Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH)

  • Syrie : Derniers développements

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    L'armée syrienne repousse une attaque "à grande échelle" dans le nord de la province de Lattaquié
    L'armée arabe syrienne (AAS) a annoncé le 10 juillet qu'elle avait repoussé une "attaque à grande échelle" sur ses positions dans le nord de la province de Lattaquié.
    Selon une source militaire, des rebelles soutenus par la Turquie ont lancé une attaque tôt dans la matinée. L'attaque surprise visait des positions militaires dans la ville de Rabia. Selon la source, les militants ont utilisé différents types d'armes au cours de leur attaque. L'armée syrienne a cependant réussi à la repousser.
    "Nos forces dans la région ont repoussé l'attaque et ont infligé de lourdes pertes humaines et matérielles aux terroristes", a déclaré la source, ajoutant "il n'y a pas eu de pertes dans les rangs de nos forces".
    L'Observatoire syrien des droits de l'homme a fait état d'intenses tirs de roquettes de la part de l'Armée Arabe Syrienne sur des zones tenues par les rebelles dans le nord de Lattaquié.
    Les factions rebelles de la province d'Edleb, y compris les jihadistes de Hayat Tahrir al-Sham, n'ont pas fait de commentaires sur cette attaque. Ces factions sont connues pour occulter leurs pertes, surtout pendant un cessez-le-feu.
    L'attaque manquée est une violation de l'accord de cessez-le-feu, qui a été négocié par la Russie et la Turquie le 5 mars. Ankara est responsable de l'attaque car elle aurait été menée par des groupes qui lui sont alliés. De telles provocations pourraient conduire à une reprise des affrontements dans la région.

    La Turquie établit une nouvelle base militaire à Ras al-Aïn, en Syrie
    La Turquie renforce sa présence militaire dans la ville de Ras al-Ain, au nord de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) le 10 juillet.
    Selon l'OSDH, l'armée turque a établi une nouvelle base dans le village de Tell Halaf, près de Ras al-Ain.
    De plus, les forces turques ont été vues patrouillant dans le centre ville de Ras al-Ain. L'OSDH affirme que ces nouvelles mesures sont destinées à garantir la sécurité de la ville, qui est située à la frontière avec la Turquie.
    "[Les forces turques veulent] pacifier la ville, la placer sous leur contrôle et punir toute personne qui porte des armes à l'intérieur de celle-ci, à l'exception de la police et des factions pro-turques", peut-on lire dans le rapport de l'OSDH.
    Au début de juillet, une bataille féroce entre militants pro-turcs a eu lieu à Ras al-Ain. Au moins quatre militants et une jeune fille ont été tués au cours de ces affrontements.
    La ville a également été frappée par une série d'attentats au cours des derniers mois. Huit personnes ont été tuées et blessées lors de la dernière explosion, qui a eu lieu le 4 décembre.
    Le travail de sécurisation de Ras al-Ain est probablement lié aux efforts de la Turquie pour sécuriser sa propre frontière avec la Syrie. Mais les forces turques continuent d'ignorer la détérioration de la situation sécuritaire dans les zones qui sont situées assez loin de leur frontière, comme Afrin au nord d'Alep.

    Trois agents de renseignement syriens tués et blessés dans un nouvel attentat à Deraa.
    Membre des Services de renseignement de l'air tué.jpegTôt le matin du 10 juillet, des sources locales à Deraa ont rapporté deux fortes explosions dans la ville de Dael, au nord de la province de Deraa.
    La première explosion a été causée par un engin explosif improvisé (IED) placé dans le district sud de Dael. L'explosion n'a causé aucune perte. Cependant, un deuxième IED a explosé lorsqu'une unité des services de renseignement syriens est arrivée pour inspecter la zone.
    Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), un officier de la Direction des renseignements de l'armée de l'air (AFID) a été tué dans l'explosion secondaire. Deux autres officiers ont été blessés.
    Aucun groupe n'a encore revendiqué la responsabilité des attaques aux engins explosifs improvisés. Néanmoins, on sait que des cellules de Daech sont actives dans le nord de la province de Deraa.
    Au cours des derniers mois, plusieurs officiers de l'AFID et d'autres agences de renseignement syriennes ont été tués dans les régions nord et est du gouvernorat de Deraa. L'Etat islamique (Daech) a revendiqué la responsabilité de plusieurs de ces attaques.
    Les récentes attaques contre les forces gouvernementales et les combattants locaux à Deraa et Quneitra ont pour but de perturber la sécurité dans la région sud de la Syrie. Des mesures décisives doivent encore être prises pour faire face à cette menace croissante.

     

  • https://www.frontlive-chrono.com du 21 au 25 novembre 2018

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    Mercredi 21 novembre 2018

    • Italie: Arrestation d’un terroriste proche de Daech


    Jeudi 22 novembre 2018

    • Burkina: un policier blessé dans l’attaque d’un commissariat dans le Nord

       
    • Niger: Sept personnes tuées dans l’attaque d’un puits

     

    • Nigeria: une cinquantaine de villageois enlevés par Boko Haram

     


    Vendredi 23 novembre 2018

     

    • Gaza: Au moins 14 Gazaouis blessés par des tirs israéliens

     

     

    • Nigeria: L’EI dit que ses récentes attaques ont fait 118 victimes

     

     

    • Syrie: 2 militants anti-jihadistes abattus dans la région d’Idleb


    Vendredi 23 novembre 2018 (suite)

    • Libye: Attaque de l’Etat islamique dans une oasis du Sud

     

     


    Samedi 24 novembre 2018

     

     

    • Mali: Le chef jihadiste Koufa a « probablement » été éliminé

     

     

    • Syrie : 47 combattants antijihadistes tués par l’EI en deux jours

     

     

    • Syrie : échange de 20 prisonniers entre régime et rebelles

     


    Dimanche 25 novembre 2018

    • Mozambique: 12 personnes tuées par des islamistes

       
       
       
    • Syrie : des médias étatiques accusent les rebelles d’attaque au « gaz toxique »

       

      Syrie: Combats entre les FDS et Daech dans l’est de la Syrie

    • Yémen: cinq combattants présumés d’el-Qaëda tués dans une frappe de drone

       
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  • Syrie: L'armée syrienne a intercepté des missiles israéliens près de Damas

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  • Syrie : Nombreux civils tués dans des bombardements aériens du régime et de l'armée de l'air russe

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    Syrie 
     GhoutaOrientale
    Le régime intensifie ses frappes contre la Ghouta orientale (Est de Damas) 
    Les bombardements du régime syrien ont tué 23 civils, dimanche 26 novembre, dans la Ghouta orientale, une région rebelle située à l'est de Damas en proie à une grave crise humanitaire, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
    Assiégée depuis 2013 par le régime de Bachar el-Assad, la Ghouta orientale fait partie des quatre "zones de désescalade" mises en place cette année dans plusieurs régions du pays en vue d'instaurer une trêve durable. Malgré cela, le régime a intensifié depuis la mi-novembre ses frappes contre cette région - où quelque 400.000 habitants sont confrontés à de graves pénuries de nourritures et de médicaments. Les combats et les bombardements se sont intensifiés après une attaque des rebelles contre la base des véhicules blindés de l'armée située ans le même secteur.
    Dimanche, les frappes aériennes du régime contre les localités de Mesraba et de Madyara ont tué 21 civils, tandis que des tirs d'artillerie sur la ville de Douma ont fait deux morts, selon l'OSDH.
    "Le bilan pourrait être revu à la hausse en raison de blessés graves", a précisé le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane. Quatre enfants font partie des civils tués.
    Les bombardements se sont poursuivis lundi 27 novembre : 14 morts
    Lundi, des frappes aériennes et des tirs d'artillerie du régime sur plusieurs localités de la Ghouta orientale ont tué 14 civils, selon l'OSDH, au lendemain de la mort d'au moins 23 personnes dans des violences similaires.
    Plus d'une centaines de morts au cours des 2 dernières semaines
    Les raids meurtriers qui ont visé la Ghouta ces deux dernières semaines ont fait plus d'une centaine de morts, selon la même source. En représailles à ces frappes, les rebelles ont tiré des obus et des roquettes sur la capitale, faisant plusieurs morts.
    L'ONU tire la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire
    L'ONU a récemment tiré la sonnette d'alarme sur la situation humanitaire dans la Ghouta, qualifiée "d'épicentre de la souffrance" en Syrie par un responsable onusien.

    AlShafah
    53 civils tués dans des raids aériens russes dans la province de Deir ez-Zhor, selon l'OSDH
    Au moins 53 civils, dont 21 enfants, ont été tués, dimanche 26 novembre, par des frappes de l'aviation russe sur un village tenu par l'Etat islamique (Daech) dans l'est du pays, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
    Les raids aériens, menés à l'aube, ont frappé "des bâtiments résidentiels" dans le village d'Al-Shafah, sur la rive orientale du fleuve Euphrate, dans la province de Deir ez-Zhor, a déclaré l'OSDH. L'OSDH avait donné précédemment un bilan de 34 civils tués, dont 15 enfants. "Le bilan s'est accru après le déblaiement des débris au cours d'une longue journée d'opération de secours", a déclaré à l'AFP dans la soirée le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Ces raids aériens ont également fait 18 blessés, a-t-il dit.
    La Russie dément
    Le ministère de la défense russe a confirmé que des raids avaient été menés, les 25 et 26 novembre, par des bombardiers stratégiques Tu-22M3, mais dément avoir bombardé al-Shafah. Selon le ministère, les avions ont attaqué les positions des jihadistes de l'EI, leurs véhicules et les postes de commandement dans la vallée de l'Euphrate.
    "Les avions russes n'ont pas mené de frappes à Al-Chafah dans la région de Deir Ez-Zor", a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué cité par les agences russes, accusant l'OSDH de "falsification".
    "Les frappes de l'armée russe en Syrie menées en dehors des villes visent uniquement des cibles des groupes terroristes internationaux", a affirmé le ministère, assurant vérifier ses cibles en Syrie "via plusieurs canaux".
    La Russie, alliée du président syrien Bachar el-Assad, mène depuis septembre 2015 une opération militaire en Syrie qui a permis aux forces gouvernementales de reprendre progressivement du terrain aux groupes rebelles et aux jihadistes. L'aviation russe effectue dernièrement des raids pour aider les forces de Damas à reprendre aux jihadistes les derniers territoires qu'ils contrôlent.
    Les Forces Tiger poursuivent le nettoyage de la rive occidentale de l'Euphrate
    Les forces Tiger, une unité d'élite de l'Armée Arabe Syrienne (AAS) ont poursuivi le nettoyage de la rive occidentale du fleuve pour en chasser les jihadistes de l'EI. Les Forces Tiger ont pris le contrôle de Quraybih , Dablan, Wadi Fulaytah et Tall Tafran.  
    Province de Deir ez-Zhor, un des derniers refuges de l'EI en Syrie
    La province de Deir ez-Zhor, dans l'est du pays, est une des dernières régions de Syrie où les jihadistes de l'EI tiennent encore des territoires, après avoir été chassés de leurs principaux bastions syriens dont la ville de Raqqa, dont ils avaient fait la capitale de leur émirat autoproclamé. Cette province voisine de l'Irak et riche en pétrole a été à un moment presque entièrement tenue par l'EI, mais les jihadistes n'en contrôlent plus actuellement que 9 pour cent, selon l'OSDH.
    Les jihadistes doivent faire face à deux offensives concurrentes
    Les miliciens de l'EI sont confrontés depuis plusieurs mois dans cette province à deux offensives concurrentes, celle du gouvernement et celle d'une alliance arabo-kurde soutenue par Washington. Les forces gouvernementales ont récemment réussi à reprendre à l'EI son dernier fief urbain en Syrie, la localité de Boukamal, près de la frontière irakienne. Depuis plusieurs mois, des dizaines de civils ont été tués dans des frappes aériennes menées en appui à ces deux offensives.

    Jean René Belliard

    ptolemee@belliard74.com