans une salle de classe", indique la lettre.

    Des élèves avaient considéré la caricature comme une attaque contre l'islam
    Selon la direction de l'école, certains élèves avaient considéré comme une attaque contre l'islam, avaient pris une photo et l'avaient partagée sur les réseaux sociaux. Elle était ensuite devenu virale, provoquant de violentes réactions sur les réseaux sociaux.

    La direction de l'école a réagi, jugeant inacceptables les menaces proférées à l'encontre de collègues

    Dans une lettre, le Collège Emmaüs a indiqué qu'il était choqué par toute cette agitation et qu'il s'était coordonné avec la police et la School & Safety Foundation. «Nous mettons tout en œuvre pour créer un lieu sûr pour tous, afin que les élèves puissent aller à l'école en paix», a déclaré la direction de l'école.

  • Pays Bas : Force de police en alerte à la gare d'Utrecht après des menaces terroristes

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    Les forces de police sont en alerte à la gare d'Utrecht à la recherche d'un homme qui aurait proféré des menaces de nature islamiste dans un train. Un porte-parole de la police n'a pas précisé les propos de l'homme recherché, mais «c'était des choses peu agréables», semble-t-il, a-t-il commenté. Selon les voyageurs, le suspect était armé. On parle également d'une alerte à la bombe. Selon des témoins non confirmés, le suspect aurait lancé un "paquet" en criant "allah akbar" et en proférant des menaces de mort avant de prendre la fuite. Des démineurs de la police inspectent le paquet.

    Face à la menace potentielle, les trains à destination et en provenance de la gare centrale d'Utrecht ne circulent pas, rapportent les chemins de fer néerlandais. Des photos sur les réseaux sociaux montrent des policiers lourdement armés. Depuis, la gare a été évacuée et bouclée.

    En plus des voitures de police, des ambulances et des véhicules de pompiers sont également présents, tandis qu'un hélicoptère de police tourne au-dessus de la gare.

    Toutes les forces de police d'Utrecht ont reçu l'ordre de mener une chasse à l'homme pour retrouver le suspect qui est toujours en fuite avec sans doute une arme à feu.

    Vidéo de l'évènement en cours

    21H45 : L’alerte est terminée. Deux personnes ont été interpellées. La gare d’Utrecht a été rouverte au trafic.

     

  • Pays Bas : Le Premier ministre néerlandais s'en prend à Erdogan à travers les médias

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    Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a qualifié mardi d'"inacceptable" une plainte déposée par Recep Tayyip Erdogan contre un dirigeant d'extrême droite néerlandais qui avait partagé une caricature du président turc sur Twitter. M. Rutte s'est directement adressé à M. Erdogan, face caméra, devant plusieurs journalistes néerlandais.

    "J'ai un message pour le président Erdogan et il est très simple : aux Pays-Bas, nous considérons la liberté d'expression comme le plus grand bien et cela inclut des caricatures, dont des caricatures de politiciens", a-t-il déclaré dans une vidéo de la télévision publique néerlandaise NOS.

    Le député néerlandais et chef de file de l'opposition Geert Wilders a publié samedi sur Twitter une caricature du président turc, une bombe sur la tête, assortie du mot "terroriste". Selon l'agence étatique turc Anadolu, M. Erdogan a déposé plainte mardi à Ankara contre M. Wilders, l'accusant de "fascisme". "Une plainte contre un homme politique néerlandais, qui pourrait même conduire à une restriction de la liberté d'expression, est inacceptable", a affirmé le Premier ministre néerlandais, ajoutant que La Haye transmettrait également son point de vue aux autorités turques "par les voies diplomatiques normales".

    M. Rutte a été l'un des premiers dirigeants européens à apporter son soutien au président français Emmanuel Macron, cible d'attaques personnelles de la part de M. Erdogan, qui a appelé à boycotter les produits français.

    Le président turc accuse M. Macron de mener une "campagne de haine" contre les musulmans, après que celui-ci a défendu la liberté de caricaturer, à la suite de l'assassinat d'un enseignant qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet en classe dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression. Toute représentation du prophète est taboue dans l'islam. La plainte contre M. Wilders "dépasse toutes les limites", a estimé M. Rutte.

    Les relations sont restées tendues entre les Pays-Bas et la Turquie depuis que La Haye a refoulé en 2017 deux ministres turcs venus s'exprimer en faveur du président Recep Tayyip Erdogan à Rotterdam, où avaient éclaté des émeutes.

  • Pays-Bas : Jugement de l’Afghan qui avait attaqué au couteau 2 touristes américains à Amsterdam – Il « voulait protéger le prophète Mahomet »

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    Un Afghan soupçonné d’avoir attaqué au couteau deux touristes américains dans la gare d’Amsterdam-Central l’année dernière a affirmé lundi devant les juges qu’il s’était rendu aux Pays-Bas pour « protéger le prophète Mahomet ».
    L’homme de 20 ans, identifié par les autorités sous le nom de « Jawed Santani », comparaît lundi et mardi devant un tribunal d’Amsterdam où il fait face à deux accusations de tentative de meurtre avec une « motivation terroriste ».
    Choisis au hasard par le suspect, deux Américains avaient été grièvement blessés au cours de l’attaque survenue fin août 2018 à la mi-journée dans la gare centrale d’Amsterdam, l’une des plus animées de la ville, située à proximité du centre historique. La police avait rapidement réagi et atteint l’assaillant aux membres inférieurs, avant de l’arrêter.
    « Je suis venu aux Pays-Bas pour protéger mon prophète », a déclaré lundi Jawed Santani auprès des juges. « J’avais l’intention de tuer des personnes injustes et cruelles, celles qui rendent possibles les insultes contre le prophète Mahomet », a-t-il affirmé, cité par l’agence de presse néerlandaise ANP.
    Le jeune Afghan avait précédemment dit avoir visé les Pays-Bas car il estimait que l’islam y est « fréquemment insulté », évoquant notamment le nom du député anti-islam néerlandais Geert Wilders. L’attaque était survenue au lendemain d’un appel des talibans afghans à des attaques contre les troupes néerlandaises après la tentative de Geert Wilders d’organiser un concours de caricatures du prophète Mahomet, finalement annulé.
    Interrogé sur ce qu’il espérait accomplir à travers cette attaque, Jawed Santani a répondu aux juges qu’il « voulait défendre sa religion et rendre clair le fait que sa religion devrait être laissée tranquille ». « Si vous ne faites pas ça, vous devriez être préparés à ce genre d’actions », a-t-il prévenu.
    L’une des victimes de l’attaque, atteinte d’une grave blessure à la colonne vertébrale, se trouve désormais dans un fauteuil roulant. L’autre homme a quant à lui été touché à la poitrine et au bras, a écrit ANP. « En raison de lésions nerveuses, l’homme a encore très peu de sensations de fourmillements dans le bras », selon ANP.

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  • Frontlive-Chrono – Mardi 21 mai 2019

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    Liste des articles publiés sur Frontlive-Chrono le mardi 21 mai 2019

    • Arabie saoudite: La coalition saoudienne accuse les houthis d’avoir visé un bâtiment civil – Abonnés
    • Egypte : 16 jihadistes tués par la police dans le Sinaï – Abonnés
    • Pays-Bas: Arrestation d’un commandant jihadiste originaire de Syrie – Abonnés
    • Turquie : Arrestation de 10 personnes suspectées de liens avec Daech – Abonnés
  • Etats-Unis/Iran: Les fortes tensions entre les deux pays font craindre le pire

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    Les relations déjà tendues entre Washington et Téhéran se sont nettement envenimées depuis une semaine.
    Washington a fait monter la pression sur Téhéran ces derniers jours et renforcé sa présence militaire dans le Golfe, face à des menaces d’attaques « imminentes » contre ses intérêts dans la région attribuées à l’Iran.
    De son côté, l’Iran promet une « défaite américano-sioniste ».
    « La fière nation de la République islamique d’Iran sortira de cette passe délicate la tête haute, comme elle l’a fait à chacun des tests précédents, en s’appuyant sur la détermination et la résolution de la population, la puissance de ses forces armées et les efforts et le soutien du gouvernement », a déclaré le général de brigade iranien Amir Hatami. Tout cela conduira « le front américano-sioniste à éprouver le goût amer de la défaite », a ajouté le général, cité par Isna.
    Et pour répondre au retrait unilatéral annoncé il y a un an par les Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015, Téhéran a indiqué le 8 mai avoir suspendu certains de ses engagements pris en vertu de ce texte.
    Face à cette escalade, qui inquiète notamment les Européens et les Russes, partisans d’un maintien de l’accord sur le nucléaire iranien, le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, a affirmé mardi qu’il n’y aurait « pas de guerre » avec les Etats-Unis. « Ni nous ni eux ne cherchons la guerre, ils savent qu’elle ne serait pas dans leur intérêt », a-t-il affirmé.
    Il n’en reste pas moins que plusieurs évènements inquiétants ont eu lieu ces derniers jours: Attaque de quatre navires, dont deux pétroliers saoudiens », au large des côtes de l’Emirat de Fujairah, suivie le lendemain par l’attaque par des drones armés des Houthis, alliés de l’Iran, contre les stations de pompage 8 et 9 de l’oléoduc est-ouest saoudien.
    Riyad estime que les récentes attaques menacent les approvisionnements de brut
    Le gouvernement saoudien a estimé que les récentes attaques « terroristes » contre des navires et des installations pétrolières menacent non seulement le royaume, mais aussi « la sécurité des approvisionnements » en brut et « l’économie mondiale », selon un communiqué publié mercredi.
    Des attaques de drones revendiquées par les rebelles yéménites houthis ont provoqué la fermeture d’un oléoduc majeur mardi en Arabie saoudite, faisant monter d’un cran les tensions dans le Golfe deux jours après le sabotage mystérieux de quatre navires près des Emirats arabes unis.
    Réuni tard mardi soir à Djeddah (ouest de l’Arabie saoudite) sous la présidence du roi Salmane, le gouvernement saoudien a affirmé « l’importance de faire face aux entités terroristes qui commettent de tels actes de sabotage, notamment les miliciens houthis soutenus par l’Iran au Yémen », a indiqué le ministre des Médias Turki Al-Shabanah dans ce communiqué.
    Le ministre a déclaré que le cabinet avait réitéré la dénonciation par le royaume « des actes subversifs » ayant visé dimanche des navires commerciaux civils, dont deux pétroliers saoudiens, près des eaux des Emirats arabes unis. Cela « constitue une menace flagrante pour la sécurité du trafic maritime » et a « des conséquences négatives sur la paix et la sécurité régionales et internationales », a-t-il ajouté.
    M. Shabanah a aussi rappelé « la responsabilité commune de la communauté internationale dans la préservation de la sécurité de la navigation maritime et de la sécurité des pétroliers pour éviter des impacts négatifs » sur les marchés de l’énergie et les risques sur l’économie mondiale.
    Si l’Iran ne peut pas vendre son pétrole, personne ne pourra vendre, avait menacé Téhéran
    Rappelons que les Etats-Unis ont organisé un boycott international des livraisons de pétrole iranien, ce qui a conduit Téhéran a menacer d’empêcher toute livraison de pétrole du Moyen Orient dans le cas où Washington persistait dans son intention d’empêcher les livraisons d’hydrocarbure iranien.
    Washington ordonne à son personnel diplomatique non-essentiel de quitter Bagdad, Erbil
    Washington accuse la République islamique de préparer des « attaques » contre les intérêts américains au Moyen-Orient.
    Pour faire face à cette menace qu’il juge crédible, le département d’Etat américain a ordonné mercredi à son personnel diplomatique non-essentiel de quitter l’ambassade de Bagdad et le consulat d’Erbil (nord).
    Selon une alerte de sécurité postée sur son site, le département d’Etat explique avoir donné l’ordre de partir au personnel américain gouvernemental non essentiel de l’ambassade à Bagdad ainsi que du consulat à Erbil.
    « Les services habituels de visa dans les deux postes sont temporairement suspendus », ajoute l’avis. « Le gouvernement américain a une capacité limitée pour fournir des services d’urgence aux citoyens américains en Irak », précise-t-il.
    Le département d’Etat prévient également dans un avis déconseillant aux voyageurs de se rendre en Irak que « de nombreux groupes terroristes et rebelles sont actifs en Irak et attaquent régulièrement les forces de sécurité irakienne comme les civils ». « Des milices confessionnelles anti-américaines peuvent également menacer les citoyens américains et les compagnies occidentales dans tout l’Irak ».
    Washington avait fermé fin septembre son consulat à Bassorah en invoquant des « menaces » émanant de l’Iran après des manifestations meurtrières dans cette ville du sud de l’Irak. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait évoqué « des incidents répétés de tirs indirects » et incriminé des milices contrôlées par l’Iran.
    La semaine dernière, M. Pompeo a effectué une visite surprise à Bagdad, après avoir annulé en dernière minute une visite prévue à Berlin au motif de « questions urgentes à régler.
    « La raison pour laquelle nous allons » à Bagdad « ce sont les informations qui indiquent une escalade des activités de l’Iran », a dit Mike Pompeo aux journalistes qui l’accompagnaient dans son voyage vers la capitale irakienne, où il a rencontré le Premier ministre Adel Abdel Mahdi et le président Barham Saleh.
    Au terme de sa visite, il a déclaré avoir reçu « l’assurance » des dirigeants irakiens qu’ils « comprenaient que c’était leur responsabilité » de « protéger de manière adéquate les Américains dans leur pays ».
    La semaine dernière, le Pentagone a annoncé l’envoi dans la région d’un navire de guerre et d’une batterie de missiles Patriot, s’ajoutant au déploiement du porte-avions USS Abraham Lincoln et de bombardiers B-52.
    Il a justifié ce déploiement par des « signaux clairs montrant que les forces iraniennes et leurs affidés font des préparatifs à une attaque possible contre les forces américaines ».
    Selon le New York Times, le ministre américain de la Défense par intérim, Patrick Shanahan, a présenté à des conseillers de M. Trump un plan selon lequel jusqu’à 120.000 hommes pourraient être envoyés au Moyen-Orient si l’Iran attaquait des forces américaines.
    Mardi, M. Pompeo a réfuté toute volonté de guerre avec l’Iran de la part des Etats-Unis.
    Le Kremlin s’inquiète de « l’escalade des tensions » malgré les assurances de Pompeo
    Le Kremlin s’est inquiété mercredi de la poursuite de « l’escalade des tensions » autour de l’Iran malgré les déclarations du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo assurant en Russie ne pas vouloir de guerre avec Téhéran.
    « Pour l’instant, nous constatons que l’escalade des tensions sur ce thème se poursuit », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, accusant les Etats-Unis de « provoquer » l’Iran.
    « Fondamentalement, nous ne cherchons pas une guerre avec l’Iran », avait affirmé M. Pompeo mardi soir au cours d’une conférence de presse avec son homologue russe Sergueï Lavrov à Sotchi (sud-ouest de la Russie), avant de rencontrer Vladimir Poutine.
    « On peut difficilement parler de quelconques assurances : il y a une situation évidente qui est la tendance à la poursuite de l’escalade », a réagi M. Peskov.
    Ce dernier a ajouté « voir avec regret les décisions prises par l’Iran », tout en disant « comprendre que l’Iran ne prenne pas ces décisions volontairement mais en réaction à la pression » : « Et ce sont précisément les actions des Etats-Unis qui provoquent l’Iran ».
    L’Allemagne et les Pays Bas suspendent la formation des forces armées irakiennes
    En raison des risques liés aux tensions entre l’Iran et les Etats-Unis et le débordement possible du conflit dans les pays de la région, l’Allemagne et les Pays-Bas ont décidé de suspendre leurs formations militaires en Irak.
    « La Bundeswehr a suspendu sa formation », a déclaré à la presse le porte-parole du ministère allemand de la Défense, Jens Flosdorff, en réponse à une question sur l’attitude de l’Allemagne en Irak face aux tensions avec l’Iran dans la région. Il a parlé d’une « vigilance accrue » de l’armée allemande dans le pays, sans exclure que les exercices menés par les instructeurs puissent reprendre « dans les prochains jours » si la situation le permet.
    Les Pays-Bas ont annoncé une décision similaire. Le ministère néerlandais de la Défense, cité par l’agence de presse ANP, a parlé de « menaces » pour justifier cette décision.
    La Bundeswehr déploie actuellement environ 160 de ses instructeurs en Irak, au nord de Bagdad et à Erbil dans le Kurdistan irakien, dans ce dernier cas pour y soutenir les peshmergas (combattants kurdes). De leur côté les Pays-Bas disposent de 50 instructeurs militaires également à Erbil dans le cadre de la coalition internationale contre l’Etat islamique (EI), ainsi que de deux conseillers militaires et quatre experts civils dans le cadre d’une mission de soutien de l’OTAN à Bagdad.

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