Parquet National AntiTerroriste (PNAT)

  • Maroc : Le parquet antiterroriste ouvre une enquête sur "l'assassinat" d'une touriste française

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    FJOi15nXsAo5UUS.jpegLe parquet national antiterroriste (Pnat) a annoncé mercredi 19 janvier 2022 dans un communiqué l'ouverture d'une enquête pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste" après le meurtre samedi d'une touriste française à Tiznit dans le sud du Maroc.

    Cette ressortissante française de 79 ans a été tuée sur un marché de Tiznit à l'aide d'une arme blanche. Elle résidait dans un camping proche de cette petite ville. Un suspect âgé de 31 ans a été arrêté le jour même à Agadir, à quelques kilomètres seulement du lieu du crime. Il avait agressé, peu de temps auparavant, une touriste belge. La femme belge a été hospitalisée mais ses jours ne sont pas en danger.

    L’assassin de la touriste française (photo ci-contre) était parti d'Agadir pour essayer de tuer une touriste occidentale au hasard. L'auteur était vêtu d''un costume afghan au moment de son arrestation.FJfOYFNX0AANq0V.jpeg

  • France : La DGSI déjoue un projet d’attentat djihadiste au couteau - deux hommes écroués

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    Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont interpellé deux hommes radicalisés âgés de 23 ans, fin novembre 2021. Ces derniers projetaient une attaque à l’arme blanche dans des lieux fréquentés de Noël. Mis en examen, ils ont été écroués.

    C’est sans aucun doute un projet d’attentat sanglant qui a été déjoué il y a quelques jours par les hommes de la DGSI. Deux hommes de 23 ans ont été interpellés lundi 29 novembre à Meaux (Seine-et-Marne) et au Pecq (Yvelines) dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet national antiterroriste (PNAT) quelques jours plus tôt, indique une source judiciaire, confirmant une information du Parisien. Ils ont été mis en examen 96 heures plus tard pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et placés en détention provisoire.

    Les enquêteurs ont appris que les deux suspects tenaient des propos inquiétants, et évoquaient une attaque sanglante d’ici Noël sur fond d’islam radical. Ces derniers sont entrés en contact récemment sur internet et se sont rencontrés au moins une fois. L’un des deux hommes était déjà connu des services de renseignement pour sa radicalisation. Ils ont été rapidement placés en garde à vue.

    Attaquer des « mécréants »
    L'un des deux hommes est passé aux aveux. Il a déclaré souhaiter semer la mort durant la période des fêtes, en utilisant des couteaux pour attaquer des « mécréants » au hasard, dans la rue. Des centres commerciaux, des universités et des rues bondées ont été évoquées. Les deux complices voulaient ensuite mourir en martyr lors de l’intervention de la police. Ils se sont revendiqués de l'État islamique (Daech).

    Le second suspect a nié les faits. Du matériel informatique et des téléphones ont été saisis lors de la perquisition de son domicile. L’exploitation de ces équipements a montré que le jeune homme avait consulté des contenus djihadistes et des vidéos violentes de l’Etat islamique.

    Une jeune femme mise en examen à Béziers en avril 2021
    Il s’agirait du quatrième projet d’attentat islamique déjoué depuis le début de l’année. En avril dernier, une femme de 18 ans a été interpellée à Béziers (Hérault). Du matériel pouvant entrer dans la conception d’explosifs de type TATP a été saisi à son domicile. Déférée, elle a été mise en examen pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention de produits incendiaires ou explosifs » en relation avec une entreprise terroriste, avant d’être incarcérée.

  • France : Quatre hommes dont 3 Tchétchènes, soupçonnés de préparer un acte terroriste interpellés dans le Bas-Rhin

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    Les policiers de la DGSI ont procédé à l’interpellation de quatre individus ce mercredi 26 mai 2021 dans le cadre d’une enquête préliminaire du Parquet national antiterroriste (PNAT) pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Ces derniers, âgés de 16 ans, 17 ans pour deux d’entre eux et 18 ans, sont soupçonnés d’avoir préparé une action violente.

    Trois des mis en cause ont été interpellés à Strasbourg, le quatrième à Schiltigheim. Des perquisitions ont été menées à la suite des interpellations et des supports numériques ont été saisis pour être exploités par les enquêteurs. Au moins trois des suspects sont d’origine tchétchène.

    Ces derniers mois, suite à l’assassinat du professeur Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), qui a été décapité par un terroriste tchétchène, Abdoullakh Anzorov, les autorités françaises ont accéléré les procédures d’expulsion de ceux qui sont soupçonnés de radicalisation islamiste.

  • France : Trois jihadistes étrangers mis en examen et écroués (suite de l'article publié le 28 avril)

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    Trois personnes ont été mises en examen et écrouées vendredi 30 avril 2021 dans le cadre d'une information judiciaire ouverte le jour même pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "financement du terrorisme", a annoncé à l'AFP une source judiciaire.

    Huit personnes avaient été placées en garde à vue mardi en France dans une enquête préliminaire portant sur le séjour d'un homme en Syrie et un possible réseau d'envoi de fonds vers ce pays. Six hommes avaient été interpellés dans le Bas-Rhin et un autre dans le Puy-de-Dôme, tandis qu'une huitième personne s'était présentée au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) où elle était convoquée. Vendredi, à l'issue de quatre-vingt-seize heures de garde à vue, le PNAT a confié les investigations à un juge d'instruction antiterroriste. Les trois personnes mises en examen sont nées en Russie pour deux d'entre elles, en Géorgie pour la dernière, selon une source proche du dossier. Elles ont été placées en détention provisoire. Une partie de ces personnes sont issues de la communauté tchétchène, selon cette même source.

    En perquisition ont été trouvés 40.000 euros en espèces ainsi que des éléments pouvant servir à la constitution d'un système de mise à feu, mais pas d'explosifs, a également précisé cette source. 

    Les cinq autres personnes ont été relâchées sans poursuite à ce stade.

    La justice antiterroriste mène régulièrement des coups de filet en France liés au financement du terrorisme vers la zone irako-syrienne. En septembre 2020, une vaste opération d'interpellations avait été menée pour démanteler un réseau utilisant des crypto-monnaies pour financer principalement des membres d'el-Qaëda et du groupe Etat islamique en Syrie. Des poursuites avaient été engagées contre 8 des 30 personnes arrêtées.

  • France : Coup de filet antiterroriste : sept étrangers interpellés à Strasbourg et dans le Puy-de-Dôme

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    Mardi matin 27 avril 2021, les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), appuyés par ceux de plusieurs antennes du RAID, notamment celles de Strasbourg et Nancy ont mené une opération anti-terroriste. L’opération a débuté à 6 heures, dans plusieurs quartiers de Strasbourg rapporte le quotidien Les Dernières nouvelles d’Alsace. 

    Quatre hommes ont été placés en garde à vue, pour association de malfaiteurs terroriste, au commissariat de la ville et pourraient être ensuite transférés au siège de la DGSI, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Deux d’entre eux sont issus de la communauté tchétchène, les deux autres viendraient de Géorgie précisent nos confrères.

    Trois autres membres de la communauté tchétchène ont été arrêtés dans le département du Puy-de-Dôme.

    Les suspects sont visés par une enquête préliminaire du parquet national antiterroriste (PNAT) concernant le séjour d’un individu en Syrie. Ils sont également soupçonnés d’avoir envoyé de l’argent vers ce même pays.

  • France : Attaque de Rambouillet: L'assaillant était radicalisé avec des "troubles de personnalité"

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    Gorchène Djamel.jpegL'attaque mortelle vendredi 23 avril 2021 d'une policière dans le commissariat de police de Rambouillet, près de Paris, a été commise par Jamel Gorchene (photo ci-contre), un Tunisien de 36 ans dont la radicalisation "paraît peu contestable" et qui présentait "certains troubles de personnalité", a indiqué dimanche le procureur antiterroriste.

    Plusieurs éléments accréditent la piste du passage à l'acte de cet homme radicalisé en quelques mois, a annoncé devant la presse le procureur national antiterroriste, Jean-François Ricard. Une "rapide exploitation" du téléphone de l'agresseur, Jamel Gorchene, a révélé "qu'il avait, immédiatement avant de passer à l'acte, consulté des vidéos de chants religieux glorifiant le martyr et le jihad", a-t-il précisé.

    Le procureur a aussi évoqué ses publications sur Facebook qui ont révélé, à compter de l'automne dernier, "une adhésion à une idéologie légitimant la violence contre ceux ayant offensé le prophète". Ainsi, "le 24 octobre 2020, quelques jours après l'assassinat de Samuel Paty (un enseignant égorgé par un islamiste tchétchène), l'auteur s'associait à une campagne de soutien au prophète face aux offenses qui lui seraient faites", a souligné M. Ricard. "Si la radicalisation de l'agresseur paraît peu contestable, la présence de certains troubles de personnalité a pu aussi être observée", a relevé M. Ricard.

    En garde à vue, le père de Jamel Gorchene a évoqué la "pratique rigoureuse de l'islam" de son fils et "des troubles du comportement" observés chez lui "en début d'année". Il avait bénéficié de deux consultations psychiatriques à l'hôpital de Rambouillet en février. Cependant, "son état n'a nécessité ni hospitalisation ni traitement", a relevé M. Ricard.

    Stéphanie Monfermé.jpegActe barbare
    A 14H25, vendredi, Jamel Gorchene, "écouteurs sur les oreilles", a poignardé à l'abdomen et à la gorge Stéphanie Monfermé (photo ci-contre)  - agente administrative de 49 ans sans arme ni uniforme - dans le sas du commissariat. Selon des témoins, l'assaillant a crié "Allah Akbar". En riposte, un brigadier de police a fait feu à deux reprises sur l'agresseur qui refusait "de lâcher le couteau" avec "une lame de 22 cm". Tombé au sol, il a lancé "son couteau en direction des policiers", selon le procureur.

    Cinquième garde à vue
    Une cinquième personne, un cousin de Jamel Gorchene, a été placé en garde à vue dimanche. Son père - qui habitait avec lui - un couple qui le domiciliait administrativement et un autre cousin étaient déjà en garde à vue depuis vendredi et samedi. L'assaillant, chauffeur-livreur, était inconnu des services de renseignement et de la justice. Mais son mode opératoire correspond aux appels récurrents du groupe Etat islamique à s'attaquer aux forces de l'ordre. Il "n'avait pas été porteur de menaces, on n'avait pas détecté de signes de radicalisation", a déclaré samedi le coordonnateur national du renseignement Laurent Nuñez, ajoutant: "cela devient très compliqué (...) de détecter ce genre de profil" commun aux "huit attaques" commises en France depuis la tuerie de la préfecture de police de Paris en octobre 2019.

    Radicalisé et Dépressif
    Originaire de Msaken, sur la côte est de la Tunisie, Jamel Gorchene était arrivé clandestinement en France en 2009 et avait été régularisé dix ans plus tard. Il avait obtenu en décembre un titre de séjour valable un an. 

    L'attaque de Rambouillet est "la 17e action terroriste islamiste commise en France depuis 2014 contre les forces de l'ordre", a rappelé M. Ricard. Neuf fonctionnaires de police ou militaires sont morts et près d'une vingtaine ont été blessés dans ces agressions, souvent commises avec un simple couteau.

    Le Premier ministre Jean Castex avait réuni samedi les ministres de l'Intérieur, de la Justice et des Armées et services concernés. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin doit présenter mercredi un projet de loi, en préparation depuis plusieurs semaines, pour renforcer la lutte contre le terrorisme. Un hommage sera rendu à Stéphanie Monfermé lundi en fin d'après-midi devant l'hôtel de ville de Rambouillet. A la même heure, deux syndicats de police ont appelé les forces de l'ordre à "se rassembler symboliquement devant leur bâtiment".

  • France : Une fonctionnaire de police tuée à coup de couteau - l'assassin, un tunisien, aurait crié "Allah akbar"

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    Un homme a tué à coups de couteau, une fonctionnaire administrative de police âgée de 49 ans au commissariat de Rambouillet,à 60 km de Paris, avant d'être interpellé et blessé par balles par d'autres agents, a-t-on appris auprès du parquet de Versailles. L'agresseur a crié "Allah akbar" précise François Bersani, délégué du syndicat Unité SGP Police FO. 

    L’agresseur est un ressortissant tunisien de 36 ans arrivé en France en 2009 en situation irrégulière. Il aurait été régularisé depuis. Il n'était pas fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Pour l'instant, on sait seulement qu'il s'appellerait Djamel G. (à confirmer)

    Les faits se sont produits vers 12H20 GMT dans le sas de ce commissariat, a précisé une source policière. La fonctionnaire administrative est décédée sur place, malgré l'intervention des pompiers. D'après les premiers éléments de l'enquête, Stéphanie M. a été poignardée à la gorge au moment où la victime rentrait dans le sas de sécurité, l'homme l'ayant suivie dans la rue. Elle n'était pas armée.

    Selon les pompiers, l'assassin est également décédé des suites de ses blessures.

    Le parquet national antiterroriste (PNAT) a été saisi de l'enquête. Trois personnes ont été placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de la fonctionnaire de police.

    Rappelons qu'un magazine pro al-Qaida offre depuis peu une prime de 1 Bitcoin (plus de 40.000 euros) pour les djihadistes qui tueraient un officier de police. Le magazine ne précise pas comment il pourrait bien verser cette prime à l'assassinat de policiers.