Omdurman

  • Soudan : Reprise des manifestations, au lendemain de la journée la plus sanglante depuis le début du coup d'État

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    Les forces de police soudanaises ont dispersé, vendredi 19 novembre 2021,  des manifestations qui ont eu lieu dans la capitale, Khartoum, pour condamner le meurtre de manifestants lors des manifestations de mercredi et pour exiger le retour d'un régime civil.

    Après les prières du vendredi, les manifestants ont défilé depuis la mosquée Al-Hijrah à Omdurman, la mosquée Kafouri et un certain nombre de mosquées de Khartoum, où ils avaient récité les prières des morts en hommages aux personnes tuées lors des manifestations de mercredi.

    Des centaines de manifestants ont défilé dans la ville de Bahri où 11 personnes ont été tuées sur 15 victimes de mercredi, selon le Comité central des médecins soudanais.

    Les manifestants ont brandi des slogans rejetant les décisions d'Al-Burhan et critiqué l'utilisation de balles réelles, appelant à des représailles.

    Des témoins ont déclaré que la police avait utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants dans le quartier "Al-Dim" dans le centre de Khartoum.

    Les forces de police ont tenté de retirer les barricades érigées par les manifestants dans une rue principale du quartier.

    Les manifestants avaient érigé des barricades pour empêcher la police de les poursuivre dans certains quartiers et ont mis le feu à des pneus dans une rue principale du quartier.

    Les comités de résistance de l'État de Khartoum et l'Association des professionnels soudanais ont déclaré que les manifestations se poursuivront dans les prochains jours.

    Des dizaines de milliers de Soudanais sont descendus dans la rue à deux reprises le 30 octobre et le 13 novembre pour protester contre le coup d'État.

    La répression a commencé le premier jour des manifestations, mais elle a atteint un nouveau niveau mercredi.

     

     

  • Soudan : Quinze morts dans de nouvelles manifestations anti-coup d'Etat

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    Des militants et des syndicats ont appelé, mardi 16 novembre, à organiser des mouvements, mercredi, pour rejeter la prise du pouvoir par l'armée, et des comités à Khartoum ont confirmé que le principe qu'ils ont adopté est "pas de partenariat, pas de négociation, pas de marchandage", ce qui signifie qu'ils rejettent tout dialogue avec les autorités militaires.

    Les médias ont également rapporté que les forces de sécurité ont empêché la circulation entre Khartoum et la ville d'Omdurman et ont fermé le pont du Nil blanc.

    Des militants ont déclaré que les forces de sécurité avaient lancé une campagne d'arrestations contre un certain nombre d'opposants avant le début des manifestations.

    Les autorités ont également coupé les appels téléphoniques du réseau mobile dans la capitale, Khartoum, peu de temps avant les manifestations appelées "le 17 millions de novembre" et réclamées par les comités de résistance pour protester contre les récentes décisions de l'armée.

    Les forces de l'ordre sont intervenues avec brutalité pour réprimer le mouvement de contestation contre le coup d'Etat. Selon un premier bilan donné par a un syndicat de médecins pro-démocratie, quinze manifestants ont été tués, dont onze dans la seule banlieue nord de Khartoum où des centaines de manifestants défilent encore.

    La plupart des morts et les dizaines de blessés par balles recensés dans la capitale soudanaise ont été touchés "à la tête, au cou ou au torse", précisent les médecins. L'Association des professionnels soudanais, un des fers de lance de la révolte de 2019 qui a renversé le dictateur Omar el-Bachir, accuse les forces de l'ordre "de meurtres prémédités".

     

     

     

     

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