Paty Samuel (professeur décapité)

  • France : Fermée après la décapitation du professeur Samuel Paty,  une mosquée rouvre après un bras-de-fer avec l'Etat

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    Fermée par les autorités françaises dans le sillage de l'assassinat par décapitation de l'enseignant Samuel Paty par un jihadiste tchétchène, la mosquée de Pantin, dans la banlieue du nord de Paris, rouvrira vendredi 9 avril 2021 avec à sa tête un nouveau recteur et un nouvel imam, deux conditions fixées par le gouvernement français.

    Cette mosquée d'environ 1.300 fidèles avait été fermée le 21 octobre pour six mois sur instruction du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Le préfet du département de Seine-Saint-Denis a annoncé mercredi à l'AFP sa réouverture vendredi, au terme d'un bras-de-fer de plus de cinq mois avec l'Etat. Le gouvernement reprochait notamment à ses responsables d'avoir relayé sur Facebook la vidéo d'un père d'élève à l'origine de l'engrenage ayant conduit au meurtre de Samuel Paty, un professeur d'histoire-géographie de la banlieue parisienne.

    Le 16 octobre, un réfugié tchétchène avait décapité ce père de famille de 47 ans, lui reprochant d'avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Après cet attentat qui a suscité une émotion considérable, le ministère de l'Intérieur avait promis "une guerre contre les ennemis de la République" et lancé une série d'opérations contre la mouvance islamiste.

    Dans son viseur figurait ainsi l'imam de la mosquée de Pantin, formé au Yémen et soupçonné d'être "impliqué" dans cette mouvance. Ce dernier avait démissionné dès le 26 octobre. Mais le ministre de l'Intérieur et le préfet de la Seine-Saint-Denis avaient fixé une condition sine qua non à la réouverture anticipée de la mosquée avant le ramadan (mi-avril): le départ de son recteur, M'hammed Henniche.

    M. Henniche, qui ne fait l'objet d'aucune poursuite judiciaire, s'était excusé pour le partage de la vidéo - "une maladresse", avait-il regretté - mais refusait de se retirer.

    Mi-mars, cet entrepreneur de 50 ans, secrétaire général de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, a fini par céder, ouvrant la voie à la réouverture du lieu de culte.

    Avant de devenir persona non grata, M'hammed Henniche avait été pendant 20 ans un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics et politiques, y compris du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy quand il était en exercice.

    Devant la justice, la représentante du ministère de l'Intérieur avait estimé que la mosquée était "fréquentée par des individus radicalisés" et, qu'"en étant président de la mosquée, M. Henniche ne pouvait l'ignorer".

    "Contrôles" dans 89 mosquées 
    En novembre, le préfet de la Seine-Saint-Denis avait par ailleurs retiré à l'association qui gère la mosquée son caractère cultuel, au motif que ses activités avaient "porté atteinte à l'ordre public". Une décision qui avait eu pour conséquence de rendre caduque l'attribution par la ville de Pantin d'un bail emphytéotique pour la construction d'une grande mosquée. C'est la crainte de voir ce projet compromis qui a convaincu M. Henniche de se retirer.

    La situation "incarne une logique de bras de fer", dénonçait Vincent Brengarth, l'un des avocats de la Fédération musulmane de Pantin, qui a tenté à deux reprises, et sans succès, de faire annuler la fermeture de la mosquée au tribunal administratif et devant le Conseil d'État.

    Le 15 janvier, Gérald Darmanin avait indiqué que neuf salles de prières ou mosquées avaient été fermées les semaines précédentes en France, dont huit pour des raisons administratives.

    Début mars, le ministre de l'Intérieur avait de nouveau annoncé des contrôles dans 89 mosquées soupçonnées de "séparatisme", une fois que la loi "confortant le respect des principes de la République" sera entrée en vigueur. Prévoyant un élargissement des motifs de fermeture des lieux de culte, elle est en examen au Parlement.

    Cible de nombreux attentats jihadistes depuis plusieurs années, la France entend durcir sa politique vis-à-vis de l'islam radical. L'exécutif a ainsi accentué la pression sur les instances dirigeantes de l'islam en France afin qu'elles s'engagent à respecter les principes de la République en signant une "charte de l'islam" de France.

  • France : 25 organisations islamistes demandent que le gouvernement français soit poursuivi pour soutien à l'islamophobie

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    Une coalition mondiale de 25 organisations islamistes a appelé la Commission européenne à tenir le gouvernement français responsable de son soutien à l'islamophobie.

    Dans une pétition adressée à Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, les organisations islamistes ont demandé que le gouvernement français soit jugé devant « la justice européenne »; qu'elles accusent d'Imposer des pratiques discriminatoires.

    La coalition comprend 25 organisations islamistes de 11 pays, dont le Conseil représentatif des associations noires en France et le Muslim Human Rights Watch aux Pays-Bas. On trouve également le Conseil central islamique de Suisse et la Ligue islamique des droits de l'homme d'Espagne.

    La coalition a affirmé que la raison de la soumission de la pétition est qu'"il n'y a pas de traitement réel ou efficace au sein du système juridique français pour mettre fin à la persistance d'une islamophobie structurelle et systématique par le gouvernement français".

    "La France a mis en œuvre de nombreuses lois visant à limiter la liberté de croyance et à pénaliser l'affichage de l'appartenance religieuse", indique la pétition.

    Elle a ajouté qu'il y avait un "échec généralisé" dans la mise en œuvre de la législation de la Fédération, en particulier la législation sur les droits de l'homme et la liberté d'expression des convictions politiques en France.

    Les organisations ont estimé que le projet de loi du président français Emmanuel Macron "contre le séparatisme", élaboré après l’horrible assassinat par un islamiste tchétchène du professeur Samuel Paty, se concentrait uniquement sur le resserrement du "contrôle politique, idéologique, religieux et financier sur les sociétés islamiques.

    Le projet de « loi contre le séparatisme « préparé par le gouvernement «Macron» fait l'objet de critiques, telles qu'il cible les musulmans en France, et impose presque des restrictions sur tous les aspects de leur vie, et cherche à montrer certains problèmes qui se produisent rarement comme s'ils étaient un problème chronique.

    La coalition d'organisations islamistes accusent l'Europe d'être islamophobe
    "L'islamophobie est devenue ancrée dans les sociétés européennes", a déclaré Samira Saber de la Saber Legal Services Foundation, qui a déposé la pétition au nom de la coalition.

    Elle a ajouté : "L'islamophobie n'est pas seulement un phénomène répandu et dangereux dans les cercles de droite, mais elle est également enracinée dans le courant dominant des sociétés européennes".

    Elle a souligné que "la France a fourni un exemple de la manière dont les agences gouvernementales légitiment l'islamophobie, à travers des discours de haine visant les musulmans".

    Le militant juridique a également affirmé qu'"il est de la responsabilité de l'Union européenne d'intervenir directement et de toute urgence sur la pétition".

    "Avec ses pouvoirs exécutifs, la Commission européenne doit garantir l'application du droit de l'Union européenne", a-t-elle ajouté.

    Saber a souligné que "la France a violé la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et les règlements interdisant la discrimination, la xénophobie, le racisme, la protection des minorités et les droits des enfants".

    La loi contre le séparatisme proposée après la décapitation d’un professeur par un islamiste radical
    La coalition a appelé le président de la Commission européenne "à intervenir pour ne pas permettre la création d'un précédent qui nuirait non seulement aux musulmans mais aussi à d'autres sociétés en France".

    La pétition indiquait que "le gouvernement français a profité du meurtre d'un professeur de français, Samuel Paty, pour promouvoir un agenda raciste, discriminatoire et anti-islamique".

    Le 16 octobre 2020, la police française a annoncé avoir abattu un islamiste Tchétchène qui avait tué un enseignant pour avoir montré à ses élèves des caricatures «offensantes» du prophète Mahomet

    La pétition ajoute que, suite à cette affaire, la police française a jusqu'à présent mené 51 descentes violentes contre des centres islamistes

    La coalition a déposé une plainte auprès du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, le 18 janvier, au sujet des mesures anti-musulmanes systématiques en France.

    Le 16 février, l'Assemblée nationale de France (première chambre du Parlement) a approuvé le projet de loi  «contre le séparatisme» après avoir changé son nom pour celui de  «Principes de promotion du respect des valeurs de la République».

    En vertu de ce projet de loi, le contrôle des associations et le financement des activités religieuses seront renforcés.

    Le gouvernement affirme que son objectif est de « renforcer les principes de la république» face à plusieurs dangers, dont le premier est «l'extrémisme islamique». Le projet de loi a été approuvé en première lecture, avec l'approbation de 347 députés, contre 151 refus, tandis que 64 se sont abstenus.

     

  • France : A Trappes, un professeur menacé pour avoir dénoncé les islamistes

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    Didier Lemaire (photo ci-dessus) est professeur de philosophie à Trappes depuis vingt ans. Enfin : était, car il a décidé de partir, d’être « exfiltré », selon ses propres mots confiés au Point. En effet, depuis novembre, celui qui a défendu les principes républicains et la liberté d’expression et dénoncé l’obscurantisme islamiste affirme aller faire cours sous escorte policière. « Je suis sous escorte depuis le mois de novembre. Chaque fois que je monte en voiture, je vérifie que mes portières sont bien fermées, que je ne suis pas suivi. Je ne veux pas vivre dans la peur. Je n’attends plus qu’une chose : mon exfiltration. »

    Un constat terrifiant sur une « ville perdue »
    Didier Lemaire a été un témoin engagé et lucide de l’évolution de sa ville et dresse un bilan particulièrement sombre : « Il y a vingt ans, tout a commencé pour moi avec l’incendie de la synagogue en octobre 2000. Après ça, il n’y a plus eu de juifs à Trappes. Maintenant, ce sont les athées et les musulmans modérés qui partent. Les intégristes sont en train de réussir leur processus de purification. C’est effrayant ! Tout s’accélère, en deux ans, j’ai vu plus de transformation chez les jeunes et dans l’espace public que ces dix-huit dernières années. Aujourd’hui, les atteintes à la laïcité sont collectives et très bien organisées. » Il ajoute : "Nous ne sommes plus en état de paix, nous sommes face à des ennemis". 

    Un maire contesté et invalidé
    Didier Lemaire a également dénoncé  la responsabilité du nouveau maire de Trappes, Ali Rabeh.
    « Le maire colporte dans la ville des accusations mensongères et haineuses qui me désignent en tant que cible potentielle. Il m’a traité d’islamophobe et de raciste. […] Cette pensée est une arme de guerre idéologique et c’est de la calomnie. C’est surtout un procédé dégueulasse, après ce qui est arrivé à Samuel Paty (le professeur décapité par un illuminé tchétchène). Il me jette en pâture et me met en danger. C’est absolument irresponsable de la part d’un élu de la République. Je demande aux partis, communiste, Génération.s, La République en marche et Europe Écologie Les Verts, de désavouer ses propos. »

    Il se trouve que ce maire contesté a aussi fait l’objet d’un recours après son élection en juin dernier. Et, ce mardi 2 février, le tribunal administratif de Versailles a annulé l’élection d’Ali Rabeh à la tête de la ville. Ali Rabeh a fait appel de la décision.
    La Justice reproche à Ali Rabeh d’avoir continué, durant le premier confinement, à mener des actions de solidarité (distribution de masques, de colis alimentaires…) avec Cœurs de Trappes, association qu’il présidait à l’époque, et de s’en être servi pour les besoins de sa campagne électorale. Des actions non intégrées à son compte de campagne. 

    Une vague d’indignation et de soutien, et le silence complice de beaucoup
    Sur la Toile, les messages d’indignation et de soutien au professeur menacé affluent, essentiellement de la part de personnalités de droite, qui soulignent en particulier cette phrase : « Beaucoup d’enfants sont élevés dans la haine de la France. On n’a plus beaucoup de temps avant que ça dégénère. »

    Communiqué de l'académie de Versailles

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  • France : Sept personnes interpellées dans l'enquête sur l'assassinat du professeur décapité

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    Paty Samuel 2.jpegSept hommes âgés de 17 à 21 ans ont été interpellés mardi dans plusieurs régions de France dans l'enquête sur l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, décapité en octobre dans la région parisienne, a-t-on appris de sources concordantes.
     
    Les suspects "apparaissent sur différents groupes de messagerie auxquels participait (Abdoullakh) Anzorov", le jeune Russe Tchétchène ayant décapité l'enseignant qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, a précisé une source judiciaire. Parmi les sept hommes, certains sont également originaires de la république russe de Tchétchénie.
     
    Les interpellations ont été réalisées par la sous-direction antiterroriste (Sdat) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) dans plusieurs villes de France, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
     
    En décembre, cinq hommes âgés de 18 à 21 ans et d'origine tchétchène, soupçonnés d'avoir eu des contacts avec l'assaillant, avaient été libérés à l'issue d'une garde à vue, sans poursuite à ce stade. Au total, quatorze personnes sont inculpées dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, 47 ans, assassiné le 16 octobre près de son collège à Conflans-Sainte-Honorine.
     
    Parmi les suspects figurent six collégiens. Cinq sont poursuivis pour "complicité d'assassinat terroriste", accusés d'avoir permis à Anzorov, un réfugié de 18 ans, d'identifier le professeur. Abdoullakh Anzorov avait revendiqué son geste dans un message audio en russe où il disait avoir "vengé le prophète" Mahomet, reprochant au professeur de l'avoir "montré de manière insultante". Il avait été tué peu après par les policiers.

  • France : Cinq nouvelles personnes en garde à vue dans l'affaire du professeur décapité

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    Cinq hommes, soupçonnés d'avoir été en contact par téléphone avec Abdoullakh Anzorov, l'islamiste russe tchétchène qui a décapité le professeur français Samuel Paty le 16 octobre, ont été placés en garde à vue lundi, a-t-on appris mardi 8 décembre de sources judiciaire et proches du dossier.

    Les suspects, âgés de 18 à 21 ans, tous d'origine tchétchène comme le tueur, ont été interpellés en Seine-Maritime et Haute-Loire,  ont indiqué des sources proches de l'enquête sur l'assassinat du professeur, décapité après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves, confirmant une information du quotidien Le Parisien. Les enquêteurs les soupçonnent d'avoir échangé par messagerie avec l'assassin de Samuel Paty, tué à la sortie d'un collège de Conflans-Sainte-Honorine, en région parisienne.

    Leur garde à vue peut durer jusqu'à 96 heures avant leur éventuelle mise en examen dans le cadre de l'instruction ouverte pour "complicité d'assassinat terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste". Dans ce dossier, 14 personnes font déjà l'objet de poursuites, dont six collégiens. Cinq d'entre eux ont été mis en examen pour "complicité d'assassinat terroriste", accusés d'avoir désigné le professeur de 47 ans à Anzorov, l'assassin.

    Brahim Chnina, le parent d'élève à l'origine de la campagne de dénigrement du professeur, et le militant islamiste qui l'avait soutenu, Abdelhakim Sefrioui, sont également poursuivis pour "complicité". Les deux hommes avaient accusé le professeur de "discrimination" envers les élèves musulmans sur la foi du récit de la fille de M. Chnina, élève de Samuel Paty, laquelle a été mise en examen pour "dénonciation calomnieuse". Cette dernière n'avait en fait pas assisté au cours où le professeur avait montré des caricatures de Mahomet, le 6 octobre. Mais elle était présente la veille lorsque Samuel Paty avait prévenu ses élèves de la teneur du cours du lendemain, et l'avait accusé d'avoir alors demandé aux collégiens musulmans de se signaler. Le père et la fille étaient allés porter plainte au commissariat contre Samuel Paty le 7 octobre.

    Abdoullakh Anzorov avait revendiqué son geste dans un message audio en russe où il disait avoir "vengé le prophète" Mahomet, reprochant au professeur de l'avoir "montré de manière insultante". Il avait été abattu peu après par les policiers.

  • France : le CCIF s’est auto-dissous avant le décret du gouvernement

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    Le CCIF (Collectif Contre l’Islamophobie en France) s’est auto-dissous sans attendre que soit prononcée sa dissolution en conseil des ministres, a annoncé vendredi l’ONG islamiste dans un communiqué de presse.

    Qualifié « d’ennemi de la République » par le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin, le CCIF faisait l’objet de vives pressions depuis plusieurs semaines.

    « Comme nous vous l’avions annoncé le 26 octobre, le CCIF a activé un plan d’ampleur permettant de déployer une large partie de ses activités à l’étranger », rappelle la direction dans son écrit, avant de préciser que « la notification de dissolution reçue le 19 novembre a donc été sans objet, puisque le CCIF n’existe plus en tant que structure ».

    En effet, l’ONG fait savoir ce vendredi que son « Conseil d’administration a prononcé, le 29 octobre dernier, la dissolution volontaire du CCIF » et que ses « actifs » ont été « transférés à des associations partenaires ».

    « Concernant nos adhérents, nos partenaires, nos soutiens et les personnes qui suivent notre travail, il leur sera proposé de prendre attache avec nos associations partenaires», conclut l’équipe du CCIF, dont les moyens de communication seront fermés dans les 24 heures.

    Cette décision prise par les équipes de l’association vient mettre un terme à l’acharnement du gouvernement à son encontre.

    Dans un courrier reçu le 19 novembre dernier, le ministre de l’intérieur a accusé notamment le CCIF d’avoir eu comme trésorier, un certain Abdelhakim Sefrioui, mis en cause dans le cadre de l’enquête sur l'assassinat par décapitation du professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine qu.

    Une accusation formellement démentie par le collectif, qui pointe une confusion des services de l’Etat, entre le CCIF et le CIF (Conseil des Imams de France), qui n’ont absolument aucun lien.

    « Depuis plus d’une semaine, nous avons répondu aux différents griefs qui nous sont reprochés dans la notification de dissolution, et nous avons démontré que celle-ci se basait sur des éléments infondés, biaisés ou mensongers », souligne à cet effet le CCIF dans son communiqué final.

    À noter également que l’association humanitaire musulmane Barakacity a été dissoute le 28 octobre dernier par le gouvernement français pour des motifs, eux aussi, formellement contestés par sa direction.

    Les avocats de Barakacity ont d’ailleurs annoncé jeudi qu’ils saisissent la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme), pour faire annuler cette décision.

     

  • France : Quatre lycéens mis en examen pour le meurtre par décapitation de l'enseignant Samuel Paty

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    Quatre lycéens ont été inculpés dans l'affaire du meurtre par décapitation du professeur d'histoire Samuel Paty, qui a eu lieu dans la commune de Conflans-Sainte-Honorine près de Paris le 16 octobre
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    Trois mineurs sont accusés de "complicité" dans le meurtre de l'enseignant.

    Au total, dix personnes sont accusées dans cette affaire.

    Le meurtre du professeur d'histoire Samuel Paty, qui avait montré des caricatures du prophète Mahomet dans un cours sur la liberté d'expression, a eu lieu le 16 octobre. L'assaillant, un islamiste tchétchène, avait décapité l'enseignant en pleine rue, près de l'école de Conflans-Saint-Honorine, avant d'être abattu par la police. Selon le parquet, le tueur est né à Moscou en 2002, était d'origine tchétchène et bénéficiait du statut de réfugié en France.