Ouarkoye

  • Burkina Faso : Une vingtaine d'enfants parmi les 73 victimes de l'explosion d'un convoi d'évacuation

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    On compte une vingtaine d’enfants, parmi les victimes de l’explosion d’un convoi de ravitaillement, lundi 5 septembre 2022, dans le Sahel burkinabè. Les jeunes victimes étaient en cours d’évacuation à Ouagadougou, mardi matin, pour une prise en charge au Centre hospitalo-universitaire pédiatrique Charles De Gaulle, a annoncé l’hôpital, dans un communiqué, décrétant un "Plan blanc".

    "Au regard de la situation d’urgence, l’hôpital vient de décréter la mise en œuvre du plan blanc et à cet effet, tous les agents disponibles sont invités à prendre les dispositions nécessaires pour rejoindre l’hôpital dans les instants présents afin d’accueillir et prendre en charge ces enfants victimes", a écrit la directrice générale de l’hôpital Cyrille Priscille Kaboret Ouédraogo.

    Dans une note publiée mardi, le centre national de transfusion sanguine a pour sa part appelé les populations à donner leur sang afin de sauver les victimes de cette attaque.

    Au moins 35 civils ont été tués et 37 autres blessés, lundi, par l'explosion d'une mine au passage d'un des véhicules d'un convoi de ravitaillement transportant des civils et escorté par l'armée entre Djibo et Bourzanga, dans la région du Sahel burkinabè.

    La situation sécuritaire s’est dégradée ces dernières semaines au Burkina Faso avec plusieurs attaques contre l’armée et les civils dans le Sahel et le Nord-Ouest du pays.

    Dans la nuit de lundi à mardi, une triple attaque a visé le Commissariat de Police de Bondokuy (50km de Dédougou), ainsi que le Commissariat de police et la Brigade de gendarmerie de Ouarkoye (75km de Dédougou) dans la région de la Boucle du Mouhoun (Nord-Ouest), selon des sources sécuritaires locales.

    Ces attaques n’ont pas fait de victimes, mais de nombreux dégâts matériels ont été enregistrés.

    Toujours dans le nord-ouest du pays, la préfecture et la résidence du préfet de la ville de Solenzo ont été incendiées lundi par des hommes armés qui ont par la suite installé leur quartier général dans la résidence du Haut-commissaire, selon l’agence d’information du Burkina (AIB).

    L’AIB a ajouté que des centaines de personnes fuient la ville de Solenzo pour Bobo-Dioulasso et Dédougou avec leurs bagages.

    Dans une déclaration commune, 28 organisations d'aide internationale ont alerté lundi, que près d'une personne sur dix au Burkina Faso, soit près de 2 millions de personnes sur 20 millions d'habitants, est déplacée à cause du conflit.

    Elles ont indiqué que le taux d'insécurité alimentaire sévère a presque doublé par rapport à l'année dernière, avec plus de 600.000 personnes en situation d’urgence alimentaire.