Nord-Kivu (Région)

  • République Démocratique du Congo (RDC) : Dix combattants ADF (affiliés à l'Etat islamique) tués en Ituri 

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    L'armée congolaise a annoncé, lundi 15 août 2022, avoir tué dix combattants du groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF), affilié à l'Etat islamique, et capturé six autres, dont deux enfants, lors d'offensives, dimanche 14 août en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC).

    « Nos hommes ont mené des opérations dimanche dans la région de Boga et Mitego contre les ADF dans le territoire d'Irumu. Il y a eu contact avec l'ennemi. Nous avons neutralisé dix éléments ADF et leurs supplétifs », a déclaré le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l'armée en Ituri.

    D’après la même source, les Forces armées de la RDC (FARDC) ont également capturé « six ADF, dont deux enfants de moins de dix ans de nationalité ougandaise et congolaise ».

    Groupe armé d’origine ougandaise, ADF installé dans l’Est congolais depuis 1993 est accusé d’une salve de massacres dans les provinces du Nord - Kivu et de l'Ituri.

    Certaines de ces attaques sont revendiquées par l'Etat islamique depuis 2019. Le groupe est alors présenté comme la branche « Afrique centrale » du mouvement islamique.

    Les armées congolaise et ougandaise mènent des opérations conjointes contre les ADF dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, depuis fin novembre dernier. Les opérations ne sont pas parvenues à mettre fin aux massacres des civils dans ces deux provinces.

  • République Démocratique du Congo : 22 djihadistes neutralisés lors de combats dans l’est

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    L’armée congolaise a annoncé avoir neutralisé vingt-deux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) et leurs armes récupérées, dans des combats qui ont eu lieu le week-end dernier dans le nord-est de la République démocratique du Congo, alors que 8 civils ont également été tués.

    Ces affrontements ont eu lieu dans les villages Monge, Epanza, Otomaber et Ndimo dans la chefferie de Walese Vonkutu située dans la province de l'Ituri, a déclaré le porte-parole de l’armée dans la province, le lieutenant Jules Ngongo.

    « 22 terroristes de l’ADF ont été naturalisés et plusieurs armes leur ont été arrachées. Ils sont en débandade », a déclaré l’officier.

    Les combats durant les deux jours sont intervenus lorsque l’armée intervenait pour repousser les attaques des rebelles.

    « Durant leurs attaques, les assaillants ont tué des civils, 8 au total », a déclaré Dieudonné Losa, coordonnateur de la société civile de l’Ituri.

    A chaque étape macabre, les rebelles abattaient des civils avant de se livrer aux actes de pillages et incendiés des maisons, d’après la même source.

    Le porte-parole militaire a confirmé qu’il y avait des civils victimes avant l’intervention des militaires, mais ne les a pas dénombrés.

    Ces combats ont poussé de nombreux habitants, dont des retournés, à se réfugier dans les camps des militaires.

    Présenté par l'organisation terroriste Daech comme sa branche en Afrique centrale (ISCAP), l'ADF, groupe armé d’origine ougandaise ayant fait souche dans l’Est de la RDC depuis 30 ans est accusé d'avoir massacré des milliers de civils en RDC et commis des attentats terroristes en Ouganda.

    Depuis fin novembre 2021, les armées congolaise et ougandaise mènent des opérations conjointes contre ce groupe qui opère dans les provinces du Nord - Kivu et de l’Ituri.

    Les deux provinces ont été placées depuis mai 2021 sous état de siège, mesure qui a donné plein pouvoir aux militaires et policiers.

  • République Démocratique du Congo : Un groupe affilié à l'Etat islamique tue 3 personnes dans la région de Beni

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    3 civils ont été tués et 6 autres blessées par l'explosion d'une bombe artisanale dans la région de Beni en République démocratique du Congo. Les Forces Démocratiques Alliées (ADF)  sont accusées d'être responsables de l'attaque

    "Les trois civils ont été tués vendredi soir sur la  route nationale N°4 alors qu'un groupe des Forces démocratiques alliées se déplaçait d'est en ouest de la province de Beni vers la province du Nord-Kivu", a déclaré à l'AFP un militant local, Patrick Musobao.

    Le maire de la ville, le colonel Narcisse Motiba Kashali, a annoncé dans un communiqué que "la bombe artisanale a explosé à l'entrée d'un grand marché de Beni, non loin du poste de police". 

    Il a accusé les « Forces démocratiques alliées » d'être responsables de l'attaque, et a déclaré que les rebelles « sont défaits et c'est pourquoi ils cherchent par divers moyens à se venger et à cibler la population ».

    Les « Forces démocratiques alliées », présentées par l'Etat islamique comme une de leurs branches en Afrique centrale, sont accusées d'avoir commis de nombreux massacres dans l'est de la République démocratique du Congo, où elles sont actives depuis les années 1990, et d'avoir lancé des attentats récemment en Ouganda. 

    Les forces armées congolaises et ougandaises mènent une opération conjointe contre le groupe depuis fin novembre. 

     

  • République Démocratique du Congo : RDC : 39 rebelles neutralisés en Ituri 

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    L'armée congolaise a annoncé avoir tué sept rebelles des forces démocratiques alliées (ADF) et 31 miliciens CODECO dans des offensives en Ituri, province secouée par les violences dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Dans la localité de Badiese située dans le territoire de Djugu, « 7 terroristes ADF de nationalité tchadienne et somalienne ont été neutralisés lundi », a déclaré le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée en Ituri.

    Par ailleurs, les troupes congolaises ont mené des "opérations avec des hélicoptères" dans le bastions des miliciens de la Codeco (coopérative pour le développement du Congo), à Mungwalu, dans le territoire de Djugu du 23 au 26 décembre, a indiqué la même source précisant que le bilan de ces opération est de "31 éléments de la milice Codeco neutralisés et plusieurs blessés dans le camp ennemi".

    La milice Codeco prétend défendre les intérêts des Lendu, une des communautés de l'Ituri contre des membres de la communauté rivale, Hema.

    Les affrontements entre miliciens de ces deux communautés dans les années 2000 avaient dégénéré en une guerre civile ayant fait plus de 60 000 morts, selon les Nations Unies. La guerre avait pris fin grâce à l’intervention de la force « artemis » de l’Union européenne sous commandement français.

    Ces tentions ont repris en 2017, faisant à ce jour des milliers de morts, d’après la société civile.

    Les ADF, très actifs dans le territoire de Beni, situé dans la province du Nord - Kivu, ont progressivement étendu leurs exactions en Ituri à partir de 2019. 

    Les ADF et la CODECO sont les principales cibles des opérations militaires dans les deux provinces placées sous état de siège par le Président Felix Tshisekedi depuis sept mois.

    Cet état de siège, au bilan mitigé, a été renforcé par le déploiement des troupes ougandaises depuis, fin novembre, pour des opérations conjointes essentiellement dans le territoire de Beni au Nord-Kivu et Irumu et Djugu en Ituri.

     

  • République Démocratique du Congo : Un kamikaze tue six personnes à Beni

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    Un kamikaze a tué au moins six personnes en faisant exploser sa bombe, samedi 25 décembre 2021 à Beni, dans l'est de la République démocratique du Congo, où les autorités provinciales accusent les rebelles du groupe Forces Démocratiques Alliées (ADF), dans un communiqué officiel.

    "Le kamikaze, empêché par les vigiles d'accéder au bar bondé de clients, a activé la bombe à l'entrée. Le bilan encore provisoire fait état de six morts, dont le kamikaze, et 13 blessés admis dans les hôpitaux de la place", a écrit le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu. Une source de la mairie de Beni a indiqué à l'AFP que parmi les personnes tuées, "il y a deux enfants". "Parmi les blessés se trouvent les deux Bourgmestres adjoints des Communes de Mulekera et de Ruwenzori", a-t-elle ajouté, indiquant que "les terroristes d'ADF aux abois ont actionné leurs cellules dormantes dans la ville de Beni en vue de déclencher des actions contre les paisibles citoyens".

    La bombe a explosé à l'intérieur du restaurant "In Box", situé dans le centre de la ville de Beni, où plus d'une trentaine de personnes célébraient la fête de Noël, selon deux témoins interrogés par l'AFP. 

    FIv1PayXMAkWU5a.jpegL'État islamique a revendiqué l'attentat suicide, précisant que le kamikaze (photo ci-contre) était un Ougandais.

    Le 27 juin, l'explosion d'une bombe artisanale dans une église catholique avait blessé deux femmes. Le même jour, le porteur d'une bombe avait été tué dans l'explosion de son engin près d'un bar et non loin d'une mosquée. La veille un autre engin avait explosé, non loin d'une station-service, sans faire de dégâts. Les autorités avaient accusé les rebelles d'ADF d'être responsables de ces attentats dans la ville de Beni.

    Le Nord-Kivu et l'Ituri sont depuis début mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle qui a donné les pleins pouvoirs aux militaires, mais qui n'a pas permis jusqu'à présent de stopper les exactions des groupes armés. Dans ces deux provinces de la RDC, les armées congolaise et ougandaise mènent depuis le 30 novembre des opérations militaires conjointes contre des positions des rebelles du groupe d'origine ougandaise Forces Démocratiques Alliées (ADF).

    Groupe le plus meurtrier en RDC, les ADF sont aussi accusés par Kampala d'être responsables de récents attentats sur son sol, revendiqués par l'État islamique, qui présente ce groupe comme sa "province" (wilayat) en Afrique centrale (ISCAP).
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  • République Démocratique du Congo : une vingtaine de morts dans l’attaque d’un camp de déplacés en Ituri

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    Au moins 22 personnes, dont des déplacés, ont été tuées, dimanche 28 novembre 2021 en Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de la société civile et des autorités.

    L’attaque de la localité de Ndala-Ivu dans le territoire de Djugu où se sont réfugiés des centaines de déplacés depuis deux semaines à cause d’une offensive ayant vidé leur camp, a fait 22 morts, a déclaré Charité Banza, président de la société civile dans la région.

    L’attaque s’est déroulée à cinq heures du matin. Les miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (Codeco) ont ouvert le feu en désordre contre des déplacés”, a-t-il expliqué. Selon la même source, “cette folie allait raser toute une population déplacée sans l’intervention de l’armée qui les a fait fuir”.

    Leur plan depuis le week-end dernier “est de commettre des exactions de masse pour démoraliser les populations”, a déclaré l’un des commandants de l’armée en Ituri, placé sous état de siège depuis le mois de mai 2021, au même titre que la province voisine, le Nord - Kivu.

    Le même responsable a déclaré que seule une dizaine de corps des victimes a “jusqu’ici été découverte”.

    Cette attaque a entraîné un déplacement massif de la population. La plupart a trouvé refuge au site des déplacés de Roe, protégé par les Casques bleus de la mission onusienne en RDC, MONUSCO.

    L’accès humanitaire s’est réduit de manière considérable ces dernières semaines dans le territoire de Djugu, entraînant la suspension des mouvements de 17 organisations humanitaires, d’après les Nations Unies.

    Cette situation affecte l’accès de près de 320 000 personnes à une aide vitale et urgente à Drodro, Fataki, Nizi, Lita, Bambu et Mangala, explique une note des Nations Unies.

    « La population de la province de l’Ituri est victime de l’augmentation des violences », a déclaré, pour sa part, le chef humanitaire des Nations Unies en RDC, David McLachlan-Karr.

    L’Ituri est l'une des provinces les plus affectées par les déplacements de population en République démocratique du Congo.

    D’après les Nations Unies, plus de 1,7 million d’hommes, femmes et enfants sont déplacés à l’intérieur de la province, dont plus d’un tiers dans le territoire de Djugu ; les enfants représentent 52% des personnes déplacées.

  • RDC : 7 morts dans des offensives de l’armée contre un groupe armé affilié à Daech à Beni

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    L’armée congolaise a annoncé avoir « neutralisé » six éléments des forces démocratiques alliés (ADF) et perdu un soldat lors des offensives lancées, vendredi matin 5 novembre 2021 dans une localité du territoire de Beni, dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

    Les offensives militaires sont menées entre la rivière Mahiya et Taliha depuis 5h du matin, a indiqué le capitaine Antony Mwalushay, faisant état de 6 terroristes neutralisés.

    “Côté FARDC ( forces armées de la RDC), un soldat est tombé sur le champ d'honneur et un autre grièvement blessé”, a précisé la même source

    Jeudi, une attaque des rebelles du ADF à Beni s'est soldée par 7 morts dont 4 assaillants, d’après l’armée.

    La persistance des attaques armées dans le territoire de Beni, a entrainé l’arrêt des interventions de 10 organisations humanitaires, privant 116 000 personnes déplacées d’une assistance vitale, a affirmé, jeudi, le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) dans une note aux médias.

    Les ADF sont de loin le groupe armé le plus sanglant parmi les 122 actifs et recensés actuellement dans l'Est de la RDC par les experts indépendants et les Nations Unies.

    Depuis début 2021, plus de 25 villages ont été attaqués et plus de 200 personnes tuées par ce groupe en Ituri et dans le Nord-Kivu, selon le dernier rapport de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) qui faisait état de son inquiétude face à l’afflux de déplacés sur fond de persistance des violences armées.

    Le 11 mars, les États-Unis ont placé, le groupe ADF, actif dans l'est de la RDC depuis 1995, parmi les « groupes terroristes » affiliés à Daech.

    Pour tenter d’enrayer la violence dans la région, le Président Félix Tshisekedi a placé les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, sanctuaires des ADF, sous état de siège.

    Cette mesure a consacré la gestion des provinces par l'armée mais son bilan reste controversé du fait de la persistance des attaques.

    En visite dans la région, le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix, a récemment affirmé que les assaillants multiplient les attaques contre les civils en réponse à la pression militaire conjointe entre forces armées congolaises et casques bleus.
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