Parti Sionisme religieux

  • Jérusalem : Nouvelles émeutes dans le quartier Sheikh Jarah - deux meneurs détenus

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    Vendredi 7 mai dans l'après-midi, dans le quartier de Sheikh Jarah à Jérusalem, les manifestations ont repris contre l'expulsion des familles arabes de la région de Shimon Ha-Tzadik. Les manifestations se sont rapidement transformées en émeutes, des pierres ont été lancées sur des policiers et des soldats du MAGAV.

    La police israélienne a pris d'assaut le domicile de la famille Qawasma dans le quartier et a empêché les manifestants d'atteindre la principale zone de protestation.  Elle a également empêché la tenue d'un petit-déjeuner collectif dans le quartier et obligé les habitants à retirer les tables dressées pour le petit-déjeuner pour empêcher les familles de se réunir. 

    La police a averti les émeutiers que des mesures seraient prises pour disperser la foule. Cependant, l'avertissement a été ignoré, forçant la police à recourir à des moyens anti-émeutes pour disperser la foule. Deux meneurs ont été arrêtés. Il s'agit d'Arib Shalash, Jamal Al-Husseini et Muhammad Al-Rishq.

    Agression contre les représentants de la Liste commune
    La police a attaqué des députés de la Liste commune, qui participaient à la manifestation hebdomadaire en solidarité avec les habitants du quartier menacés d'expulsion.

    Le centre d'information palestinien du Hamas rapporte que la police a utilisé des flashballs pour disperser les manifestants, et affirme également que "des juifs armés ont participé à la répression des émeutes".

    De son côté, député de la formation "Sionisme religieux", Itama Ben Gvir, a finalement déménagé son bureau du quartier après les affrontements de la nuit dernière. Selon les médias israéliens, la décision de transfert est intervenue après une pression du bureau du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

     

     

     

  • Jérusalem : Poursuite des manifestations dans le quartier de Cheikh Jarrah contre l'expulsion de familles palestiniennes

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    Quinze Palestiniens ont été arrêtés dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 mai à la suite de heurts entre forces de sécurité israéliennes et manifestants contre l'éviction de familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem, a indiqué la police. Des manifestants ont jeté des pierres, agressé des civils, des membres des forces de l'ordre et incendié une voiture, a précisé la police dans un communiqué.
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    Les heurts ont éclaté jeudi soir dans un quartier de Jérusalem-Est au coeur d'une vive bataille devant les tribunaux sur le sort de familles palestiniennes menacées d'éviction au profit d'Israéliens.

    Le ténor de l'extrême droite israélienne, Itamar Ben Gvir, député de la formation "Sionisme religieux", s'était rendu dans le quartier de Cheikh Jarrah, au coeur du conflit, pour soutenir les habitants juifs du quartier, quelques heures après le report à lundi par la Cour suprême d'une audience dans le dossier des familles menacées d'expulsion. Des Palestiniens ont lancé des projectiles sur une tente disposée devant une maison, censée être le nouveau bureau parlementaire de M. Ben Gvir.

    Les tensions s'articulent sur la question de la propriété foncière de terres sur lesquelles sont construites plusieurs maisons où vivent quatre familles palestiniennes.

    Le tribunal de district de Jérusalem a rendu en début d'année une décision favorable aux familles juives qui revendiquent des droits de propriété dans ce quartier de Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

    Selon la loi israélienne, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre israélo-arabe de 1948, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur "droit de propriété". Une telle loi n'existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre.

    La décision du tribunal avait provoqué la colère des Palestiniens qui la contestent et depuis des manifestations ont souvent mené à des affrontements avec les forces de l'ordre.

    La police a par ailleurs annoncé être prête à assurer la sécurité dans la ville à l'occasion du dernier vendredi du ramadan. Des dizaines de milliers de fidèles musulmans sont attendus sur l'esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem.

    Une faction armée à Gaza: nous répondrons aux violations de l'ennemi israélien à "Sheikh Jarrah"
    Les «Brigades Abu Ali Mustafa» de la bande de Gaza palestinienne ont déclaré jeudi qu’elles répondraient aux violations israéliennes dans le quartier «Sheikh Jarrah».

    Les brigades, qui représentent l'aile militaire du "Front populaire de libération de la Palestine" (FPLP), ont déclaré dans un communiqué: "A l'ennemi (Israël), nous disons de ne pas tester la patience de nos combattants et la résistance guette."

    Elles ont ajouté: "Nous suivons de près et avec un grand intérêt ce qui se passe contre notre peuple dans le quartier de Sheikh Jarrah de Jérusalem occupée et les tentatives pour y imposer de nouveaux faits".

    Elles poursuivent : "Notre patience est à court, et tout comme nos héros de combat ont soutenu les chevaliers de notre peuple à la porte de Damas, ils sont prêts à soutenir notre peuple dans le quartier de Sheikh Jarrah."

    Les Phalanges ont mis en garde l'entité de l'occupation israélienne "contre la poursuite de leurs folies, et ils doivent prendre ce que nous disons au sérieux".

    Les États-Unis et les Nations Unies appellent les autorités israéliennes à la retenue à Sheikh Jarrah
    Jeudi 6 mai, les Nations Unies ont appelé Israël à "faire preuve de la plus grande retenue" dans le quartier de Sheikh Jarrah, tandis qu'un responsable du Département d'Etat américain a exprimé la grave préoccupation de Washington "quant à la possibilité d'évacuation des familles palestiniennes du Silwan et Quartiers de Sheikh Jarrah, où vivent beaucoup de gens. "Parmi eux, ils vivent dans ces maisons depuis des générations.

    La déclaration des Nations Unies émane du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland.