Nombre de personnes déplacées

  • Burkina Faso : 9 morts dans une embuscade dans le Sahel

    Imprimer

    Neuf personnes ont été tuées, dont un volontaire, et dix autres blessées, jeudi, dans une embuscade contre un véhicule de transport dans la localité de Tokabangou dans la commune de Markoye dans la région du Sahel, a annoncé dans la soirée le gouvernement burkinabè dans un communiqué.

    " L'attaque survenue à 4km de Tokabangou alors que les passagers se rendaient au marché de Dolbel, a fait 9 morts et 10 blessés selon un bilan provisoire", lit-on dans le communiqué.

    Les blessés ont tous été pris en charge par les services de santé, selon la même source.

    Selon la communiqué, dans la matinée du jeudi 18 février 2021, des individus armés non identifiés ont tendu une embuscade à des véhicules de transport de civils entre Markoye et Tokabangou dans la région du Sahel. Les victimes appartiennent en majorité à la même famille. Selon les survivants, les propos tenus par les assaillants menaçaient directement un groupe ethnique. 

    L'attaque n'a pas été revendiquée.

    EumTnq7XMAMkMId.jpeg

    Une opération de ratissage a été lancée aussitôt pour retrouver "les auteurs de ces actes barbares", informe le gouvernement qui "réaffirme sa ferme détermination à poursuivre sans relâche la sécurisation de l’ensemble du territoire national".

    Depuis 2015, le Burkina Faso est la cible d'attaques terroristes ayant fait de nombreuses victimes et plus d'un million de déplacés internes.
    EugZdgqXEAADcRD.jpeg

  • Burkina Faso : le nombre de personnes déplacées par les attaques islamistes a augmenté de plus de 90%

    Imprimer

    Le nombre de personnes déplacées au Burkina Faso est passé de 560.033 en décembre 2019 à 1.074.993 individus en décembre 2020, soit une augmentation de 92%, a annoncé samedi, le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (Conasur) qui pointe du doigt la dégradation continue de la situation sécuritaire.
     
    Selon le rapport du Conasur la population déplacée interne est composée de 53% de femmes et de 47% d’hommes.
     
    Par ailleurs, 54% des individus déplacés sont âgés de moins de 15 ans.
     
    Entre novembre 2020 et décembre de la même année, on note une augmentation de 2,40%, poursuit le rapport qui précise que sur plus de 300 communes que compte le pays, 266 accueillent les déplacés internes.
     
    La région du Centre-Nord occupe la première place, accueillant à elle seule, 40% des personnes déplacées, le sahel, 32% et le Nord, 7,2%.
     
    Le rapport souligne ces personnes déplacées internes sont confrontées aux problèmes liés à l’alimentation, l’habillement, aux abris et à la sécurité.
     
    Le Conasur compte accélérer l’introduction des cartes de ménages des personnes déplacées internes afin de faciliter la délivrance des assistances et des services sociaux de base.
     
    Le Burkina Faso est en proie aux attaques d'islamistes radicaux armés depuis plus de cinq ans, causant de nombreuses victimes et des milliers de déplacés confrontés à une grave crise humanitaire, selon les organisations humanitaires installées dans le pays.

  • Burkina Faso : un civil tué et un imam enlevé dans une attaque au Sahel

    Imprimer

    Une personne a été tuée, deux autres blessées et un imam enlevé, dans une attaque perpétrée par des terroristes présumés dans la localité de Mansila, située dans le nord-est du Burkina Faso.

    "Cela fait quelques jours déjà que des Hommes armés non identifiés ont instauré une loi selon laquelle, une femme qui ne sort pas en noire et un homme qui ne porte pas un pantalon court, sont purement et simplement sanctionnés par dix coups de fouets", a indiqué l’Agence d’information du Burkina (AIB, officiel) qui a rapporté l’information.

    Selon la même source, jeudi dernier, ces hommes armés ont encerclé le village de Mansila, province du Yagha, dans le Sahel, et ont appliqué leur loi, faisant beaucoup de blessés.

    Samedi, la population a organisé une riposte contre ces hommes armés, mais n’ont pas pu résister face aux assaillants armés, selon un un ressortissant de la localité, installé à Ouagadougou.

    "Une personne a été tuée et deux autres blessés", a-t-il ajouté.

    L’AIB a, pour sa part, ajouté que dans leur fuite, les hommes armés avaient kidnappé l’imam de la grande mosquée de Mansila.

    La situation sécuritaire est très fragile dans plusieurs régions du Burkina Faso notamment dans le Sahel, où la campagne électorale pour le double scrutin du 22 novembre dernier a été émaillée par des attaques terroristes, faisant au moins 15 morts, dont 14 soldats.

    Le conseiller municipal du village de Ferel, situé à 22 Km de Gorom-Gorom, chef-lieu de la province de l’Oudalan, également dans le Sahel, a été tué dimanche soir, dans une attaque perpétrée par des hommes armés non identifiés.

    Dans un communiqué, le colonel Salfo Kaboré, a annoncé que le couvre-feu instauré depuis maintenant près de deux ans, était prorogé pour une durée de 45 jours, à compter du 1er décembre 2020 et jusqu'au 14 janvier 2021.

    Les horaires du couvre-feu vont de 19 heures à 05 du matin, en fonctions des localités dans cette région.

    Jadis connu pour sa stabilité, le Burkina Faso est tombé, en avril 2015, dans un cycle d’attaques terroristes dans plusieurs régions, faisant à ce jour plus de 1600 morts, selon un décompte du Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Ces attaques, qui ont également contraint plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, sont exacerbées dans le Sahel par des conflits inter-communautaires, certains groupes sociaux accusant d'autres d’être de connivence avec des terroristes.

  • Burkina Faso : 12 terroristes islamistes neutralisés

    Imprimer

    Att.E.B.

    L’armée burkinabè a affirmé, lundi soir 16 novembre, avoir abattu 12 terroristes, en riposte à l’embuscade qui a coûté la vie, mercredi dernier, à 14 soldats dans la localité de Tin-Akoff dans la province de l’Oudanlan dans la région du Sahel (nord-est).

    Dans son point de la situation hebdomadaire des opérations de sécurisation publié lundi soir, l’armée burkinabè a indiqué que "douze terroristes avaient été abattus le 11 novembre, dans le Sahel", dans sa riposte à l’embuscade, alors que les groupements de forces du secteur Centre et Est ont apporté leur soutien aux populations afin de maîtriser des flammes suite à un incendie survenu sur le marché de Gayéri dans la région de l’Est.

    Mercredi dernier, une unité du détachement militaire de Tin-Akoff en mission de reconnaissance sur l’axe Tin-Akoff-Gorom, était tombée dans une embuscade aux environs de Bediabé dans la province de l’Oudalan.

    Le bilan faisait état de 14 militaires tués et 8 autres blessés dont trois dans un état grave évacués et pris en charge à Ouagadougou.

    Les 14 soldats burkinabè tués ont été inhumés, lundi dans l’après-midi, au cimetière militaire de Dori (nord-est) en présence du ministre de la Défense nationale et des anciens Combattants Moumina Chériff Sy et du chef Etat-major général des armées, le général de brigade Moïse Minougou.

    Dans la semaine du 9 au 15 novembre 2020, l’armée burkinabè a affirmé avoir effectué 13 opérations aériennes en guise d’appui aérien, suivi de convoi, transport et fret.

    Elle a également effectué 36 opérations de sécurisation de marchés et lieux de culte et 389 patrouilles.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques islamistes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Depuis cette date, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des Forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un rapport publié en août dernier par le Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

  • Burkina Faso : un mort dans une attaque contre le véhicule d’un député

    Imprimer

    Att.E.B.

    Au moins une personne a été tuée dimanche 8 novembre dans la localité de Goudébo sur l’axe Gorom-Dori au nord du Burkina Faso, dans une attaque perpétrée par les individus armés non identifiés contre le véhicule d’un député en pleine campagne électorale.

    "Des hommes armés non identifiés ont tiré aux environs de 9 heures (TU) sur un véhicule d'un parlementaire du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP au pouvoir) à Goudebo tuant son chauffeur", a expliqué une source sécuritaire sous le couvert d’anonymat depuis la ville de Dori.

    "Le convoi allait chercher le député Ousmane Alpha qui devait animer un meeting dans le village d'Essakane, non loin du lieu de l’attaque", a expliqué un élu local membre du parti.

    L’attaque a été confirmée par les médias locaux qui ont ajouté que les assaillants ont également emporté le véhicule 4×4 du parlementaire.

    Depuis le 31 octobre dernier, le Burkina Faso vit au rythme de la campagne électorale en vue des scrutins présidentiel et le législatif du 22 novembre 2020, dont le sujet phare est la lutte contre le terrorisme qui a fait 1665 morts dont 1229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité depuis 2015, selon un décompte du Conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Ces attaques ont également contraint plus d'un million de personnes à fuir leurs villages.

    Le Conseil constitutionnel du Burkina Faso a constaté dans une décision "l’existence de cas de force majeure" dans 1645 secteurs ou villages soit 17,7% du territoire, à cause des attaques terroristes, et a décidé d’exclure ces zones du double scrutin présidentiel et législatif.

  • Burkina Faso : un volontaire de défense tué et un présumé terroriste neutralisé

    Imprimer

    Att.E.B

    Un volontaire de défense a été tué et un terroriste neutralisé, dans la localité de Tokabangou, province de l’Oudalan dans le Sahel, dans une attaque perpétrée par des individus armés non identifiés contre une patrouille mixte composée de soldats burkinabè et des civils armés, a annoncé lundi, l’armée burkinabè dans son point hebdomadaire sur la situation sécuritaire.

    "Une mission conjointe de l’armée et des « volontaires pour la défense de la patrie » (VDP) a été attaquée jeudi à Tokabangou (sahel) par un groupe armé. Le bilan fait état d’un terroriste abattu et d’un volontaire pour la patrie décédé", avait indiqué le même jour, un élu local sous couvert d’anonymat.

    Confirmant, ce lundi, cette attaque, l’armée burkinabè a souligné que le bilan est d’" un terroriste neutralisé, un Volontaire pour la défense de la patrie (VDP) tué et un autre blessé", alors que des armes, des munitions et des moyens roulants ont été récupérés.

    Confronté à des attaques terroristes depuis 2015, le Burkina Faso a adopté en janvier 2020, une loi instituant le concept de "volontariat pour la défense de la patrie" consistant à doter certains citoyens d'armes, pour contribuer à défendre la patrie contre les attaques terroristes, au besoin, par la force de celles-ci.

    Bénéficiant d’un encadrement et d’un appui financier de l'Etat pour leur fonctionnement, ces "volontaires" doivent épauler les forces de défense et de sécurité sur le terrain.

    Cependant ces civils armés sont régulièrement accusés d’exactions par des organisations telles que le Collectif contre l’impunité et la stigmatisation des communautés, le Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP) et l’Organisation démocratique de la jeunesse (ODJ).

    Depuis 2015, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Ces attaques ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, alors que près de 3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

  • Burkina Faso : au moins trois civils tués dans une attaque armée dans le Sahel

    Imprimer

    Att.E.B.

    Au moins trois déplacés internes ont été tués par des individus armés non encore identifiés dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre, dans la commune de Markoye, province de l’Oudalan, dans le Sahel burkinabè.

    "Plusieurs individus armés non identifiés ont attaqué dans cette nuit (de samedi à dimanche), un quartier de la ville de Markoye, où ils ont tué au moins trois déplacés internes", a déclaré un élu local.

    Les assaillants ont également emporté des biens, selon la même source.

    Des sources administratives ont confirmé l’attaque, sans faire de commentaires, alors que dimanche à 12H00 TU elle n’avait pas été encore revendiquée.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques terroristes qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Depuis cette date, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité ont été tués dans des attaques terroristes dans le pays, selon un décompte du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso.

    Elles ont contraint également plus d'un million de personnes à fuir leurs villages, alors que près de 3 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire dans le pays, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA).

    Outre l’urgence humanitaire, les déplacés internes font face à des attaques contre les camps qui les accueillent dans les différentes localités.

    Au moins 25 d’entre eux ont été tués dans la nuit du 4 octobre dans une attaque perpétrée par des individus armés non encore identifiés dans le centre-nord du Burkina Faso, a rapporté jeudi dernier, le Haut-commissariat pour les réfugiés (HCR) qui a condamné cet acte dans un communiqué.