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  • Mali: L'ONU confirme l'implication de soldats maliens et « blancs » dans la mort de 33 civils

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    L'armée malienne et des soldats « blancs » sont impliqués dans la mort de 33 civils, dont 29 Mauritaniens et 4 Maliens, au mois de mars dernier à Robinet El Ataye, un village situé dans la région de Ségou, proche de la frontière mauritanienne, selon un rapport d’un groupe d'experts missionnés par les Nations unies.

    Le rapport publié vendredi indique que « Les soldats ont rassemblé les hommes, y compris les adolescents, leur ont lié les mains derrière le dos et bandé les yeux. Ils ont ensuite été rassemblés au milieu du village » alors que « les femmes et les enfants ont reçu l'ordre de rentrer chez eux et ne pas regarder ».

    Le groupe d'experts a en outre, précisé « qu'il n'a pas pu se rendre sur place, mais qu'il a recueilli plusieurs témoignages indiquant que les soldats déployés ont ensuite dépouillé les maisons de toutes leurs possessions, y compris la literie, les téléphones portables, les bijoux, les ustensiles de cuisine et les vêtements ».

    « Un groupe de FAMa (Forces armées maliennes) est arrivé dans le village vers 11 heures du matin » poursuit le texte. « Ils ont commencé à frapper les hommes attachés aux yeux bandés en utilisant les bâtons utilisés par les bergers sur leurs troupeaux. Les femmes enfermées dans les maisons, ne pouvaient qu'entendre les cris des hommes qui étaient battus », a déclaré la même source onusienne.

    Le rapport ajoute que « Les FAMa ont ensuite libéré certains des hommes les plus jeunes, et ont emmené 33 hommes, 29 Mauritaniens et 4 Maliens [touaregs] ».

    Les experts de l’ONU relatent dans leur rapport qu’« Après le départ des soldats à 14 heures, les femmes ont attendu le retour des hommes au village. Le lendemain, des proches ont découvert les corps à 4 kilomètres de Robinet El Ataye. Ils avaient été abattus puis brûlés » évoquant un « schéma similaire de pillage et de passage à tabac » dans cinq autres localités de la zone entre le 5 et 6 mars, sans faire de victimes.

    Le rapport indique que des témoins ont vu un « hélicoptère transportant les soldats à la peau blanche ».

    Le groupe d’experts a relevé que onze corps retrouvés à Robinet El Ataye auraient été remis à leurs familles par les autorités mauritaniennes, qui ont eu accès au village.

    La Mauritanie avait accusé l'armée malienne d'« actes criminels récurrents » contre des citoyens mauritaniens dans cette région frontalière. Bamako avait réfuté ces accusations affirmant que rien ne mettait en cause son armée.

    Les soldats "à la peau blanche" dont il est fait mention dans le rapport, seraient des membres du groupe russe "Wagner".

  • Libye : Rencontre entre chefs militaires rivaux à Tripoli

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    Des militaires de haut rang de l'est et de l'ouest de la Libye, réunis pour la première fois à Tripoli, ont appelé, mardi 19 juillet 2022, à unifier le commandement des deux armées, une mesure qui pourrait sceller la réunification des forces armées dans ce pays miné par les divisions.

    Le général Abdelrazzak al-Nadhouri, numéro deux de l'armée de l'Est (Armée Nationale Libyenne du maréchal Khalifa Haftar) a effectué une visite lundi 18 et mardi 19 juillet à Tripoli pour rencontrer son homologue de l'Ouest, le général Mohamad Ali al-Haddad. 

    "Il est nécessaire de nommer un chef d'état-major unique pour l'institution militaire et amorcer la réunification de l'armée", ont-ils indiqué dans un communiqué conjoint à l'issue de leurs entretiens. 

    La Libye est en proie à une crise politique majeure depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, minée par les divisions entre l'Est et l'Ouest et par les ingérences étrangères.

    La rencontre a permis de faire avancer les travaux de la Commission militaire conjointe 5+5, composée de cinq militaires de chaque camp, notamment sur l'épineux dossier de la présence sur le sol libyen de milliers de mercenaires et combattants étrangers. Leur départ était prévu par le cessez-le-feu signé par les membres de cette même commission en octobre 2020. Ils ont également convenu de mener des patrouilles aux frontières, notamment dans le Sud, pour endiguer les flux de migrants, les réseaux de passeurs et trafiquants en tout genre.

    La Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) s'est félicitée dans un communiqué de cette réunion et du "dialogue important" entamé, s'engageant à "continuer à soutenir les pourparlers sur le volet sécuritaire de la Commission militaire conjointe 5+5 et la mise en oeuvre complète de l'accord du cessez-le-feu". La conseillère spéciale du secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Stephanie Williams, a salué sur Twitter "l'esprit de coopération et de compromis" des deux militaires, "un modèle pour la classe politique".

    Deux gouvernements rivaux se disputent aujourd'hui le pouvoir en Libye, l'un basé dans la capitale Tripoli, l'autre à Syrte (centre). L'Est et une partie du Sud sont contrôlés de facto par le maréchal Haftar, qui avait tenté en vain de conquérir militairement l'ouest libyen en 2019-2020. Un double scrutin présidentiel et législatif, initialement prévu en décembre 2021 pour stabiliser le pays, a été reporté sine die, en raison de divergences sur la base juridique des élections et la présence de candidats controversés.

  • Mali : L'Egypte suspend temporairement la participation de ses soldats à la Mission de l’ONU au Mali

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    L'ONU a annoncé, vendredi 15 juillet 2022, avoir reçu une notification officielle de l’Egypte, relative à sa décision de suspendre temporairement la participation de ses soldats à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) à partir de la mi-août.

    C'est ce qui ressort d’une conférence de presse animée par le porte-parole adjoint du Secrétaire général des Nations Unies, Farhan Haq, au siège de l'Organisation internationale à New York.

    « La Mission permanente de l'Égypte auprès des Nations Unies, à New York, nous a informés que le contingent égyptien va suspendre temporairement ses activités au sein de la Minusma à partir du 15 août », a déclaré Haq.

    Et Haq d’ajouter, « Cette décision est liée aux récentes attaques contre les Casques bleus du contingent égyptien de la Minusma, qui ont coûté la vie à sept soldats depuis le début de l’année ».

    « La sécurité des Casques bleus de l'ONU est une priorité absolue pour permettre aux missions de maintien de la paix de s’acquitter des tâches qui leur sont confiées », a fait observer le porte-parole onusien.

    El-Haq a souligné que les Nations Unies « mènent actuellement des discussions intensives avec l'Egypte à ce sujet, d'autant plus que Le Caire n'a pas annoncé le retrait de ses soldats, mais seulement la suspension temporaire de leur participation à la Minusma ».

    La dernière attaque contre le contingent égyptien a eu lieu le 5 juillet près de la ville de Gao, dans le nord du Mali, où deux Casques bleus égyptiens ont été tués et cinq autres blessés.

    Les forces onusiennes de la Minusma comptent 13 289 soldats et 1 920 agents de police, et sont stationnées dans le nord du pays, où sont implantés des groupes armés terroristes affiliés à Al-Qaïda et l'Etat islamique.

    La Minusma est la mission qui a subi les plus grandes pertes parmi les forces de maintien de la paix de l'ONU, puisque 275 membres de son personnel ont été tués depuis sa création le 25 avril 2013.

    Le Mali est plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire profonde que le déploiement de forces étrangères n'a pas permis de régler.

    En mai 2021, l'armée a pris le pouvoir au Mali. Le chef de la junte militaire, Assimi Goïta, a annoncé avoir placé « hors de leurs prérogatives » le président Bah N'Daw ainsi que son Premier ministre, Moctar Ouane, et promis d'organiser des élections en 2022.

    Le 7 juin 2021 Assimi Goïta a été investi président de la transition au Mali censée ramener les civils au pouvoir. Le 6 juin 2022, la junte au pouvoir à Bamako s’est donnée jusqu’à mars 2024 avant de rendre le pouvoir aux civils, en fixant par décret à deux ans (à compter du 26 mars) la durée de la période de transition.

  • Mali : Deux Casques bleus égyptiens de la MINUSMA tués dans une explosion

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    Deux Casques bleus de nationalité égyptienne de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) ont été tués, mardi matin 5 juillet 2022, par un engin explosif improvisé sur l'axe Tessalit-Gao dans le nord du pays.

    « Ce matin, un véhicule blindé d’un convoi logistique de la MINUSMA a heurté une mine sur l’axe Tessalit-Gao. Selon un premier bilan, deux Casques bleus ont succombé à leurs blessures et cinq autres ont été grièvement blessés à la suite de cette attaque », a annoncé la mission onusienne par voie de communiqué.

    La MINUSMA a condamné fermement cette attaque, qui peut constituer, dit-elle, « un crime de guerre au terme du droit international, et relève avec préoccupation l’utilisation fréquente, par les groupes et éléments terroristes, d’engins explosifs improvisés ayant pour but de paralyser les opérations de la Mission et de faire obstacle au retour à la paix et à la stabilité ».

    Et d'ajouter : « Les mines et engins explosifs improvisés au Mali touchent indistinctement le personnel des Nations unies, le Forces de défense et de sécurité maliennes et les communautés que nous servons ».

    Le représentant spécial du Secrétaire général et chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, a rendu hommage aux deux Casques bleus "morts dans l’accomplissement de leur mission au service de la paix au Mali".

    Ces nouvelles victimes alourdissent le bilan des pertes dans les rangs de la mission de l'ONU au Mali qui déplore 176 soldats tués depuis 2013, ce qui en fait la mission onusienne la plus meurtrière au monde.

    La MINUSMA compte, rappelons-le, 12 000 soldats de différentes nationalités, déployés au Mali depuis le début des attaques des groupes armés en 2012.

    Le 29 juin dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé d’une année le mandat de la Mission multidimensionnelle pour la stabilisation du Mali, avec 13 voix pour, 2 abstentions et 0 contre.

  • Украина: ООН: установлено более 300 случаев убийств мирных украинцев российскими военными

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    В среду, 29 июня, Управление Верховного комиссара ООН по правам человека опубликовало очередной доклад о ситуации в Украине.

    В документе говорится, что сообщения об убийствах и внесудебных казнях гражданских лиц российскими военными в более чем 30 местах в Украине подтвердились.

    Убийства были зафиксированы в Киевской, Черниговской, Харьковской и Сумской областях в то время, когда эти территории находились под контролем российской армии - в конце февраля и марте. Согласно докладу, который приводит Русская служба новостей Би-би-си, поступили сообщения о более чем 300 таких убийствах.

    ООН смогла подтвердить 23 случая сексуального насилия в отношении гражданских лиц. "Большинство преступлений было совершено в районах, контролируемых Вооруженными силами Российской Федерации, но были случаи и в районах, контролируемых [украинским] правительством", - говорится в докладе.

    Также было зафиксировано около 250 случаев задержания местных активистов, журналистов, государственных служащих и других гражданских лиц. В докладе отмечается, что большинство из них, вероятно, были задержаны российскими военными, но есть также 12 случаев насильственного исчезновения людей, подозреваемых украинскими властями в пособничестве России.

    28 июня ООН выразила обеспокоенность новой волной ракетных обстрелов Киева, Чернигова, Одессы, Николаева, Харькова, Кременчуга и других городов, расположенных вдали от линии фронта.

    По состоянию на 26 июня Управление ООН по правам человека зафиксировало 10 631 жертву среди гражданского населения Украины (с начала войны 24 февраля 2022 года) - 4 731 убитых и 5 900 раненых. В то же время подчеркивается, что речь идет только о проверенных инцидентах и что реальные цифры "гораздо выше".

    В свою очередь, Всемирная организация здравоохранения зафиксировала 323 нападения на медицинские учреждения и персонал в Украине, в результате которых погибли 76 человек.

    По оценкам Агентства ООН по делам беженцев, более 5,2 миллиона украинцев нашли убежище в Европе, и более 3,5 миллиона украинских беженцев зарегистрировались для получения временной защиты или аналогичных национальных программ защиты на европейском континенте. В Украине более 7,1 миллиона человек были вынуждены покинуть свои дома из-за войны.

  • Ukraine : Plus de 300 cas de meurtres de civils ukrainiens par des militaires russes recensés, selon l'ONU

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    Mercredi 29 juin, un rapport régulier sur la situation en Ukraine a été publié, présenté par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme.

    Ce document indique que les informations sur les meurtres et les exécutions extrajudiciaires de civils par l'armée russe dans plus de 30 localités d'Ukraine ont été confirmées.

    Des meurtres ont été enregistrés dans les régions de Kiev, Tchernihiv, Kharkiv et Soumy à une époque où ces territoires étaient sous le contrôle de l'armée russe - fin février et en mars. Il existe des informations sur plus de 300 meurtres de ce type, selon un rapport cité par BBC News Russian Service.

    L'ONU a pu confirmer 23 cas de violences sexuelles contre des civils. "La plupart ont été commis dans des zones contrôlées par les Forces armées de la Fédération de Russie, mais il y a eu des cas dans des zones contrôlées par le gouvernement [ukrainien]", indique le rapport.

    Environ 250 cas de détention d'activistes locaux, de journalistes, de responsables gouvernementaux et d'autres civils ont également été enregistrés. Le rapport note que la plupart d'entre eux ont probablement été détenus par l'armée russe, mais il y a aussi 12 cas de disparition forcée de personnes soupçonnées de complicité avec la Russie par les autorités ukrainiennes.

    Le 28 juin, les Nations Unies ont exprimé leur inquiétude face à une nouvelle vague d'attaques à la roquette sur Kiev, Tchernihiv, Odessa, Nikolaev, Kharkiv, Krementchoug et d'autres villes éloignées de la ligne de front.

    Au 26 juin, le Bureau des droits de l'homme des Nations Unies a enregistré 10 631 victimes civiles en Ukraine (depuis le début de la guerre le 24 février 2022) - 4 731 tués et 5 900 blessés. Dans le même temps, il est souligné que nous ne parlons que d'incidents vérifiés et que les chiffres réels sont "nettement plus élevés".

    À son tour, l'Organisation mondiale de la santé a enregistré 323 attaques contre des installations médicales et du personnel médical en Ukraine, qui ont entraîné la mort de 76 personnes.

    L'Agence des Nations Unies pour les réfugiés estime que plus de 5,2 millions d'Ukrainiens ont trouvé asile à travers l'Europe et plus de 3,5 millions de réfugiés ukrainiens se sont inscrits pour une protection temporaire ou des programmes de protection nationaux similaires sur le continent européen. En Ukraine, plus de 7,1 millions de personnes ont été contraintes de quitter leur foyer à cause de la guerre.

  • Mali: huit Casques bleus de la Minusma blessés dans une explosion

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    Au moins huit Casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), ont été blessés, jeudi 23 juin 2022, lorsque leur véhicule a heurté un engin explosif improvisé à Ber dans la région de Tombouctou au nord du Mali, a tweeté le porte-parole de la mission, Olivier Salgado.

    « Une patrouille de sécurisation des Casques bleus a heurté une mine (un engin explosif) aujourd'hui vers 13h00 aux environs de Ber à une cinquantaine de kilomètres de Tombouctou », a déclaré la même source.

    Et Salgado d’ajouter que « Huit soldats de la paix ont été blessés et viennent d'être évacués ».

    Un Casque bleu du contingent guinéen de la Minusma avait trouvé la mort dimanche dernier, dans l'explosion d’une mine alors qu'il participait à une patrouille de sécurité à Kidal au nord du Mali, avait indiqué sur son compte Twitter le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU et Chef de la Minusma, El-Ghassim Wane.

    Ceci intervient dans le contexte des négociations sur le renouvellement du mandat de la Minusma.

    Depuis la création de la Minusma en 2013, 175 de ses Casques bleus ont péri dans des attaques, ce qui en fait la mission onusienne la plus meurtrière au monde.

    Le Mali est plongé depuis 2012 dans une crise sécuritaire profonde que le déploiement de forces étrangères n'a pas permis de régler.

    En mai 2021, l'armée a pris le pouvoir au Mali. Le chef de la junte militaire, Assimi Goïta, avait annoncé avoir placé « hors de leurs prérogatives » le président Bah N'Daw ainsi que son Premier ministre, Moctar Ouane, et promis d'organiser des élections en 2022.

    Le 7 juin 2021 Assimi Goïta a été investi président de la transition au Mali censée ramener les civils au pouvoir. Le 6 juin 2022, la junte au pouvoir à Bamako s’est donnée jusqu’à mars 2024 avant de rendre le pouvoir aux civils, en fixant par décret à deux ans (à compter du 26 mars) la durée de la période de transition.