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  • République centrafricaine : La Tunisie envoie trois hélicoptères militaires en Centrafrique pour une mission de paix

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    « Les trois hélicoptères envoyés par la Tunisie dans le cadre de la résolution 2566 [du Conseil de sécurité] sont arrivés à Bangui » mercredi 13 octobre, a annoncé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

    Depuis leur arrivée sur le sol centrafricain, les équipes techniques ont commencé à les assembler, pour les rendre opérationnels, a souligné la force de l’ONU en République centrafricaine.

    « Ces aéronefs seront utiles pour l’appui des unités au sol, les évacuations sanitaires et les escortes », a précisé le MINUSCA.

    Pour rappel, compte tenu de l’évolution du contexte sécuritaire en RCA après la crise post-électorale, le Conseil de sécurité des Nations Unies avait adopté la résolution 2566 le 13 mars 2021, augmentant l’effectif de la Force et de la police de la MINUSCA, avec respectivement 2750 et 940 personnels supplémentaires, par rapport aux niveaux actuels.

    La MINUSCA avait alors annoncé l’arrivée, le 21 septembre à Bangui, de 120 militaires tunisiens spécialisés dans le transport, l’appui et le soutien aérien, pour renforcer les capacités opérationnelles de la force onusienne.

    Ces soldats de l’armée de l’air tunisienne font partie d’un renfort progressif de 3 000 Casques bleus décidé par le Conseil de sécurité de l’ONU le 13 mars dernier et c’est le second contingent déployé dans ce cadre après un groupe de 300 soldats rwandais début août.

    Le contingent tunisien est composé d'une « unité d’hélicoptères », avait déclaré dans un communiqué le Général Paulo Maia Pereira, commandant adjoint de la force de la MINUSCA.

    « Ce renfort permettra de remplir les tâches prioritaires du mandat, en particulier la protection des civils et la facilitation de l’accès humanitaire », avait indiqué le porte-parole intérimaire de la Force, Major Ibrahim Atikou, en précisant que « cette augmentation des effectifs est prévue dans la résolution 2566 du Conseil de sécurité, autorisant l’augmentation des capacités de la MINUSCA ».

    En Centrafrique, la MINUSCA a été déployée par l’ONU en avril 2014 pour tenter de mettre fin à la sanglante guerre civile qui avait suivi un coup d’État l’année précédente contre le président de l’époque, François Bozizé.

    Une guerre civile est toujours en cours aujourd’hui mais elle a considérablement baissé d’intensité depuis 2018.

  • Yémen : Attentat à Aden contre un convoi officiel, au moins six morts

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    Au moins six personnes ont péri, dimanche 10 octobre 2021, dans un attentat à la voiture piégée dans le sud du Yémen contre un convoi de responsables gouvernementaux, qui ont survécu à l'attaque. 

    Ahmed Lamlas (gouverneur d'Aden).jpegSelon des sources de sécurité, le gouverneur d'Aden, Ahmed Lamlas (photo ci-contre), le ministre de l'Agriculture, Salem al-Socotri, et un troisième responsable dont l'identité n'a pas été précisée dans l'immédiat, étaient à bord du convoi qui roulait à Aden.

    Deuxième ville du pays, Aden est la capitale provisoire du pouvoir yéménite en guerre depuis 2014 contre les houthis, les rebelles chiites qui ont conquis une grande partie du nord du pays, dont la capitale Sanaa. L'attentat, qui n'a pas été revendiqué dans l'immédiat, a fait six morts et une dizaine de blessés, selon un nouveau bilan de sources de sécurité. 

    "La voiture piégée a explosé rue al-Moualla au passage du convoi de responsables, dont le gouverneur d'Aden, le ministre de l'Agriculture, ainsi qu'un autre responsable", a indiqué une source de sécurité à l'AFP. Ils ont tous survécu à l'attaque, selon l'agence de presse officielle Saba. Le gouverneur et le ministre de l'Agriculture sont tous deux membres du Conseil de transition du Sud (séparatistes, STC) qui participe au gouvernement d'union avec les partisans du président Abd Rabbo Mansour Hadi reconnu par la communauté internationale. Ce gouvernement siège à Aden.



    Le Sud était un Etat indépendant jusqu'à la réunification du Yémen en 1990. Il existe toujours dans l'ancien Yémen du Sud un fort ressentiment contre les Yéménites originaires du Nord, accusés d'avoir imposé par la force l'unification du pays. Plusieurs attaques antigouvernementales ont été attribuées aux rebelles houthis ces dernières années. D'autres ont été revendiquées par des groupes jihadistes. Après l'attentat, le Premier ministre, Maïn Abdelmalek Saïd, a appelé à une enquête, dénonçant une attaque "terroriste lâche", selon l'agence Saba.

    Emissaire américain 
    Le président Abd Rabbo Mansour Hadi a lui aussi dénoncé une "opération terroriste", sommant les services de sécurité et les forces armées de "prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité et la stabilité" dans cette ville, a rapporté Saba. De son côté, le porte-parole du STC, Ali al-Kathiri, a dénoncé un "complot dangereux" visant le Sud, ajoutant que l'attaque avait coïncidé avec la progression des "milices terroristes" des houthis dans les régions de Marib (nord) et de Chabwa (centre).

    Les houthis ont intensifié ces derniers mois leur campagne pour s'emparer de la ville de Marib qu'ils tentent de conquérir depuis février aux forces pro-gouvernementales, progressant sur plusieurs fronts. Les combats ont fait des centaines de morts. L'attentat de dimanche est le plus sanglant à Aden depuis une attaque en décembre 2020 contre l'aéroport de la ville, peu après l'atterrissage des membres du nouveau gouvernement d'union, faisant au moins 26 morts et plus de 50 blessés.

    Le pouvoir avait alors accusé les houthis. Et plusieurs mois plus tard, un rapport de l'ONU avait pointé du doigt les rebelles, indiquant que l'attaque contre l'aéroport d'Aden avait été réalisée avec des missiles semblables à ceux des houthis et avaient été tirés à partir de lieux sous leur contrôle. 

    Le pouvoir yéménite est soutenu militairement par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Les houthis ont le soutien politique de l'Iran, rival régional du royaume saoudien.

    La communauté internationale essaye en vain de parvenir à une résolution pacifique de ce conflit qui a provoqué la pire crise humanitaire au monde selon l'ONU. Près de 80% de la population yéménite compte sur l'aide humanitaire pour survivre. D'après les organisations internationales, des dizaines de milliers de personnes ont péri dans le conflit et des millions ont été déplacées. L'attentat d'Aden s'est produit alors que l'émissaire des Etats-Unis pour le Yémen, Tim Lenderking, a lancé une nouvelle tentative de mettre fin à la guerre dans ce pays avec une tournée régionale incluant l'Arabie saoudite, pays allié des Etats-Unis.

  • Yémen : Au moins 50 morts dans des combats dans la province de Baydah, au centre du pays

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    Au moins 50 rebelles et soldats pro-gouvernement parmi lesquels un officier de haut rang ont été tués dans des affrontements dans le centre du Yémen, ont indiqué jeudi 16 septembre 2021 à l'AFP des sources militaires.

    "Un colonel et 19 autres loyalistes ont été tués au cours des dernières 24 heures dans des combats contre des rebelles houthis dans la province d'Al-Bayda", a déclaré un responsable militaire gouvernemental, ajoutant que 30 rebelles avaient également péri. Ce bilan a été confirmé par d'autres sources militaires. Les Houthis communiquent rarement le nombre de victimes dans leurs rangs.

    Ces dernières semaines, les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, ont progressé dans cette province. Ils luttent également pour le contrôle de la ville stratégique de Marib, dans le nord du pays.

    Les forces gouvernementales sont appuyées sur le terrain par une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite, voisine du Yémen et grand rival régional de l'Iran. En février 2021, les houthis ont intensifié leurs efforts pour s'emparer de Marib, le dernier bastion du gouvernement dans le nord, et les combats ont fait des centaines de morts dans les deux camps. Le contrôle de cette région riche en pétrole renforcerait la position des Houthis en cas de pourparlers de paix.

    Le conflit au Yémen, pays pauvre de la péninsule arabique, a éclaté en 2014 après une offensive des houthis venus du nord. En sept ans, le conflit a fait plus de 233.000 morts  et le pays connaît le pire désastre humanitaire au monde selon l'ONU, et les ONG avec une population au bord de la famine.

    Le diplomate suédois Hans Grundberg, nouvel envoyé des Nations unies pour le Yémen, est arrivé à Riyad mercredi pour rencontrer des responsables yéménites et saoudiens, ce qui constitue son premier voyage dans le royaume depuis sa prise de fonctions au début du mois. Alors que l'ONU et Washington poussent à la fin de la guerre, les houthis, qui contrôlent la capitale yéménite, ont exigé la réouverture de l'aéroport de Sanaa, fermé sous blocus saoudien depuis 2016, avant tout cessez-le-feu ou négociations.

  • Syrie : L'armée syrienne est entrée dans les quartiers rebelles de Deraa

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    Les forces du régime syrien sont entrées, mercredi 8 septembre 2021, dans les quartiers rebelles de la ville septentrionale de Deraa, en vertu d'un nouvel accord de trêve négocié par la Russie, selon des médias officiels et une ONG.

    La ville de Deraa est le chef-lieu de la province du même nom contrôlée en grande partie par le régime depuis 2018. Des groupes rebelles contrôlent toujours quelques secteurs dans le cadre d'un précédent accord de trêve. Selon un nouvel accord qui a mis fin à de violents affrontements en juillet et août derniers, les soldats sont entrés dans Deraa al-Balad, nom donné aux quartiers sud de la ville qui étaient soumis pendant des mois à un siège du régime. Ils "ont hissé le drapeau national, installé des positions (militaires) et ratissé la zone en vue de la déclarer exempte de terroristes", a indiqué l'agence de presse officielle Sana en référence aux rebelles.  D'autres étapes sont prévues par l'accord qui, à terme, permettra au régime de contrôler tous les quartiers sud et ainsi l'ensemble de la ville de Deraa.

    L'accord a été négocié par la Russie, un allié du régime de Bachar al-Assad. Il offre aux rebelles qui remettent leurs armes et aux hommes n'ayant pas fait leur service militaire obligatoire la possibilité de rester à Deraa al-Balad. Ceux qui refusent de rendre les armes doivent être évacués vers d'autres régions rebelles dans le Nord. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), les forces du régime vont fouiller toutes les maisons de Deraa al-Balad et prendre les noms de ceux qui ont décider d'y rester. Les combats meurtriers en juillet et août ont poussé près de 40.000 personnes, en majorité des enfants, à la fuite, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

    La ville de Deraa est le berceau du soulèvement antirégime de 2011 en Syrie, où la guerre a fait près de 380.000 morts et poussé à la fuite des millions de personnes. Bachar el-Assad avait pu inverser le cours de la guerre avec l'aide de ses alliés -Russie, Iran et Hezbollah-, enchaînant à partir de 2015 les victoires et reprenant les deux-tiers du territoire, au prix d'un bilan très lourd.

  • Yémen : Craintes de répercussions catastrophiques pour des millions de personnes 

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    Les craintes ont récemment augmenté de répercussions catastrophiques pour des millions de personnes au Yémen.

    Le Coordonnateur résident et humanitaire des Nations Unies pour le Yémen a averti que certaines agences pourraient devoir alléger leurs programmes de travail - y compris dans les domaines de l'eau, de la santé et d'autres secteurs - à partir de septembre, en raison du manque de financement.

    "Ce serait désastreux pour des millions de personnes", a déclaré David Grisley, cité par le site Internet des Nations Unies, dans un communiqué.

    Les secteurs vitaux souffrent toujours de graves déficits de financement, car le groupe du secteur de la santé n'a jusqu'à présent reçu qu'environ 11% du financement dont il a besoin cette année, tandis que le groupe eau, assainissement et hygiène a reçu 8% du financement requis.

    Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a appelé les donateurs à fournir un financement adéquat et équilibré à tous les secteurs pour permettre aux agences de secours d'éviter des situations pires, à un moment où 20,7 millions de personnes ont besoin d'une forme d'aide humanitaire et de protection au Yémen.

     

     

  • Libye : nouveaux affrontements violents dans l'ouest du pays

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    La ville de Zawiya, dans le nord-ouest de la Libye, est le théâtre d'affrontements depuis l'aube du vendredi 27 août, définis comme les plus violents de la dernière période. Les adversaires étaient, encore une fois, des milices locales.

    En particulier, les milices fidèles à Muhammad al-Bahrun, surnommée « La souris », liées à la ville d'al-Zawiya, d'une part, et à l'Autorité de soutien à la stabilité d'autre part, dirigée par Abdel Ghani al-Kikli, l'un des combattants les plus connus de Tripoli. Les tensions, selon le journal al-Arabiya, ont éclaté après qu'une force affiliée à al-Bahrun a attaqué certaines positions de l'Autorité de Tripoli, dans le sud de Zawiya. Quelques heures plus tôt, des inconnus armés avaient mené une attaque qui a blessé 4 hommes affiliés à la « souris », des membres de la police judiciaire, et la destruction de plusieurs véhicules. Les combats, rapporte al-Arabiya, ne se sont pas encore complètement apaisés. Des vidéos diffusées en ligne montrent l'utilisation par les deux factions de différents types d'armes, notamment des grenades propulsées par fusée (RPG) et des explosifs.

    La ville de Zawiya, considérée comme l'une des villes de l'Ouest libyen à forte présence de milices, est le théâtre depuis des semaines d'affrontements intermittents entre les différentes formations armées, qui se disputent des zones d'influence et des itinéraires de contrebande, pour tenter de gagner un rôle au sein de l'appareil et des institutions militaires de l'État dans le processus d'unification. Depuis le cessez-le-feu, conclu le 23 octobre 2020, et la formation subséquente du nouvel exécutif intérimaire, les groupes armés qui ont combattu l'Armée nationale libyenne (ANL) contrôlent les rues de la capitale dans toute la région de Tripoli. La population locale, victime d'intimidations, a demandé à plusieurs reprises aux autorités libyennes d'intervenir pour préserver la sécurité et mettre fin à des épisodes similaires à celui du 27 août.

    L'Autorité de soutien à la stabilité elle-même avait été le protagoniste des affrontements en juillet dernier. Elle avait été fondée par le Premier ministre du Gouvernement d'union nationale (GNA), Fayez al-Sarraj, également ancien chef du Conseil présidentiel, avant la fin de son mandat et le transfert des pouvoirs aux nouvelles autorités intérimaires. Parmi les tâches confiées au nouvel organe figuraient le renforcement des mesures de sécurité dans les « bureaux officiels de l'État », la protection des agents du gouvernement, notamment lors de manifestations publiques, la participation aux opérations de « combat et de poursuite » et le contrôle des mouvements populaires encouragés par des "hors-la-loi". En réalité, selon des sources informées, la décision d'al-Sarraj visait à constituer un groupe capable de le défendre contre les combattants de l'ancien ministre de l'intérieur, Fathi Bashagha, l'un des prétendants au siège de premier ministre.

    Malgré l'interruption des combats sur les différents fronts libyens, la sécurité dans l'Est libyen, toujours contrôlée par des groupes fidèles au général Khalifa Haftar, reste précaire, en raison des « règlements de compte » en cours entre les gangs locaux libyens. . Bien que les autorités de l'est libyen aient affirmé à plusieurs reprises avoir enquêté sur les meurtres « illégaux », les responsables de ces crimes, appelés « tireurs non identifiés », n'ont pas encore été traduits en justice.

    Selon certains, le manque de sécurité tant à l'Est qu'à l'Ouest de la Libye est du à l'absence d'un appareil militaire unifié. Les institutions de sécurité de l'État sont toujours divisées et, par conséquent, incapables de faire face à des situations de chaos. Un premier signe positif en ce sens est survenu le 25 août , lorsque la 166e brigade de Misrata, de l'ouest libyen, et la brigade Tareq bin Ziyad, affiliée à l'armée nationale libyenne, ont formé une force conjointe pour sécuriser la Grande Rivière Artificielle (GMR) , un aqueduc qui puise l'eau douce du Sahara pour l'acheminer vers la côte.

    Comme l'a également souligné la mission de la MANUL, ce qui s'est passé représente un pas important vers la réunification de l'appareil militaire et du pays en général. Le résultat, obtenu en collaboration avec le Comité militaire mixte 5 + 5, « garantira non seulement la sécurité du Grand Fleuve artificiel et des flux continus d'approvisionnement en eau, mais ouvrira la voie à d'autres mesures qui renforceront la confiance entre les belligérants, jusqu'à la pleine mise en œuvre de l'accord de cessez-le-feu et la réunification des institutions de l'État », a déclaré le chef de la Mission, Jan Kubis.

    La Libye a été le théâtre d'une longue guerre civile. Les tensions ont commencé le 15 février 2011, alors que la chute du régime dictatorial de Mouammar Kadhafi remonte au mois d'octobre de la même année. Depuis cet événement, le pays n'est jamais parvenu à réaliser une transition démocratique et a vu, sur le plan politique, la présence de deux administrations rivales, l'une liée à la Chambre des représentants de Tobrouk, dirigée par Aguila Saleh, et l'autre, celle du GNA, dirigé par Fayez al-Sarraj. Sur le plan militaire, les milices affiliées au GNA ont affronté l'Armée nationale libyenne, dirigée par le général Khalifa Haftar, jusqu'à une première trêve, annoncée le 20 août 2020.

    Le cessez-le-feu du 23 octobre 2020 a également donné un nouvel élan à la voie politique libyenne, conduisant à la formation d'un gouvernement intérimaire unitaire, nommé le  5 février  dernier au sein du Forum de dialogue politique. La mission de l'équipe gouvernementale dirigée par Dbaiba et du Conseil présidentiel, dirigé par Mohamed al-Menfi, est de conduire la Libye vers les élections du 24 décembre, considérées comme une étape importante dans la voie de la transition démocratique de la Libye.

     

  • Israël/Liban : Echange de tirs entre le Hezbollah et l'armée israélienne

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    Le Hezbollah a revendiqué vendredi soir 6 août 2021 le tir de dizaines de roquettes en direction du nord d'Israël. Le Hezbollah a affirmé qu'il s'agissait d'une réponse aux frappes aériennes israéliennes sur le sud du Liban.

    "En réponse aux raids aériens israéliens, la Résistance islamique a bombardé un territoire près des positions des forces d'occupation israéliennes dans la région des fermes de Chebaa", appellation libanaise de ce secteur, a déclaré le groupe dans un communiqué.

    L'armée israélienne a riposté et mené des frappes sur le Liban
    "L'armée israélienne est en train de frapper les sources de lancement (des roquettes) au Liban", a indiqué un communiqué militaire, peu après le lancement de plus de 19 projectiles en direction de l'Etat hébreu. Trois projectiles sont tombés au Liban, 16 ont passé la frontière et 10 ont été interceptés par le système de défense aérienne israélien. Les tirs n'ont pas fait de victimes parmi la population israélienne. La vie suit son cours dans le nord d'Israël, où les abris antimissiles n'ont pas été ouverts pour l'occasion, a indiqué M. Shefler, porte-parole de l'armée israélienne.
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    Israël ne veut pas d'escalade à la frontière nord mais se dit prêt à riposter
    Israël a dit vendredi ne pas vouloir d'"escalade" à la frontière avec le Liban, se disant toutefois "prêt" à y faire face, après des tirs de roquettes depuis le pays voisin, auxquels l'armée israélienne a riposté par des frappes d'artillerie.

    "Nous ne voulons pas d'une escalade en vue d'une véritable guerre, mais bien sûr nous sommes prêts à cela et nous ne permettons pas à ces actes terroristes de continuer", a déclaré à des journalistes Amnon Shefler. "Nous ferons ce qui est nécessaire", a-il ajouté.

    Il a néanmoins précisé : "Nous pensons que le Hezbollah veut montrer qu'il contrôle le sud du Liban" et qu'il "ne veut pas d'une guerre totale non plus". Il estime que le choix du Hezbollah de cibler des zones non-habitées est "un signal" qu'il ne "veut pas d'escalade".

    Les Druzes ne veulent pas d'un affrontement avec l'Etat hébreu non plus et réagissent vivement
    Des habitants druzes du village de Chouya ont encerclé un convoi de véhicules du Hezbollah équipés de lance-roquettes multiples. Il semble qu'après avoir tiré depuis les environs du village druze, le convoi du Hezbollah revenait à travers le village lorsqu'il a été bloqué par des villageois druzes qui étaient en colère.
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    Le Hezbollah a publié une déclaration disant que les roquettes avaient été tirées depuis des zones reculées, ajoutant que les combattants avaient été arrêtés à Chouya sur le chemin du retour.

    "La Résistance islamique était et sera toujours soucieuse de la sécurité de son peuple et d'éviter tout préjudice à travers ses actes de résistance", indique le communiqué.

    L'armée libanaise est arrivée un plus tard pour confisquer le lance-roquettes et a déclaré avoir arrêté quatre suspects impliqués dans les tirs de roquettes. On ne sait pas si ce sont des membres du Hezbollah qui ont été arrêtés, mais les images d'une vidéo montrent un homme dans l'un des véhicules entouré par la foule. Autre vidéo de l'incident dans le village de Chouya.

    Les rapports ont indiqué que les lance-roquettes montés sur le véhicule arrêté par les habitants de Chouya ont bien été utilisés lors de l'attaque précédente, car certains des barils semblaient être vides.

    Escalade "très dangereuse" à la frontière, avertit la FINUL
    La Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a qualifié vendredi l'escalade militaire entre Israël et le mouvement chiite pro-Iran Hezbollah à la frontière libano-israélienne de "situation très dangereuse", appelant à un cessez-le-feu "immédiat".

    "C'est une situation très dangereuse, avec des actes d'escalade observés des deux côtés au cours des deux derniers jours", a averti la Finul dans un communiqué. Le commandant de la mission onusienne, le général Stefano Del Col, a affirmé être en contact avec les parties concernées, les appelant à "cesser immédiatement le feu".

    L'incident s'inscrit dans le contexte d'une recrudescence de la tension entre Israël et l'Iran
    Les échanges de tirs à la frontière libano-israélienne coïncident avec une recrudescence des tensions entre l'Etat hébreu et l'Iran, --allié du Hezbollah et ennemi d'Israël--, dans la foulée d'une attaque meurtrière contre un pétrolier géré par la société d'un milliardaire israélien, en mer d'Oman. Israël, comme les Etats-Unis et le Royaume-Uni, a aussitôt accusé l'Iran d'être derrière cette attaque qui n'a pas été revendiquée et ayant fait deux morts. Téhéran nie les accusations.

    Le porte-parole de l'armée israélienne a estimé vendredi que les tirs de roquettes n'avaient pas été "directement" ordonnés par l'Iran au mouvement Hezbollah. "Mais nous savons tous comment est l'Iran, qui soutient le Hezbollah" et qui "soutient ces actes terroristes", a-t-il déclaré.

    Ballons incendiaires à partir de Gaza
    Sans doute en solidarité avec le Hezbollah, le groupe palestinien Ahfad an-Nassar affirme avoir lancé des ballons incendiaires depuis Gaza vers le sud d'Israël. Au moins 1 incendie a été signalé dans la région d'Eshkol.