Pakete (localité du nord)

  • Cameroun : deux militaires tués et plusieurs combattants de Boko Haram neutralisés

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    (Information à destination de E.B.)

    L’armée camerounaise et des combattants de Boko Haram se sont longuement affrontés dans la nuit de dimanche à lundi à Kolofata, une localité dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun près de la frontière avec le Nigéria.

    De sources concordantes, les affrontements ont duré plusieurs heures avant que l’armée ne parvienne à repousser les assaillants.

    « Le 30 août vers 23h30 (heure locale), il y a eu un violent accrochage entre des éléments de l’armée et des combattants de Boko Haram à Kolofata dans le département du Mayo Sava dans l’Extrême-Nord », a souligné le commandant du secteur 1 de la Force Mixte Multinationale (FMM), le général Bouba Dobkréo.

    Dans un « bilan provisoire », l’officier militaire confirme la mort de deux militaires camerounais.

    « Plusieurs terroristes de Boko Haram ont été neutralisés et d’importants matériels de guerre abandonnés par les combattants ont été récupéré par nos forces », a-t-il ajouté.

    Il a également précisé que plusieurs soldats ont été blessés au cours des affrontements qui ont duré plusieurs heures.

    Par ailleurs, 200 Engins Explosifs improvisés (EEI) ont été saisis par la douane Camerounaise dans le cadre de l'opération HALCOMI, dans la localité de Pakete située dans la Région du Nord #Cameroun.

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    Né dans le nord-est du Nigeria en 2009, le mouvement terroriste Boko Haram a étendu ses actions aux pays voisins, attaquant notamment régulièrement la région camerounaise de l’Extrême-Nord, habituellement pour y voler du bétail et des vivres.

    Depuis 2014, ce groupe a fait des ravages dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun, commettant des attaques qui sont souvent menées sans discernement ou qui visent délibérément les civils.

    « La consultation par Human Rights Watch des médias locaux et internationaux, ainsi que des rapports d’organisations non gouvernementales, indiquent que depuis janvier 2020, ce groupe armé a commis plus de 200 attaques et raids, tuant au moins 146 civils » a souligné l’ONG dans son dernier rapport du 25 août.