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  • Sahara occidental : Les combats se poursuivent, selon le Polisario

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    (Photo ci-dessus : route de Guerguerat)

    Le Front Polisario, mouvement indépendantiste sahraoui, a affirmé samedi poursuivre les combats au Sahara occidental alors que plusieurs pays appellent à respecter le cessez-le-feu de 1991, après l'opération militaire lancée vendredi (photo) par le Maroc dans une zone-tampon de ce territoire disputé, à la frontière de la Mauritanie.

    Le regain de tensions dans l'ancienne colonie espagnole que se disputent le Maroc et le Polisario depuis des décennies, a suscité de l'inquiétude à l'ONU, à l'Union africaine (UA) mais aussi en Algérie, en Mauritanie, en France, en Espagne ou même en Russie, pays qui suivent de près ce dossier.

    Le cessez-le-feu signé entre belligérants marocains et sahraouis sous l'égide de l'ONU en 1991 "appartient au passé" et "les combats continuent", a répété avec force samedi le Polisario.

    Ibrahim Ghali, secrétaire général du Polisario et président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), proclamée en 1976 par les indépendantistes, a fait savoir qu'il avait "déclaré l'état de guerre" et décrété "la reprise des actions armées, afin de protéger les droits inaliénables de notre peuple".

    Vendredi, Rabat avait annoncé avoir lancé une opération militaire dans la zone-tampon de Guerguerat, à l'extrême sud du Sahara occidental, afin de rouvrir la route conduisant vers la Mauritanie voisine. Le Maroc accusait "le Polisario et ses milices" de bloquer depuis trois semaines la circulation au niveau du poste-frontière de Guerguerat, sur cet axe routier essentiel pour le trafic commercial vers l'Afrique de l'Ouest.

    "Eviter l'escalade"
    L'état-major général marocain a indiqué vendredi soir que le passage de Guerguerat était "complètement sécurisé via la mise en place d'un cordon de sécurité par les forces armées royales", tandis que les Affaires étrangères répétaient que "le Maroc reste fermement attaché au cessez-le-feu".

    De son côté, le ministre de la Défense de la RASD a affirmé vendredi soir que les forces sahraouies avaient mené des "attaques massives" le long du mur de défense marocain dans les zones de Mahbès, Haouza, Aousserd et Farsia, avec "des dégâts humains et matériels chez l'ennemi". Il n'a pas été possible de vérifier ces informations de source indépendante.

    "C'est faux !", a réagi une source informée jointe par l'AFP à Rabat, en soulignant que ni l'état major marocain ni les casques bleus de la Minurso ne faisaient état d'actions le long du mur de 2700 km qui coupe en deux l'immense territoire désertique au statut non réglé depuis le départ des colons espagnols.

    Vendredi, le chef de l'ONU, Antonio Guterres, a dit "regretter" que ses efforts des derniers jours pour "éviter une escalade" aient échoué. Pour sa part, le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, a exprimé sa "profonde préoccupation", en s'inquiétant des "menaces graves de rupture du cessez-le-feu".

    La Mauritanie et l'Algérie, pays voisins impliqués dans des négociations politiques au point mort depuis 2019, ont appelé à la "retenue" et à l'arrêt des actions militaires. Paris a exhorté les deux camps à "tout faire pour éviter l'escalade et revenir au plus vite à une solution politique". Moscou a enjoint les parties à "éviter tout mouvement pour exacerber la situation", tandis que, dans la même veine, Madrid appelait à la "retenue et à la responsabilité" pour préserver "la stabilité dans cette région stratégique située à la charnière de l'Afrique et de l'Europe". De leur côté, la Jordanie, l'Arabie saoudite et les monarchies du Golfe ont apporté leur soutien au Maroc, selon des communiqués relayés par l'agence marocaine MAP.

    La Minurso a déployé sur le terrain "une équipe spéciale composée de civils et de militaires depuis le début de la crise" et des observateurs militaires devaient rester sur place toute la nuit, a précisé vendredi Stéphane Dujarric, le porte-parole du chef de l'ONU, au cours d'un briefing à New York.

    Le Maroc contrôle 80% de l'ancienne colonie espagnole, ses gisements de phosphate et ses eaux poissonneuses dans sa partie ouest, le long de l'océan Atlantique. Il veut une "autonomie sous contrôle" du territoire, où de grands chantiers de développement marocains ont été lancés ces dernières années.

    Le Polisario, qui a proclamé une République sahraouie (RASD) en 1976, milite pour l'indépendance et réclame un référendum d'autodétermination prévu par l'ONU lors de la signature de l'accord de 1991 mais sans cesse repoussé.

  • Maroc : Opération de l'armée marocaine dans une zone-tampon au Sahara occidental

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    Le Maroc a annoncé vendredi 13 novembre avoir lancé une opération militaire dans la zone-tampon de Guerguerat, près de la Mauritanie, en dénonçant "les provocations du Polisario" au Sahara occidental, ancienne colonie espagnole au statut toujours indéfini. Environ 200 routiers sont bloqués depuis environ trois semaines à ce poste-frontière, à l'extrême sud du territoire désertique que se disputent depuis des décennies le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario soutenus par l'Algérie, malgré les efforts de règlements de l'ONU.

    "Le Polisario et ses milices qui se sont introduits dans la zone depuis le 21 octobre ont mené des actes de banditisme, bloqué la circulation et harcelé continuellement les observateurs militaires de la Minurso", la force d'interposition de l'ONU, précise un communiqué du ministère des Affaires étrangères marocaines. Le but de l'opération en cours est de "mettre un terme à la situation de blocage" et "restaurer la libre circulation civile et commerciale" sur la route qui conduit vers la Mauritanie, selon la même source.

    Selon un haut responsable des Affaires étrangères joints par l'AFP, des hommes du génie civil de l'armée marocaine ont été déployés à une dizaine de km du poste-frontière pour "colmater une brèche" dans le mur qui sépare les deux camps dans l'immense territoire désertique, de façon à "rendre impossible l'accès à la zone".

    Depuis environ trois semaines, des milices, comprenant quelque 70 hommes armés "s'attaquent à des camionneurs, interdisent la circulation, procèdent à du racket", selon la même source. Jusque là, "le Maroc a fait preuve de retenue" mais "les appels de la Minurso et du secrétaire général de l'ONU (...) sont malheureusement restés vains", a souligné le haut responsable marocain en affirmant que l'ONU, la Mauritanie et "d'autres pays impliqués dans le dossier" avaient été prévenus de l'opération. La semaine dernière, environ 200 routiers marocains ont lancé un appel au secours aux autorités du Maroc et de la Mauritanie en se disant bloqués par des "milices affiliées à des séparatistes", au poste-frontière de Gerguerat.

    Le Polisario réplique à l'opération de l'armée marocaine
    Les forces du Front Polisario, mouvement indépendantiste soutenu par l'Algérie, répliquent à l'armée marocaine qui a déclenché une opération militaire au Sahara occidental dans la zone-tampon de Guerguerat, près de la Mauritanie, a affirmé vendredi à l'AFP le chef de la diplomatie sahraouie. "C'est une agression. Les troupes sahraouies se retrouvent en situation de légitime défense et répliquent aux troupes marocaines", a déclaré Mohamed Salem Ould Salek, interrogé au téléphone depuis Alger. "La guerre a commencé. Le Maroc a liquidé le cessez-le feu" signé en 1991, a-t-il ajouté.

    La Mauritanie renforce ses positions à la frontière
    Nouakchott a annoncé mercredi que l'armée mauritanienne avait renforcé ses positions à la frontière avec le Sahara occidental "pour parer à toute éventualité".

    Le conflit du Sahara occidental
    Le statut du Sahara occidental, classé "territoire non autonome" par les Nations unies en l'absence d'un règlement définitif, oppose depuis des décennies le Maroc aux indépendantistes du Front Polisario soutenus par l'Algérie. Le Maroc contrôle plus des deux tiers de ce vaste territoire désertique, dans sa partie ouest, le long de l'océan atlantique. Un cessez-le-feu a été signé en septembre 1991 sous l'égide de l'ONU, après 16 ans de guerre. Les négociations menées par l'ONU et impliquant le Maroc, le Polisario, l'Algérie et la Mauritanie sont suspendues depuis plusieurs mois.

    La région de Guerguerat a déjà été au centre de vives tensions entre le Polisario et le Maroc, notamment début 2017. Les indépendantistes sahraouis dénoncent l'existence de cette route que Rabat considère comme essentielle pour ses échanges avec l'Afrique subsaharienne.

  • Egypte : Sept observateurs de l'ONU tués dans le crash d'un hélicoptère dans le Sinaï

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    Sept membres de la Force multinationale d'observateurs dans le Sinaï égyptien, dont cinq Américains et un Français, ont perdu la vie jeudi dans le crash de leur hélicoptère, a indiqué à l'AFP une source israélienne. Le militaire français a été identifié comme étant le lieutenant-colonel Sébastien Botta (photo).

    "Il y a eu sept morts, dont 5 Américains, un Français et un Tchèque", tous membres de force multinationale chargée de surveiller la paix entre Israël et l'Egypte, a précisé cette source, Israël étant un des pays fondateurs de cette mission indépendante qui n'est pas liée à l'ONU. La source israélienne n'a pas précisé les causes du crash.

    De son côté, l'armée israélienne a offert l'aide d'une unité d'élite, l'unité de sauvetage 669 de l'armée de l'air israélienne, afin de secourir les "blessés" sur place, a dit à l'AFP son porte-parole, Jonathan Conricus, sans fournir aucune autre précision.

    L'hélicoptère de l'armée israélienne, qui avait atterri du côté israélien de la frontière, près de Timna, était censé évacuer les victimes vers l'hôpital Soroka de Beersheva, mais on a appris plus tard que l'évacuation avait été annulée. Les médecins présents sur place ont confirmé la mort de sept passagers sur le site de l'accident. Les autres passagers ont subi des blessures mineures qui n'ont pas nécessité d'hospitalisation.

    "Nous enquêtons de manière active sur l'incident impliquant un de nos hélicoptères", a déclaré à l'AFP depuis Le Caire, en Egypte, Brad Lynch, un haut responsable de cette force, sans autre détail.

    MFO - Multilateral Force and Observers
    Les annexes du traité de paix israélo-égyptien de 1979 prévoient la démilitarisation du Sinaï, où est déployée depuis le début des années 1980 cette force multinationale (MFO - Multilateral Force and Observers) qui est garante de l'accord.

    Elle compte actuellement un peu plus de 1.100 soldats de différentes nationalités déployés dans le Sinaï égyptien, où sévissent aujourd'hui différents groupes armés dont une branche locale de l'organisation jihadiste Etat islamique (EI).

  • Ethiopie : L'armée a "libéré" le Tigray, affirme le Premier ministre Abiy Ahmed

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    Abiy Ahmed.jpgLe Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed (photo) a affirmé jeudi 12 novembre que l'armée avait vaincu les forces séparatistes du Tigray, accusant ces dernières de s'être livrées à des atrocités. "La région occidentale du Tigray a été libérée", a-t-il tweeté. "Dans ces zones libérées, l'armée apporte à présent une assistance et des services humanitaires. Elle nourrit aussi la population", ajoute-t-il.

    Les communications étant coupées et les médias interdits de séjour dans le Tigray, il n'a pas été possible de vérifier ces affirmations, et le Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) n'a fait pour l'heure aucun commentaire.

    Les combats et les frappes aériennes dans cette région du nord de l'Ethiopie, frontalière de l'Erythrée et du Soudan, ont fait des centaines de morts et poussé des milliers de personnes à se réfugier au Soudan depuis le début du mois. Ils ont aussi ravivé les divisions ethniques du pays et soulevé des questions sur Abiy Ahmed. A 44 ans, le plus jeune dirigeant africain avait reçu l'an dernier le prix Nobel de la paix pour avoir contribué au règlement du conflit avec l'Erythrée.

    Abiy accuse le TPLF d'avoir déclenché les hostilités en attaquant une base de l'armée fédérale et en défiant son autorité. Les Tigréens de leur côté dénoncent l'oppression et les discriminations dont ils se disent victimes.

    L'Etat du Tigray compte quelque 5 millions d'habitants, et la situation humanitaire était déjà difficile avant le conflit, quelque 600.000 personnes dépendant d'une aide alimentaire.

    Ann Encontre, représentant de l'agence de l'Onu pour les réfugiés (HCR) en Ethiopie, a déclaré à Reuters que des discussions étaient en cours avec les deux parties pour obtenir l'ouverture de "couloirs humanitaires".

    Levée de l'immunité parlementaire de 39 députés éthiopiens
    Le Parlement éthiopien a accepté, jeudi, la levée de l'immunité de 39 parlementaires, sur fond d'accusations de rébellion contre le gouvernement et leur soutien au Front populaire de libération du Tigray.

    Cette décision été adoptée par la Chambre des représentants après l'approbation du procureur général éthiopien, selon l’agence de presse éthiopienne officielle '' Fana''.

    La Chambre des représentants a révoqué l'immunité parlementaire du président régional du Tigray, Debrecion Gebremikel, et d'autres membres du Front populaire, à savoir Asmelash Wildsenbet, Abai Tsehai, Dr Amp Adesalem Palima, Getacho Raza, Atsipiha Aregawi et Gebergzibar Araya.

    Selon la même source, le procureur éthiopien accuse les députés, de rébellion contre le gouvernement et d'avoir commis des attaques contre les forces de l'armée éthiopienne.

  • Yémen : Les rebelles chiites yéménites Houthis menacent l'Arabie saoudite d'une escalade

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    Les rebelles chiites yéménites Houthis ont menacé de nouvelles mesures d'escalade contre l'Arabie saoudite, appelant toutes les entreprises étrangères du royaume à rester à l'écart des installations militaires et économiques vitales.

    Le porte-parole des forces armées du groupe "Ansar Allah", bras armé des Houthis, le général de brigade Yahya Sari  (photo), a déclaré dans un communiqué sur "Twitter": "En réponse à l'agression injuste continue, au siège brutal, à l'escalade militaire en cours et à l'insistance pour continuer à fermer les aéroports et les ports de notre pays, les forces armées yéménites n'hésiteront pas à prendre des mesures d'escalade au cours des prochains jours,

    Yahya Sari a ajouté: "À la lumière de cela, nous avertissons toutes les entreprises étrangères opérant en Arabie saoudite, ainsi que nos frères du Hijaz, Najd et les résidents de toutes les régions, de rester à l'écart des installations militaires et économiques vitales, car elles seront une cible légitime de nos forces militaires."

    Des responsables alertent le Conseil de sécurité sur la crise humanitaire qui s'aggrave
    Le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), prix Nobel de la paix 2020, David Beasley, et deux autres responsables de l'ONU ont averti mercredi le Conseil de sécurité que la crise s'aggravait au Yémen, où "la famine frappe à la porte" du pays.

    "La famine est vraiment une possibilité très dangereuse", a souligné David Beasley lors d'une visioconférence du Conseil de sécurité. "Les lumières d'alerte clignotent, et pas en jaune mais en rouge", a-t-il insisté. "Pour éviter la famine, nous avons besoin de 2,6 milliards de dollars pour l'année 2021" et "il nous faut bouger maintenant sinon les gens vont mourir", a mis en garde le patron du PAM. "Je demande au Conseil de sécurité de donner de l'espoir au peuple du Yémen. Ne leur tournez pas le dos (...), entendez le signal d'alarme avant qu'il ne soit trop tard", a-t-il ajouté.

    Après avoir décrit dans le détail aux ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil les horribles souffrances que provoque la faim sur l'être humain jusqu'à son décès, avec hallucinations et convulsions, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Mark Lowcock, a laissé transparaître sa lassitude face à l'absence de perspective positive au Yémen. "Les Yéménites ne +souffrent pas de la faim+. Ils sont affamés" par d'autres, a-t-il lancé, en rappelant qu'une famine avait déjà été évitée il y a deux ans dans le pays. "Quand je pense à ce que signifierait la famine, je ne comprends vraiment pas pourquoi on ne fait pas plus pour l'empêcher", a-t-il dit.

    L'émissaire de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, n'a pas fait état de progrès vers une solution politique et un arrêt de la guerre. Selon lui, le dossier du pétrolier Safer ancré au large de Hodeida (ouest) et qui nécessite des réparations urgentes sauf à provoquer une vaste marée noire est toujours au point mort, les houthis refusant à l'ONU l'accès au navire.

    Selon une étude du PAM réalisée avant le déclenchement de la pandémie de Covid-19, aux conséquences inconnues au Yémen, le nombre de Yéménites confrontés à une insécurité alimentaire sévère dépassait en 2020 les 17 millions, sur une population totale de quelque 30 millions.

    Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et entraîné, selon l'ONU, la pire crise humanitaire dans le monde. Il oppose le gouvernement soutenu depuis 2015 par une coalition dirigée par l'Arabie Saoudite aux rebelles houthis appuyés par l'Iran.

  • Ethiopie : Au moins 11.000 Éthiopiens se réfugient au Soudan

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    Au moins 11.000 Éthiopiens se sont réfugiés en 48 heures dans l'est du Soudan, fuyant les combats dans la région dissidente du Tigray, a indiqué à l'AFP un responsable soudanais.Un précédent bilan précédent communiqué par l'agence officielle Suna faisait état de plus de 8.000 réfugiés.

    "A ce jour, le nombre d’Éthiopiens ayant pénétré au Soudan se monte à 11.000", a déclaré mercredi à l'AFP Alsir Khaled, directeur de l'agence soudanaise pour les réfugiés dans la ville frontalière de Kassala. "Dans la région soudanaise de Hamdaït, dans l'État de Kassala, le nombre de réfugiés est passé de 2.000 mardi à 6.000 mercredi, et dans l'Etat de Gedaref il a atteint 5.000", a-t-il dit sans autre détails.
    L'agence officielle a indiqué que 6.000 Éthiopiens étaient arrivés dans l’État fédéral de Gedaref et 1.100 dans celui de Kassala. Mardi, des responsables de ces deux régions orientales du Soudan avaient fait état de l'arrivée de 1.500 réfugiés.

    Le Haut Commissariat aux Réfugiés (UNHCR) s'attend à un vague massive de réfugiés car il estime que la guerre risque de s'intensifier. "Des milliers de réfugiés sont arrivés à la frontière soudanaise en l'espace de 24 heures. Comme le conflit semble devoir connaître un escalade, le nombre augmentera vraisemblablement de manière significative, estime cette organisation onusienne dans un communiqué.
    Pour sa part, la directrice régionale du HCR, Clementine Nkweta-Salami, a insisté auprès des gouvernements des Etats voisins pour qu'ils laissent leurs frontières ouvertes à ceux qui ont été contraints de quitter leurs habitations".

    Face à l'urgence, dans l'État de Gedadef, les agriculteurs ont commencé à collecter de la nourriture et à proposer des abris aux arrivants, indique une source gouvernementale citée par Suna, selon laquelle jusqu'à 200.000 Éthiopiens pourraient se réfugier au Soudan.

    Région du Tigray
    Le Tigray est une région dissidente du nord de l'Éthiopie où Addis Abeba mène depuis le 4 novembre une opération militaire d'envergure. Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a lancé cette opération contre les autorités du Tigray, qu'il avait accusées préalablement d'avoir attaqué deux bases de l'armée fédérale sur leur territoire, ce qu'elles démentent.

    Se disant "inquiet de l'impact du conflit en cours", le porte-parole du Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Babar Baloch, a également fait état mardi de la présence de "plusieurs centaines de demandeurs d'asile" à deux postes-frontières de la zone.

    L'aviation éthiopienne a lancé plusieurs séries de raids sur des positions tigréennes tandis qu'au sol, des combats à l'artillerie lourde auraient opposé les troupes fédérales et les forces de sécurité tigréennes, notamment à l'ouest.

    L'Union africaine (UA) a réclamé mardi la fin des hostilités dans la région du Tigray.

    TPLF
    A la tête de la région, le Front de libération des peuples du Tigré (TPLF), qui fut tout-puissant durant les presque 30 ans qu'il a passés aux commandes des institutions politiques et sécuritaires en Éthiopie, défie depuis plusieurs mois l'autorité du gouvernement fédéral de M. Abiy. Les dirigeants de la région du Tigré l'accusent de les avoir progressivement écartés du pouvoir depuis qu'il est devenu Premier ministre en 2018.

  • Irak : Daesh exécute un ingénieur de l'ONU

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    Daesh a exécuté un ingénieur de l'Organisation des Nations Unies pour le développement (PNUD) qui avait récemment été kidnappé dans la ville d'Al-Rutba, à l'ouest de l'Irak, à quelque 450 kilomètres à l'ouest de la capitale Bagdad.

    Alsumaria a cité une source locale selon laquelle Amer Jadaan Al-Fahdawi a été kidnappé le 25 octobre alors qu'il quittait un chantier pour reconstruire un pont endommagé dans la province orientale d'Anbar. L'exécution a été annoncée dans une vidéo partagée par Daesh sur son site web.

    C'est le premier enlèvement enregistré cette année à Anbar, qui a connu une stabilité sécuritaire après la défaite de l'Etat islamique.