PALESTINIENS

  • Israël : Six ONG palestiniennes qualifiées d'"organisations terroristes"

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    Le gouvernement israélien a annoncé, vendredi 22 octobre 2021, avoir placé sur sa liste des "organisations terroristes" six ONG palestiniennes liées selon lui au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), une décision aussitôt fustigée par des organisations de défense des droits humains.

    L'Etat hébreu, de même que l'Union européenne, considèrent depuis des années le FPLP, groupe armé palestinien d'obédience marxiste, comme une organisation terroriste. Et de nombreuses personnalités liées à ce mouvement, qui compte aussi une branche politique, ont été écrouées ces dernières années.

    Vendredi, le ministère israélien de la Défense a indiqué avoir placé six ONG palestiniennes, dont les organisations de défense des droits humains al-Haq et Addameer, sur sa liste noire, les accusant d'être liées au FPLP.

    "Ces organisations font partie d'un réseau d'organisations qui, sous couvert d'activités internationales, dépendent du FPLP pour soutenir ses objectifs et promouvoir ses activités", affirme un communiqué du bureau du ministre israélien de la Défense, Benny Gantz.

    "Sous couvert d'activités civiles, ces organisations sont liées à la direction du FPLP qui appelle à la destruction d'Israël par des actes terroristes", dénonce le ministre de la Défense.

    Selon M. Gantz, "ces organisations bénéficient d'aides d'Etats européens et d'organisations internationales obtenues de manière frauduleuse".

    "Cet argent a permis au FPLP de financer les familles des prisonniers (palestiniens en Israël) et des auteurs d'attentats, de payer des salaires à ses membres, de renforcer ses activités terroristes et de diffuser son idéologie", a-t-il affirmé, appelant la communauté internationale à "couper tous les contacts avec des associations et organisations qui offrent du soutien au terrorisme".

    "Il s'agit d'une décision politique, pas sécuritaire, qui s'inscrit dans une longue campagne menée par Israël contre les ONG palestiniennes afin de les faire taire", a commenté auprès de l'AFP Shawan Jarareen, directeur de l'ONG al-Haq.

    L'ONG israélienne anticolonisation B'Tselem a fustigé vendredi la décision des autorités israéliennes, la qualifiant de "digne des régimes totalitaires".

    Dans un communiqué conjoint, Amnesty International et Human Rights Watch ont dénoncé une décision "épouvantable", "injuste" et "alarmante" qui "menace" le travail de certaines des plus "importantes" ONG palestiniennes.

    Lundi, Israël avait déjà annoncé avoir révoqué le statut de résident de Jérusalem du franco-palestinien Salah Hamouri, un des principaux avocats de l'ONG Addameer, qui défend les prisonniers palestiniens en Israël.

    En octobre 2020, Israël avait aussi qualifié le "Pôle démocratique progressiste", bras étudiant du FPLP, d'organisation "illégale et terroriste".

     

  • Liban : Un mort et deux blessés dans des affrontements armés dans le camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui

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    Des accrochages armés ont éclaté dimanche matin 26 septembre 2021 à l'entrée du camp de réfugiés palestiniens de Beddaoui au Liban-Nord, faisant un mort et deux blessés. 

    Ces affrontements font suite à une dispute entre des individus et les forces de sécurité postées à l'un des barrages marquant l'entrée du camp. Trois personnes ont été grièvement blessées dans ces heurts et l'une d'entre elles a succombé à ses blessures. Les deux autres blessés sont dans un état critique : l'un a été touché au niveau de la poitrine et l'autre à la tête.

    Un calme précaire régnait dimanche matin dans le camp après que les forces armées soient intervenues pour apaiser les tensions. Des habitants du camp ont coupé la route principale de Beddaoui (photo ci-dessus) pour dénoncer les affrontements qui ont eu lieu.

    La région de Beddaoui connaît souvent des heurts qui dégénèrent en accrochages armés, au vu d'un faible déploiement de l'armée libanaise dans la région.

  • Gaza/Israël : L'armée de l'air israélienne attaque des cibles du Hamas à Gaza en réponse à l'envoi de ballons incendiaires sur Israël

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    Dans la nuit du 23 août au 24 août, l'armée de l'air israélienne a attaqué des cibles du Hamas dans la bande de Gaza. L'attaque a été menée en réponse à l'envoi de ballons incendiaires sur le territoire israélien.

    Le service de presse de Tsahal rapporte que l'armée de l'air israélienne a attaqué une installation de production d'armes à Khan Younes, un tunnel du Hamas à Jabaliya et un lance-roquettes souterrain situé à Shajaya, à côté d'une école.

    Des militants du Hamas ont tenté de tirer à la mitrailleuse sur des avions israéliens. En réponse, un tunnel du Hamas à Khan Younes, au sud du secteur, a été attaqué.

    L'agence Safa , basée à Gaza, rapporte que les avions de combat israéliens ont tiré plusieurs missiles sur une "cible de la résistance" à l'ouest de Khan Younes, et ont également attaqué des cibles dans la zone d'Al Fuhari, à l'est de Khan Younes, au sud du secteur de Gaza. En outre, des roquettes ont été tirées sur une cible à l'est de la zone de Zeitoun (photo ci-dessus), à l'est de la ville de Gaza, et sur des cibles proches d'un cimetière à l'est de Jabaliya dans la partie nord du secteur. Au même moment, l'artillerie israélienne a tiré des obus éclairants à l'est de Rafah, au sud du secteur. Safa confirme que les combattants du Hamas ont tiré sur des avions israéliens avec des « canons anti-aériens ».

    Le 23 août, au moins trois groupes d'activistes de Gaza ont annoncé leur intention de lancer des « boules de feu » en direction du territoire israélien. Les lancements de ballons munis d'engins incendiaires et d'explosifs ont provoqué, lundi 23 août, au moins cinq incendies dans les zones frontalières, en particulier sur le territoire de la mairie d'Eshkol. Le blogueur israélien "Abu Ali", qui suit les actions des organisations militantes palestiniennes, a écrit que l'envoi de ballons incendiaires était le fait des groupes "Bani al-Zuari" (associés au Hamas), "Saif al-Jihadiya" (associés à l'organisation radicale "Sword of Islam" ), "Al-Saad" (associé au "Front populaire de libération de la Palestine").

    Ces groupes responsables des lancements de ballons incendiaires se sont engagés à intensifier leurs opérations dans les prochaines heures du mardi 24 août.

  • Liban : Affrontements armés dans le camp d'Ain El-Heloueh

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    Trois personnes ont été blessées lors d'un affrontement armé dans le camp de réfugiés palestiniens d'Ain El-Heloueh, au Liban.

    L'incident a commencé près de la mosquée "Al-Nour" entre une personne de la famille Al-Bahari, un membre des Forces nationales de sécurité palestiniennes et un militant islamiste, avant qu'il ne dégénère en un affrontement avec les des gardiens de la mosquée « Al-Nour », affiliée au Mouvement islamique des moudjahidines dirigé par le cheikh Jamal Khattab. En conséquence, trois personnes ont été blessées et plusieurs maisons, magasins et voitures ont été endommagés le long de la rue menant au quartier d'Al-Zib à l'intérieur le camp."

    Immédiatement Cheikh Khattab, les forces islamiques et la direction du mouvement Fatah et de la sécurité nationale sont intervenus pour ramener le calme  et une réunion a eu lieu à la mosquée « Al-Nour », à laquelle ont participé des représentants des forces nationales et islamiques palestiniennes. Lors de cette réunion, il a été convenu de rétablir le calme et d'arrêter toute provocation avant l'Aïd al-Adha.

    Le site "Liban 24" a indiqué qu'un calme prudent régnait dans la rue du menant au quartier al-Zib à l'intérieur du camp d'Ain al-Hilweh, tandis que les contacts se poursuivent afin d'ouvrir une enquête sur les causes, d'examiner les dégâts , d'évaluer les pertes survenues , et désamorcer la tension à l'intérieur du camp. 

    Le camp de Aïn el-Héloué, le plus peuplé du Liban, est régulièrement le théâtre de tirs et d'affrontements, soit du fait de disputes personnelles, soit en raison de tensions entre les différentes factions palestiniennes qui y sont représentées.

     

  • Syrie : Mort à Damas d'Ahmad Jibril, importante figure de la politique palestinienne

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    Ahmad Jibril (à droite sur la photo), chef du Front populaire de libération de la Palestine-Commandant général (FPLP-CG), est décédé mercredi à Damas à l'âge de 83 ans, a appris l'AFP auprès de plusieurs sources.

    "Il est mort de causes naturelles après avoir été malade", a déclaré à l'AFP son fils, Bader Jibril.

    Sa mort a été confirmée par le mouvement FPLP-CG et deux de ses amis qui ont précisé à l'AFP qu'il était décédé dans un hôpital de Damas.

    Ahmad Jibril avait cofondé en 1967 le Front populaire de libération de la Palestine, historiquement marqué à l'extrême gauche, avec Georges Habache, puis s'en était détaché dès l'année suivante en créant le FPLP-CG, dont il était devenu le secrétaire-général.

    Connu pour son opposition à toute négociation entre Palestiniens et Israël, le mouvement de M. Jibril s'était violemment opposé à l'accord entre l'Etat hébreu et l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) sur une autonomie des Territoires palestiniens et avait menacé de mort Yasser Arafat, alors président de l'OLP.

    Après le début du conflit syrien en 2011, le FPLP-CG s'était rapproché du régime de Damas, en devenant un allié indéfectible.

    En 2012, des membres du FPLP-CG avaient ainsi combattu aux côtés de l'armée de Damas contre des insurgés à Yarmouk, un camp de réfugiés palestiniens devenu progressivement un quartier de Damas.

    Le FPLP-CG avait été accusé d'être impliqué dans l'explosion en plein vol d'un Boeing de la compagnie américaine Pan Am, qui a fait 270 morts en décembre 1988 alors qu'il survolait Lockerbie, en Ecosse.

    Ahmad Jibril avait démenti toute implication de son mouvement dans cet attentat. Le mouvement était aussi soupçonné d'avoir participé au crash d'un avion de Swissair en 1970 à destination de Tel-Aviv, qui avait fait 47 morts.

    Le FPLP-CG est aussi accusé d'avoir commis des attaques terroristes contre des civils israéliens. Ahmad Jibril avait par ailleurs perdu son fils aîné en mai 2002 lors d'un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, attribué par le mouvement prosyrien à Israël.

    Depuis plusieurs années en perte de vitesse dans les Territoires palestiniens, le FPLP est considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l'Union européenne.

  • Jérusalem : Poursuite des manifestations dans le quartier de Cheikh Jarrah contre l'expulsion de familles palestiniennes

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    Quinze Palestiniens ont été arrêtés dans la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 mai à la suite de heurts entre forces de sécurité israéliennes et manifestants contre l'éviction de familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah à Jérusalem, a indiqué la police. Des manifestants ont jeté des pierres, agressé des civils, des membres des forces de l'ordre et incendié une voiture, a précisé la police dans un communiqué.
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    Les heurts ont éclaté jeudi soir dans un quartier de Jérusalem-Est au coeur d'une vive bataille devant les tribunaux sur le sort de familles palestiniennes menacées d'éviction au profit d'Israéliens.

    Le ténor de l'extrême droite israélienne, Itamar Ben Gvir, député de la formation "Sionisme religieux", s'était rendu dans le quartier de Cheikh Jarrah, au coeur du conflit, pour soutenir les habitants juifs du quartier, quelques heures après le report à lundi par la Cour suprême d'une audience dans le dossier des familles menacées d'expulsion. Des Palestiniens ont lancé des projectiles sur une tente disposée devant une maison, censée être le nouveau bureau parlementaire de M. Ben Gvir.

    Les tensions s'articulent sur la question de la propriété foncière de terres sur lesquelles sont construites plusieurs maisons où vivent quatre familles palestiniennes.

    Le tribunal de district de Jérusalem a rendu en début d'année une décision favorable aux familles juives qui revendiquent des droits de propriété dans ce quartier de Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé et annexé par Israël.

    Selon la loi israélienne, si des juifs peuvent prouver que leur famille vivait à Jérusalem-Est avant la guerre israélo-arabe de 1948, ils peuvent demander à ce que leur soit rendu leur "droit de propriété". Une telle loi n'existe toutefois pas pour les Palestiniens ayant perdu leurs biens pendant la guerre.

    La décision du tribunal avait provoqué la colère des Palestiniens qui la contestent et depuis des manifestations ont souvent mené à des affrontements avec les forces de l'ordre.

    La police a par ailleurs annoncé être prête à assurer la sécurité dans la ville à l'occasion du dernier vendredi du ramadan. Des dizaines de milliers de fidèles musulmans sont attendus sur l'esplanade des Mosquées dans la vieille ville de Jérusalem.

    Une faction armée à Gaza: nous répondrons aux violations de l'ennemi israélien à "Sheikh Jarrah"
    Les «Brigades Abu Ali Mustafa» de la bande de Gaza palestinienne ont déclaré jeudi qu’elles répondraient aux violations israéliennes dans le quartier «Sheikh Jarrah».

    Les brigades, qui représentent l'aile militaire du "Front populaire de libération de la Palestine" (FPLP), ont déclaré dans un communiqué: "A l'ennemi (Israël), nous disons de ne pas tester la patience de nos combattants et la résistance guette."

    Elles ont ajouté: "Nous suivons de près et avec un grand intérêt ce qui se passe contre notre peuple dans le quartier de Sheikh Jarrah de Jérusalem occupée et les tentatives pour y imposer de nouveaux faits".

    Elles poursuivent : "Notre patience est à court, et tout comme nos héros de combat ont soutenu les chevaliers de notre peuple à la porte de Damas, ils sont prêts à soutenir notre peuple dans le quartier de Sheikh Jarrah."

    Les Phalanges ont mis en garde l'entité de l'occupation israélienne "contre la poursuite de leurs folies, et ils doivent prendre ce que nous disons au sérieux".

    Les États-Unis et les Nations Unies appellent les autorités israéliennes à la retenue à Sheikh Jarrah
    Jeudi 6 mai, les Nations Unies ont appelé Israël à "faire preuve de la plus grande retenue" dans le quartier de Sheikh Jarrah, tandis qu'un responsable du Département d'Etat américain a exprimé la grave préoccupation de Washington "quant à la possibilité d'évacuation des familles palestiniennes du Silwan et Quartiers de Sheikh Jarrah, où vivent beaucoup de gens. "Parmi eux, ils vivent dans ces maisons depuis des générations.

    La déclaration des Nations Unies émane du Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, Tor Wennesland.

  • Israël transfère plus d'un milliard de dollars à l'Autorité palestinienne

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    Israël a transféré l'équivalent de plus d'un milliard de dollars américains dus à l'Autorité palestinienne, a indiqué mercredi un haut responsable palestinien, quelques semaines après la reprise de la coordination entre les deux parties.

    "Le gouvernement israélien transfère tout ce qui est financièrement dû à l'Autorité palestinienne, soit 3,768 milliards de shekels" (1,15 milliard de dollars, 950 millions d'euros), a écrit sur Twitter Hussein al-Cheikh, ministre des Affaires civiles. Le ministre palestinien fait ainsi référence aux taxes, notamment douanières, que perçoit l'Etat hébreu pour le compte de l'Autorité palestinienne et qui ont été gelés depuis l'arrêt de leur coordination en mai.

    En début de semaine, un responsable israélien avait indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat que "le cabinet de sécurité a approuvé le transfert de l'argent à l'Autorité palestinienne", sans préciser le montant du transfert.

    Le Premier ministre palestinien, Mohammed Chtayyeh, avait indiqué lundi que les Palestiniens avaient "droit" à cet argent, qui devrait apporter une bouffée d'oxygène à l'économie palestinienne en proie à une grave crise budgétaire. Les fonctionnaires "prendront tout ce qui leur est dû. Ils ont été patients pendant des mois et ce n'est qu'une question d'un peu plus de temps pour que tout soit clair", avait déclaré M. Chtayyeh.

    Privée des transferts de taxes, l'Autorité palestinienne avait dû amputer le salaire de ses fonctionnaires, et ce à une période où l'économie palestinienne tourne au ralenti en raison de la pandémie de nouveau coronavirus.

    Le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait justifié en mai l'arrêt de la coordination sécuritaire pour protester contre le projet israélien, aujourd'hui suspendu, d'annexion de pans de la Cisjordanie, territoire occupé par l'armée israélienne depuis 1967.