Opération Barkhane

  • Mali : trois attaques revendiquées par al-Qaïda contre la Minusma et Barkhane à Gao, Kidal et Menaka

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    Att. E.B.
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    Trois attaques, revendiquées par le groupe jihadiste al-Qaïda, ont eu lieu quasi-simultanément, lundi matin, dans le nord du Mali, contre des camps de la force française Barkhane et de la mission onusienne (Minusma) à Gao, Kidal et Ménaka.

    Selon des témoignages concordants, ces camps ont essuyé des tirs d'obus sans, à priori, faire des blessés ni de dégâts.

    A Gao, vers 5h30 (TU), il y a eu une explosion suivie d'une attaque dans la zone aéroportuaire, du côté du camp de la force française Barkhane. L’attaque aurait été vite repoussée.

    A Ménaka, à 7h, au moins 6 obus ont été lancés contre des positions de la Minusma et Barkhane et il n'y aurait pas eu, non plus, de dégâts importants à signaler.

    A Kidal aussi à 6h (TU), des tirs d'obus et de mortiers ont visé le camp de la Minusma.

    Seule la base de Kidal a subi des dommages, a déclaré a déclaré Thomas Romiguier, porte-parole de l'opération Barkhane. La base de Kidal abrite également des contingents de la Minusma, la mission des Nations unies au Mali. L'Onu n'a pu être jointe dans l'immédiat.

    «En visant les camps de Barkhane et de la Minusma, le but recherché pourrait être de mettre la pression sur ces deux forces internationales, les obliger à s'intéresser, un temps, à leurs camps afin que les auteurs (groupes terroristes) puissent disposer de temps pour d'autres activités comme le déplacement des troupes et des matériels, le changements de positions…», a souligné une source sécuritaire.

    «Harcelés dans la zone dite des Trois frontières, les réseaux terroristes ont sans doute besoin de se repositionner. Et les attaques de ce matin visent sans doute à détourner l’attention des forces internationales pour leur laisser le champ libre un moment», a conclu notre source sécuritaire jointe à Gao, dans le nord du Mali.

    Suite à ces attaques, le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, a condamné "avec la dernière énergie les attaques qui ont ciblé les Forces internationales".

    « Nous restons solidaires auprès de nos partenaires et n'épargnerons aucun effort pour mener nos mandats respectifs à bien et ramener la paix au Mali », a-t-il indiqué sur le compte twitter de la Minusma.

  • Mali : Premier anniversaire de la mort de 12 soldats français

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    Il y a exactement un an, 12 officiers, sous-officiers et caporal-chef qui servaient dans le 5e Régiment d'hélicoptère de combat de Pau et le 4e régiment de chasseurs de Gap, nous quittaient pendant une opération au Mali.

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  • Mali : La Force Barkhane neutralise des Terroristes à proximité du village de Niaki

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    Dans la soirée du 13 novembre, après les opérations de vérification permettant de catégoriser ces individus comme des groupes armés terroristes (GAT), la Force Barkhane a décidé de procéder à une opération de neutralisation.

    Quatre Mirage 2000D ont décollé de la base aérienne de Niamey. En parallèle, le groupement tactique désert Aérocombat (GTD-A) a dépêché une patrouille de 4 Tigre et 3 Caïman avec à leur bord un groupe de commandos de montagne (GCM).

    Les Mirage ont procédé à des tirs de bombes sur le campement repéré tandis que les commandos réalisaient leur infiltration. Appuyés par les moyens aériens ainsi que le module mixte aéromobile, les militaires du GCM ont procédé au contrôle de la zone et à la neutralisation de GAT.

    Après quelques heures de combat au sol, l’opération s'est conclue par la neutralisation de plusieurs dizaines de GAT, une vingtaine de motos et de l’armement ont été saisis ou détruits.

  • Mali : L'armée française annonce avoir tué Bah ag Moussa Diarra, le chef militaire d'Al Qaïda

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    La Ministre des armées confirme la neutralisation de Bah Ag Moussa du JNIM. Ce dernier a souvent été annoncé dans le secteur de Nampala et comme responsable des différentes attaques sanglantes de la zone.

    Bah Ag Moussa était le "chef militaire" du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM) et un "cadre historique de la mouvance jihadiste au Sahel"

    Bah Ag Moussa "est considéré comme responsable de plusieurs attaques contre les forces maliennes et internationales. Il était l'un des principaux chefs militaires jihadistes au Mali, notamment chargé de la formation des nouvelles recrues", selon le communiqué du ministère des armées.

    Bah Ag Moussa un chef touareg
    Bah Ag Moussa, alias "Bamoussa", est un ancien officier de l'armée malienne. Il est aussi membre fondateur du groupe jihadiste Ansar Dine. Ce Touareg, considéré comme un "terroriste" par les Nations unies et Washington, a été un acteur majeur des différentes rebellions touareg des années 1990 et 2000. Réintégré dans l'armée en 1996 puis en 2006, il avait fait défection à chaque fois pour reprendre les armes : vers la rébellion la première fois, puis vers le jihadisme à l'aube de son expansion dans la région en 2012. Selon le think-tank Counter-Extremism Project (CEP), "Bamoussa" était devenu en 2017 "le dirigeant opérationnel" du GSIM dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly. Le groupe est devenu depuis l'une des principales forces jihadistes au Sahel avec son ennemi intime, l'Etat islamique au grand Sahara (EIGS). Tous deux, par ailleurs en lutte armée l'un contre l'autre, sont depuis des mois les cibles prioritaires de Barkhane (plus de 5.000 soldats) et de ses alliés régionaux.

    Bah Ag Moussa était considéré comme le responsable d'attaques majeures contre les forces maliennes, dont une en juillet 2016 et l'autre en mars 2019, qui avaient fait plus de 20 morts chacune. Et son nom revenait avec insistance dans plusieurs attaques en 2020. Mais il jouissait aussi d'une immense popularité auprès des Touareg qui dépassait largement ses appartenances au GSIM. "Ba Ag Moussa est moins vu (par les communautés touareg, ) comme jihadiste que comme un leader historique de la contestation touareg", a ainsi expliqué à l'AFP Ferdaous Bouhlel, chercheuse associée à l'université de Tours (France), experte en médiation.

    La France priorise toujours l'option militaire
    Début 2020, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait admis vouloir discuter avec les groupes jihadistes et avoir envoyé des émissaires en direction de deux de leurs principaux chefs, Iyad Ag Ghaly et le prédicateur peul Amadou Koufa. Depuis, M. Keïta a été renversé en août par une junte militaire. Lors de la visite à Bamako fin octobre du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, le Premier ministre malien de transition, Moctar Ouane, avait défendu "la nécessité d'une offre de dialogue avec les groupes armés" jihadistes au sein du "dialogue national inclusif", vaste concertation nationale tenue fin 2019. Mais Paris ne bouge pas de sa ligne militaire. "On ne peut pas dialoguer avec les groupes jihadistes qui n'ont pas renoncé au combat terroriste", a récemment déclaré Florence Parly à l'AFP. "C'est de la responsabilité des autorités maliennes, pas la nôtre, mais il est important d'échanger".

    Cette dernière frappe confirme à tout le moins que l'option militaire demeure privilégiée par la France, qui avait annoncé ces derniers jours des opérations distinctes contre le GSIM et l'EIGS, en revendiquant la neutralisation d'une petite centaine de jihadistes.

    "Il est clair que ce coup contre le (GSIM) est une façon de marquer l'opposition de la France à ces éventuelles négociations", estime un analyste malien bon connaisseur du dossier, qui requiert l'anonymat. "Cela retardera d'éventuels pourparlers, parce que leurs responsables ne se mettront plus facilement à découvert".

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  • Mali : L'armée française tue plus de 50 jihadistes près de la frontière burkinabè

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    Une cinquantaine de jihadistes affiliés à el-Qaëda ont été tués vendredi au cours d'une opération menée au Mali par l'armée française dans la zone dite des "trois frontières", à proximité du Burkina Faso, a annoncé lundi la ministre des Armées, Florence Parly.

    "Le 30 octobre au Mali, la force Barkhane a conduit une opération qui a permis de neutraliser plus de 50 jihadistes, confisquant également des armes et du matériel", a-t-elle déclaré à l'issue d'une rencontre avec les autorités de transition malienne dans le cadre d'un voyage au Niger et au Mali. "Cette action d'opportunité porte un coup significatif à un groupe terroriste affilié à el-Qaëda une katiba (l'équivalent d'un bataillon) d'Ansarul Islam, opérant dans la région de Boulikessi, près de la frontière avec le Burkina Faso", a-t-elle ajouté.

    Fondé par le Burkinabè Malam Dicko, le groupe islamiste Ansarul Islam a revendiqué de nombreuses attaques contre l'armée burkinabè. Les Etats-Unis l'avaient placé sur leur liste noire "terroriste" début 2018. "Alors que les autorités de transition malienne ont réaffirmé leur engagement dans la lutte contre le terrorisme, ce succès tactique nous montre une fois de plus que les groupes terroristes ne peuvent pas agir impunément face à nos forces", a ajouté Mme Parly. Selon elle, l'armée française a pu repérer par ses drones une importante colonne de jihadistes à moto. "Ces motos se sont ensuite groupées et dissimulées sous les arbres. Nous avions deux Mirage dans la zone, Barkhane a immédiatement déclenché l'opération et a lancé une frappe".

    Une cinquantaine d'armes ont été saisies et une trentaine de motos détruites. L'opération s'est déroulée "avec la participation des forces spéciales de l'opération Sabre", a appris l'AFP de source militaire.

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  • Mali : deux militaires tués dans une embuscade

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    (Att. E.B.)

    Deux militaires maliens ont été tués et sept autres blessés dans une embuscade dans le centre du pays, ont fait savoir les forces armées maliennes (Fama), mercredi 30 septembre dans un communiqué.

    L’attaque a eu lieu mardi dans l’après-midi aux environs de 15h20 entre Boni et Nokara sur la RN16, précise le communiqué des Fama.

    "Une mission des FAMa est tombée dans une embuscade des terroristes le mardi 29 septembre 2020. Le GTIA-3 Debo avait quitté Hombori pour se rendre à Douentza. On déplore deux morts côté FAMa et sept blessés qui ont été évacués par l’aviation malienne et la MINUSMA", lit-on dans la publication officielle.

    Pour rappel, le Mali n'a jamais connu de stabilité depuis plus de 7 ans, faisant face à des attaques récurrentes de groupes armés terroristes dans le nord et le centre ainsi que des conflits intercommunautaires.

    Plusieurs forces étrangères interviennent au Mali pour restaurer la paix et l'autorité de l'Etat, dont notamment la mission onusienne (Minusma), la force française (Barkhane) et la force mixte du G5 Sahel.

    La situation s'est compliquée davantage après le coup d'Etat du 18 août dernier, notamment par un embargo commercial et financier imposé à ce pays déjà enclavé, sans aucune ouverture sur la mer.

  • Mali : Deux militaires français du 1erRHP tués en opération dans le nord du Mali

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    (Attention E.B.)

    Deux militaires du 1er régiment de hussards parachutistes (RHP) de Tarbes appartenant à la force française Barkhane au Sahel ont été tués en opération samedi matin par l'explosion d'un engin explosif improvisé au passage de leur véhicule blindé, lors d'une opération dans la région de Tessalit dans le nord du Mali. Un troisième soldat a été blessé par l'explosion et se trouve dans un état stable mais son pronostic vital demeure réservé.

    C'est le Groupe de "soutien à l'islam et aux musulmans" (JNIM, affilié à al-Qaïda), qui a posé l'engin explosif qui a conduit à la mort des deux soldats français.

    L'un des deux soldats décédés est le 1CL Arnaud Volpe (photo) du #1RHP. Le second n'est connu que sous ses initiales à la demande de la famille. Il s'agit du brigadier-chef S.T .

    1er Régiment de Hussards parachutistes (1er RHP)
    Le 1er RHP avait déjà perdu un des siens, le 1ère classe Tojohasina Razafintsalama tué dans l'explosion d'un véhicule suicide, le 23 juillet.

    Un tiers des Français morts au combat tués par des IED
    Un tiers des 48 morts de Serval et Barkhane ont péri par les engins explosifs (IED, véhicules suicides, mines), ce qui en fait la première cause de mortalité dans les rangs français. Après les VABSAN, ce sont manifestement les VBL qui font désormais l'objet de ciblages.

    Arnaud Volpe
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