Nice

  • France : Une photo du tueur de Samuel Paty dans le téléphone de l'auteur de l'attentat de Nice

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    Une photographie du tueur islamiste de l'enseignant français Samuel Paty et un message audio qualifiant la France de "pays de mécréants" ont été retrouvés dans le téléphone de l'auteur de l'attentat qui a fait 3 morts à la basilique de Nice fin octobre, a indiqué le parquet national antiterroriste français vendredi.

    L'exploitation du téléphone du Tunisien Brahim Aouissaoui, blessé de plusieurs balles par les policiers et dont le "pronostic vital reste engagé", a aussi mis en évidence des "photographies relatives" au groupe Etat islamique (EI), a ajouté le Pnat, qui a ouvert une information judiciaire pour notamment "assassinats et tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste".

  • France : Un tunisien interpellé en France dans le cadre de l'enquête sur l'attaque de Nice

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    Un ressortissant tunisien de 29 ans a été interpellé samedi en France, portant à quatre le nombre de personnes placées en garde à vue dans l'enquête sur l'attaque mortelle dans la basilique de Nice, a-t-on appris de source judiciaire.

    Le quatrième suspect, interpellé à Grasse, à environ 45 kilomètres de Nice, et placé en garde à vue vers 14H00 GMT, est soupçonné d'avoir côtoyé l'assaillant, Brahim Issaoui, a précisé cette même source sans plus de détails sur le profil du jeune homme.

    Trois autres hommes sont en garde à vue : jeudi soir, un premier suspect âgé de 47 ans avait été arrêté après avoir été vu aux côtés de l'agresseur sur des images de vidéosurveillance la veille de l'attaque.

    Le deuxième individu, âgé de 35 ans, a été interpellé vendredi à Nice entre 18H30 et 19H00 (17h30 et 18h00 GMT) pour avoir été en contact avec le tueur la veille des faits. Un troisième homme âgé de 33 ans est entendu par les enquêteurs : il était présent lors de la perquisition des policiers au domicile du deuxième suspect, dont il est le cousin. "On essaie de clarifier son rôle dans tout ça", a précisé la source judiciaire.

    Les trois hommes étaient toujours en garde à vue samedi, a précisé la source judiciaire.

    Brahim Issaoui, un Tunisien de 21 ans, est arrivé à Nice "24 ou 48 heures" avant l'attaque au couteau, qui a fait trois morts, selon une source proche de l'enquête.

    "Il est encore beaucoup trop tôt pour savoir s'il a bénéficié de complicité, quelles ont été ses motivations pour venir en France et quand cette idée a germé en lui", a dit à l'AFP samedi matin une autre source proche du dossier.

    "La poursuite de l'analyse" des deux téléphones retrouvés dans ses effets personnels, et "l'enquête côté tunisien" seront "déterminantes", a ajouté cette source.

    Selon une troisième source proche de l'enquête, Brahim Issaoui est "vraisemblablement" arrivé à Nice le mardi. Il aurait "squatté un immeuble au moins un des deux soirs" qu'il a passés dans la ville et sur les images de vidéosurveillance "on le voit à proximité de l'église la veille" de son attaque, a précisé cette source.

    En Tunisie, Brahim Issaoui avait des antécédents judiciaires de droit commun de violence et de drogue, selon la justice tunisienne qui a également ouvert une enquête.

    Jeudi, à 08H29, il est entré dans la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption, dans le centre-ville de Nice, où il a égorgé une femme de 60 ans, Nadine Devillers, et le sacristain Vincent Loquès, âgé de 55 ans.

    Une mère de famille brésilienne de 44 ans, Simone Barreto Silva, poignardée à plusieurs reprises, est décédée dans un restaurant à proximité où elle s'était réfugiée.

    Brahim Issaoui, maîtrisé par une équipe de la police municipale qui a fait feu sur lui à plusieurs reprises, a été conduit grièvement blessé à l'hôpital Pasteur de Nice. Toujours inconscient, il n'avait pu être entendu samedi par les enquêteurs.

    Le terroriste avait quitté mi-septembre la ville de Sfax, au centre de la Tunisie, où il vivait avec sa famille. Arrivé clandestinement en Europe par l'île italienne de Lampedusa le 20 septembre, il aurait débarqué sur le continent, à Bari, dans le sud de l'Italie, le 9 octobre.

    Selon sa mère, Brahim Issaoui, réparateur de motos, faisait la prière depuis deux ans et demi. "Il ne sortait pas et ne communiquait pas avec les autres", a-t-elle dit à l'AFP.

    Lien permanent Catégories : FRANCE, Nice, TUNISIE 0 commentaire
  • Autriche : Des turcs attaquent et vandalisent l'église St Antoine de Padoue à Vienne

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    Trente à cinquante turcs sont entrés jeudi soir dans l'église catholique Saint-Antone-de-Padoue (St. Anton von Padua) dans le quartier de Wien-Favoriten et l'ont saccagée. Les vandales ont crié et donné des coups de pied contre les bancs, a confirmé le porte-parole de la police, Marco Jammer. L'information avait été donnée dans le quotidien "Kurier". Alors qu'ils se dirigeaient vers la zone de l'autel, le prêtre a appelé la police.

    Les turcs se sont alors enfuis dans différentes directions. Personne n'a encore été arrêté.

    L'attaque a été enregistrée par les caméras de surveillance
    Les enquêteurs de l'Office pour la protection de la Constitution accusent un groupe de turcs, organisés par le biais des médias sociaux d'être responsables de cette action contre le lieu de culte catholique. L'attaque a été enregistrée par une caméra de surveillance, qui est actuellement en cours d'évaluation.

    Le ministre de l'intérieur Karl Nehammer (ÖVP) a condamné l'attaque contre l'église : "Nous ne permettrons jamais que le droit à la liberté de religion soit détruit en Autriche et nous protégerons la communauté chrétienne de toutes nos forces", a-t-il déclaré. Il a chargé le directeur général de la sécurité publique de sensibiliser tous les services de police et d'intensifier la surveillance de l'espace public, en particulier dans le quartier de Favoriten.

    "Troisième attaque contre la société européenne-occidentale"
    Le chef adjoint du parti fédéral FPÖ, Manfred Haimbuchner, a considéré cette attaque comme une "prise d'assaut très répréhensible d'une église". Pour Haimbuchner, il s'agit d'une "attaque contre notre démocratie libérale et notre société libérale dans son ensemble. Après une telle attaque, il ne faut pas simplement revenir à la normale". Haimbuchner a relié l'incident à la décapitation du professeur Samuel Pati dans une banlieue parisienne et à l'assassinat de trois chrétiens dans une église de Nice. Il a ajouté que c'était la troisième attaque contre la société européenne-occidentale en quelques jours.

    Des contrôles accrus, notamment des installations françaises
    Vendredi soir, le ministère de l'Intérieur a annoncé que 50 agents de police supplémentaires ont été affectés à la surveillance et au contrôle du quartier de Wien-Favoriten. En outre, une évaluation de la menace par l'Office pour la protection de la Constitution est en cours et de nouvelles mesures doivent être adoptées pour renforcer la sécurité face à la menace accrue d'islamistes radicalisés.

    Après les attaques terroristes en France, le ministère de l'Intérieur a en outre annoncé que dans le cadre des discussions de coordination entre l'"Office fédéral pour la protection de la Constitution et la lutte contre le terrorisme" (BVT) et le "groupe de travail Cobra", une protection accrue des installations françaises et une surveillance accrue dans les lieux publics ont été ordonnées.

    Tout comme le ministre de l'intérieur Karl Nehammer, la ministre de l'intégration Susanne Raab (ÖVP) a également condamné l'attaque contre l'église et a salué la présence accrue de la police à Favoriten. "Les sociétés parallèles sont le terreau de la violence. Nous devons combattre toute forme d'extrémisme et d'islamisme dès le début afin d'empêcher que des choses pires ne se produisent", a déclaré M. Raab dans un reportage.

    "Pas de fausse tolérance" envers l'islam politique
    Le Chancelier fédéral Sebastian Kurz (ÖVP) s'est exprimé sur Twitter vendredi soir contre une tolérance incompréhensible en rapport avec l'attaque de l'église. "Tous les chrétiens d'Autriche doivent pouvoir pratiquer leur foi librement et en toute sécurité ! Nous allons résolument poursuivre la lutte contre l'Islam politique et ne ferons pas preuve d'une fausse tolérance dans ce domaine", a écrit M. Kurz. (apa)

  • France : Arrestation d'un homme armé de couteaux à Paris et suspicion d'un réseau impliqué dans l'attentat de Nice

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    L'agence "Reuters" a rapporté que la police avait arrêté un homme armé de deux couteaux à Paris, au lendemain de l'attaque au couteau qui a fait trois morts à Nice.

    Reuters a cité une source policière révélant que ce nouvel incident avait eu lieu dans le 15e arrondissement, au sud-ouest de la capitale. L'homme armé avait menacé les policiers avec un couteau.

    La source a confirmé que les policiers avaient réussi à arrêter l'homme.

    Cette nouvelle affaire s'inscrit dans le contexte d'une série d'attaques similaires en France depuis hier matin, en parallèle à l'attaque sanglante de la cathédrale Notre-Dame de Nice.

    Y a-t-il un réseau derrière l'attaque de Nice?
    Pendant ce temps, les services de sécurité français enquêtent sur la possibilité d'un réseau entier derrière l'attentat contre l'église de Nice, jeudi, qui a fait 3 morts.

    Les enquêteurs pensent que l'attaquant appartenait à un groupe qui a assuré son transfert en train vers lae France via l'Italie, après son arrivée sur l'île de Lampedusa en tant qu'immigrant irrégulier. Le départ de Tunisie du terroriste pourrait avoir coïncidé avec le discours du président français Emmanuel Macron il y a quelques semaines sur l'islam.

    Un Conseil de la Défense s'est réuni vendredi à l'Elysée pour discuter de l'attentat contre l'église Notre-Dame de Nice, et pour évaluer la situation et les mesures prises et celles qui pourraient être prises ultérieurement.

    Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré: "Nous sommes en guerre contre l'islam politique". De son côté, la dirigeante de l'extrême droite française, Marine Le Pen, a appelé à la dissolution de l'Union des organisations islamiques en France, re-baptsée "Musulmans de France" et qui est affiliée aux "Frères musulmans". Elle demande également la confiscation de ses biens et avoirs, considérant que les mesures prises jusqu'à présent sont inférieures à ce que le gouvernement devrait faire. Elle exige que tous ceux qui promeuvent l'islam politique et tous ceux qui appellent à se convertir à l'islam soient punis en France, et qu'ils soient expulsés s'ils ne sont pas français.

  • France : "La guerre contre l'islamo-fascisme ne peut être gagnée pacifiquement." Le maire de Nice appelle à modifier la Constitution française

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    Le maire de Nice, Christian Estrosi, a annoncé la nécessité de changer la constitution française si ses dispositions ne sont pas adaptées à la guerre contre le terrorisme, qu'il a également comparée à un virus.
    "La démocratie est le respect de la constitution. Si nous sommes contraints de respecter des dispositions qui ne sont pas adaptées à la possibilité de mener une guerre (contre le terrorisme), en respectant la constitution, alors nous devons modifier la constitution " , a déclaré le maire de Nice sur les ondes de la radio Europe-1.
    Il a souligné que cette guerre ne peut être gagnée par des «lois pacifiques» et a également comparé le terrorisme à un virus.
    "Avec COVID-19, nous avons privé les Français de certaines libertés, qu'ils ont acceptées pour lutter contre le virus. L'islamo-fascisme est un virus, les bombes explosent constamment sur notre territoire", a déclaré Estrosi.

  • France: Trois morts et des blessés dans une attaque au couteau par un migrant tunisien en plein centre de Nice

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    Une attaque au couteau a été perpétrée ce jeudi matin vers 9 heures à Nice, à l'intérieur de la basilique Notre-Dame de l'Assomption. Un terroriste s'est attaqué à plusieurs personnes à l'arme blanche (un couteau avec une lame de 17 cm de long). Trois personnes ont été tuées, deux femmes et un homme, et plusieurs autres ont été blessées.
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    Le corps du sacristain, Vincent Locquès (photo ci-contre), âgé de 54 ans a également été retrouvé dans l'église, avec d'importantes plaies à la gorge.

    Le corps de la seconde victime est une femme âgée de 60 qui venait prier le matin. Elle s'appelait Nadine Devillers. Elle a été retrouvée la gorge tranchée avec des plaies très profondes, proches de la décapitation.

    La troisième victime (photo ci-contre), une femme âgée de 44 ans, est décédée des suites de coups de couteau portés à la gorge. Elle avait cherché à fuir après avoir été grièvement blessée et est décédée dans un bar où elle s'était réfugiée. "Dites à mes enfants que je les aime" ont été ses dernières paroles, selon les personnes qui lui portaient assistance. Cette troisième victime est Simone Barreto Silva, mère de trois enfants, une citoyenne brésilienne qui a vécu en France pendant environ 30 ans et s'occupait de personnes âgées.

    Terroriste.jpeg

    10 minutes après les faits, l'auteur (Photo ci-contre, un homme de 21 ans dont le nom serait Brahim Aouissaoui (photo ci-contre), est un migrant tunisien. il était arrivé sur l’île italienne de Lampedusa fin septembre, où il avait été mis en quarantaine par les autorités italiennes avant d’être visé par une obligation de quitter le territoire italien. Le terroriste avait malgré tout été remis en liberté. Il serait alors arrivé en France avec un document d'identité de la Croix-Rouge italienne. Le jour de son attaque, il aurait changé ses vêtements à la gare de Nice, avant de se rendre à pied à a basilique Notre-Dame de l'Assomption pour passer à l'action, a déclaré le procureur jeudi..

    Il a été interpellé par les forces de l'ordre grâce à la rapidité d'intervention de la police municipale de Nice qui est armée. Grièvement lessé lors de sa neutralisation, il a été conduit à l'hôpital où il n'arrêterait pas de crier "Allah akbar". Un témoin a entendu une première série de 4 à 5 coups de feu, suivie de plusieurs autres coups de feu.

    Lors de son arrestation, les policiers ont ont trouvé l'arme du crime, un coran et deux téléphones portables. De plus, un sac contenant des effets personnels a été retrouvé dans l'église. À côté du sac se trouvaient deux couteaux que l'assassin n'a pas utilisés lors de l'attaque.

    Le maire de la ville a déclaré que l'attaque, selon ses informations, était de nature terroriste. Le terroriste aurait perpétré son massacre aux cris de "Alah akbar". Une enquête pour attaque terroriste a été confiée au Parquet National anti-terroriste (PNAT) et à la DGSI.

    Gilles Florini, un prêtre niçois, a déclaré à BFM TV que ces derniers jours, il y avait eu des avertissements que des attentats étaient possibles à la veille de la Toussaint (1er novembre). Cependant, aucun des membres du clergé ne s'attendait à ce que l'attaque soit commise dans l'église.

    A noter que c'est dans cette basilique Notre-Dame de l'Assomption qu'une cérémonie religieuse en hommage aux 86 victimes de l'attentat de Nice avait eu lieu.

    Depuis plusieurs jours, suite à la décapitation du professeur Samuel Paty et au discours d'Emmanuel Macron lors de la cérémonie funèbre en sa mémoire, au cours de laquelle le président français avait déclaré ne pas vouloir museler la liberté d'expression, les autorités musulmanes du monde entier et de nombreux dirigeants politiques de pays musulmans, et en particulier le turc Recep Tayyip Erdogan, le pakistanais Imran Khan ou encore le député islamiste radical tunisien Rached Khiari, se sont livrés à une véritable surenchère de déclarations hostiles et menaçantes envers la France et les Français.

    Le premier ministre français a porté le plan Vigipirate au niveau "Urgence attentat".



    Enquête après l'attentat
    Un homme de 47 ans, soupçonné d'avoir été en contact avec l'assaillant de la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Nice, a été placé en garde à vue jeudi soir, a-t-on appris aujourd’hui de source judiciaire. L'homme placé en garde à vue est soupçonné d'avoir été en contact avec l'assassin la veille des faits, a indiqué la source judiciaire, confirmant une information du quotidien Nice-Matin.

  • Syrie : Le jihadiste français Oumar Diaby détenu par le groupe jihadiste Hayat Tahrir ash-Sham

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    Oumar Diaby.jpgLe jihadiste français Oumar Diaby (photo), alias Omar Omsen, émir du groupe Firqatul Ghuraba, a été arrêté en Syrie par le groupe Hayat Tahrir ash-Sham lié à el-Qaëda.

    Dans un communiqué authentifié lundi par plusieurs experts du jihadisme contactés par l'AFP, le groupe Firqatul Ghuraba indique que "Omar Omsen, ainsi que trois autres jihadistes français, ont été arrêtés à Atmeh après avoir répondu à la convocation d'un tribunal" du groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS). Le communiqué précise ne pas avoir d'explications claires quant aux motifs de cette arrestation.

    Dans une vidéo de 18 minutes le groupe d’Omar Omsen a dénoncé son arrestation en réfutant les accusations de HTS sur les dossiers de mariage, de la justice interne et de l’indépendance du groupe. il y dévoile l’identité des 3 autres détenus Abou Saleh  de Nice, Abou Khalid de Paris, Abou Bassir (droite) de Monaco.

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    L'expert Aymenn Jawad Tamimi a confirmé à l'AFP l'authenticité du document, ajoutant avoir obtenu directement de HTS l'information sur l'arrestation des quatre hommes. A Paris, une source proche du dossier a pour sa part indiqué qu'Omsen avait bien été arrêté par le HTS, ajoutant que son sort exact restait incertain.

    Ancien délinquant franco-sénégalais devenu prêcheur notamment via internet, Diaby travaillait en 2012 dans un snack hallal à Nice (sud-est de la France) avant de rejoindre la Syrie en 2013 où il a pris la tête d'une brigade jihadiste composée de Français, pour la plupart originaires comme lui de la région niçoise. Auteur de vidéos de propagande pour recruter de nombreux Français, il s'était auto-proclamé imam. En septembre 2016, les Etats-Unis l'avaient qualifié de "terroriste international". Donné pour mort, il était réapparu dans un tournage diffusé par France 2 en 2016.

    S'il n'est pas directement soupçonné d'avoir organisé des attentats, Omar Omsen avait approuvé l'attaque contre le journal Charlie Hebdo en janvier 2015 à Paris, dont le procès s'ouvre à Paris mercredi. "Ceux qui ont insulté le prophète ont été exécutés. Il fallait faire ce que les frères Kouachi ont fait. J'aurais voulu être choisi pour faire cela", avait-il déclaré à France 2.

    "Aujourd'hui, on estime que près de 70 personnes appartiennent à sa brigade, localisée au nord-ouest de la Syrie, à la frontière avec la Turquie", estime Jean-Charles Brisard, directeur du Centre d'analyse du terrorisme (CAT), cité lundi dans le quotidien Nice-Matin. "C'est quelqu'un dont la longévité repose sur des équilibres fragiles avec des alliances de circonstances qu'il noue avec des groupes", ajoute-t-il. "Il se maintient d'une façon assez précaire, ces alliances faisant qu'il est arrêté de temps en temps au gré de dissensions internes".

    En l'occurrence, le communiqué annonçant son arrestation, annoncé dès dimanche par le journaliste de France 24 et expert du jihadisme Wassim Nasr, évoque un différent avec le Parti islamique du Turkestan (TIP), un groupe jihadiste rival dont les membres appartiennent majoritairement à la minorité musulmane ouïghoure de Chine.