OUZBÉKISTAN

  • Afghanistan : Près de 10.000 terroristes actifs dans le pays

    Imprimer

    Plus de 10 000 terroristes, dont 300 affiliés à Al-Qaïda, sont actifs sous le commandement des talibans en Afghanistan, ont indiqué les autorités sécuritaires.

    Les talibans ont nié cette allégation, affirmant qu'ils avaient rompu leurs liens avec Al-Qaïda. D'après la Direction nationale de la sécurité (NDS), les groupes terroristes actifs dans le pays sont le Mouvement islamique d'Ouzbékistan, le Parti de la renaissance islamique du Tadjikistan, le Parti islamique du Turkistan et plusieurs autres groupes terroristes pakistanais.

    Selon le NDS, les militants des pays d'Asie centrale sont actifs dans le nord et le nord-est de l'Afghanistan, et les groupes terroristes pakistanais sont actifs dans les provinces de l'est.

    L'Afghanistan a récemment accueilli une conférence sur la «lutte contre le terrorisme». Les chefs des services de renseignement des États-Unis, du Pakistan, de l'Azerbaïdjan, de l'Ouzbékistan, du Tadjikistan, du Kazakhstan, du Kirghizistan et du Turkménistan ont participé au sommet.

    Le sommet devait trouver les moyens de coopérer pour l'élimination des menaces terroristes. Un responsable du renseignement  a déclaré que si les pays de la région, en particulier l'Asie centrale, ne coopèrent pas pour lutter contre ces groupes, ceux-ci pourraient devenir une grande menace pour leur sécurité.

     

  • Turquie : Deux partisans de Gülen capturés par les services turcs en Ouzbékistan

    Imprimer

    Deux partisans présumés du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'être le cerveau du putsch manqué de 2016, ont été ramenés en Turquie par les services secrets turcs après avoir été capturés en Ouzbékistan, a rapporté lundi l'agence étatique Anadolu.

    Urbuz Sevilay et Tamer Avci ont été "appréhendés" en Ouzbékistan et transportés en Turquie lors d'une opérations menée par les services secrets turcs (MIT), selon Anadolu. Outre ses liens avec les réseaux du prédicateur Gülen, Urbuz Sevilay est accusé par Ankara d'avoir participé "à la fourniture d'armes" à des miliciens affiliées aux rebelles kurdes du PKK en Syrie et en Irak, selon la même source.

    Le prédicateur Gülen, installé de longue date aux Etats-Unis nie toute implication dans le putsch avorté du 15 juillet 2016 contre le président Recep Tayyip Erdogan.

    Le MIT a procédé ces dernières années à plusieurs opérations de ce genre pour ramener en Turquie des partisans présumés de M. Gülen soupçonnés d'implication dans le coup d'Etat avorté mené par des militaires factieux.

  • Turquie : Des médias turcs publient une carte sous le titre "cinq Etats, une nation"

    Imprimer
    Dimanche 27 décembre, la chaîne de télévision Haber TV a publié une carte montrant un « plan d'amitié » pour ce qu'ils ont appelé le « monde turc ».
     
    La carte reprend les déclarations du général russe à la retraite, Leonid Ivashov. Ivashov est l'ancien chef de la Direction de la coopération militaire internationale au sein du ministère russe de la Défense. Il s'exprimait  à l'antenne de la chaîne Internet Roy TV.
     
    Selon Ivashov, Ankara cherche à étendre son influence sur les anciennes terres de l'Empire ottoman et considère même la Crimée comme un ancien territoire. Selon Ivashov, des documents officiels turcs indiquent que la Crimée fait partie de l'ancien territoire de l'Empire ottoman.
     
    «La Turquie parle de la Crimée comme si elle était neutre, ne la reconnaissant pas comme russe, mais en même temps ne promet pas de la renvoyer en Ukraine. Autrement dit, elle joue son jeu », a déclaré le général.
     
    «Nous voyons donc que cela ne se terminera pas avec le Karabakh. Mais un mouvement vers l'Asie centrale, (comme en témoigne) l'activité montrée là-bas par des fonctionnaires de troisième niveau, etc. », note le général à la retraite.
     
    Ivashov souligne que la Turquie, au niveau de l'État, travaille avec l'Ukraine, à la fois en Crimée et dans le Donbass.
     
    Selon Haber TV, les Russes craignent le concept des «cinq États - une nation». La réalisation de ce projet est soulignée par les nombreux accords de coopération que la Turquie a signés avec des pays comme l'Ouzbékistan, le Kazakhstan, le Turkménistan et l'Azerbaïdjan.
     
    Le plan initial était un projet à "deux États - une nation", entre la Turquie et l'Azerbaïdjan, mais il s'est finalement étendu.

    0x0-rusyada-turkiye-korkusu-turk-gucu-plani-devrede-1609078777774.jpg

    La carte présentée par Haber TV fournit des indications intéressantes. Elle montre que le projet couvre de vastes parties du Caucase, de la Crimée, une très grande partie de l'Asie centrale, environ 1/3 du territoire de la Russie et même de la Chine, en plus de certaines parties en Syrie, Irak, Iran et plus encore.
     
    Haber TV n'a pas expliquer comment Ankara compte faire pour transformer le projet en réalité. 

     

  • Ouzbékistan : 3 "écoles" coraniques clandestines fermées à Tachkent

    Imprimer

    Les forces de l'ordre d'Ouzbékistan ont fermé  trois écoles coraniques illégales ("hujra") à Tachkent et arrêté les organisateurs , a rapporté mardi la chaîne de télévision locale Yoshlar.

    « Les agents des forces de l'ordre d'Ouzbékistan à Tachkent ont découvert trois« hujras » où une éducation religieuse illégale était dispensée à des enfants », indique le rapport de Yoshlar. 

    Selon l’enquête, les détenus, qui n’ont pas reçu d’éducation religieuse spéciale, donnaient des cours religieux à 32 enfants qui y vivaient.

    Au cours de la perquisition aux domiciles des personnes interpellées, des bâtons , des couteaux et des armes pneumatiques ont été découverts, ainsi que du matériel audio et vidéo de nature extrémiste, a déclaré Yoshlar.

    Selon les forces de l'ordre et les médias ouzbeks, ces dernières années, plusieurs « écoles coraniques » ont été identifiées dans un certain nombre de régions du pays. En particulier, la chaîne de télévision Ouzbékistan 24 a rapporté qu'en 2018, les services spéciaux et la police avaient fermé près de 120 de ces institutions illégales contre 33 en 2017. Leurs organisateurs ont été inculpés au titre des articles "lésions corporelles intentionnelles", "production ou distribution de documents contenant une menace pour la sécurité et l'ordre public", passibles d'une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison.

    La population de l'Ouzbékistan est de plus de 34 millions d'habitants, 94% des habitants du pays sont musulmans, 3,5% des chrétiens orthodoxes, le reste appartient à d'autres confessions religieuses.

    Lien permanent Catégories : OUZBÉKISTAN 0 commentaire
  • Turquie : Renforcement de l'influence turque dans les pays d'Asie centrale

    Imprimer

    La Turquie et l'Ouzbékistan signent un accord de coopération militaire
    Le 27 octobre, les ministres de la défense de Turquie et d'Ouzbékistan ont signé un accord militaire et ont souligné leur volonté de coopérer davantage dans les domaines militaire, de la défense et de la sécurité.

    Après avoir visité le Pakistan et le Kazakhstan ces derniers jours, le ministre de la défense Hulusi Akar est arrivé en Ouzbékistan et a rencontré son homologue Bakhodir Kurbanov dans la capitale Tachkent.

    "Nous faisons des efforts pour améliorer les relations dans tous les domaines. Cela inclut les relations commerciales, économiques, sociales, politiques et, bien sûr, militaires. Nous avons fait des progrès significatifs", a déclaré M. Akar.

    Kurbanov a pour sa part déclaré : "Il est important pour nous de faire progresser la coopération en matière militaire, de défense et de sécurité."

    Les deux ministres de la défense ont signé un accord de coopération militaire.

    Akar a également rencontré le conseiller à la sécurité nationale de l'Ouzbékistan, Viktor Mahmudov, lors de sa visite et a déclaré la nécessité de poursuivre la coopération dans le domaine de la formation militaire et de l'industrie de la défense.

    Kazakhstan
    En ce qui concerne le Kazakhstan, Hulusi Akar a été accueilli par le ministre de la défense du Kazakhstan, Nurlan Yermekbayev, lors d'une cérémonie militaire avant une réunion bilatérale dans la capitale Nur-Sultan.

    Décrivant le pays d'Asie centrale comme une "patrie" turque, Akar a remercié les responsables kazakhs pour leur hospitalité.

    "Je crois que les relations existantes en matière de formation militaire, de coopération et d'industrie de la défense continueront à se développer, ce qui sera très bénéfique pour nos pays et nos forces armées", a-t-il déclaré.

    Akar a ajouté qu'un accord de partenariat stratégique pour 2019 entre les deux pays a contribué à établir une importante feuille de route pour les relations.

    M. Yermekbayev a salué Hulusi Akar avec l'expression "Bienvenue dans la patrie depuis la mère patrie".

    "En tant qu'États frères amis, nous devons développer davantage nos relations", a déclaré M. Yermekbayev.

    Après la réunion, Hulusi Akar a déclaré qu'ils avaient discuté de la manière dont les relations entre les deux pays et leurs forces armées pouvaient se renforcer.

    De plus, Hulusi Akar a rencontré Beibut Atamkulov, le ministre de l'industrie et du développement des infrastructures du Kazakhstan.

    "L'amitié entre les présidents turc et kazakh est connue. Nous devons avancer sur la voie qu'ils ont tracée et faire le travail nécessaire pour nos pays, nos forces armées et nos nations", a déclaré M. Akar.

    Le Premier ministre du Kazakhstan, Askar Mamin, lors d'une réunion avec le général turc, a noté le haut niveau de coopération entre les deux pays. Au cours des années d'indépendance, la Turquie a investi plus de 3,7 milliards de dollars au Kazakhstan et figure parmi les dix premiers pays - partenaires commerciaux de Nur-Sultan.

    Fin 2019, les échanges commerciaux entre les deux pays dépassaient les 3 milliards de dollars. Le Kazakhstan discute de plus en plus de la question d'une coopération plus étroite et même d'une quasi-union avec la Turquie.

    Aucun accord n'a été signé, et ce parce qu'il l'a déjà été en 2018.

    Suite aux discussions, le département militaire kazakh a abordé les questions liées à la mise en œuvre des accords conclus précédemment. En particulier, l'accord de coopération militaire qui a été signé en septembre 2018 lors de la visite officielle à Ankara du premier président du Kazakhstan, Nursultan Nazarbayev.

    Selon le général Akar, les parties ont convenu de la nécessité d'étendre la coopération militaro-technique entre le Kazakhstan et la Turquie.

  • Syrie : Les Kurdes ont remis à la Russie des familles des jihadistes tchétchènes

    Imprimer
    Syrie 
    Les Kurdes ont remis à la Russie des familles des jihadistes tchétchènes
    (De notre correspondant en Russie, Leonid R.)
    Les autorités kurdes du nord de la Syrie ont remis aux représentants de la Fédération de Russie des femmes et des enfants de jihadistes tchétchènes de l'État islamique.
    Ils avaient été capturés pendant les combats de Raqqa. 
    Au total, 13 femmes et 29 enfants ont été remis à la Russie. Ce sont tous des citoyens de la Fédération de Russie.
    Selon les Kurdes, aucun d'entre eux n'a pris part aux hostilités. 
    Des milliers de citoyens de pays européens, y compris des Russes, se sont battus dans les rangs de Daech.
    L'écrasante majorité des jihadistes originaires de la Fédération de Russie sont originaires du Caucase du Nord. Beaucoup de dirigeants du groupe islamiste étaient originaires du Caucase 
    Rappelons qu'un nombre important d'étrangers a été capturé par l'armée irakienne au cours des combats pour Mossoul. On estime à 1400 le nombre de femmes et d'enfants des jihadistes de Daech détenus par les forces irakiennes.
    Ils sont gardés dans un camp situé au sud de Mossoul. 
    La majorité des personnes détenues dans ce camp sont originaires de Turquie.
    Cependant,il y a parmi elles  un nombre important de citoyens d'États de l'ex-URSS : Russes, Azerbaïdjanais, Kirghizes, Ouzbèkes. 

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com

  • L'Etat islamique fait l'éloge posthume d'un membre important du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) tué en Irak

    Imprimer
    Ouzbékistan 
    MIO
    L'Etat islamique fait l'éloge posthume d'un membre important du Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO) tué en IrakAbdul-Hakim-al-Tatari.png
    Dans la dernière parution de son bulletin Al Naba, l'Etat islamique a fait l'éloge d'un combattant tatare russe mort en combattant à Baiji, en Irak, quelques jours seulement après son arrivée sur le champ de bataille.
    Avant de rejoindre l'État islamique, ce jihadistes avait fait une longue carrière au sein du Mouvement Islamique d'Ouzbékistan (MIO.  
    Un Tatar âgé de 53 ans 
    Selon le bulletin, Abdul Hakim al Tatari était âgé de 53 ans, ayant femme et enfants. Il avait rejoint le MIO il y a près de 15 ans après avoir quitté la Russie. On ne sait pas de quelle région de Russie il était originaire, cependant, sa kunya suggère qu'il était d'ethnie Tatar.
    La plupart des Tatars de Russie vivent au Tatarstan et au Bachkortostan. 
    Selon Al Naba, al-Tatari
    aurait combattu aux côtés du MIO dans les zones tribales pakistanaises avant de rejoindre l'État islamique en 2015 avec une grande partie du groupe. 
    L'émir du MIO, Usman Ghazi, avait fait allégeance à Abou Bakr al Baghdadi et  rejoint le groupe jihadiste Wilayat Khorasan, appartenant à l'Etat islamique. Peu après avoir rejoint l'État islamique, les partisans de Ghazi s'étaient joints à d'autres combattants de l'État islamique dans la province de Zabul, en Afghanistan, s'affrontant aux Talibans. Beaucoup de membres de l'Etat islamique, parmi lesquels Ghazi, ont été tués au cours d'affrontements avec les talibans. Mais des dissidents du MIO sont toujours en Afghanistan et se battent aux côtés des Talibans et d'al-Qaïda.
    A noter que le chef du Parti Islamique du Turkistan critique le califat "illégitime" de l'Etat islamique et la faction du Mouvement Islamique d'Ouzbékistan qui a rejoint l'EI. 
    Peu de temps après avoir rejoint Wilayat Khorasan, Al Tatari a gagné la Syrie avec sa femme, ses enfants et d'autres membres du groupe. Pour gagner la Syrie, le groupe est passé par le Waziristan, au Pakistan, en Afghanistan, puis de nouveau au Pakistan avant d'entrer en Iran et en Turquie.
    De Turquie, Tatari est entré en Syrie après un voyage de deux mois. 
    Le groupe a payé environ 2 000 $ par personne pour faire le voyage et payer les documents nécessaires.
    Le groupe aurait changé de véhicules près de 50 fois et marché pendant des dizaines de kilomètres. 
    Selon Al Naba, Al Tatari a demandé à être transféré en Irak quatre jours après son arrivée en Syrie et a rejoint les jihadistes combattant dans la ville de Baiji. C'est là qu'il a été tué au combat.
    Le bulletin ne donne pas la date exacte de sa mort, mais la ville a été reprise par l'armée irakienne et diverses milices soutenues par l'Iran en octobre 2015. 
    Al Naba a déjà publié la nécrologie de plusieurs militants morts en Irak ou en Syrie. Par exemple, Abou Omar al Turkistani, ancien commandant du Jihad islamique, tué par la frappe d'un drone américain en Syrie après avoir rejoint une unité d'Asie centrale affiliée à al-Qaïda à Edleb.