Parti Islamique du Turkistan (PIT)

  • Syrie : La Russie reprend ses frappes aériennes sur le Grand Edleb - La Turquie place ses troupes dans la région en état d'alerte

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    Vendredi 1er octobre 2021, les forces aérospatiales russes ont repris leurs frappes aériennes sur la région nord-ouest du Grand Idlib où plusieurs groupes rebelles sont présents et actifs.

    Des avions de combat russes ont effectué une série de frappes aériennes à la périphérie de la ville d'al-Zeyarah dans les plaines d'al-Ghab, dans le nord-ouest de la province de Hama. La région est un bastion connu de Hay'at Tahrir al-Sham (HTS), anciennement affilié à al-Qaïda, qui contrôle de facto le Grand Edleb, et du Parti islamique du Turkestan (TIP).

    À peu près au même moment, l'armée arabe syrienne (AAS) a bombardé aux missiles lourds le village de Batitiyah dans l'est de la province d'Edleb.

    Les frappes russes et syriennes sont intervenues deux jours seulement après une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine et le président turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux dirigeants ont discuté de la situation instable dans le Grand Edleb sans parvenir à un nouvel accord pour la région.

    Un accord de cessez-le-feu négocié l'année dernière par la Russie et la Turquie est violé quotidiennement par les islamistes de HTS et ses alliés. Ankara n'a rien fait pour arrêter ces violations.

    Des sources officielles turques ont prétendu que les deux dirigeants avaient convenu de maintenir le statu quo dans le Grand Edleb. Cependant, les nouvelles frappes dans la région confirment que ce n'était pas le cas.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), la Turquie a placé ses troupes dans le Grand Edleb en état d'alerte élevé. Des missiles guidés antichars et des mortiers ont été déployés dans plusieurs postes militaires turcs de la région.

    Les développements récents indiquent que la Russie et la Turquie ne sont pas sur la même longueur d'onde en ce qui concerne le Grand Edleb. La question est de savoir si Ankara irait jusqu'à risquer ses relations avec la Russie en confrontant l'AAS dans la région.

    Frappes de l'armée de l'air russe :
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  • Afghanistan : Quatre jours après la chute de Kaboul

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    Le regard de la communauté internationale est toujours tourné vers l'Afghanistan, attendant de découvrir les futurs mouvements des talibans. De son côté, Washington a annoncé que ses troupes resteraient dans le pays jusqu'à l'évacuation complète des citoyens américains, tandis que l'ancien président, Ashraf Ghani, a déclaré son soutien aux négociations visant à former un nouveau gouvernement.

    Une situation toujours instable autour de l'aéroport - situation inconnue dans le reste du pays
    Comme le rapporte le quotidien al-Arabiya , quatre jours après la chute de Kaboul, que les talibans ont investi le 15 août, la situation est toujours instable. Alors que de nombreux pays continuent d'évacuer leurs citoyens et personnel diplomatique, le chaos règne toujours dans l'aéroport de la capitale. Ici, le 16 août , des milliers de citoyens se sont rassemblés pour tenter de sortir d'Afghanistan, et, selon l'armée américaine, il y a eu au moins 7 morts dans la confusion, dont certains sont tombés de l'avion auquel ils s'étaient accrochés. Le 19 août, les talibans et les responsables de l'OTAN ont annoncé que 12 personnes ont été tuées dans et autour de l'aéroport depuis que le mouvement islamiste radical a pris le contrôle de la capitale. 
    Coincés entre les postes de contrôle tenus par les talibans et la clôture de barbelés posée par l'armée américaine à l'aéroport, la seule porte de sortie de l'Afghanistan, des centaines de civils afghans attendaient toujours, ce 19 juillet, dans l'espoir de trouver un vol pour fuir le pays. 
    Si les talibans laissent bien les citoyens américains accéder à l'aéroport de Kaboul, il semble qu'ils "empêchent les Afghans qui souhaitent quitter leur pays d'atteindre l'aéroport", où les complexes opérations d'évacuation se poursuivent laborieusement, a déploré Mme Wendy Sherman, le numéro deux du département d'État américain. Les Etats-Unis attendent d'eux qu'"ils permettent à tous les citoyens américains, tous les ressortissants de pays tiers et tous les Afghans de partir s'ils le souhaitent, de façon sûre et sans être harcelés", a-t-elle ajouté. 
    Près des ambassades également, de nombreux Afghans supplient d'être évacués. Beaucoup ont déjà des visas pour un pays étranger, mais ils ne peuvent entrer dans les enceintes diplomatiques.
    "J'ai parlé avec mon ami qui est sur place. Il a une lettre des Espagnols assurant qu'il peut partir avec eux, mais quand il essaie de gagner la porte on le menace de lui tirer dessus", raconte à l'AFP un homme qui a demandé à rester anonyme. "Les Espagnols lui ont dit que s'il parvenait à entrer, tout irait bien pour lui, mais il n'y arrive pas", ajoute-t-il.
    Tous se souviennent encore du précédent régime taliban, entre 1996 et 2001, et de son bilan catastrophique en matière de respect des droits humains, et n'ont aucune confiance dans les multiples assurances données ces derniers jours par ces islamistes.
    Mardi pourtant, un porte-parole des talibans, Zabihullah Mujahid, avait assuré qu'ils avaient appris de leur premier exercice du pouvoir, avant d'en être chassés en 2001 par une coalition menée par les Etats-Unis, et qu'il y aurait de "nombreuses différences" dans leur manière d'administrer leur pays. Ils avaient alors imposé une version ultra-rigoriste de la loi islamique. Les femmes ne pouvaient ni travailler ni étudier, et voleurs et meurtriers encouraient de terribles châtiments.

    Les troupes américaines resteront jusqu'au départ du dernier ressortissant américain, assure Biden
    Parallèlement, Biden a déclaré le 18 août que les troupes américaines, qui comprennent actuellement quelque 4 500 soldats, resteraient en Afghanistan jusqu'à ce que le dernier de ses citoyens soit évacué, quitte à maintenir une présence militaire dans le pays asiatique au-delà de la date limite du 31 août. Le chef de la Maison Blanche a ensuite précisé que les talibans, pour le moment, n'entravaient pas l'évacuation des citoyens américains, mais des difficultés ont été rencontrées dans la fuite des Afghans qui avaient coopéré avec les Etats-Unis. 5 000 personnes ont encore quitté l'aéroport de Kaboul, mercredi 18 août, mais des hommes armés affiliés aux talibans empêchaient, ce même mercredi 18 août les citoyens afghans d'atteindre l'aéroport.
    En réponse aux déclarations de Joe Biden, les talibans exigent que les États-Unis s'en tiennent à la date de sortie du 11 septembre pour évacuer la totalité de leurs soldats d'Afghanistan,  mais 'nous ne les attaquerons pas', ajoutent-ils.

    Les Etats-Unis bloquent les fonds afghans déposés à l'étranger et arrêtent les aides économiques
    Sur le plan économique, l'administration américaine a fait part de son intention de bloquer l'accès des talibans aux fonds déposés à l'étranger, ainsi qu'aux armes américaines sur le sol afghan. 
    À cet égard, le gouverneur de la banque centrale, Ajmal Ahmadi, a révélé le 18 août que l'Afghanistan disposait de réserves à l'étranger d'environ 9 milliards de dollars, dont près de 7 milliards de dollars en obligations, actifs et or de la Réserve fédérale américaine, tandis que les avoirs en dollars de la Banque centrale afghane sont « proches de zéro » car le pays n'a pas reçu les expéditions en espèces prévues pour la semaine passée. Parallèlement, le Fonds monétaire international annoncé avoir suspendu l'aide directe à l'Afghanistan, dont environ 440 millions de dollars de nouvelles réserves en devises, en raison de l'incertitude sur le statut des dirigeants à Kaboul et d'un manque de clarté au sein de la communauté internationale concernant la reconnaissance d'un nouveau gouvernement.

    Consultations politiques 
    Les talibans, dont le cofondateur et numéro deux, le mollah Abdul Ghani Baradar, est rentré mardi en Afghanistan, ont mené des consultations politiques mercredi à Kaboul avec d'éminentes personnalités afghanes. Ils ont diffusé des images montrant l'ancien président afghan Hamid Karzai avec Anas Haqqani. Celui-ci participait aux négociations avec le gouvernement afghan à Doha, qui n'ont jamais débouché sur une issue quelconque. Mais il est surtout le frère cadet de Sirajuddin Haqqani, le chef du réseau éponyme, qualifié de terroriste par Washington, qui a aussi le statut de numéro deux au sein des talibans.

    Ces derniers ont également rencontré l'ancien vice-président Abdullah Abdullah, selon le groupe de surveillance des sites islamistes SITE. Ces négociations ont été bien accueillies par l'ex-président Ashraf Ghani, qui s'est enfui dimanche pour les Émirats arabes unis. "Je souhaite le succès de ce processus", a-t-il déclaré dans un message vidéo posté sur Facebook, affirmant être "en pourparlers pour retourner en Afghanistan". Mais les Etats-Unis ont estimé que M. Ghani, qui avait succédé en 2014 à Hamid Karzai, n'est "plus une personne qui compte en Afghanistan".

    Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dit jeudi espérer que ces négociations puisse déboucher sur un "gouvernement représentatif" en Afghanistan. Il a aussi souligné que les talibans ne contrôlaient pas l'intégralité du territoire afghan, une résistance tentant de s'organiser dans la vallée du Panchir, avec l'ancien vice-président Amrullah Saleh et Ahmad Massoud, le fils du commandant Ahmed Shah Massoud, assassiné en 2001 par al-Qaïda. Ce dernier a d'ailleurs appelé Washington à le soutenir en lui fournissant armes et munitions, dans une tribune publiée mercredi par le quotidien Washington Post.

    Ashraf Ghani, le président afghan en fuite, soutient les négociations entre les Talibans et l'ancien président afghan, Hamid Karzai
    Le 18 août également, le désormais ancien président de l'Afghanistan, Ashraf Ghani , arrivé aux Émirats arabes unis avec sa famille, s'est adressé à la nation, pour la première fois depuis la chute de Kaboul, via une diffusion en direct sur Facebook. Le chef de l'Etat, se référant aux critiques de ceux qui se sont opposés à son évasion du pays, a déclaré que ces personnes ne devraient pas parler sans connaître les détails, tout en démentant les informations selon lesquelles il aurait quitté le pays avec une valise pleine d'argent. Dans le même temps, Ashraf Ghani a déclaré qu'il soutenait les négociations en cours pour former un nouvel exécutif. Le 18 août, en effet, les talibans ont rencontré l'ancien président Hamid Karzaï et le haut responsable Abdullah Abdullah.

    L'Union européenne toujours préoccupée par le respect des droits de l'homme en Afghanistan
    Malgré les assurances du groupe islamiste radical, qui a promis un gouvernement différent de celui qu'il a dirigé dans la période 1996-2001, et le respect des droits humains, y compris les femmes, l'Union européenne, les États-Unis et 18 autres pays ont publié une déclaration commune dans laquelle ils se sont dits "profondément préoccupés par le sort des femmes et les filles afghanes", exhortant les talibans à garantir leur sécurité.

    Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) tire la sonnette d'alarme
    Par ailleurs, Mary Ellen McGroarty, cheffe de l'agence des Nations Unies "Programme alimentaire mondial" (PAM) en Afghanistan, a déclaré qu'une "crise humanitaire" est en train de se produire dans le pays, avec 14 millions de personnes souffrant de la faim suite à la prise du pouvoir par les talibans. Le conflit, la deuxième vague de sécheresse la plus aiguë du pays au cours des trois dernières années, et l'impact social et économique de la pandémie de COVID-19 ont amené une situation déjà désastreuse vers une situation de  "catastrophe". Comme le précise McGroarty, plus de 40% des récoltes ont été perdues, tandis que des centaines de milliers de personnes ont été déplacées par la guerre et l'offensive des talibans. Le représentant du PAM a exhorté les donateurs à fournir 200 millions de dollars, nécessaires pour fournir de la nourriture à la population afghane.

    Le départ des troupes américaines à l'origine de la débâcle de l'armée afghane
    Ce qui s'est passé à Kaboul le 15 août est l'aboutissement des tensions qui ont duré des semaines et qui ont permis aux talibans de prendre progressivement le contrôle du pays. En fait, l'offensive massive du groupe islamiste a commencé en avril lorsque le président américain Joe Biden a annoncé que les troupes américaines se retireraient d'Afghanistan après deux décennies de présence sur le terrain. Le retour des soldats américains dans leur patrie avait été convenu par des représentants de Washington et des talibans à l'occasion d'un accord de paix "historique" conclu entre les parties à Doha, au Qatar, le 29 février 2020. L'accord prévoyait également une feuille de route vers la paix en Afghanistan, la fin des relations entre les talibans et al-Qaïda et la fin des offensives contre les grands centres urbains. Cependant, l'accord a été rompu à plusieurs reprises et n'a pas mis fin aux violences, qui se sont intensifiées pendant et après les négociations. 

    Inquiétude devant une possible résurgence du terrorisme islamiste
    Certains analystes s'inquiètent que ce qui se passe en Afghanistan n'inspire les jihadistes du monde entier. De nombreux groupes islamistes, parmi lesquels les branches d'al-Qaïda en Syrie et au Yémen (AQAP) ont félicité les talibans et se sont engagés à poursuivre le jihad.
    "Cette victoire et cette prise de pouvoir nous révèlent que le jihad et le combat représentent le moyen légal et réaliste, sur la base de la charia, de rétablir les droits (et) d'expulser les envahisseurs et les occupants", a déclaré dans un communiqué la branche yéménite d'al-Qaïda.
    Les Etats-Unis considèrent AQPA comme la branche la plus dangereuse du réseau mondial d'al-Qaïda et a ciblé ses combattants au Yémen après les attentats du 11 septembre 2001.
    Lundi 16 août, les combattants d'AQPA ont célébré le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan avec des feux d'artifice et en tirant des coups de feu en l'air dans certaines provinces du Yémen, ont rapporté des habitants à l'AFP.
    Dans leurs récentes négociations avec les Américains, les talibans avaient promis de ne pas protéger les combattants d'al-Qaïda. Les experts estiment toutefois que les deux mouvements conserveront des liens étroits mais plus discrets.
    En Syrie, la branche du groupe djihadiste anti-chinois Turkestan Islamic Party (TIP) a publié une déclaration félicitant les talibans et les Afghans pour l'établissement de « l'émirat islamique » en Afghanistan.
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  • Syrie : Les avions de guerre russes pilonnent les positions des rebelles sur les collines au nord de Lattaquié

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    Vendredi 26 février 2021, les avions de combat des forces aérospatiales russes ont mené une série de frappes sur la partie de au nord de la province de Lattaquié contrôlée par les rebelles syriens. On ignore encore si ces bombardements ont fait des victimes.

    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) , les frappes aériennes ont visé plusieurs collines entourant la ville de Kabani.

    Kabani
    Kabani est un bastion d'un certain nombre de groupes rebelles majoritairement islamistes, notamment le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Sham, anciennement affilié à Al-Qaïda, le Parti islamique du Turkistan (TIP) et Ajnad al-Kavkaz. 

    Au cours des trois dernières années, ces groupes rebelles islamistes ont lancé des dizaines d'attaques avec des drones et des roquettes sur la côte syrienne depuis la ville de Kabani et ses environs.

    C'est la troisième vague de frappes aériennes russes à cibler Kabani et la septième dans la région nord-ouest du Grand Edleb depuis l'état de l'année.

    Plus tôt cette semaine, des avions de combat russes ont effectué un certain nombre de frappes aériennes sur des positions rebelles dans la périphérie de la ville d'al-Bara, dans la campagne méridionale d'Edleb.

    Au cours des derniers jours, le Centre de réconciliation russe en Syrie a enregistré des dizaines de violations du cessez-le-feu par les rebelles dans le Grand Edleb. Ils ont même attaqué un passage humanitaire protégé par les militaires russes.

    Les récentes frappes aériennes russes sur le Grand Edleb ont infligé de graves pertes aux rebelles mais ceux-ci n'ont pas mis un terme à leurs provocations pour autant. . 

  • Afghanistan : Près de 10.000 terroristes actifs dans le pays

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    Plus de 10 000 terroristes, dont 300 affiliés à Al-Qaïda, sont actifs sous le commandement des talibans en Afghanistan, ont indiqué les autorités sécuritaires.

    Les talibans ont nié cette allégation, affirmant qu'ils avaient rompu leurs liens avec Al-Qaïda. D'après la Direction nationale de la sécurité (NDS), les groupes terroristes actifs dans le pays sont le Mouvement islamique d'Ouzbékistan, le Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan, le Parti islamique du Turkistan et plusieurs autres groupes terroristes pakistanais.

    Selon le NDS, les militants des pays d'Asie centrale sont actifs dans le nord et le nord-est de l'Afghanistan, et les groupes terroristes pakistanais sont actifs dans les provinces de l'est.

    L'Afghanistan a récemment accueilli une conférence sur la «lutte contre le terrorisme». Les chefs des services de renseignement des États-Unis, du Pakistan, de l'Azerbaïdjan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Kazakhstan, du Kirghizistan et du Turkménistan ont participé au sommet.

    Le sommet devait trouver les moyens de coopérer pour l'élimination des menaces terroristes. Un responsable du renseignement  a déclaré que si les pays de la région, en particulier l'Asie centrale, ne coopèrent pas pour lutter contre ces groupes, ceux-ci pourraient devenir une grande menace pour leur sécurité.

     

  • Syrie : 16 jihadistes du Turkestan Islamic Party (TIP) tués ou blessés par une frappe de missiles dans le grand Edleb

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    Syrie : 16 jihadistes du Turkestan Islamic Party (TIP) tués ou blessés par une frappe de missiles dans le grand Edleb
    Vendredi 5 février, une attaque de l'armée arabe syrienne (AAS) a coûté la vie à huit militants du Parti islamique du Turkistan (TIP), affilié à Al-Qaïda, et en a blessé huit autres dans la région nord-ouest du Grand Edleb.

    Les troupes de l'armée ont ciblé un bus qui transportait les militants avec un missile guidé antichar alors qu'il passait près de la ville de Khirbat al-Naqus dans les plaines d'al-Ghab au nord-ouest de Hama.

    Des militants de l'opposition ont partagé une vidéo montrant les restes des militants tués dispersés autour du bus ciblé après la frappe de missiles.

    Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière contre le TIP depuis le début de l'année. Le groupe est principalement actif dans le nord de Lattaquié, le nord-ouest de Hama et le nord-ouest d'Idlib.

    L'Armée syrienne et ses alliés ont durement attaqué les factions d'al-Qaïda dans le Grand Edleb cette semaine. Le 2 février, des avions de combat des forces aérospatiales russes ont détruit un quartier général de Hay'at Tahrir al-Sham dans le nord d'Edleb. Le 3 février, des frappes aériennes russes ont détruit un camp du groupe jihadiste Ajnad al-Kavkaz (soldats du Caucase).

    Les affiliés d'Al-Qaïda violent régulièrement le cessez-le-feu en vigueur dans le Grand Edleb, qui avait été négocié par la Russie et la Turquie le 5 mars de l'année dernière.

    Les réponses à ces violations deviennent de plus en plus dures. De son côté, la Turquie continue de fermer les yeux sur la présence d'Al-Qaïda dans le Grand Edleb.

  • Syrie : Les avions de combat russes pilonnent les rebelles dans la province de Lattaquié

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    Jeudi 21 janvier, une série de frappes aériennes russes a ciblé des positions de rebelles dans le nord de la province de Lattaquié, au nord-ouest de la Syrie.
     
    Des avions de combat des forces aérospatiales russes ont effectué au moins cinq frappes aériennes sur des positions rebelles dans la périphérie de la ville de Kabani, bastion bien connu de plusieurs groupes affiliés ou proches d'al-Qaïda. Hay'at Tahrir al-Sham, le Parti islamique du Turkistan (TIP) et Ajnad al-Kavkaz maintiennent tous des positions dans les collines entourant Kabani.
     
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) n'a signalé aucune perte humaine à la suite des frappes aériennes russes sur Kabani.
     
    C'est la deuxième vague de frappes aériennes russes dans le nord ouest syrien cette année. Le 9 janvier, des avions de combat russes avaient mené des frappes aériennes similaires sur le nord de la province de Lattaquié.
     
    Les frappes aériennes russes sont probablement une réponse aux violations répétées par les groupes islamistes de l'accord de cessez-le-feu, qui a été négocié par la Russie et la Turquie le 5 mars 2020.
     
    Les forces russes intensifient leurs opérations contre les rebelles retranchés dans le Grand Edleb depuis un certain temps. Des troupes sont également déployées dans la région. Au début de cette semaine, un poste d'observation russe a été installé dans la partie sud de la province de Lattaquié.

  • Syrie : Frappes aériennes russes contre des islamistes dans le nord de Lattaquié

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    Dimanche 20 décembre, une série de frappes aériennes russes a pris pour cibles des positions et des fortifications des rebelles syriens  dans le nord de la province de Lattaquié.
     
    Les frappes aériennes ont visé les collines entourant la ville de Kabani, bastion de plusieurs groupes islamistes. Hayat Tahrir al-Sham, le Parti islamique du Turkistan (TIP) et Ajnad al-Kavkaz qui occupent des positions dans la ville et sa périphérie.
     
    Au cours des dernières années, les rebelles islamistes ont lancé de multiples attaques à la roquette et de drones à partir de Kabani sur un certain nombre de cibles civiles et militaires sur la côte syrienne, y compris la base aérienne russe de Hmeimim.
     
    Les frappes aériennes russes étaient probablement une réponse aux violations répétées du cessez-le-feu par ces groupes islamistes dans la région du Grand Edleb [qui comprend le nord de la Lattaquié].
     
    La veille, le Centre de réconciliation russe pour la Syrie a annoncé que les rebelles avaient récemment lancé 38 attaques depuis le Grand Edleb. Au moins six attaques ont eu lieu dans le nord de la province de Lattaquié.
     
    Ces violations menacent l'accord russo-turc sur le Grand Edleb qui a été conclu le 5 mars après une bataille entre les forces gouvernementales et les rebelles islamistes soutenus par la Turquie.
     
    L'accord, qui vise à stabiliser le Grand Edleb, a du mal à être respecté. Il est probable qu'un affrontement à grande échelle ait lieu  dans la région si l'accord s'effondre.