PAKISTAN

  • Pakistan : Un député du parti conservateur Pakistani Muslim League (Nawaz) attaque la France

    Imprimer

    Imran Shah.jpegImran Shah (photo), député du parti conservateur Pakistani Muslim League (Nawaz) (PMLN) exige l'expulsion de l'ambassadeur de France au Pakistan pour blasphème. Il ajoute "Nous vendrons nos propriétés pour rembourser le prêt de la France. Nous donnerons la plus haute distinction civile pakistanaise à Abdullah, le tchétchène qui a décapité le professeur français Samuel Paty en pleine rue. Il exige également la libération de Ghazi Faisal [qui a tué un blasphémateur devant le tribunal lors de l'audition de l'affaire].

    Pour le Premier ministre, insulter Mahomet doit être puni comme nier la Shoah
    Les pays occidentaux doivent punir ceux qui insultent le prophète Mahomet comme ceux qui nient la Shoah, a déclaré samedi 17 avril 2021 le Premier ministre pakistanais Imran Khan.

    Il s'exprimait après une semaine de violentes manifestations anti-françaises au Pakistan à l'instigation d'un parti islamiste radical, le Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), après l'arrestation lundi à Lahore (est) de son chef, Khadim Razavi, pour avoir appelé à une marche destinée à réclamer l'expulsion de l'ambassadeur français.

    Le TLP a été à l'origine de plusieurs rassemblements anti-français depuis l'automne dernier, après que le président Emmanuel Macron eut défendu le droit à la caricature au nom de la liberté d'expression, au cours de l'hommage rendu à un enseignant tué le 16 octobre après avoir montré des dessins satiriques à sa classe, dans la foulée de la republication de représentations du prophète Mahomet par l'hebdomadaire Charlie Hebdo.

    Pour Imran Khan, insulter le prophète blesse les musulmans du monde entier. "Nous, Musulmans, avons le plus grand amour et respect pour notre Prophète", a-t-il tweeté. "Nous ne pouvons pas tolérer ce genre de manque de respect et d'abus". "J'appelle (...) les gouvernements occidentaux qui ont interdit tout commentaire négatif sur l'Holocauste à utiliser les mêmes règles pour punir ceux qui diffusent délibérément leurs messages haineux contre les musulmans en insultant notre Prophète", a poursuivi M. Khan. Nier la Shoah est illégal dans plusieurs pays d'Europe -dont l'Allemagne et la France- et peut être puni par une peine de prison.

    L'ambassade française à Islamabad a recommandé jeudi à ses ressortissants et aux entreprises françaises de quitter provisoirement le Pakistan, en raison des "menaces sérieuses" qui y pèsent sur les intérêts français, un appel qui semble être resté largement lettre morte. Après des jours de manifestations durant lesquelles quatre policiers ont été tués, le gouvernement d'Imran Khan a annoncé mercredi que le TLP serait désormais interdit, le qualifiant de groupe terroriste.

    M. Khan a suggéré que le gouvernement n'avait pas décidé d'interdire le TLP parce qu'il n'était pas en accord avec ses motivations, mais plutôt avec ses méthodes. "Laissez-moi être clair avec les gens ici et à l'étranger : notre gouvernement a pris de mesures contre le TLP en accord avec notre loi antiterroriste, car ils ont défié l'autorité de l'Etat, en utilisant la violence de rue et en attaquant les forces de l'ordre", a-t-il tweeté. "Personne ne peut être au-dessus de la loi et de la Constitution".

  • Pakistan: Alerte de l'ambassade de France aux citoyens français

    Imprimer

    L'ambassade de France au Pakistan a envoyé un e-mail de "précaution" à ses citoyens se trouvant au Pakistan, leur conseillant de quitter temporairement le pays le plus rapidement possible.

    La France a lancé cet appel de quitter temporairement le Pakistan en raison des graves menaces auxquelles sont confrontés les intérêts français dans ce pays, a déclaré jeudi une source diplomatique, après de violents affrontements au Pakistan cette semaine.

    Des milliers d'islamistes  se sont affrontés avec la police cette semaine pour protester contre l'arrestation de leur chef, avant des rassemblements dénonçant des caricatures publiées en France insultant le prophète Mahomet.

    La source diplomatique a ajouté aujourd'hui, jeudi 15 avril, que les autorités françaises ont envoyé un message d'alerte à ses citoyens et entreprises après avoir reçu une menace d'un groupe islamique militant visant les intérêts français au Pakistan.

  • Pakistan : Le TTP (Tehrik-i-Taliban) à nouveau actif avec le retour du printemps

    Imprimer

    Les islamistes du TTP (Tehrik-i-Taliban) sont à nouveau de retour (vidéo) dans les montagnes du Waziristan alors que les températures augmentent. Elles ont lancé plusieurs attaques contre les forces pakistanaises, faisant des victimes du côté de l'armée. Ces mêmes unités du TTP combattaient au paravant aux côtés des talibans afghans dans le district de Sabari à Khost contre les forces de sécurité afghanes.

    Mian Omr Shah.jpegLe TTP règle ses comptes avec ses déserteurs
    Le TTP affirme avoir tué son propre ancien commandant en chef, Mian Omar Shah (photo ci-contre), vendredi 9 avril 2021 à Swabi, Khyber Pakhtunkhwa. "Il s'était rendu aux agences de renseignement du Pakistan. Il nous espionnait au profit du gouvernement. Il a été impliqué dans le meurtre du commandant du TTP, Naik Muhammed, l'année dernière", indique un communiqué du TTP.

    Des centaines de membres du TTP s'étaient rendus aux autorités pakistanaises ces dernières années. L'assassinat de Mian Omar Shah pourrait être un avertissement du TTP pour toute future reddition et pour ceux qui se sont déjà rendus.

  • Pakistan : Attentat à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan

    Imprimer

    4 tués, dont un enfant, et treize blessés lors d'une explosion près du QG des forces de sécurité dans la ville de Chaman (Balochistan), à la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan.

    Les responsables de la police ont déclaré que les explosifs avaient été placés sur une moto et que la cible apparente était un véhicule de la police stationné à l'extérieur de la prison de Levies.

    Aucun groupe n'a jusqu'à présent revendiqué la responsabilité de l'attaque.

    En août 2020, au moins cinq personnes, dont un garçon de 10 ans, avaient été tuées et 21 autres blessées par une puissante bombe, également  à Chaman. Deux membres des Forces anti-stupéfiants (ANF) avaient été blessés par l'explosion. 

    Là encore, la bombe télécommandée avait été installée sur une moto garée devant un marché sur Mall Road près du bureau de police du district (DPO).

    Les responsables de la sécurité ont déclaré que l'explosion avait ravagé la rue commerciale de Mall Road de cette ville frontalière.

  • Pakistan : Arrestation d'un terroriste qui tentait attaquer l'ambassade de France

    Imprimer

    Ewwu-SQWgAEaCqF.jpegLes forces de sécurité ont arrêté un extrémiste islamiste qui avait planifié de mener une attaque djihadiste vraisemblablement contre l'ambassade de France à Islamabad. Il a expliqué qu'il "cherchait à se venger de la France pour blasphème".

    Le terroriste a été arrêté après avoir arraché l'arme d'un policier et tiré des coups de feu à la porte n° 1 de l'enclave diplomatique. 

    La tentative d'attaque terroriste a eu lieu quelques heures après que la France ait annoncé un prêt à des conditions avantageuses pour un projet de développement au Pakistan. Ce prêt était considéré comme faisant partie de l'effort français visant à apaiser les dirigeants pakistanais qui avaient précédemment accusé la France d'«islamophobie».

  • Pakistan : Explosion à Karachi - un mort et 8 blessés

    Imprimer

    Une bombe télécommandée a explosé lundi 15 mars dans la ville de Karachi, tuant un paramilitaire et blessant huit autres personnes, a annoncé la police.

    "L'enquête initiale suggère qu'une motocyclette piégé a été utilisée pour l'explosion", a déclaré à Reuters un officier de police, Suhai Aziz, ajoutant que l'explosion avait été télécommandée.

    La bombe placée à côté d'un véhicule des services de sécurité, a également blessé huit autres personnes qui se trouvaient dans la zone, selon des responsables de la police de Karachi.

    Les insurgés séparatistes de l'Armée de libération Baloutche (BLA) ont revendiqué la responsabilité de l'explosion dans un communiqué.

    Le groupe mène une insurrection dans la province sud-ouest du Baloutchistan, ciblant les forces de sécurité et les projets d'infrastructure et d'extraction de minerais qui, selon les militants, exploitent la région aux dépens des habitants.

    En juin dernier, la BLA a pris la responsabilité d'une attaque contre la Bourse du Pakistan, également dans la ville de Karachi, où quatre militants armés de fusils et de grenades ont tué deux gardes et un policier avant que les forces de sécurité ne les mettent hors de combat.

    En 2018, trois militants BLA ont attaqué le consulat chinois de la ville, tuant quatre personnes avant d'être eux-mêmes tués.

    Le groupe s'était allié par le passé avec l'Armée révolutionnaire du Sindhudesh, une autre formation séparatiste active dans la province du Sindh, dont Karachi est la plus grande ville. Ce groupe a tué quatre personnes, dont deux soldats, dans des attentats en juin 2020, et a blessé 30 personnes lors d'un rassemblement contre le contrôle indien du Cachemire en août de la même année.

    Vidéo de l'explosion.

     

  • Pakistan : Deux membres du "Tehreek-e-Taliban Pakistan Noor" Islam (TTP) tués lors d'une opération du Contre-terrorisme du Sind (CTD)

    Imprimer

    Le Département antiterroriste de la police du Sind a déclaré avoir tué deux terroristes lors d'une opération dans la région de Sukkur, dans le Sind.

    Selon un communiqué de presse publié par le porte-parole du CTD, l'affrontement a eu lieu après que le CTD ait obtenu des informations sur l'arrivée de membres du groupe interdit Tehreek-e-Taliban Pakistan Noor Islam dans le Sind pour une opération terroriste potentielle.

    Surveillant les suspects, une équipe a mené un raid dans la région de Patni dans la nuit du vendredi 26 au  samedi 27 février. 

    Le communiqué de presse indique que les suspects ont ouvert le feu sur la police  mais ils ont été tués par la risposte de la police.

    Selon les informations des services de renseignement, les suspects étaient affiliés au groupe Noor Islam du TTP South Waziristan. Ils avaient été impliqués dans diverses activités terroristes au Sud-Waziristan et dans le district de Shangla, y compris une explosion qui a coûté la vie à cinq policiers. Ils sont également accusés d'avoir mené de multiples attaques à la grenade  contre des postes de contrôle militaires dans le Sud-Waziristan.

    Il s'agit de la première opération majeure du CTD après l'affrontement du 8 février, dans la région de Shah Latif à Karachi, au cours duquel un terroriste a été tué et cinq autres blessés.

    Versions différentes du TTP
    Dans une déclaration, le Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) affirme que la mort des deux militants du TTP à Sukkur, revendiqué par le département anti-terrorisme du Pakistan (CTD), est un assassinat. Le TTP affirme que ses deux membres ont été arrêtés et tués après avoir été interrogés.