Nasariya

  • Irak : Tirs contre un véhicule d'une compagnie pétrolière chinoise, 2 blessés

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    Deux Soudanais travaillant pour la compagnie pétrolière chinoise Sinopec ont été blessés mercredi dans le sud-est de l'Irak par des tirs d'inconnus armés qui ont visé le véhicule dans lequel ils se trouvaient, a-t-on appris auprès d'une source sécuritaire.

    Les deux hommes "ont été blessés dans une attaque armée à la kalachnikov qui a visé deux voitures appartenant à la société Sinopec", géant chinois du pétrole, dans la province de Maysan, a déclaré cette source qui a requis l'anonymat. Les victimes "travaillent comme agents de sécurité pour Sinopec dans le district d'Al-Majer Al-Kabir", où la compagnie opère depuis 2013, a poursuivi cette source, précisant que des employés chinois se trouvaient également dans les véhicules visés.

    Les assaillants n'ont pas été identifiés. Dans le sud pauvre de l'Irak, la prolifération des armes fait des ravages, comme dans le reste du pays. Le 28 décembre, un tir de roquette et des coups de feu avaient visé les locaux d'une compagnie de services pétroliers chinoise dans la province méridionale de Nassiriya sans faire de victimes ni de dégâts.

    Les compagnies chinoises opèrent dans des champs pétroliers dans tout l'Irak. La Chine est le premier marché d'exportation du pétrole irakien. A elle seule, elle consomme entre 40 et 44% des exportations de brut irakien. L'Irak dispose d'immenses réserves d'hydrocarbures. C'est le deuxième pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), et l'or noir représente plus de 90% de ses revenus. En novembre 2021, le pays a exporté plus de 98 millions de barils - soit plus de 7,6 milliards de dollars (6,6 milliards d'euros) de revenus, selon le ministère du Pétrole. 

  • Irak : Tirs contre une compagnie pétrolière chinoise dans le sud

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    Un tir de roquette et des coups de feu ont visé, mardi 28 décembre 2021 à l'aube, les locaux d'une compagnie de services pétroliers chinoise dans le sud de l'Irak, sans faire de victimes ni de dégâts, ont indiqué des responsables.

    Six personnes ont été interpellées dans le cadre de l'enquête, selon une source de sécurité dans la province pauvre de Dhi Qar, où la prolifération des armes fait des ravages, comme dans le reste de l'Irak.

    "Le siège de la compagnie chinoise ZPEC, active sur le champ Al-Gharraf au nord de Nasariya, a été visé par une attaque à la roquette (RPG-7) et des tirs à balles réelles", a annoncé dans un communiqué le responsable média de la compagnie étatique pétrolière de la province de Dhi Qar, Karim al-Jandil. "Il n'y a pas de dégâts, à part des impacts de balles sur une caravane à l'extérieur. Une roquette qui n'a pas explosé a été retrouvée", a indiqué à l'AFP une deuxième source de sécurité.

    La compagnie chinoise est en charge de creuser des puits sur le champ pétrolier Al-Gharraf. L'attaque serait motivée par "un chantage" pour faire pression sur l'entreprise et garantir des emplois aux habitants du secteur, a estimé un responsable de la compagnie étatique pétrolière.

    Nasariya et sa province ont été un bastion de la contestation anti-pouvoir déclenchée à l'automne 2019 et réprimée dans le sang. Les manifestants fustigeaient pêle-mêle des infrastructures en déliquescence, le chômage des jeunes et la corruption endémique. 

    L'Irak dispose d'immenses réserves d'hydrocarbures. C'est le deuxième pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), et l'or noir représente plus de 90% de ses revenus. En novembre, le pays a exporté plus de 98 millions de barils --soit plus de 7,6 milliards de dollars de revenus, selon le ministère du Pétrole.

  • Irak : Le gouverneur de la province de Dhi Qar démissionne après que des manifestants aient été blessés lors d'affrontements avec les forces de sécurité

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    L'agence de presse officielle irakienne a indiqué que le gouverneur de Dhi Qar, Ahmed Al-Khafaji, avait démissionné, jeudi 22 décembre 2021, au profit du Premier ministre Mustafa Al-Kazimi, après que trois manifestants aient été blessés lors de manifestations dans la ville de Nasiriyah, dans la province de Dhi Qar.

    L'agence a cité le porte-parole officiel du gouverneur de Dhi Qar, déclarant dans un communiqué que le gouverneur Al-Khafaji avait présenté sa démission "par souci de l'intérêt public, et afin d'assurer la sécurité et la stabilité et de préserver les intérêts des citoyens de cette chère province.

    Le porte-parole a ajouté qu'Al-Khafaji présente ses excuses "à tous les fils de Dhi Qar pour tout manquement", espérant "pour eux et pour tout notre honorable peuple irakien une vie toujours heureuse et stable".
     
    Des dizaines d'habitants de Nasiriyah avaient manifesté mercredi dans le centre-ville pour exiger l'abandon des poursuites contre eux.
     
    Trois manifestants avaient été blessés lors d'affrontements avec les forces de sécurité. Le premier ministre irakien, Al-Kazimi, a demandé l'ouverture d'une enquête sur l'incident.

    Depuis l'automne 2019, les manifestations en Irak se sont intensifiées. Les manifestants dénoncent les quotas politiques, l'expansion de la corruption et l'effondrement du système étatique.

     

  • Irak : toujours des menaces contre la coalition anti-Etat islamique

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    Un convoi de la coalition internationale anti-Etat islamique dirigée par les États-Unis a été touché par un engin explosif dans la nuit du 16 au 17 août alors qu'il circulait dans le gouvernorat de Dhi Qar, dans le sud de l'Irak. Il s'agit du deuxième épisode de ce type en moins de 24 heures.

    La nouvelle a été rapportée mardi 17 août par le quotidien al-Araby al-Jadeed , sur la base d'informations fournies par des sources locales. Ce dernier a rapporté que le convoi de la coalition, destiné à fournir un soutien logistique, a été attaqué alors qu'il passait sur l'autoroute internationale près de la ville de Nassiriya, au centre du gouvernorat de Dhi Qar. Selon ce qui a été précisé, la bombe a touché un véhicule du convoi, sans faire de victimes. Le 16 août, un autre convoi avait été pris pour cible alors qu'il se rendait dans la ville d'Abou Ghraib, à l'ouest de la capitale Bagdad. Encore une fois, aucune victime n'a été enregistrée.

    Le  16 août, le quotidien al Araby al-Jadeed, des sites d'information et des plateformes affiliés à des groupes armés irakiens ont diffusé une vidéo documentant l'attaque d'un convoi de la coalition internationale à l'ouest de Bagdad par un groupe militant chiite irakien, connu sous le nom d'Ashab Ahl al- Kahf. C'est ce dernier qui a précisé que la cible touchée était un "convoi militaire américain". La veille, le 15 août, le même groupe avait publié une déclaration menaçant de cibler des cibles américaines en Irak, déclarant : « Nous allons frapper les convois, y mettre le feu et les détruire.

    Depuis le début de 2021, environ 43 attaques ont eu lieu contre des cibles américaines en territoire irakien. La plupart des raids sont effectués via des bombes frappant des convois logistiques, tandis que d'autres attaques ont été menées à  l'aide de missiles. Certaines de ces attaques ont été revendiquées par des factions pro-iraniennes.  Depuis octobre 2019, les bases et structures américaines en Irak font l'objet d'attaques, qui ont conduit Washington à menacer de représailles les milices irakiennes pro-iraniennes que les Etats-Unis rendent responsables. Sont notamment dans le collimateur des Etats-Unis, les Brigades du Hezbollah, soupçonnées d'être responsables de plusieurs attaques. .  Une autre zone irakienne ciblée à plusieurs reprises est la  zone verte, une zone fortifiée située dans la capitale Bagdad, qui abrite des institutions gouvernementales et des ambassades, dont celle des États-Unis. 

    Les tensions entre Washington et Téhéran sur le sol irakien ont souvent fait craindre que l'Irak ne devienne un champ de bataille entre les deux rivaux. Au cours de l'année écoulée, les États-Unis ont amorcé une réduction progressive de leurs troupes en Irak, actuellement au nombre de 2.500. Dans ce contexte, le 26 juillet, le président des États-Unis, Joe Biden, et le Premier ministre irakien, Mustafa al-Kazimi, ont signé un accord visant à clôturer formellement la mission de combat américaine en Irak d'ici fin 2021. Biden a en fait parlé de "changement" de la mission. En particulier, Washington s'est dit prêt à continuer à "former, assister et aider" les forces irakiennes à faire face à la menace terroriste, posée avant tout par l'Etat islamique. Cependant, comme l'a précisé le chef de la Maison Blanche, d'ici la fin de l'année, les troupes américaines ne seront plus engagées dans une "mission de combat", mais elles apporteront une assistance dans le domaine du conseil militaire, de la formation, de la logistique et soutien au renseignement. 

    L'annonce est intervenue en marge du dernier cycle du "dialogue stratégique", initié par le Premier ministre irakien à la suite de sa nomination, le 7 mai 2020, dans le but de définir le rôle des Etats-Unis en Irak et discuter de l'avenir des relations économiques, politiques et sécuritaires entre les deux pays. Le but ultime est de créer une sorte de stabilité dans l'axe Washington-Bagdad et de renforcer les liens entre les deux pays sur la base d'intérêts mutuels.

    Les soldats américains stationnés dans des bases irakiennes sont engagés dans la lutte contre le terrorisme au sein de la coalition internationale anti-Etat islamique dirigée par les États-Unis depuis 2014. Outre les campagnes militaires menées en Irak et en Syrie, la coalition vise également à saper l'infrastructure financière et économique de l'Etat islamique, à freiner le flux de combattants étrangers à travers les frontières et à rétablir la stabilité et les services publics essentiels dans les zones libérées de l'emprise du groupe islamiste radical.

    Selon les " Country Reports on Terrorism 2019 ", l'Irak représente un membre clé de la coalition internationale anti-Etat islamique et participe à tous les différents groupes de travail qui s'y rapportent, y compris les combattants terroristes étrangers, le groupe financier de lutte contre Daech, la stabilisation et les communications. . Malgré, l'État islamique continue de représenter une menace sérieuse.

    Vidéo 1
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  • Irak: déploiement de l'armée à Nasariya pour contenir les manifestations

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    Les forces de l'armée irakienne ont commencé, dimanche 28 février 2021, leur déploiement à Nasariya, dans le centre de la province de Dhi Qar (sud), dans le but de contenir les manifestations qui secouent la ville depuis plusieurs jours.

    La décision a été prise par le nouveau gouverneur, Abdul Ghani Al-Asadi, accédant ainsi aux demandes des manifestants d'éloigner la police anti-émeute, qu'ils accusent d'avoir tué et blessé leurs concitoyens.

    Le nouveau gouverneur a donné l'ordre à toutes les forces de sécurité de la province de ne pas utiliser de balles réelles contre les manifestants ».

    La ville Nasariya a été le théâtre de manifestations au cours des six derniers jours, marquées d'actes de violence, qui ont fait 5 morts parmi les manifestants et 287 blessés, dont 147 parmi les membres des forces de l'ordre.

    Malgré la démission du gouverneur Nazem Al-Waeli -que les manifestants accusent de « corruption et de mauvaise gestion »- et la nomination d'Al-Asadi à sa place, vendredi, les manifestations se sont tout de même poursuivies.

    L'Irak est le théâtre de manifestations intermittentes depuis octobre 2019, en raison des mauvaises conditions économiques et de la corruption financière et politique chronique, et ce, malgré les promesses du gouvernement d'améliorer les conditions.

  • Irak : Trois manifestants tués dans des heurts avec les forces de sécurité à Nasariya

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    Trois manifestants ont été tués vendredi 26 février 2021dans des heurts avec les forces de sécurité à Nasarya, dans le sud de l'Irak, ont indiqué des médecins de cette ville, théâtre d'un mouvement de protestation ant-ipouvoir depuis plusieurs jours.

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    Ce décès porte à cinq le nombre de manifestants tués depuis une semaine dans cette ville. Des dizaines de personnes ont également été blessées dans ces violences.

    Les manifestants bravent depuis plusieurs jours les mesures de confinement liées à une seconde vague de l'épidémie de Covid-19 dans le pays pour continuer à faire vivre leur mouvement de contestation, tandis qu'à l'échelle nationale, les manifestations sont devenues beaucoup plus rares ces derniers mois.

    Les protestataires se sont rassemblés à plusieurs reprises cette semaine devant le bâtiment du gouvernorat à Nasariya pour exiger le renvoi du gouverneur, Nazem al-Waeli, dans un contexte de dégradation des services publics.

    Vendredi, trois manifestants ont été tués par balle par les forces de sécurité devant le bâtiment, ont indiqué des médecins à l'AFP, l'un d'entre eux précisant que "47 personnes avaient été blessées mais que les hôpitaux étaient surchargés avec des patients atteints du Covid-19". "Nous peinons à trouver un endroit pour les soigner", a-t-il ajouté.

    Deux manifestants avaient déjà été tués lundi et jeudi lors de rassemblements similaires. Des décennies de conflits, de corruption et de faibles investissements ont laissé l'Irak avec des services publics déficients et des pénuries récurrentes d'électricité et d'eau.

    Fin 2019, la colère de la population face à la corruption et le chômage endémique avait débouché sur un soulèvement populaire inédit marqué par des violences ayant fait 600 morts et 30.000 blessés à travers le pays.

    Les manifestations s'étaient quasiment toutes éteintes en 2020 mais elles reprennent à Nasariya. Les nouvelles violences interviennent moins de deux semaines avant la venue du pape François dans cette province du Sud, première visite d'un souverain pontife en Irak.

    Remplacement de Nazem al-Waeli, le gouverneur contesté
    Dans la soirée du vendredi 26 février, on apprenait que le premier ministre irakien, Mustafa al-Kazimi avait nommé le chef de l'Agence nationale de sécurité,,Badalghani al-Assadi, gouverneur de la province de Dhi Qar en remplacement de Nazem Al-Waeli

  • Irak : un manifestant tué et 14 blessés lors de manifestations à Nasariya, dans le sud

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    Un manifestant a été tué, jeudi 25 février 2021, à Nasariya, dans la province de Dhi Qar (sud), selon une source médicale.

    Il s'agit du deuxième manifestant tué lors des manifestations qui se poursuivent pour la quatrième journée consécutive, exigeant la destitution du gouverneur Nazem Al-Waeli au motif de sa mauvaise gestion.

    L'hôpital universitaire Al-Hussein a confirmé avoir reçu un manifestant décédé des suites d'une balle, sans préciser d'où venait le tir.

    La même source, qui a requis l'anonymat, a ajouté que "le nombre total de blessés dans les affrontements entre manifestants et agents de sécurité a atteint aujourd'hui 14 personnes, dont 6 agents de sécurité et 8 manifestants".

    Les protestataires accusent les forces de sécurité d'avoir tué le manifestant, en tirant à balles réelles pour les disperser alors qu'ils se trouvaient au pont Al-Nasr dans le centre-ville.

    Haythem Mohamed, membre de l'organe de coordination de la "Mobilisation populaire" à Dhi Qar a, dans un entretien téléphonique avec l'Agence Anadolu, souligné que le ministre de l'Intérieur et le chef du service de la sécurité nationale ont quitté la province sans parvenir à un accord avec les manifestants.

    "La délégation gouvernementale a affirmé aux protestataires ainsi que les tribus de la province qu'elle soutenait leurs revendications, et qu'elle avait besoin d'une trêve de quelques jours pour démettre le gouverneur de ses fonctions", a-t-il déclaré, soulignant que «le mouvement populaire a rejeté la demande du gouvernement, s'agissant selon eux, d'une manoeuvre pour gagner du temps».

    Dans des déclarations précédentes, le gouverneur de Dhi Qar, qui a refusé de démissionner, a déclaré qu'il "se tenait aux côtés des manifestants et rejetait le recours à la violence à leur encontre", critiquant le blocage des routes et la perturbation de la vie publique.

    La province de Dhi Qar est un "fief actif" de protestations populaires, outre sa dense population de plus de deux millions d'habitants. Ces derniers protestent depuis des années contre la mauvaise gestion, la dégradation des services publics de base et le chômage.

    L'Irak est le théâtre d'une vague de manifestations qui continue depuis octobre 2019, en raison des mauvaises conditions économiques et de la corruption financière et politique qui gangrène le pays.

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