Oman

  • Afghanistan : Evolution sécuritaire - mise à jour au fur et à mesure des évènements

    Imprimer

    Tout ça pour ça !
    En vingt ans de guerre entre les forces internationales et les talibans, les pertes sont les suivantes :
    Militaires américains  : 2 448
    Contractuels américains : 3 846
    Alliés des Etats-Unis : 1 144.
    Travailleurs humanitaires : 444
    Journalistes : 72
    Militaires et policiers afghans : 66 000
    Civils afghans : 47 245
    Talibans et autres insurgés :  51 191
    (Chiffres jusqu'en avril 2021 : projet Brown University Costs of War.)

    Parmi les alliés des Etats-Unis, on compte 90 Français tués, tandis que 400 autres ont été blessés :

    E88JrA9XEAgMKAI.jpegE82mkQtXIAQgboo.jpeg
    Le 18 août 2008, il y a presque 13 ans, 10 soldats français tombaient dans l'embuscade d'Uzbeen. Parmi les 10 soldats décédés, se trouvaient 8 soldats du 8è RPIMA. Les deux autres sont un légionnaire et un soldat du Régiment de marche du Tchad (RMT). Ils ont vendu chèrement leur peau, tuant une quarantaine de talibans.
    E86H8GcXEAcb8mA.jpeg

    Aujourd'hui, nous pensons à leurs familles…

    Chaos à l'aéroport de Kaboul - les vols commerciaux suspendus

    L'aéroport de Kaboul est plongé dans le chaos alors que des milliers de personnes tentent de fuir. La rumeurs s'était propagée selon laquelle les pays occidentaux n'imposaient plus de visas aux réfugiés afghans et beaucoup ont voulu saisir leur chance. Malheureusement, ils  se sont vite rendus compte que ces mêmes pays allaient les abandonner, n'évacuant pratiquement que les ressortissants occidentaux.

    En effet, Les vols civils au départ de l'aéroport de Kaboul ont été suspendus indéfiniment, l'espace aérien au-dessus de l'Afghanistan étant fermé.

    United Airlines, British Airways et Virgin Atlantic ont déclaré qu'elles n'utilisaient plus l'espace aérien du pays.

    Une porte-parole de United a déclaré que le changement affectait plusieurs des vols de la compagnie aérienne entre les États-Unis et l'Inde.

    Le site Web de suivi des vols FlightRadar24 a montré peu de vols commerciaux au-dessus de l'Afghanistan à 03h00 GMT le 16 août, mais de nombreux avions survolaient le Pakistan et l'Iran voisins.

    En juillet, la Federal Aviation Administration des États-Unis a imposé des restrictions de vol au-dessus de l'Afghanistan pour les compagnies aériennes américaines et d'autres opérateurs américains.

    Dès que la nouvelle de la présence des talibans à la périphérie de Kaboul a éclaté, la question de la mise en sécurité du personnel des ambassades étrangères a commencé à se poser. La rapidité avec laquelle Kaboul est tombée a pris tout le monde de court, et notamment les services de renseignement occidentaux. Du coup, les plans d'évacuation n'étaient pas prêts pour une intervention aussi urgente.

    Il a fallu à la va-vite s'organiser pour transférer les diplomates et le personnel des ambassades à l'aéroport international de Kaboul.

    Le personnel des missions diplomatiques américaine, française, allemande, saoudienne et d'autres missions diplomatiques a pu être transféré à l'aéroport et quitter définitivement l'Afghanistan, sans être inquiété par les talibans. Mais de nombreux étrangers n'ont pu atteindre l'aéroport, la plupart de ses accès étant bloqués par les talibans ou des bandits se faisant passer pour des talibans.
    E83Vd9HXsAc3J_o.jpeg

    Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a approuvé  l'envoi de 1 000 soldats américains supplémentaires en Afghanistan, pour un total de 6 000 soldats américains qui seront bientôt dans le pays. Actuellement, il y a environ 3 000 soldats américains en Afghanistan.

    Leur mission principale est la sécurité de l'aéroport international de Kaboul, qui est le point d'entrée pour les troupes et le point de sortie pour le personnel de l'ambassade américaine et les Afghans qui quittent le pays.

    Selon des sources talibanes, un accord a été conclu avec les États-Unis  selon lequel les forces américaines prendraient en charge la sécurité de l'aéroport de Kaboul tandis que les talibans resteront à l'extérieur de l'aéroport et ce, jusqu'à la date fixée.

    L'armée américaine aura la capacité maximale de déplacer environ 5 000 personnes par jour hors de l'aéroport international de Kaboul, bien qu'elle ne soit pas encore en mesure de déplacer ce nombre, a déclaré le responsable. Ils atteindront cette capacité « en quelques jours ».

    A l'aéroport même, la situation est vite devenue chaotique, des centaines de personnes ont envahi le tarmac de l'unique piste et tentaient de prendre d'assaut les avions, même lorsque ceux-ci faisaient mouvement pour décoller. Pour garantir l'évacuation en toute sécurité de leurs citoyens, les forces américaines ont du tirer en l'air pour repousser la foule. Vidéo. - Autre vidéo.

    Des vidéos ont montré la chute de personnes ayant tenté de s'accrocher à différentes parties d'un avion au moment où celui)ci décollait. 

    "La foule était hors de contrôle", a déclaré le responsable à Reuters par téléphone. "Le tir n'a été fait que pour désamorcer le chaos." Selon l'armée américaine, sept personnes ont trouvé la mort dans le chaos qui régnait à l'aéroport.

    Plusieurs incidents à l'aéroport
    Il y a eu des incidents de sécurité à l'aéroport ou à proximité, a déclaré le responsable. Dans la journée du lundi 16 août, des Marines ont du ouvrir le feu et tuer deux hommes armés à l'aéroport international de Kaboul. Ces hommes armés, au nombre d'au moins deux, s'étaient approchés des troupes américaines de manière menaçante.
    E87bQMqWEAIvXkL.jpeg

    Les Marines ont également du intervenir pour protéger des femmes afghanes menacées par les Afghans près de l'aéroport.
    Les forces turques sont également sur place et participent aux efforts de sécurisation de l'aéroport. Le responsable n'a pas pu dire si les forces turques avaient été engagées dans des échanges de tirs.
    6D_eRS_K.jpegE86x4guX0AoSxgB.jpegIncident à la frontière ouzbèke : un avion militaire afghan abattu par la défense aérienne ouzbeke
    Un avion militaire afghan a été abattu par la défense- aérienne ouzbeke et s'est écrasé à Surkhandarya après avoir traversé la frontière avec l'Ouzbékistan, a déclaré lundi le ministère ouzbek de la Défense. L'avion abattu est un A-29 "Super Tucano" livré par les Etats-Unis à l'armée afghane. Apparemment, les pilotes tentaient de fuir vers l'Ouzbekistan, mais ils ne se sont pas identifiés correctement. Au moins un des membres de l'équipage a survécu et est soigné par des médecins militaires ouzbeks.
    E86m17zWQAMVk9W.jpeg

    Lendemain de la chute de Kaboul
    Les talibans sont partout. On les voit à bord des chars et des HumVees de fabrication américaine et autres véhicules militaires dans les rues de Kaboul relativement désertes. Les  talibans semblent vouloir que la vie revienne à la normale au plus tôt. 
    E848N_gWYAArcc-.jpeg

    Les talibans se dépêchent de mettre en place une nouvelle administration. A Kaboul, le mollah Shirin, un ancien proche collaborateur du mollah Omar, a été nommé gouverneur de Kaboul. Shirin a été chef de la commission militaire des talibans et garde du mollah Omar.

    Les talibans semblent avoir mis en place leur propre service 911 à Kaboul.
    Ils ont publié des numéros de téléphone que les habitants de Kaboul peuvent appeler en cas de menace ou d'urgence.
    E82u5L1WUAYXNM9.jpegDes chefs talibans locaux à Kaboul ont rencontré des sikhs et des hindous afghans dans le district de Gurdwara à Kaboul .
    Les talibans les ont assurés qu'ils seront en sécurité et leur ont demandé de ne pas quitter l'Afghanistan.

    On signale cependant quelques incidents. A Kaboul, les talibans ont envahi les maisons d'au moins deux femmes journalistes, ce lundi 16 août. L'une a réussi à s'échapper, l'autre est inaccessible pour l'instant.
    A Jalalabad, des talibans ont attaqué le bureau du Hizb-e-Islami et dégradé des affiches d'Hekmatyar. Ils ont également pris les armes des gardes du bureau, selon un dirigeant du Hizb-e-Islami. On ne sait pas si ces talibans ont agi sur ordre de leur organisation ou s'ils étaient tout simplement hors de contrôle de leurs dirigeants.
    Malgré les déclarations apaisantes des dirigeants talibans, il faut s'attendre à une répression dans les prochains jours. En effet, les talibans auront bientôt accès aux fichiers du QG des services de renseignement afghans, le NDS, s'ils ne l'ont pas déjà fait. Cela signifie que de nombreux informateurs pourraient être compromis, traqués et exécutés.  Les talibans n'aiment pas les espions.

    Polémique aux Etats-Unis 
    Mis en question, le renseignement américain a déclaré avoir prédit avec précision la prise de contrôle rapide de l'Afghanistan par les talibans, mais regrette que l'administration Biden ait ignoré ses rapports.
    « L'évaluation de la communauté du renseignement a toujours été précise ; ils l'ont simplement ignorée", a déclaré un responsable à ABC News, parlant de l'administration Biden.

    Fils Massoud.jpegLe fils du commandant Massoud appelle à la résistance
    Ahmad Massoud (photo ci-contre), fils du commandant Ahmed Shah Massoud assassiné en 2001 par al-Qaïda, a appelé, lundi 16 août 2021, ses compatriotes à le rejoindre pour résister aux talibans qui sont en train de prendre le pouvoir en Afghanistan, tout en pressant les "amis de la liberté" étrangers d'aider son pays.

    Le fils du héros de la résistance anti-soviétique qui lutta ensuite contre les talibans, affirme vouloir faire "sien" le combat de son père pour la liberté, alors que "la tyrannie triomphe en Afghanistan".

    "Mes compagnons d'armes et moi allons donner notre sang, avec tous les Afghans libres qui refusent la servitude et que j'appelle à me rejoindre dans notre bastion du Panjshir, qui est la dernière région libre de notre pays à l'agonie", lance-t-il à l'adresse des Afghans "de toutes régions et de toutes tribus".

    Il estime que "malgré la débâcle totale", "tout n'est pas perdu". "Nous sommes, Afghans, dans la situation de l'Europe en 1940", écrit-il, dans ce texte citant Winston Churchill et le général Charles de Gaulle, pour plaider la cause de la résistance auprès des occidentaux notamment : "Je m'adresse à vous tous, en France, en Europe, en Amérique, dans le monde arabe, ailleurs, qui nous avez tant aidés dans notre combat pour la liberté, contre les Soviétiques jadis, contre les Talibans il y a vingt ans : allez-vous, chers amis de la liberté, nous aider une nouvelle fois comme par le passé ? Notre confiance en vous, malgré la trahison de certains, est grande".

    "Soyez, amis de la liberté, le plus nombreux possible à nos côtés.", déclare-t-il dans cet appel à soutenir la résistance adressé aux Afghans restés dans le pays, comme à ceux de l'étranger et aux occidentaux. 

    Il a été rejoint au Panjshir par Amrullah Saleh, vice-président d'Afghanistan avant la prise de pouvoir des talibans. Sur la photo Ahmad Massoud, Amrullah Saleh et quelques autres commandants discutant des moyens d'organiser la résistance aux talibans.
    E86OhoJWUAAMMPo.jpeg

    Mulawi Faqir Muhammad.jpegBaitullah Mehsud.jpegDes islamistes pakistanais libérés par les talibans
    780 combattants talibans pakistanais - TTP -, y compris des commandants clés, ont été libérés des prison afghanes par les talibans, en particulier de la prison de Bagram et de celle de Pul-e-Charkhi.
    Des membres du "Tehrek-e-Taliban Pakistan" (TTP) pakistanais et les membres de la tribu Mamund se sont rendus dans la province afghane de Kunar pour acclamer le chef adjoint et fondateur du TTP, Muhammad (photo de gauche), libéré de Kaboul par les talibans afghans avec un autre dirigeant du TTP, Emir Baitullah Mehsud (photo de droite).
    Mulawi Faqir Muhammad est un aîné tribal influent en dehors du fait d'être un haut dirigeant du TTP. Il a affirmé Faqir publiquement avoir des liens étroits avec le chef d'Al-Qaïda Ayman al Zawahiri
    Rappelons que "Tehrek-e-Taliban Pakistan" (TTP ) a annoncé le 7 août 2021 avoir fusionné avec un groupe affilié à al-Qaeda, autrefois dirigé par Ustad Aslam. C'est le neuvième groupe djihadiste à rejoindre le TTP depuis juillet 2020".
    "La fusion du groupe Ustad Aslam avec le TTP a permis à ce dernier de bénéficier des experts les plus qualifiés en matière de terrorisme urbain. Ils sont maintenant sous les ordres du TTP". 

    Les islamistes à travers le monde crient "victoire"
    Les nombreux groupes affiliés ou proches d'al-Qaïda ont crié "victoire" dès qu'a été connue la nouvelle de la chute de Kaboul aux mains des talibans.
    Le provocateur islamiste Idriss Sihamedi a explosé de joie en apprenant la victoire des Talibans.
    Shamedi.jpeg

    ikx_F3Ct.jpegLe fondateur de l'association BarakaCity (photo ci-contre), dissoute en France,  se réjouit du retour des talibans. 

    A Gaza, le groupe djihadiste Jaysh al-Ummah, pro-al-Qaida, a distribué des bonbons pour célébrer la conquête de Kaboul par les talibans.

    A noter que le Hamas et les talibans entretiennent également des liens étroits.
    Ci-dessous, une photo de la réunion qui a eu lieu en mai 2021 entre le Hamas et les dirigeants talibans.
    Taliban-Hamas.jpeg

    En Syrie, le groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham, anciennement affilié à al-Qaïda mais qui s'en était officiellement écarté pour acquérir une respectabilité internationale, a félicité les talibans pour leur victoire en Afghanistan.
    E81gKy3XMAIOxM5.png

    Le Mufti général du Sultanat d'Oman a également fait une déclaration pour féliciter le peuple frère musulman afghan pour la nette conquête et la chère victoire sur les Américains. 

    Qui reconnaîtra le régime des talibans ?
    La Chine a été le premier pays à faire part de sa décision. Elle s'est dit prête à développer des "relations amicales" avec les talibans afghans

     
  • Yémen : La coalition dirigée par l'Arabie saoudite annonce avoir arrêté ses raids

    Imprimer

    La coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite qui intervient au Yémen contre les rebelles chiites houthis a annoncé jeudi 10 juin 2021 avoir arrêté ses raids dans ce pays en vue d'ouvrir la voie à un règlement politique.

    Cette déclaration du porte-parole de la coalition Turki al-Maliki survient sur fond d'efforts diplomatiques redoublés pour mettre fin au conflit dévastateur  qui oppose les forces loyales au pouvoir, appuyé par Riyad, et les rebelles, soutenus par l'Iran, qui contrôlent la majeure partie du nord du pays, dont Sanaa. Elle suit par ailleurs des informations selon lesquelles la coalition a attaqué jeudi des véhicules blindés de houthis près de la capitale.

    Des correspondants de l'AFP à Sanaa ont entendu de fortes explosions et vu des nuages de fumée s'élever dans le ciel. Mais selon M. Maliki, qui s'exprimait à la télévision publique saoudienne, "aucune opération militaire a été menée dans les environs de Sanaa ou dans toute autre ville yéménite dans cette période récente". Pour lui, il s'agit de "préparer un environnement politique propice pour un processus de paix".

    Plus tôt en juin, des responsables omanais, dont le pays joue régulièrement le rôle de médiateur dans les conflits régionaux, étaient venus à Sanaa pour tenter de convaincre les rebelles d'accepter un cessez-le-feu, selon des sources au sein des insurgés.

    Le ministre omanais des Affaires étrangères Badr Albusaidi est arrivé mercredi à Riyad pour y rencontrer des responsables saoudiens. Autre signe allant dans le sens d'une désescalade, les houthis ont commencé à faire réparer des routes près de l'aéroport de Sanaa, ont indiqué des sources locales à l'AFP, indiquant qu'il pourrait bientôt être rouvert.

    La coalition dirigée par Riyad contrôle l'espace aérien du Yémen depuis qu'elle a lancé son opération militaire dans le pays en 2015 pour aider le gouvernement à lutter contre les houthis.

    Les rebelles font de la réouverture de tout l'espace aérien une condition préalable à tout cessez-le-feu. Le conflit, déclenché en 2014 par la prise de Sanaa par les houthis, a fait des dizaines de milliers de morts selon des organisations humanitaires, et des millions de déplacés. Plus des deux tiers des 30 millions d'habitants, confrontés à des risques accrus d'épidémies et de famine, dépendent de l'aide internationale. C'est, selon l'ONU, actuellement la pire crise humanitaire au monde.

     

  • Oman : Accords de normalisation avec Israël: Oman pourrait être le prochain

    Imprimer

    Selon des sources israéliennes de haut niveau, des accords de normalisation seront annoncés entre Israël et d'autres pays islamiques, dont l'Indonésie et Oman, avant que le président américain sortant Donald Trump ne quitte la Maison Blanche.

    Cela a été rapporté par le ministre israélien de la coopération régionale, Ofir Akunis , membre du Likoud et proche collaborateur du Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon lequel le vice-président américain, Mike Pence, se rendra en Israël pour une "visite d'adieu", vraisemblablement le 13. Janvier, au cours duquel il annoncera les deux nouveaux accords sur les lieux saints. Cependant, aucune nouvelle officielle n'a été publiée pour le moment.

    Dans le même temps, selon le quotidien al-Arab , le Sultanat d'Oman est en tête de liste des pays qui pourraient bientôt normaliser leurs relations avec Israël, avant l'investiture du président américain nouvellement élu, Joe Biden. Les déclarations du journal sont basées sur des informations publiées par le radiodiffuseur israélien Israel Broadcasting Corporation. Ces informations se basent sur la manière dont Muscat s'est exprimé concernant les accords annoncés ces derniers mois, et notamment celui du 10 décembre qui concerne le Maroc. À cet égard, le 11 décembre, le Ministère omanais des affaires étrangères avait annoncé qu'il se félicitait de l'accord annoncé la veille, selon lequel Rabat et Tel Aviv reprenaient leurs relations diplomatiques. En particulier, Oman espère que des arrangements similaires pourront renforcer les efforts visant à instaurer une paix inclusive, juste et durable dans la région du Moyen-Orient.

    Selon certains, le Sultanat a en fait plusieurs intérêts dans la normalisation des relations avec Israël, à un moment où son système économique semble avoir été affaibli par la pandémie de coronavirus et la baisse des prix du pétrole, au point de recourir à l'emprunt pour combler son déficit budgétaire. À la lumière de cela, conclure un pacte avec Tel Aviv permettrait à Muscat d'ouvrir ses horizons économiques et de créer de nouveaux partenariats sur lesquels s'appuyer dans la période post-Covid. Enfin, un accord avec Israël permettrait à Oman d'accueillir un plus grand nombre de touristes, également indispensable à la reprise économique, et Israël  est un pays particulièrement actif dans le secteur du tourisme.

    En réalité, un éventuel accord entre Oman et Israël ne ferait qu'officialiser, comme dans le cas du Maroc,  des relations qui existent déjà depuis un certain temps. Le Sultanat est le seul État du Golfe à avoir accueilli le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, lors d'une visite officielle à Mascate en octobre 2018, au cours de laquelle il avait été reçu par le chef de l'État de l'époque, l'ancien Sultan Qaboos bin Said. Une source proche d'Oman a révélé que le sultan Qaboos, à l'occasion de la visite de Netanyahu, avait déclaré, environ un an et trois mois avant sa mort, que Mascate n'avait pas peur de la réaction de Téhéran à un éventuel accord. L'Iran, pour sa part, n'a jamais commenté la visite de Netanyahu au Sultanat et ce silence était, pour certains, une indication de la volonté iranienne de sauvegarder ses propres intérêts,

    Cependant, comme le souligne le quotidien al-Arab, la normalisation des relations avec Israël par le Sultanat aurait un caractère différent de celui des autres pays du Golfe, considérant qu'Oman, animé par une volonté de neutralité, ne s'est jamais complètement éloigné de «L'Iran, classé comme ennemi par d'autres voisins régionaux. Dans tous les cas, selon certains, un accord avec Israël ne porterait pas atteinte à «l'amitié» omano-iranienne, car Oman semble avoir clairement indiqué que ses relations extérieures ne doivent pas être influencées par ses relations avec Téhéran. L'Iran, pour sa part, n'allait sûrement pas risquer d'ajouter un autre pays à la liste de ses ennemis et, par conséquent, serait contraint d'accepter toute décision de Mascate.

    Pour preuve, lors d'une réunion tenue le 13 décembre, le ministre des Affaires étrangères d'Oman , Badr Al-Busaidi, et le vice-ministre des Affaires étrangères de l'Iran, Abbas Araghchi, ont affirmé la volonté des deux pays voisins de soutenir tous efforts et initiatives visant à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région et à promouvoir la coopération bilatérale entre Mascate et Téhéran dans divers domaines d'intérêt mutuel.

     

     

  • Oman et le Soudan vont annoncer la normalisation de leurs relations avec israël la semaine prochaine

    Imprimer

    Le Soudan et Oman vont annoncer la normalisation des relations avec Israël la semaine prochaine, annonce Maariv
    Ces derniers jours, des avancées importantes ont été réalisées dans les négociations entre Israël et Oman, menées avec la participation active des États-Unis.

    Selon la journaliste du journal Maariv Anna Barskaya, Oman annoncera la normalisation des relations avec Israël la semaine prochaine, ou, en cas de restrictions techniques, dans une semaine.

    Se référant à des sources bien informées, Barskaya affirme que dans les prochains jours, le Soudan annoncera également la normalisation des relations avec Israël, qui en échange seront exclues par les États-Unis de la liste des pays soutenant le terrorisme.

     

  • Israël signe des accords de paix avec les EAU et Bahreïn

    Imprimer

    A 20h30 heure d'Israël, 14h30 heure de Washington DC, la cérémonie de signature d'un traité historique sur la normalisation des relations entre Israël, d'une part, et deux pays du Golfe, les Emirats Arabes Unis et Bahreïn, d'autre part, s'est terminée à la Maison Blanche.

    Les accords ont été rédigés en trois langues - anglais, hébreu et arabe.

    Les Émirats arabes unis et Bahreïn sont devenus les troisième et quatrième États arabes à signer des accords avec Israël, après l'Égypte en 1979 et la Jordanie en 1994.

    Les accords ont été signés par le président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et les ministres des Affaires étrangères du Golfe Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan (EAU) et Dr Abdullatif bin Rashid Al-Zayan (Bahreïn).

    Le président Trump, dans son discours, a fait écho à sa déclaration avant la cérémonie de signature selon laquelle cinq autres pays arabes suivraient les Émirats arabes unis et Bahreïn, ainsi qu'un accord avec l'Autorité palestinienne.

    Benjamin Netanyahu a suivi le président américain, suivi du ministre des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Sheikh Abdullah bin Zayed Al Nahyan. A noter que dans son discours, le chef du ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a remercié Benjamin Netanyahu pour son refus d'annexer.

    Après la signature de l'accord, les parties continueront à travailler sur les détails du mémorandum d'accord avec Bahreïn, qui a été annoncé vendredi dernier.

    Lors de la cérémonie de signature du traité historique, notamment lors du discours du cheikh Abdallah bin Zayed Al Nahyan (EAU) sur Ashdod et Ashkelon, plusieurs dizaines de roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza. L'un d'eux a explosé au centre d'Ashdod, plusieurs personnes ont été blessées.

    Des représentants d'Oman et du Soudan ont été remarqués parmi les invités. Ces pays devraient être les prochains à signer un accord avec Israël.

  • La Turquie prévoit d'établir une base militaire à Oman

    Imprimer

    Des sites en ligne de la région du Golfe rapportent des informations selon lesquelles la Turquie aurait l'intention d'établir une base militaire dans le Sultanat d'Oman. Si cela se confirme, la base militaire augmenterait considérablement la capacité de la Turquie à participer directement et concrètement au conflit au Yémen, tout en constituant une menace potentielle pour ses rivaux, les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite.
    Les informations ont pris corps lorsque l'homme politique turc Ibrahim Kargul, qui est proche du président Recep Tayyip Erdogan, a affirmé que la Turquie avait conclu un accord avec le sultanat pour établir une base militaire.
    Kargul a déclaré dans des commentaires postés sur Twitter : "Erdogan a réussi dans sa mentalité géopolitique à resserrer son contrôle sur la région en dominant la mer Rouge par une base militaire en Somalie, et sur le Golfe par une base qu'il a convenu avec les autorités omanaises d'établir dans le Sultanat, ceci après avoir établi une base militaire turque au Qatar".
    L'expert militaire turc Akar Hakan a confirmé sur son compte Twitter que la Turquie s'apprêtait à signer un traité militaire avec le Sultanat d'Oman.
    Il a cependant souligné qu'aucune rencontre politique ou militaire entre les deux pays n'avait eu lieu ces derniers jours, à l'exception d'une réunion du secrétaire général du ministère des affaires étrangères d'Oman et du ministre adjoint des affaires étrangères de Turquie qui ont discuté de questions économiques, sociales et culturelles.
    Akar Hakan a poursuivi : "Mais cela ne nie pas l'existence d'une coopération militaire entre le Sultanat d'Oman et la Turquie", notant que "la question de l'établissement d'une base turque dans le Sultanat d'Oman est soulevée depuis un an ou deux, et il y a des rapports selon lesquels la Turquie a demandé à établir une base près de la frontière du Yémen, mais il n'y a rien de formel à ce sujet".
    Cependant, le journaliste omanais et expert en affaires internationales, Salem Al-Jahoury, considère que les allégations concernant l'établissement d'une base militaire turque à Buraimi, et la controverse qu'elles ont suscitée, visent à nuire aux relations entre Oman et ses voisins au sein du Conseil de coopération du Golfe.
    Al-Jhouri a affirmé que les affirmations étaient inexactes et contenaient des informations contradictoires, car Al-Buraimi est une région désertique où une base navale ne peut être établie. Il a également noté qu'il a été dit au début qu'une base, puis deux bases seraient établies.
    Al-Jhouri a souligné que "rien d'officiel n'a été publié par le gouvernement omanais concernant l'établissement d'une base turque à Buraimi", mais il a souligné en même temps qu' "Oman a une coopération militaire avec certains pays dans le monde, y compris la Turquie".
    Levent Özgül, un analyste de la défense turque, a indiqué que la Turquie possède des "bases expéditionnaires officielles" au Qatar, en Somalie, au nord de Chypre et au Soudan, ainsi que des "activités non officielles à Tripoli, en Libye", où la Turquie soutient et arme le gouvernement d'accord national (GNA) contre l'armée nationale libyenne (ANL) soutenue par les EAU.
    "Les déploiements au Qatar, en Somalie et au Soudan et les opérations en Libye sont tous dirigés contre l'Arabie Saoudite et les EAU", a déclaré M. Özgül.
    La Turquie a une base militaire au Qatar depuis plusieurs années maintenant, ce qui donne à ses troupes un pied dans le Golfe. Lorsque les Saoudiens et les Émiratis ont mené un blocus majeur contre le Qatar à l'été 2017, la Turquie a renforcé sa présence militaire dans ce pays en montrant clairement son soutien à son allié.
    En Somalie, la Turquie a établi une grande base militaire dans la capitale Mogadiscio pour former les soldats somaliens. Elle coûte environ 50 millions de dollars et peut former environ 1 500 soldats somaliens à la fois pour aider Mogadiscio à combattre le groupe Al-Shabaab.
    Özgül a déclaré que Chypre était "le point le plus chaud" où la Turquie possède des forces militaires. La Turquie maintient environ 30.000 soldats dans la République turque de Chypre du Nord, non reconnue internationalement, et il a été rapporté qu'elle envisage également d'y construire une base navale.
    Toutefois, un obstacle majeur auquel la Turquie est confrontée pour maintenir ses bases à l'étranger est l'accessibilité, car la mer Rouge et le golfe pourraient facilement être fermés par l'Égypte, l'Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis. Par conséquent, bien que l'expansion continue des activités militaires de la Turquie à l'étranger se accroit les possibilités d'actions possibles de la Turquie contre ses rivaux, elle augmente également sa vulnérabilité aux contre-mesures car la création de ces nombreuses bases militaires et le déploiement de contingents expéditionnaires ont étendu leurs lignes de ravitaillement, ce qui les expose à d'éventuelles attaques, un risque qui augmentera considérablement si la Turquie tente d'utiliser ces forces pour des opérations militaires.

  • Le Japon envoie un navire et deux avions de patrouille au Moyen-Orient

    Imprimer

    Cet article a été aussi publié en : enEnglish (Anglais) ruРусский (Russe) arالعربية (Arabe) deDeutsch (Allemand) ja日本語 (Japonais) nlNederlands (Néerlandais) zh-hans简体中文 (Chinois simplifié)

    Le Japon va dépêcher un navire militaire et deux avions pour aider à protéger les voies maritimes au Moyen-Orient, stratégiques pour le pétrole, sans toutefois rejoindre une coalition dirigée par les États-Unis dans la région, a annoncé vendredi le gouvernement. Seront envoyés sur place un destroyer de renseignement avec un hélicoptère et deux avions de patrouille maritime P-3C, a précisé vendredi le porte-parole de l’exécutif, Yoshihide Suga. « Il s’agit d’une mission visant à garantir la paix et la stabilité au Moyen-Orient ainsi qu’à assurer la sécurité des bateaux assurant un transport pour le compte du Japon », a-t-il souligné, notant que 90% des importations de pétrole brut du pays provenaient de la région. En cas d’urgence, le ministre japonais de la Défense autorisera les forces à utiliser des armes pour défendre les navires menacés.
    La zone d’acivité de la Force d’autodéfense maritime japonaise est limitée à la haute mer du golfe d’Oman, au nord de la mer d’Oman et au côté est du détroit de Bab al-Mandeb. Compte tenu des  relations amicales que le Japon entretient avec l’Iran, les avions de combat japonais n’opèreront pas dans le détroit d’Ormuz et le golfe Persique proches de l’Iran.
    Le port d’Oman, à la pointe sud-est de la péninsule arabique, devrait être utilisé comme base de ravitaillement de la frégate des Forces d’autodéfense Japonaise (SDF). L’effectif du personnel  militaire japonais envoyé sur place est de 260 marins et aviateurs.
    La surveillance japonaise sera exécutée conformément au droit international, et seuls les navires japonais bénéficieront de la protection japonaise. Toutefois, les japonais pourront adresser des avertissements aux navires étrangers en cas de menace.
    Après environ 4 semaines de formation, la frégate des Forces d’autodéfense de la marine japonaise commencera à patrouiller début février 2020. La mission est prévue pour une période d’un an et sa prolongation devra être décidée à nouveau par le conseil des ministres.
    A noter que le Japon ne participera pas à l' »alliance des escortes » dirigée par les États-Unis visant à assurer la sécurité du Moyen-Orient et du détroit d’Ormuz. Il mènera plutôt des activités séparément. Toutefois, les enseignements recueillis par les frégates et les avions de patrouille seront partagés avec les pays membres de l’alliance. Le Japon enverra également un officier de liaison des Forces d’autodéfense au QG américain à Bahreïn.
    Cette décision intervient après les attaques cette année contre des pétroliers dans le Golfe, dont un navire japonais, ainsi que contre des installations pétrolières saoudiennes. Washington, d’autres États occidentaux et l’Arabie saoudite accusent Téhéran, qui nie toute implication.
    Les tensions au Moyen-Orient se sont aggravées depuis le début de cette année. L’Iran a été accusé d’avoir miné plusieurs pétroliers au large de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, puis d’avoir attaqué ou saisi d’autres bâtiments maritimes près du détroit crucial d’Ormuz.
    Les activités de patrouille des forces japonaises ne seront pas déployées dans cet étroit lieu de passage par lequel transite une grande partie du pétrole mondial et où opère une coalition dirigée par les États-Unis, a précisé à l’AFP un porte-parole du ministère de la Défense. Les Forces d’autodéfense (nom de l’armée japonaise) opéreront en haute mer dans le golfe d’Oman, le nord de la mer d’Oman et le golfe d’Aden, a-t-il expliqué. Il s’agit de la première décision de ce type par Tokyo depuis l’adoption au forceps de nouvelles lois de Défense en 2016, qui étendent les prérogatives des Forces d’autodéfense à l’étranger. Cette nouvelle législation avait fait polémique, les opposants estimant qu’elle violait la Constitution pacifiste interdisant au Japon d’employer des moyens militaires offensifs pour résoudre des différends internationaux. Cette mission est prévue pour durer un an, avec une possibilité de renouvellement.

    Lien permanent Catégories : BAB EL MANDEB, GOLFE D'OMAN, Oman 0 commentaire