Ngouboua (localité du lac Tchad)

  • Tchad : L'Etat islamique tue 12 soldats tchadiens

    Imprimer

    Les combats entre l'armée et les membres de l'Etat islamique (photo ci-dessus) dans la région du lac Tchad ont fait mardi au moins 12 morts, a déclaré un gouverneur de province à l'AFP. C'est la première attaque majeure de l'ISWAP au Tchad depuis le décès du président Deby. 
    chadarmy.jpegMahamat Fadoul Mackaye a déclaré que 40 combattants islamistes avaient également été tués à la suite de l'attaque contre une position de l'armée dans la région marécageuse utilisée comme base arrière par des groupes djihadistes, notamment Boko Haram, basé au Nigéria et une branche dissidente, l'Etat islamique de la  Province d'Afrique de l'Ouest (ISWAP).
    E0EeeCyWEAkDiip.jpegBoko Haram et ISWAP attaquent régulièrement l'armée ainsi que les civils.

    ISWAP s'est séparé de Boko Haram en 2016 et est devenu un groupe dominant, lançant des attaques contre des bases militaires et tendant des embuscades aux troupes tout en enlevant des voyageurs à de faux points de contrôle.

    Les combats de mardi ont eu lieu à l'aube entre les villes de Ngouboua et Kaiga, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale N'Djamena, a déclaré un haut responsable des forces de sécurité, demandant l'anonymat.

    Le porte-parole de l'armée tchadienne, le général Azem Bermandoa Agouna, a confirmé l'attaque mais a refusé de faire le bilan des victimes lorsqu'il a été contacté par l'AFP. (AFP)

  • Tchad : quatre militaires tués dans une attaque de Boko Haram

    Imprimer

    Quatre militaires tchadiens ont été tués dans une embuscade attribuée à Boko Haram dans la province du Lac (ouest), a-t-on appris de source régionale, mardi.

    « Un contingent de nos forces qui effectuait une patrouille, lundi, dans la localité de Ngouboua et Kaïga, a été pris pour cible par les terroristes de Boko Haram », a indiqué le gouverneur de la province du Lac, le général de division Abadi Saïr Fadoul.

    Selon le gouverneur, le bilan de cette embuscade de Boko Haram contre l’armée nationale tchadienne (ANT) fait état de « quatre soldats tués et quelques blessés ».

    Malgré la création d’un poste militaire, entre la localité de Ngouboua et le village de Bagassoula après l’enlèvement d’un médecin, d’un infirmier et de leur chauffeur dans cette zone le 31 octobre 2019, Boko Haram continue à semer la terreur à Ngouboua dans le Lac Tchad.

    En décembre 2019, le groupe terroriste Boko Haram a tué quatre militaires de l’armée tchadienne lors d’une attaque, menée contre ce poste qui avait été récemment rétabli sur les rives du lac Tchad (ouest).

    Autour du Lac partagé par le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, Boko Haram maintient des camps d’entraînement et multiplie enlèvements et attaques notamment contre les pêcheurs et les soldats.

    L'insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, fief de Boko Haram, a fait de nombreuses victimes et plus d’un million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun, voisins.

    Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force Mixte Multinationale (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad.