Opération Barkhane

  • Mali : Fausse information de la présidence du Mali au sujet de la mort de deux soldats français

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    La présidence du Mali avait adressé ses condoléances au président français suite à la mort de 2 soldats de l'opération Barkhane.

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    Peu de temps après l'envoi de ce message de condoléance, la Cellule de Communication de la présidence du Mali envoyait un nouveau message par lequel elle regrettait d'avoir diffusé un message de condoléances au nom du Président Bah N'DAW ce 21 février. La mort des deux soldats français remontait en fait à janvier dernier. Toutes nos excuses pour cette erreur technique ajoute le Directeur de la Cellule de Communication à titre d'excuse. 

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  • Sahel : Au sommet de N'Djamena, la France s'engage à ne pas réduire ses effectifs

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    Le président français  a vanté les mérites d’une mobilisation internationale au Sahel pour lutter contre le terrorisme, à l’occasion de son discours devant le sommet du G5 Sahel auquel il participait en visioconférence, mardi 16 février 2021.

    Il a assuré que « grâce aux formations des forces armées sahéliennes par l'Union européenne, grâce aussi au soutien en équipements par l'Union européenne et les États-Unis, les résultats sont là ».

    Le sommet qui se déroule depuis lundi à N’Djamena était très attendu notamment concernant l’engagement de la France qui avait annoncé début janvier, vouloir ajuster ses efforts sur place.

    Le chef de l’Etat français considère qu’il « n’y a pas de stabilité possible au Sahel sans solutions durables pour les populations » et « l'aide au développement » conjuguée aux efforts militaires, « est essentielle ».

    Il reconnaît que ce combat se fait au « prix de lourds tributs » et a salué « le courage indescriptible (des) militaires, conjugué à celui de leurs frères d'armes sahéliens » ainsi qu’une « intervention plus importante (des) partenaires européens ».

    Selon le président français, « les résultats sont là ».

    Il rappelle, à cet effet, que les objectifs fixés durant le sommet de Pau, il y a plus d’un an, et qui consistaient à « renforcer les capacités militaires sahéliennes, accroître notre emprise contre le terrorisme, consolider le retour des États dans toutes les régions libérées et assurer une politique de développement pour les populations » ont été respectés.

    Pour justifier la poursuite de l’engagement français au sein de l'opération Barkhane, le président français a rappelé qu’il « y a un an, le constat de la situation au Sahel était critique ».

    « Les États de la région sortaient fragilisés des attaques menées par les groupes terroristes contre les populations et des crises humanitaires qui en résultaient » a-t'il poursuivi, pour illustrer « nouveau tournant indispensable ».

    Toutefois, contrairement à ce qui était anticipé par de nombreux observateurs, la France ne réduira pas son effort militaire au Sahel dans les prochains mois.

    « Dans les prochains mois, notre présence militaire au Sahel ne changera pas et nous allons lancer d'autres opérations majeures », a fait savoir le président français.

    De nouveaux agencements pourront être actés l’été prochain durant un prochain sommet du G5 Sahel.

  • Mali : Attaque du camp militaire de Boni dans le cercle de Douentza

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    ATT.E.B.

    Mercredi 3 février 2021, aux environs de 06H, le camp militaire de Boni situé dans le cercle de Douentza a été la cible d'une  violente attaque par des hommes armés. Selon les sources locales, des tirs à l'arme lourde ont retentis au nord de la ville de Boni. Quelques temps après, toutes les lignes de téléphones ont été brouillées.

    Le camp militaire de Boni se trouve à 90 kilomètres de Douentza sur la RN16. Les combats étaient toujours  intenses en fin de matinée, d'après nos sources. Des avions probablement français ont mené des frappes aériennes visant les assaillants. Deux hélicoptères Tigre, un drone Reaper ont attaqué les jihadistes en fuite après l'attaque du camp de l'armée malienne de Boni. Les frappes ont neutralisé plusieurs dizaines de djihadistes qui ont aussi perdu une quinzaine de motos et un blindé utilisé pour l'attaque.

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    Les hommes armés appartiendraient au Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM - JNIM en anglais). Le groupe terroriste a revendiqué l'attaque, affirmant avoir contrôlé le camp pendant plusieurs minutes et s'être emparé d'une grande quantité de matériel.

    Le bilan est de neuf soldats tués et six autres blessés. 

    Par ailleurs, une frappe de drone de l'opération Barkhane a Tinwoussouk a 30km au Sud-Ouest de N'daki, aurait pris pour cible une unité du GSIM, tuant 15 jihadistes et détruisant 22motos. Selon des sources locales, les éléments armés appartiendraient au groupe Ansarul.

  • El-Qaëda veut progresser vers le Golfe de Guinée, affirme la DGSE

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    ATT.E.B.

    El-Qaëda au Sahel développe actuellement un "projet d'expansion" vers le Golfe de Guinée, en particulier la Côte d'Ivoire et le Bénin, a assuré lundi Bernard Emié, patron du renseignement extérieur français.

    Dans une rare intervention publique, aux côtés de la ministre des Armées Florence Parly, le chef de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a montré des images d'une réunion, tenue en février 2020, rassemblant dans le centre du Mali les plus hauts responsables locaux de la centrale jihadiste.

    "L'objet de cette région était la préparation d'opérations de grande ampleur sur des bases militaires", a affirmé Bernard Emié sans fournir de détails.

    "C'est là que les chefs d'el-Qaëda au Sahel ont conçu leur projet d'expansion vers les pays du Golfe de Guinée", a-t-il ajouté. "Ces pays sont désormais des cibles eux aussi et pour desserrer l'étau dans lequel ils sont pris et pour s'étendre vers le sud, les terroristes financent déjà des hommes qui se disséminent en Côte d'Ivoire ou au Bénin".

    "Des combattants ont également été envoyés aux confins du Nigeria, du Niger et du Tchad", selon M. Emié.

    Bernard Emié, Florence Parly ainsi que le chef d'état-major, le général François Lecointre, se sont entretenus dans la matinée sur la base aérienne d'Orléans-Bricy lors d'un "Comité exécutif" consacré aux questions de contre-terrorisme.

    Selon le DGSE, étaient présents à la réunion de février 2020 Abdelmalek Droukdel, chef historique d'el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), Iyad Ag Ghaly, chef du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, Jnim en arabe) et l'un des ses fidèles adjoints, Amadou Koufa, chef de la katiba (unité de combattants) Macina. Droukdel a été depuis tué en juin par les forces françaises dans le nord du Mali.

    "Iyad Ag Ghaly incarne la stratégie d'Al-Qaïda au Sahel. Ce n'est pas un homme qui pense le terrorisme, c'est un homme qui le pratique au quotidien. Il n'hésite pas à se mêler à ses troupes assoiffées de violence, il n'hésite pas à prendre lui-même les armes", a martelé Bernard Emié.

    Le Sahel est en proie aux groupes jihadistes, liés soit à el-Qaëda soit au groupe Etat islamique (EI), et implantés dans des zones largement délaissés par les pouvoirs centraux.

    La France déploie 5.100 hommes dans cette région depuis le lancement de l'opération Barkhane en 2014. Le président Emmanuel Macron a confirmé en janvier que Paris s'apprêtait à y "ajuster son effort", grâce aux "résultats obtenus" en 2020 et à "l'intervention plus importante de nos partenaires européens".

  • Burkina Faso : Une vingtaine de jihadistes récemment tués dans le Nord du pays, selon Paris

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    Une vingtaine de jihadistes ont été tués mi-janvier par les militaires français et leurs partenaires locaux dans le Nord du Burkina Faso, dans la zone dite des "trois frontières" (Burkina, Mali, Niger), a annoncé jeudi 21 janvier l'état-major français.
     
    "Le 16 janvier, le déplacement suspect d'un groupe d'une trentaine de motos a été identifié par les moyens de renseignement de la force Barkhane au Burkina Faso", au sud de la localité malienne de Boulikessi. Une patrouille d'hélicoptères Tigre a "neutralisé" une dizaine de jihadistes et détruit une vingtaine de motos, a détaillé le porte-parole de l'état-major français, le colonel Frédéric Barbry. Le même jour, un drone Reaper français a frappé un pick-up de jihadistes faisant route vers N'Daki, au Mali. Puis dimanche, au Burkina Faso, un groupe de plus de quarante motos appartenant à des groupes armés a été de nouveau ciblé par un patrouille de Tigre, "permettant d'arrêter la colonne, de neutraliser plus d'une dizaine de (membres de) GAT (groupes armés terroristes) et de détruire une dizaine de motos", a-t-il poursuivi.
     
    Depuis quelques semaines, Barkhane et ses partenaires locaux mènent une vaste opération baptisée "Eclipse" dans cette région des "trois frontières", zone d'entraînement et de refuge de plusieurs katibas affiliées à el-Qaëda et l'Etat islamique au Grand Sahara (EIGS). Selon une source proche du dossier, le bilan humain de cette opération dépasse pour l'heure la centaine de jihadistes tués.
     
    Cette offensive intervient alors que la France et les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) doivent se réunir lors d'un sommet mi-février à N'Djamena, où sera fait un point sur les résultats obtenus sur le terrain et le devenir de l'opération Barkhane.
     
    Le président français Emmanuel Macron a d'ores et déjà prévenu mardi qu'il comptait "ajuster les efforts" français dans la région.

  • Mali : 15 éléments armés tués par l'armée française

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    Des rapports ont dévoilé, vendredi 15 janvier, que l'armée française avait lancé, il y a plusieurs jours, une opération militaire au Mali tuant 15 membres de Groupements Terroristes Armés (GAT).
     
    La même source a déclaré que l’opération avait, le 9 janvier, pris pour cible un groupe affilié à Al-Qaïda dans la région de "Boulkessy" à la frontière du Mali avec le Burkina Faso.
     
    Les rapports ont indiqué que l'attaque avait entraîné la mort de 15 éléments armés et la saisie de grandes quantités de munitions.
     
    Les forces armées françaises ont annoncé, le 8 janvier, que 6 soldats français avaient été blessés, lors d'un attentat-suicide au véhicule piégé à Gourma dans le centre du Mali.
     
    Il s'agit de la troisième attaque en moins de deux semaines, après le meurtre de 5 soldats lors de deux opérations armées, début janvier, dans une escalade soudaine ayant coïncidé avec l'annonce de la volonté de Paris relative à la négociation avec les groupes armés locaux, à l'exclusion d'Al-Qaïda et de l'État islamique.
     
    Paris entend réduire le nombre de ses forces militaires dans la région du Sahel de l'Afrique connues sous le nom de l'Opération Barkhane. Cette dernière est intervenue au Mali pour la première fois début août 2014 pour lutter contre le terrorisme.

  • Mali : Six militaires français blessés par une explosion

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    Six militaires français ont été blessés, dont deux grièvement, par l'explosion d'un véhicule kamikaze visant une patrouille des forces françaises de l'opération #Barkhane ce vendredi, dans le centre du Mali. Il s'agit de la troisième attaque contre le contingent français depuis la fin décembre.

    L’état-major de l’armée française a indiqué que dans la zone dite des "trois frontières" (Mali, Niger, Burkina Faso), « un véhicule inconnu s’est dirigé à vive allure » vers l’arrière d’un convoi en opération avec des militaires maliens.
     
    « Un véhicule blindé de combat d’infanterie (VBCI) s’est alors interposé pour protéger les autres éléments de la force. Devant cette manœuvre, le conducteur […] a fait déclencher sa charge explosive, a-t-il été précisé. Six militaires français ont été blessés mais leur pronostic vital n’est pas engagé. Ils ont été évacués par hélicoptère vers l’hôpital militaire de Gao. Trois d’entre eux feront l’objet d’un rapatriement vers la métropole samedi.

    Détails :

    L'EMA reconnaît ce soir une attaque par SVBIED qui s'est déroulée ce matin dans le Gourma malien.

    6 militaires de Barkhane ont été blessés : cette source assure que leur pronostic vital n'est pas engagé. Le régiment d'origine n'est pas détaillé, mais les indices laissent peu de doute dans ce qui suit.

    Le GTD Lamy était engagé ce matin dans une opération avec des troupes maliennes. Un de ses VBCI s'est "interposé" face à un SVBIED, terme générique qui renvoie à un véhicule piégé conduit par un kamikaze. C'est apparemment sa "vive allure" qui l'a désigné comme suspect.  L'EMA n'a pas détaillé la nature du véhicule, mais des twitters locaux (1) évoquent une moto-taxi.  

    Le SVBIED aurait alors explosé. On ignore la distance entre le VBCI et ce SVBIED à ce moment-là. 6 militaires ont été blessés et évacués sur Gao. Trois d'entre eux seront stratévaqués demain sur Paris, nécessitant probablement une double stratevac.

    C'est la quatrième attaque par IED en quelques jours (l'EMA n'en reconnaît que trois). Ce mode d'action peu coûteux pour les GAT est malheureusement efficace car il garantit un quasi-résultat (blessés ou morts parmi les forces alliées, parmi les civils) tout en créant une psychose chez certains de ces militaires et leurs familles, ainsi que parmi les populations locales. Pour une mise assez limitée. Ce qui rend manifestement ce recours probable à nouveau dans les jours qui viennent afin d'influer sur le cours des évènements avant le sommet de N'Djamena, le mois prochain. C'est la quatrième attaque par IED en douze jours (l'EMA n'en reconnaît que trois), une cadence extrêmement élevée qui confirme la volonté des GAT de vite marquer des points, en exploitant les pauses opérationnelles de Barkhane.

    Les SVBIED restent rares, car les candidats ne sont logiquement pas très nombreux. 

     

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