Nombre de personnes déplacées

  • Burkina Faso : deux militaires tués par l’explosion d’une mine dans le nord-ouest

    Imprimer

    (Attention E.B.)

    Deux militaires burkinabè ont été tués jeudi 24 septembre, au passage de leur véhicule par un engin explosif improvisé dans le village de Dissi, dans la province du Sourou, dans le nord-ouest du Burkina Faso.

    "Une unité de patrouille du 23ème régiment d’infanterie de Dédougou en position avancé à Toéni a sauté sur une mine. Deux de nos hommes sont tombés", a déclaré au téléphone, un officier militaire sous le couvert de l’anonymat, depuis la ville de Dédougou (au nord-ouest de Ouagadougou).

    Ce détachement de l’armée a l’habitude d’effectuer des missions de sécurisation dans la zone. "Une situation qui nous rassurait. Maintenant nous avons tous peur", a-déclaré un commerçant de Dédougou.

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration et aucune partie ne l'a encore revendiquée, jeudi à 17h00 TU.

    La région du nord-ouest, précisément la Boucle du Mouhoun frontalière avec le Mali est régulièrement ciblées par les attaques d’hommes armés non identifiés.

    En décembre 2018, dix gendarmes y avaient été tués et trois autres blessés dans une embuscade, alors qu’ils procédaient à un ratissage après que des individus armés aient incendié une école et des manuels scolaires dans un village.

    Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger, les attaques qui ont débuté en 2015 au Burkina Faso, ont progressivement atteint les autres régions du pays.

    Le conseil économique et social (CES) du Burkina Faso a, dans un rapport publié le 24 août dernier, indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 membres des forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également fait plus d'un million de déplacés internes alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.

  • Burkina Faso : un poste de gendarmerie attaqué à la frontière ivoirienne

    Imprimer

    Le poste de gendarmerie de Mangodara, commune burkinabè située à la frontière avec la Côte d’Ivoire, a été la cible d’une attaque armée, perpétrée par des individus non encore identifiés, dans la nuit de dimanche à lundi.

    "Dans la nuit du 20 au 21 septembre, des individus armés non encore identifiés ont attaqué les locaux de la Brigade territoriale de gendarmerie de Mangodara, dans la province de la Comoé à la frontière avec la Côte d’Ivoire. Pour le moment un élément (un gendarme) manque à l’appel", a déclaré, au téléphone, un officier de police de la ville de Mangora sous couvert d’anonymat.

    "Les locaux de la gendarmerie ont été saccagés par les assaillants", a déclaré Issouf Ouattara, un étudiant, soulignant que l’attaque a débuté aux environs de 05 heures (TU).

    "Nous avons été réveillés par des tirs d’armes. C’est après, qu’on s’est rendu compte que c’est la gendarmerie qui a été attaquée", a-t-il expliqué au téléphone.

    Les autorités burkinabè n'ont encore fait aucune déclaration sur cette attaque et aucune partie ne l'a encore revendiquée, lundi à 10h00 TU.

    Le Burkina Faso est la cible d’attaques terroristes depuis 2015. Concentrées dans un premier temps dans le Sahel, le nord et l’est du pays aux frontières du Mali et du Niger. Ces attaques ont progressivement atteint les autres régions du pays jusqu’à la frontière avec la Côte d’Ivoire.

    La quasi-totalité des régions est déconseillée par les chancelleries occidentales à leurs ressortissants.

    Le conseil économique et social (CES) du Burkina Faso a, dans un rapport publié le 24 août dernier, indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également poussé plus d’un million de personnes à fuir leurs foyers à travers le pays, alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

    C’est dans ce contexte sécuritaire fragile que ce pays d'Afrique de l’Ouest se prépare à organiser un double scrutin présidentiel et législatif le 22 novembre prochain.

  • Burkina Faso : un gendarme tué dans une embuscade

    Imprimer

    Un gendarme burkinabè a été tué dans une embuscade, tendue par des "individus armés non identifiés" dans la localité de Pensa, dans le Centre-nord du Burkina Faso, ont annoncé dimanche des sources sécuritaires.

    "Samedi, une patrouille de la gendarmerie nationale est tombée dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés dans la commune rurale de Pensa, dans le centre-nord. Nous avons perdu un élément", a déclaré un officier de l’armée sous le couvert d’anonymat.

    Une source administrative ayant confirmé l’attaque s’est inquiétée de la recrudescence des attaques dans le centre-nord du pays, rappelant que le 6 juillet 2020, Souleymane Zabré, maire et chef coutumier de la commune rurale de Pensa avait été tué dans une "attaque terroriste".

    A deux mois du double scrutin présidentiel et législatif du 22 novembre prochain, la situation sécuritaire se dégrade de plus en plus au Burkina Faso avec la multiplication des attaques terroristes dans plusieurs régions du Burkina Faso.

    La mort de ce gendarme porte à dix, le nombre de personnes tuées dans des attaques armées entre vendredi et samedi dans le nord, le centre-nord et le sahel au Burkina Faso.

    Vendredi, au petit matin, quatre soldats burkinabè ont été tués dans une embuscade tendue par des individus armés non identifiés sur l'axe Gaskindé-Djibo dans la province du Soum dans le Sahel burkinabè.

    Le même jour, dans la soirée, une femme et ses deux enfants ont trouvé la mort quand la charrette qui les transportait a sauté sur un engin explosif improvisé sur l’axe Titao-Woro dans la province du Lorum dans le nord du Burkina Faso près de la frontière avec le Mali.

    Selon des sources locales, en riposte à cette attaque, deux terroristes présumés ont été tués par des civils armés par les autorités, appelés "volontaires pour la défense de la patrie (VDP)" pour épauler l’armée dans la lutte contre le terrorisme.

    Samedi, deux de ces "volontaires pour la défense de la patrie (VDP)" ont été blessés dans une attaque entre Boukma et Gorgadji dans le Sahel.

    Aucune de ces attaques n’a été revendiquée.

    Un rapport du conseil économique et social (CES) du Burkina Faso, publié le 24 août dernier a indiqué que depuis 2016, au total, 1665 personnes, dont 1229 civils et 436 parmi les forces de défense et de sécurité, ont été tuées dans des attaques terroristes dans le pays.

    Ces attaques ont également poussé plus d’un million de personne à fuir leurs foyers à travers le pays alors que le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

  • Burkina Faso : trois attaques contre l’armée et plusieurs assaillants neutralisés en une semaine

    Imprimer

    L’armée burkinabè a essuyé trois attaques dans la semaine du 17 au 23 août, a révélé mardi 25 août, l’Etat-major général des Armées affirmant que "plusieurs assaillants avaient été neutralisés" dans les ripostes des forces de défense et de sécurité.

    Le bulletin hebdomadaire de l’armée burkinabè, publié mardi, fait état de 15 opérations aériennes, 38 opérations de sécurisation des marchés et des lieux de cultes et 237 patrouilles dans plusieurs localités du pays en proie au terrorisme.

    Le 23 août le détachement de Bahn (nord) est intervenu pour défendre des "Volontaires pour la défense de la patrie (VDP)" (des civils engagés aux côtés des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre le terrorisme ), pris à parti par des individus armés.

    "Cette intervention a permis de mettre en déroute les assaillants. Plusieurs d’entre eux ont été neutralisés", précise le bulletin qui ajoute que la veille, le 22 août, "deux gendarmes sont morts et quatre autres blessés évacués" dans une embuscade dans le Sahel.

    Le 19 et le 22 août, deux engins explosifs improvisés ont été détectés dans deux localités différentes par des unités du groupement. Les unités spécialités du génie militaire sont intervenues pour neutraliser ces engins, rappelle l’armée.

    Le 17 août une section du détachement de Yirgou (Centre-nord) a repoussé une attaque contre son convoi alors qu’elle effectuait une patrouille. "Aucun dommage enregistré".

    L’Etat-major général des Armées, assure que les forces armées nationale poursuivent leurs opérations de sécurisation du territoire national à travers les activités au sein des groupements de forces. Elles conduisent également des activités de soutien au développement au profit des structures de l’Etat, des structures privées ainsi que des activités au profit des populations.

    Depuis 2015, le Burkina Faso est confronté à une crise sécuritaire marquée par des attaques terroristes et des conflits intercommunautaires qui ont poussé plus d’un million de personne à fuir leur foyer.

    Le nombre de personnes ayant besoin d'une assistance humanitaire est passé de 2,2 millions en janvier 2020 à 2,9 millions en août 2020, soit une augmentation de plus de 30%, indique le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).

  • Burkina Faso : 2 512 écoles fermées pour des raisons de sécurité, privant plus de 350 000 enfants d’éducation (ONG)

    Imprimer

    Au Burkina Faso, 2 512 écoles ont été fermées en raison de l'insécurité, privant ainsi plus de 350 000 enfants d’éducation jusqu'au mois de juin 2020, a-t-on appris mercredi, auprès de l’ONG « Save the Children » qui souligne l’urgence de tout mettre en œuvre pour renforcer la réponse humanitaire afin de soulager les enfants.

    Dans un communiqué publié mercredi 19 août, à l’occasion de la journée mondiale de l’aide humanitaire, l’ONG Save the Children affirme que du fait de leurs spécificités à bien des égards, les enfants sont les plus vulnérables dans les situations de crise humanitaire qui remettent facilement en cause leurs droits fondamentaux.

    "Par exemple, le doit à l’éducation est compromis pour les enfants dans les zones à forts défis sécuritaires ou contraints à des déplacements internes. Au Burkina Faso, au mois de juin 2020, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) faisait état de 2 512 écoles fermées, privant ainsi plus de 350 000 enfants d’éducation", souligne le texte.

    Depuis 2015, le Burkina Faso, jadis connu pour sa stabilité dans la région ouest-africaine, est frappé par des attaques armées qui ont touché plusieurs localités du pays, faisant des centaines de morts et des milliers de déplacés.

    Le pays a enregistré à la date du 17 août 2020, au total 1.013.234 personnes déplacées internes dont la plupart sont des enfants, selon le dernier rapport périodique du Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR).

    "Nous avons fui notre village en raison de l’insécurité. J’étais en classe de CM1. Mais depuis que je suis arrivé ici, je ne peux plus étudier. Tous mes cahiers et livres sont restés là-bas. Et je n’ai aucun papier sur moi qui peut justifier que j’ai fréquenté ailleurs. On a tout abandonné là-bas dans notre fuite. Sincèrement, quand je me couche la nuit, je n’arrive même pas à m’endormir", témoigne dans le communiqué Anne, un enfant déplacé dans un site à Pissila, commune rurale de la province du Sanmatenga, région du Centre-Nord.

    En tant qu’organisation de défense et de protection des droits de l’enfant, Save the Children s’inquiète de la vulnérabilité des enfants face à la crise humanitaire.

    "Les enfants sont ceux qui paient le plus lourd tribut, quels qu’en soient la nature, l’ampleur et les acteurs d’une situation de conflit. S’ils n’y perdent pas la vie, leur développement physique, mental et psychosocial est compromis", indique l’ONG qui estime qu’"il urge de tout mettre en œuvre pour renforcer la réponse humanitaire au Burkina Faso afin de soulager les populations, plus particulièrement les enfants".

  • Burkina Faso : L’explosion d’un IED contre un bus tue quatorze civils

    Imprimer

    Lire la suite