Ngaoundaye

  • République centrafricaine : Deux soldats et cinq civils tués par des rebelles

    Imprimer

    Au moins deux soldats et cinq civils ont été tués dans une attaque contre la localité de Ngaoundaye, dans l'Ouham Pendé, dans le nord-ouest de la Centrafrique, près des frontières avec le Tchad et le Cameroun. L'attaque, perpétrée par un groupe armé issu de l'ex-Seleka, est survenue mardi 22 mars.

    Le journal local Corbeau News a confirmé dans un article la mort de deux soldats et cinq civils dont « quatre enfants » dans cette attaque imputée à un groupe rebelle centrafricain affilié à la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

    « Les victimes ont été transférés dans un hôpital à Bocaranga » et « on signale également des scènes de pillage des magasins par les assaillants », a relevé Corbeau News.

    La radio centrafricaine, Ndeke Luka, a souligné que l’attaque a été menée par des hommes armés assimilés aux éléments rebelles de 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) et a visé un check-point de forces armées centrafricaines dans leur base à Ngaoundaye.

    Selon Corbeau News, « les soldats FACA (Forces armées centrafricaines), basés à Nzakoundou, sont actuellement en fuite vers le village Kouwone pour les uns, et Ndim puis Bocaranga pour les autres ».

    La même source a annoncé que « se sont toujours les rebelles qui contrôlent le village Nzakoundou » depuis mardi.

    Selon le sous-préfet Esaïe Gbanet, de nouveaux renforts d’éléments des FACA pourraient arriver pour déclencher des opérations de ratissage pour chasser les rebelles de ce village.

    « Pour l’heure, le village Nzankoundou s’est vidé de ses habitants. Ces derniers appellent les autorités du pays à renforcer l’effectif des Forces armées centrafricaines, présentes dans la localité, afin d’assurer leur sécurité », a rapporté la radio Ndeke Luka.

    Cette attaque intervient alors que les acteurs politiques centrafricains sont en conclave à Bangui autour du dialogue républicain convoqué par le Président Touadéra. Le Président centrafricain a exclu les groupes armés de cette rencontre qui vise à sortir le pays de la crise sécuritaire qu’elle traverse depuis 2013.

  • Tensions entre le Tchad et la Centrafrique

    Imprimer

    La tension a de nouveau monté entre le Tchad et la République centrafricaine, suite à des affrontements entre les deux armées au niveau des frontières communes. Le Tchad avait évoqué une violation de son territoire et la perte de soldats tués par l'armée centrafricaine, alors que Bangui évoque un accrochage faisant des morts des deux côtés.

    « Dans la poursuite des rebelles de la CPC (Coalition des patriotes pour le changement) à la frontière centrafricano-tchadienne », dimanche, il y a eu « des échanges des tirs », de part et d’autre, qui ont « malheureusement provoqué des morts côté centrafricain et tchadien », a souligné dans un communiqué, lundi, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange Maxime Kazagui.

    Les autorités centrafricaines ont indiqué qu’elles avaient condamné « le mode opératoire de la CPC qui procède à des attaques sur les populations centrafricaines avant la frontière ».

    Dimanche, le gouvernement tchadien avait annoncé dans un communiqué que les Forces armées centrafricaines (FACA) avaient attaqué le poste militaire avancé de Sourou.

    « Les assaillants lourdement armés ont tué un soldat tchadien et en ont blessé cinq. Cinq autres ont été enlevés pour être ensuite exécutés à Mbang du côté centrafricain », avait affirmé le ministère tchadien des Affaires étrangères.

    Le gouvernement centrafricain tentent de calmer le jeu, et ont décidé de privilégier la voie diplomatique pour résoudre cette crise, mais le Tchad a refusé pour l'instant de recevoir la délégation venue de de Bangui. La République Centrafricaine voulait proposer la mise sur pied d'une commission d’enquête conjointe pour résoudre la crise.

    Pou le Tchad, qui ne décolère pas, le gouvernement centrafricain est entièrement responsable des conséquences de cette agression caractérisée que rien ne justifie au moment où les deux pays cherchaient à "mutualiser leurs efforts pour relever les défis sécuritaires communs… »

    Le Tchad a aussi souligné que « ce crime de guerre d'une gravité extrême et cette attaque meurtrière préméditée, planifiée et opérée à l'intérieur du Tchad, dont seul le gouvernement centrafricain en connaît les raisons, ne sauraient rester impuni ».

    Selon les médias locaux centrafricains, l’armée tchadienne a lancé une riposte lundi en territoire centrafricain.

    « En représailles à l’attaque de ce dimanche de son poste frontalier par des mercenaires russes, les militaires tchadiens ont mené ce lundi une opération de représailles sur le territoire centrafricain contre l’armée nationale et ses alliés mercenaires de Wagner », a rapporté le journal centrafricain, Corbeau News (indépendant).

    Selon des sources militaires citées par le journal, « les soldats de l’armée tchadienne sont entrés sur le territoire centrafricain à bord d’une dizaine des véhicules militaires lourdement armés, appuyés par leurs moyens aériens ».

    Le journal a souligné que l’opération est en cours, et les forces coalisées du gouvernement centrafricain sont en retrait vers le Sud, notamment à Ngaoundaye.