PAKISTAN

  • France : Les islamistes d'Occident ... Une guerre, un djihad politique et judiciaire

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    Il semble que l'Occident a lentement commencé à céder aux pressions des islamistes, dirigés par les Frères musulmans, qui tentent de tester sa réaction aux pressions systématiques visant à imposer la censure et à bloquer la pensée, en application de ce qu'ils appellent la loi islamique. Les Occidentaux se transformeront ils en dhimmis sur leurs terres?

    Dans le pays de Voltaire, les islamistes se moquent et même insultent l'Église catholique sans que personne ne s'offusque. Mais s'agissant de la religion musulmane, la moindre critique s'attire aussitôt une condamnation des médias, des politiciens et des intellectuels. Il semble que les élites intellectuelles et politiques soient tombées dans le double piège des islamistes : le piège des fanatiques qui terrorisent et tuent, et ceux qui traitent avec l'autorité, leurs interlocuteurs officiels qui placent la criminalisation de l ‘ « islamophobie » comme une condition sine qua non pour rejeter la violence terroriste.

    La politique de l’excuse pour éviter d’exciter les islamistes

    Afin d'éviter les troubles et de calmer la colère, les responsables occidentaux s'excusent à chaque fois qu'un groupe ou un individu commet une action ou tient des propos que les islamistes considèrent comme des « actes islamophobes ». Il en est ainsi lors qu'une critique est portée sur des comportements répandus parmi les musulmans, tels que le port du voile, le mariage forcé de jeunes filles, la circoncision des filles ou la prière dans la rue ...

    Le champ étroit entre liberté d’opinion et la peur d'exciter les islamistes

    Condamner les critiques d’individus contre l’Islamisme ou porter un jugement négatif sur la charia en Europe repose la question de la liberté d'expression. Critiquer le Christianisme était jusqu’ici un sport favori français. Ce n’est plus le cas avec l’Islam. Les partis les plus anti-cléricaux en sont presqu’arrivés à s’offusquer de toute critique contre l’Islam.



    Les pays les plus hostiles aux critiques de l’Islam sont les pays les plus hostiles au Christianisme
    On constate que les gouvernements qui défendent le plus l'adoption d'une loi criminalisant ce que les islamistes appellent «l'islamophobie» sont les gouvernements les plus antichrétiens et les plus intolérants vis-à-vis des non-musulmans, comme le Pakistan, l'Arabie saoudite, le Soudan et la Turquie. Rappelons que ce dernier pays nie toujours le massacre d'un demi-million de chrétiens, arméniens et araméens.

    Et le plus étrange, c'est que le Pakistan fait partie des pays qui se rangent sous la bannière de l'Organisation de la Conférence islamique pour réclamer avec acharnement la criminalisation de l '<< islamophobie >>. Ce pays pratique la répression officielle des minorités par le biais d'un code pénal qui prévoit la peine de mort à toute personne accusée d'outrage à la religion islamique ou simplement accusée de s’être convertie au christianisme.

    Malgré leur persécution systématique des Chrétiens, les pays sous la bannière de l'Organisation de la Conférence islamique n’ont aucune honte à demander aux démocraties occidentales de punir la soi-disant « islamophobie ».

    Les pressions des Islamistes jusqu’au sein de l’ONU
    Les pressions des pays islamistes ont porté leurs fruits au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies, où la soi-disant « islamophobie » en Occident est publiquement et formellement condamnée, tandis que le Conseil ne voit rien à redire face à la répression imposée aux chrétiens et à d’autres minorités religieuses en Arabie saoudite, au Pakistan.
    
Aujourd'hui, il semble clair que les pays occidentaux s'entendent dans les instances internationales pour imposer des sanctions contre les pays qui menacent leurs intérêts stratégiques et pétroliers. Ils ont pris des sanctions contre la Russie, la Chine et l’Iran, et ferment les yeux sur les pays à orientation sunnite dans lesquels les chrétiens, les chiites et toutes les autres sectes et croyances sont persécutés.

    Quand les démocraties défendront-elles sérieusement leurs fondations culturelles contre les attaques du fondamentalisme déguisé en tolérance et respect des cultures ? Quand ces fondamentalismes vont-ils comprendre que certains principes sont universels et non négociables et sont les seuls à garantir la liberté religieuse de penser et de croire de l’humanité ? Les démocraties doivent-elles accepter, par exemple, l'esclavage, l'infériorité des femmes, le système de hiérarchie sociale ou le sacrifice d'êtres humains au motif qu'ils sont permis dans certaines religions ?

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  • Afghanistan : Attaque à la bombe contre le convoi du vice-président Saleh

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    Le convoi du premier vice-président afghan Amrullah Saleh a été visé par une attaque à la bombe à Kaboul, dans la secteur de Char Rahi Sabiqa Taimani, à 7h35 du matin mercredi 9 septembre, ont déclaré des responsables du gouvernement.

    "Les ennemies de l'Afghanistan ont encore tenté de cibler le premier vice-président Amrullah Saleh ce matin", a déclaré Razwan Murad, chef du service de presse de M. Saleh, ajoutant que "l'attaque terroriste a échoué et Saleh et sain et sauf". 

    "Malheureusement dix civils, la plupart des gens qui travaillaient dans cette zone, ont été tués et quinze autres, dont certains des gardes du corps du premier vice-président, ont été blessés", a déclaré Tariq Arian, un porte-parole du ministère de l'Intérieur, à la presse.

    Selon le communiqué du ministère, la bombe, placée dans une charrette, a été déclenchée à distance au moment du passage du convoi qui transportait M. Saleh à son bureau.

    "Ce matin alors que nous nous rendions à mon bureau, notre convoi a été attaqué. Je vais bien (...) j'ai des brûlures sur le visage et la main", a raconté M. Saleh dans une vidéo publiée sur Facebook, la main recouverte d'un bandage. 

    Ancien chef des services de renseignement afghans et connu pour ses positions hostiles aux talibans, Saleh avait déjà échappé à une tentative d'assassinat l'été dernier pendant la campagne présidentielle, quand ses bureaux avaient été pris d'assaut. L'attaque avait fait au moins 20 morts, pour la plupart des civils, et 50 blessés. "Après huit heures de combat, je suis retourné à mon bureau, pour voir mes amis et collègues massacrés", avait-il raconté quelques mois plus tard au site indien The Print.

    "C'est un combat sérieux. Ce n'est pas une guerre de mots. C'est une guerre qui implique le sang. Ils n'avaient pas pris le risque de me rater, mais ils l'ont fait, ils m'ont manqué", avait-il commenté ajoutant que "le cerveau (de l'attaque) était l'ISI", la puissante agence de renseignement militaire du Pakistan, dont il avait dénoncé "l'effrayante ingérence et la manipulation de la société afghane".

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    L'attaque de mercredi intervient alors que l'équipe de négociateurs afghans et les talibans doivent bientôt démarrer des pourparlers de paix inédits au Qatar.

    Les talibans ont nié toute implication dans l'attaque. Les cellules de l'Etat islamique opérant librement dans de nombreuses régions d'Afghanistan contrôlées par le gouvernement restent le principal suspect.

  • Pakistan : Un chrétien condamné à mort pour "blasphème"

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    Un tribunal de la ville de Lahore, dans l'est du Pakistan, a condamné un chrétien à mort pour "blasphème", selon l'avocat de l'homme. L'affaire da attiré l'attention sur la rigueur des lois religieuses du Pakistan.

    Asif Pervaiz, 37 ans, est détenu depuis 2013. Il est accusé d'avoir envoyé des SMS «blasphématoires». Son avocat, Saif-ul-Malook, s'est entretenu avec le journal Al-Jazeera , qui a rapporté la nouvelle le 8 septembre, jour de la condamnation. Selon l'avocat, le tribunal de Lahore a rejeté les négations de Pervaiz et l'a condamné à mort. «Un superviseur d'une usine de chaussettes où travaillait Asif l'a dénoncé», a déclaré Malook. "Pervaiz a nié les allégations et a déclaré que cet homme essayait de le persuader de se convertir à l'islam", a ajouté l'avocat.

    S'exprimant pour sa défense devant le tribunal au début du procès, Pervaiz a déclaré que le superviseur l'avait confronté après avoir quitté son emploi à l'usine et qu'il avait refusé de se convertir. Il l'avait accusé de lui avoir envoyé des SMS blasphématoires. Muhammad Saeed Khokher, l'homme qui a déposé la plainte, a nié avoir voulu convertir Parvaiz, selon son avocat, Ghulam Mustafa Chaudhry. "Il a tenté cette défense après les événements, car il n'avait pas d'autre stratégie", a déclaré Chaudhry. L'avocat du procureur a ajouté qu'il y avait d'autres employés chrétiens dans l'usine, mais personne ne m'a accusé Khokher de prosélytisme.

    Les lois pakistanaises sur le blasphème prévoient la peine de mort pour le crime d'insultes envers le prophète Mahomet, et des peines sévères pour d'autres infractions telles que l'insulte à la religion ou le Coran. Il y a actuellement au moins 80 personnes incarcérées au Pakistan pour crimes de "blasphème", dont au moins la moitié risquent la réclusion à perpétuité ou la peine de mort. Les accusés sont majoritairement musulmans, dans un pays où 98% de la population est de confession islamique. Cependant, les lois visent de manière disproportionnée les membres des minorités.

    Le 4 janvier 2018, le département d'État américain a inscrit le Pakistan sur la liste des pays jugés à risque de violations graves de la liberté religieuse. «Jusqu'à présent, trop de personnes dans le monde sont injustement persécutées pour professer leur droit à la religion», a déclaré la porte-parole du département d'État Heather Nauert. En vertu de l'International Religious Freedom Act de 1998, les États-Unis désignent chaque année certains États où les gouvernements violent le droit à la liberté de religion. Pour 2018, Washington, en plus du Pakistan, a également inclus le Myanmar, la Chine, l'Iran, la Corée du Nord, le Soudan, l'Arabie saoudite, le Tadjikistan, le Turkménistan et l'Ouzbékistan sur la liste.

    Selon le gouvernement américain, la loi sur le blasphème représente un problème grave et conduit des dizaines de personnes à être condamnées à mort, ou emprisonnées, pour des raisons liées à leur foi. En outre, une telle loi encourage la violence sectaire contre les minorités religieuses, y compris les chrétiens, les Hindous et les musulmans chiites. Les musulmans chiites représentent entre 10 et 15% de la population pakistanaise de 209 millions de personnes. Le sud-est du pays, où vit la communauté Hazara, est une zone où les talibans pakistanais et l la branche de l'Etat islamique, EI-Khorasan, opérant au Pakistan et en Afghanistan, sont actuellement actifs. Tous les deux mènent des attaques contre les minorités chiites locales dans les deux pays.

  • Pakistan : Première manifestation contre la Une de Charlie Hebdo

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    Une centaine de manifestants ont protesté jeudi contre la dernière Une de Charlie Hebdo, brûlant le drapeau français, alors que d'autres marches sont prévues vendredi au Pakistan, où la question du blasphème est incendiaire.

    Les protestataires se sont rassemblés dans la ville de Muzaffarabad, capitale du Cachemire sous contrôle pakistanais. Ils ont hurlé des slogans tels que "Cessez d'aboyer, chiens français", ou encore "Stop Charlie Hebdo".

    "Le gouvernement pakistanais devrait immédiatement rompre ses relations diplomatiques avec la France", a estimé l'un d'entre eux, Mohammad Zaman, un religieux. La manifestation s'est achevée sans violence, après qu'un drapeau tricolore ait été piétiné, puis incendié. Plusieurs autres manifestations sont prévues après la prière du vendredi, dont une à Lahore (Est) du parti extrémiste Tehreek-e-Labbaik Pakistan (TLP), dont la lutte contre le blasphème est la principale arme politique.

    L'ambassade de France au Pakistan a appelé ses ressortissants à "rester à l'écart de tout rassemblement" et "éviter tout déplacement" vendredi. Des milliers de Pakistanais avaient manifesté en 2015 après la publication des caricatures. Un photographe de l'AFP avait notamment été blessé par balle devant le consulat de France à Karachi (Sud), où la protestation avait tourné à l'affrontement.

    Le blasphème est une question très sensible au Pakistan, deuxième pays musulman le plus peuplé avec près de 220 millions d'habitants, où même des allégations non prouvées d'offense à l'islam peuvent entraîner assassinats et lynchages. "Les caricatures publiées ont heurté les sentiments de millions de musulmans", a observé le ministère des Affaires étrangères Shah Mahmood Qureshi, qui espère "la traduction devant un tribunal" des "responsables de cet acte méprisable."

    L'acquittement en octobre 2018 de la chrétienne Asia Bibi, qui avait passé plus de huit ans dans les couloirs de la mort pour blasphème, ce qu'elle a toujours nié, avait provoqué des marches violentes dans tout le Pakistan.

    Le procès de l'attentat jihadiste contre Charlie Hebdo, qui a fait 12 morts le 7 janvier 2015, suivi des attaques qui ont ciblé une policière à Montrouge et un supermarché casher ce mois-là, s'est ouvert mercredi à Paris.

    Charlie Hebdo a décidé de republier les caricatures du prophète Muhammad qui en avaient fait une cible, et provoqué des manifestations parfois mortelles dans plusieurs pays musulmans.

    La représentation des prophètes est strictement interdite par l'islam sunnite. Ridiculiser ou insulter le prophète Mahomet est passible de la peine de mort dans certains pays musulmans, dont le Pakistan.

  • Pakistan : un chef du groupe islamiste Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP) décède de ses blessures

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    Le commandant du groupe islamiste radical Tehrik-e-Taliban Pakistan (TTP), Tawakkal Zulqarnain (photo), a succombé à ses blessures. Il avait été blessé lors d'une fusillade avec les forces de sécurité pakistanaises dans le sud du Waziristan le 24 août. Un autre responsable, Gul Din, avait été tué au cours de la même opération.

    Lien permanent Catégories : PAKISTAN, Tehrik-i-Taliban (TTP) 0 commentaire
  • Afghanistan : Affrontements entre les forces armées et les Talibans - 4 civils tués

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    Les Talibans ont provoqué la mort de 4 civils lors d'une série d'affrontements avec les forces afghanes dans la province centrale de Parwan, déjà touchée par des inondations qui ont tué plus de 150 personnes.

    Les affrontements entre les forces afghanes et talibanes ont eu lieu à Bagram, qui est située dans la province de Parwan et qui abrite la plus grande base militaire américaine. Le porte-parole des Talibans n'était pas immédiatement disponible pour confirmer les violences, alors que les pourparlers de paix entre les parties devraient commencer dans les semaines à venir.

    Dans le même temps, la province est confrontée à des inondations catastrophiques. Le 26 août, Safiullah Warasta, chef du département de santé publique de Parwan, a déclaré : "Jusqu'à présent, plus de 100 blessés ont été transférés à l'hôpital, dont 5 étaient dans un état critique et ont été transférés à Kaboul pour des soins supplémentaires". Selon les responsables locaux, la plupart des victimes sont des femmes et des enfants. Les autorités locales de Parwan ont déclaré que les inondations se sont produites vers 3 heures du matin, heure locale.

    Pendant ce temps, l'Afghanistan continue d'être secoué par la violence. Au moins quatre personnes sont mortes dans l'explosion d'une voiture piégée qui a frappé un complexe des forces armées afghanes le 25 août dans la province de Balkh, dans le nord du pays. Le même jour, 8 soldats sont morts dans la province centrale de Ghowr lors d'une attaque des talibans. Malgré les affrontements presque quotidiens, les efforts diplomatiques internationaux se poursuivent également. Une délégation de six Talibans, dirigée par le mollah Abdul Ghani Baradar, a rencontré le ministre pakistanais des affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, le 26 août et a discuté des récents progrès du processus de paix en Afghanistan. Le ministère pakistanais des affaires étrangères a indiqué que les talibans avaient informé M. Qureshi de la dernière mise en œuvre de l'accord avec les États-Unis. Pour sa part, M. Qureshi a évoqué le processus de paix afghan et les menaces potentielles qui pèsent sur sa mise en œuvre. Le ministre a souligné les efforts du Pakistan pour assurer une paix et une stabilité durables dans la région.

    La visite de la délégation des Talibans au Pakistan a provoqué des réactions du gouvernement afghan. Le ministère afghan des Affaires étrangères a déclaré que la question de la politique du Pakistan concernant les sanctions de l'ONU contre les talibans devrait être revue. Islamabad a appelé au respect total des sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies contre les talibans afghans et les groupes associés à l'organisation. La liste noire de l'ONU comprend le mollah Abdul Ghani Baradar, chef du bureau politique des Talibans au Qatar, qui a négocié l'accord de paix avec les États-Unis et l'a signé le 29 février à Doha. Cependant, des sources proches des Talibans ont rapporté que des membres du groupe sont autorisés à voyager pour la poursuite des pourparlers de paix.

    Malgré les progrès diplomatiques, le pays est toujours dans une situation instable qui dure depuis des décennies. Après la fin du règne de l'Union soviétique en Afghanistan, qui a duré de 1979 à 1989, le pays a connu de grandes divisions. En 1996, les Talibans ont pris le contrôle d'une grande partie du pays, obtenu après une guerre civile sanglante menée contre les différentes factions locales. En 2001, à la suite des événements du 11 septembre, les États-Unis ont envahi l'Afghanistan, car c'est de là qu'Al-Qaida avait planifié les attaques contre les États-Unis et c'est là que le chef de l'organisation, Oussama Ben Laden, s'est caché sous la protection des Talibans. Après des années de confrontation et de progrès diplomatique, le 29 février 2020, les États-Unis et les talibans ont signé un accord de paix "historique" à Doha, au Qatar. Cependant, cet accord n'a pas encore apporté la stabilité au pays, qui était secoué par la violence et fortement divisé.

  • Le Pakistan interdit une ramification d'un groupe chiite interdit

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    Le gouvernement pakistanais a interdit un groupe identifié comme Khatam-ul-Ambia, une ramification d'une organisation interdite impliquée dans le terrorisme en vertu de la loi antiterroriste de 1997, selon une notification publiée par le ministère de l'Intérieur mercredi.

    L'Autorité nationale antiterroriste a ajouté le nom de Khatam-ul-Ambia à sa liste d'organisations interdites après que le ministère de l'intérieur ait publié la notification.

    La notification n'a cependant pas révélé le nom du groupe interdit dont Khatam-ul-Ambia est une émanation.

    Un fonctionnaire du ministère de l'intérieur a cependant révélé que Khatam-ul-Ambia était une ramification du groupe interdit Ansar-ul-Hussain.

    "Il est lié à l'Ansar ul Hussain proscrit par le ministère de l'Intérieur en 2016", a déclaré le fonctionnaire. L'organisation est basée à Khyber Pakhunkhwa, a ajouté le fonctionnaire.

    Ansar-ul-Hussain, Interdit en décembre 2016, est un groupe radicalisé chiite qui recruterait dans la population chiite dans le district de Kurram et dans d'autres régions de Khyber Pakhtunkhwa pour lutter contre l'Etat islamique en Syrie. L'organisation est basée à Khyber Pakhunkhwa, a ajouté le fonctionnaire.

    Interdit en décembre 2016, Ansar-ul-Hussain est un groupe sectaire qui recruterait des hommes chiites dans le district de Kurram et dans d'autres régions de Khyber Pakhtunkhwa pour lutter contre l'ISIS en Syrie.

    L'Etat islamique a perdu le contrôle de son territoire en Syrie et en Irak, mais les responsables de la lutte antiterroriste à Karachi ont déclaré que des pakistanais participaient toujours activement au conflit syrien.

    L'information avait été révélé par un homme arrêté, soupçonné d'être un recruteur de la Brigade Zainebiyoun, et qui s'était rendu en Syrie pour combattre Daech. L'homme arrêté avait déclaré aux enquêteurs, selon un responsable de la sécurité, qu'environ 250 combattants pakistanais étaient toujours actifs en Syrie.

    La brigade Zainebiyoun (People of Zainab Brigade) est un groupe de combattants pakistanais pro-iraniens. Il a été formé pour protéger le sanctuaire de Sayyidah Zainab en Syrie en 2014 ou 2015, selon ce que l'on croit.

    L'implication de pakistanais en Syrie est un secret de polichinelle. Au cours de la dernière semaine de février 2020, au moins 18 membres de la brigade Zainebiyoun ont été tués lors d'attaques des forces turques dans la province syrienne d'Idlib. Leurs prières funéraires ont eu lieu dans la ville iranienne de Qom en mars.