Opération Barkhane

  • Burkina Faso : Raid aérien français contre un convoi de djihadistes

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    Les forces françaises de l'opération Barkhane ont mené une frappe aérienne contre un convoi de membres du Groupe de Soutien à l'Islam et aux Musulmans (GSIM), mercredi 29 décembre 2021, dans la région de Diguel, (Soum). Le bilan est de 15 djihadistes tués et 10 motos détruites.
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  • Niger : L'armée français neutralise un chef de l'Etat islamique dans le Grand Sahara

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    La force française Barkhane, en étroite coordination avec les autorités nigériennes a conduit un raid et neutralisé un chef de l'Etat Islamique dans le Grand Sahara (EIGS), Soumana Boura, qui a pris part à l'assassinat de 6 ressortissants français, de leur guide et de leur chauffeur nigériens dans le parc de  Kouré en août 2020.

    "Hier (lundi 20 décembre 2021), dans la région de Tillabéri (ouest), nous avons neutralisé par frappe aérienne un chef de groupe de l'EIGS, Soumana Boura, un des auteurs de l'assassinat de six ressortissants dans le parc de Kouré le 9 août 2020", qui "avait filmé l'exécution et en avait assuré la médiatisation", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'état-major, le colonel Pascal Ianni.

    Soumana Boura dirigeait un groupe de plusieurs dizaines de combattants dans l'ouest du Niger, selon l'armée française. Il a été éliminé par un tir de drone alors qu'il était seul sur une moto. Une unité française a été envoyée au sol pour fouiller la zone et identifier formellement le jihadiste, a détaillé l'état-major dans un communiqué, en précisant que cette opération avait été menée "en étroite coordination avec les autorités nigériennes".

    Le chef de l'EIGS, Adnan Abou Walid al-Sahraoui, qui avait ordonné cette attaque contre les humanitaires français, a été tué mi-août par les soldats français dans la région "des trois frontières" (Mali, Niger et Burkina Faso).

    Logisticiens, guetteur, donneur d'ordre intermédiaire: onze personnes soupçonnées d'avoir participé à cet assassinat ont par ailleurs été arrêtées au Niger ces derniers mois.

    Dans la matinée du 9 août 2020, le 4X4 de six travailleurs humanitaires des ONG Acted et Impact, accompagnés d'un chauffeur et d'un guide nigériens, avait été attaqué par trois hommes armés sur deux motos, alors qu'ils visitaient la réserve de girafes de Kouré. Installés à Niamey depuis quelques semaines ou quelques mois, les travailleurs humanitaires - quatre femmes et deux hommes âgés de 25 à 31 ans - avaient planifié quelques jours plus tôt cette excursion dans la réserve, située à 60 km au sud-est de Niamey. Une jeune femme avait été égorgée. Les cinq autres humanitaires, leur guide et leur chauffeur, âgés de 50 ans tous les deux, avaient été exécutés par balles. Les trois assaillants avaient ensuite incendié le 4X4 avant de prendre la fuite. L'attaque avait été revendiquée par l'EI un mois plus tard.

    Au terme de près de neuf ans de présence au Sahel, la France a entrepris en juin d'y réorganiser son dispositif militaire en quittant ses trois bases les plus au nord du Mali (Tessalit, Kidal et Tombouctou) pour se recentrer autour de Gao et Ménaka, aux confins du Niger et du Burkina Faso, ainsi qu'à Niamey. Ce plan prévoit une réduction des effectifs au Sahel, de 5.000 actuellement, à 2.500-3.000 d'ici 2023.

    Cette nouvelle élimination lundi d'un cadre jihadiste "permet en particulier de lutter contre l'expansion de l'EIGS et de l'empêcher de prendre le contrôle de certaines parties de la région des trois frontières", souligne l'état-major, en rappelant que "les armées françaises restent déterminées à combattre les groupes armés terroristes avec leurs partenaires sahéliens et leurs alliés".

  • Mali : Déploiement de 1000 soldats tchadiens supplémentaires dans le cadre de la mission onusienne, Minusma

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    Le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a annoncé avoir donné son accord pour le déploiement de 1 000 soldats tchadiens supplémentaires pour le renforcement du contingent du Tchad, dans le Nord du Mali, a rapporté l'agence malienne de presse (AMAP), samedi 18 décembre 2021.

    Selon la même source, dans un communiqué, le département en charge des Affaires étrangères précise que ce "déploiement entre dans un cadre bilatéral et à la demande du Gouvernement de la République du Tchad".

    Selon les autorités maliennes, l'accord intervient dans un contexte de reconfiguration de la Force Barkhane, en vue de faire face aux menaces et protéger ses troupes déployées dans la zone.

    Le communiqué souligne que ce déploiement de troupes tchadiennes, qui a été notifié aux Nations Unies, intervient "dans l’esprit des excellentes relations entre nos deux pays, au regard des sacrifices consentis par ce pays frère pour le Mali, et dans le cadre de la recherche de solutions aux défis sécuritaires" du Mali.

    Depuis 2012, la situation sécuritaire du Mali est marquée par la récurrence des attaques attribuées aux groupes armés terroristes.

    Une situation qui est consécutive à une insurrection sécessionniste au nord du pays et le coup d’Etat qui lui succéda dans la même année.

    Malgré la signature de deux accords de paix entre les différents protagonistes, à Ouagadougou en juin 2013 et à Alger en juin 2015 et la présence de troupes étrangères notamment françaises, la situation reste préoccupante, selon les observateurs.

    En juin dernier, la France a décidé de réorganiser son dispositif militaire au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région, d'ici à 2023, à 2 500 - 3 000 hommes, contre plus de 5 000 aujourd'hui.

  • Niger : Trois morts dans de nouveaux heurts sur la route du convoi français au Sahel

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    Un convoi militaire français se rendant à Gao, au Mali, déjà bloqué plusieurs jours par des manifestations au Burkina Faso, a de nouveau été pris à partie samedi 27 novembre 2021 à Téra, dans l'ouest nigérien, où des heurts ont fait trois morts, selon le maire de la ville.

    Le maire de Téra, Hama Mamoudou, qui était à Niamey au moment des manifestations bloquant le convoi français, a affirmé à l'AFP que les heurts avaient fait "3 morts et 18 blessés dont 4 évacués sur Niamey". L'état-major français n'était "pas en mesure de confirmer ce bilan à ce stade", et tentait de faire la lumière sur ces chiffres avec les autorités nigériennes. Par ailleurs, "aucun soldat français n'a été blessé", mais "deux conducteurs civils du convoi ont été blessés par des pierres et des camions civils endommagés", a précisé à l'AFP son porte-parole, le colonel Pascal Ianni.

    "Le convoi s'est arrêté hier soir à Téra. Ce matin, quand ils ont voulu reprendre leur progression vers Niamey (à 200 km de là), ils ont été arrêtés par un millier de manifestants et un groupe violent parmi eux a tenté de s'emparer des camions", a détaillé le porte-parole. "Les forces de sécurité nigériennes étaient sur place et ont réussi à maintenir les manifestants à distance du convoi avec des gaz lacrymogènes", a-t-il expliqué. Mais après un moment de calme, "vers 10H30, la tension est remontée chez le millier de manifestants. Les gendarmes nigériens et les soldats français ont effectué des tirs de sommation", a poursuivi le porte-parole.

    Le convoi a finalement pu quitter Téra à la mi-journée et reprendre sa progression vers Niamey. "Nous prenons toutes les précautions pour sécuriser le convoi et éviter les tensions", a assuré le colonel Ianni, en démentant fermement de "fausses informations" circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles l'armée française aurait tué des dizaines de civils nigériens à Téra. 

    Le convoi de près d'une centaine de véhicules avait déjà été bloqué au Burkina pendant plus d'une semaine à la suite de manifestations anti-françaises. Après des négociations avec les organisateurs de ces manifestations, il avait pu reprendre sa route pour le Niger où il est arrivé vendredi. Les critiques à l'égard de la présence militaire française se multiplient au Niger, au Mali et au Burkina Faso.

    A son entrée en territoire burkinabè la semaine dernière, le convoi avait d'abord été ralenti dans sa progression par des manifestants à Bobo Dioulasso (sud-ouest), dans la capitale Ouagadougou (centre) puis à Kaya, à une centaine de km au nord-est de la capitale. Quatre manifestants avaient été blessés par balle dans des circonstances indéterminées. Plusieurs manifestants accusaient les soldats français de transporter des armes pour les groupes jihadistes qui terrorisent depuis des années plusieurs pays du Sahel et sont combattus sur le terrain par l'armée française dans le cadre de l'opération Barkhane. Dans ce contexte tendu, le président du Niger, Mohamed Bazoum, a exprimé vendredi soir sa "reconnaissance" envers la France dont il a salué "les sacrifices" dans les pays du Sahel.

    Paris a entrepris en juin de réorganiser son dispositif militaire de lutte contre les jihadistes au Sahel, en quittant notamment les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit) et en prévoyant de réduire ses effectifs dans la région d'ici 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

  • Burkina Faso : un convoi de l’armée française bloqué depuis cinq jours

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    Un convoi de l’armée française en provenance de la Côte d’Ivoire, et qui était entré mardi 16 novembre 2021 au Burkina Faso, est toujours bloqué ce lundi 22 novembre, par des manifestants à l’Est de la capitale Ouagadougou.

    Bloqués par des milliers de manifestants depuis jeudi, à l’entrée de la ville de Kaya située à 100 km au nord de Ouagadougou, le convoi a été obligé de rebrousser chemin, dimanche 21 novembre. Vidéo.

    A quelques kilomètres de la ville de Ouagadougou, le convoi a pris une autre direction, cette fois-ci vers la ville de Fada N’Gourma (Est). Mais il a été à nouveau bloqué par des manifestants dans le village de Loango.

    Samedi 20 novembre, les militaires français ont procédé à des tirs de sommation pour disperser la foule à l’entrée de ville de Kaya, après trois jours de blocus. Trois personnes ont été blessées dans la bousculade provoquée par ces tirs de sommation, selon des médias locaux.

    Le convoi de l'armée française transportait de la logistique de Barkhane et de la force conjointe du G5 Sahel en direction du Niger (pays enclavé).

    Parti d’Abidjan (Côte d’Ivoire), le convoi devait traverser le Burkina Faso avec pour destination le Niger, en passant par les villes burkinabè de Banfora, Bobo-Dioulasso, Kaya et Dori, selon un responsable militaire burkinabè sous couvert d’anonymat.

    Il a d’abord été stoppé au Sud de Bobo-Dioulasso la capitale économique du Burkina Faso par des manifestants anti-français puis dans la nuit de mardi à mercredi à l’Ouest de Ouagadougou.

    Les manifestants exigent son retour, soulignant que l’armée française fournit des armes aux groupes terroristes présents sur le sol burkinabè.

    C’est la première fois qu’un convoi français est arrêté au Burkina Faso par des manifestants qui soupçonnent le convoi de transporter des armes au profit des groupes terroristes.

    Cette mobilisation a été initiée par des membres de la Coalition des patriotes du Burkina Faso (COPA-BF)

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration au sujet de ce blocage.

    La France n'a pas officiellement réagi à ces événements. Toutefois, le ministre français des Affaires étrangères a souhaité que le président burkinabé intervienne pour débloquer la situation.

    "Nous avons fait savoir au président Kaboré que nous souhaitions qu'il aide à régler cette situation à Kaya", avait indiqué le ministre français des Affaires étrangères, dimanche, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

     

     

  • Mali. Sept militaires tués dans des attaques séparées

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    Sept soldats maliens ont été tués, samedi 30 octobre 2021, dans deux attaques séparées.

    Cinq militaires circulant dans un véhicule pick-up ont tous été tués à 13H30 lorsque celui-ci a heurté une mine artisanale ldans la localité de Niendjela, près de Ségou, à environ 200 km au nord-est de Bamako, a expliqué l'armée dans un communiqué. "Le ratissage de la zone de l'incident a permis l'interpellation de deux suspects, immédiatement mis à la disposition de la gendarmerie", selon le communiqué. En fin de matinée, à 11H21, deux militaires du détachement de Mourdjah ont également péri dans une embuscade ayant fait également trois blessés près de la localité de Madina Sylla, à environ 200 km au nord de la capitale, indique l'armée qui précise que le bilan de cette embuscade est provisoire.

    La situation sécuritaire s'est détériorée dans les régions de Segou et Mopti en raison des attaques visant des civils menées par les djihadistes de la Katiba Macina et des affrontements entre ce groupe armé islamique les chasseurs traditionnels Dozos.
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    Malgré les interventions de la force française Barkhane, de l'ONU et d'une force conjointe de cinq pays sahéliens, le Mali est le théâtre depuis 2012 de violences jihadistes, auxquelles se mêlent des conflits intercommunautaires meurtriers. 

    Parties du nord du pays, les violences se sont propagées au centre du pays, notamment depuis l'apparition en 2015 d'un groupe jihadiste dirigé par le prédicateur peul Amadou Koufa, mais aussi au Burkina Faso et au Niger voisins.

  • Mali : L'armée française annonce avoir éliminé un membre dirigeant d'une branche d'Al-Qaïda

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    L'armée française a annoncé jeudi 21 octobre 2021 avoir éliminé Nasser Al Tergui, un membre dirigeant du groupe islamique Katiba Serma affilié à al-Qaida, la semaine dernière au Mali.

    Dans un communiqué, l'armée française a déclaré qu'il avait été tué lors d'une frappe aérienne menée par les forces militaires de Barkhane le 15 octobre.

    Katiba Serma, un groupe armé affilié à al-Qaïda, opère le long de la frontière troublée du Mali avec le Burkina Faso.

    Al Tergui était le numéro deux de la brigade Gourma-Serma du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (Jamaat Nasr al-Islam wal Muslimin), selon le communiqué.

    Al Tergui aurait rejoint al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) en 2012.

    Il avait « des responsabilités opérationnelles majeures au sein du groupe, notamment la pose d'engins explosifs improvisés », indique le communiqué, ajoutant : « Sa mort réduira la capacité de nuire à un groupe terroriste armé connu pour avoir mené des attaques contre les forces locales et la population locale. . "

    Un drone aurait repéré un véhicule censé transporter Al Tergui et cinq autres membres de la brigade à environ 100 kilomètres au nord-ouest de la ville de Gossi le 15 octobre.

    Une opération a été lancée pour intercepter le véhicule, mais celui-ci a refusé de s'arrêter.

    "Deux frappes aériennes ont été déclenchées, détruisant le véhicule et neutralisant les cinq occupants", a indiqué l'armée.

    Le Mali lutte contre une insurrection liée aux groupes islamiques al-Qaïda et Daech depuis 2012, lorsque des troubles ont éclaté dans le nord du pays.

    Le gouvernement de transition du Mali a déclaré mardi avoir demandé au Haut Conseil islamique d'ouvrir des pourparlers de paix avec les dirigeants des groupes liés à al-Qaïda pour mettre fin à une décennie de conflit, une décision non soutenue par le principal allié militaire du pays, la France.

    La France a maintenu environ 5 100 soldats en Afrique de l'Ouest dans le cadre de sa force antiterroriste Opération Barkhane, dont le quartier général est situé à N'Djamena, la capitale du Tchad. La force est en train de baisser en importance.

    L'armée française a tué en septembre Adnan Abu Walid al-Sahrawi, le chef de Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS), le groupe islamique responsable de certaines des pires violences dans la région du Sahel en Afrique de l'Ouest.

    La mort d'al-Sahraoui, que la France a classé comme ennemi numéro un, et qui était recherché pour des attaques meurtrières contre des soldats américains et des travailleurs humanitaires étrangers, a fait suite à l'assassinat en juin 2020 du chef d'al-Qaïda, Abdelmalek Droukdel. Al-Sahraoui avaient prêté allégeance à l'Etat islamique en 2015.