Nasariya

  • Irak: la lutte contre le terrorisme n'est pas encore terminée

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    Alors que les forces irakiennes continuent de mener des opérations de ratissage pour venir à bout des cellules de l'Etat islamique toujours actives dans le pays, le président irakien Barham Salih a déclaré que la guerre contre le terrorisme se poursuivait.

    Salih a fait cette déclaration jeudi 19 novembre lors d'une réunion avec le conseiller principal britannique en matière de défense pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, le lieutenant-général Sir John Lorimer, et l'ambassadeur britannique en Irak, Stephen Hickey. Au cours de la réunion, les participants ont souligné la nécessité d'une coordination internationale pour faire face aux organisations terroristes qui continuent de représenter une menace trans-frontière pour tous.

    Dans ce contexte, le président irakien Salih a déclaré que les forces de son pays, d'ordres et de types différents, ont réussi à vaincre l'État islamique, mais il existe encore des cellules actives dans le pays qui tentent de saper la sécurité et la stabilité de la population, en particulier dans certaines régions et villes. Pour cette raison, les services de sécurité nationale, en coordination avec la coalition internationale anti-État islamique dirigée par les États-Unis, continuent de poursuivre les membres de l'organisation terroriste pour les empêcher d'atteindre leurs objectifs. Dans le même temps, le président irakien a souligné la nécessité de mettre fin aux tensions internes dans la région, pour empêcher le terrorisme de trouver un terrain fertile pour se renforcer, profitant des situations de crise.

    Dans le même temps, le porte-parole du commandant en chef des forces armées, Yahya Rasoul, a déclaré que les forces des services antiterroristes irakiens avaient mené une campagne pour poursuivre les membres de Daech toujours actives dans les gouvernorats de Diyala, Kirkouk, Ninive et Anbar. Les dernières opérations, a-t-on précisé, ont conduit à l'arrestation de plusieurs terroristes, dont un dans la ville de Mossoul et d'autres entre Falloujah et Kirkouk. Dans ce contexte, le 16 novembre, 21 personnes accusées de terrorisme ont été condamnées à mort à la prison de Nassiriya, après l'approbation de la présidence irakienne, conformément à l'article 4 de la loi antiterroriste. Les détenus venaient des gouvernorats de Mossoul, Anbar, Bagdad et Bassorah, ainsi que Dhi Qar.

    Le début de la présence de l'Etat islamique en Irak remonte à 2014. Après avoir occupé une grande partie du territoire irakien, le 10 juin de la même année, l'organisation a également pris le contrôle de Mossoul, la deuxième ville du pays et le principal noyau urbain tombée aux mains des jihadistes, puis reprises le 10 juillet 2017. Le 9 décembre 2017, le gouvernement irakien a annoncé sa victoire sur Daech, après trois ans de combats. L'armée a annoncé avoir repris le contrôle total du pays, après la reconquête de Rawa, une ville à la frontière ouest d'Anbar avec la Syrie. , dernier bastion du groupe en Irak. Cependant, depuis lors, les attaques de guérilla sur le territoire du nord de l'Irak se sont poursuivies, dans le but est de saper l'autorité du gouvernement de Bagdad.

    Face à ce scénario, les forces irakiennes ont lancé plusieurs opérations au cours de l'année 2020. Parmi elles, « Les héros de l'Irak », dont la troisième phase a débuté le 22 juin dernier. Il s'agissait d'une opération terrestre qui a vu l'armée irakienne et les forces conjointes patrouiller sur une zone d'environ 5 km2, s'étendant entre les provinces de Salah al-Din et Diyala, jusqu'au lac Tharthar au sud. de Samarra. Auparavant, le 17 mai, l'appareil de sécurité irakien avait lancé une nouvelle opération, intitulée "Island Lions", dont l'objectif était de s'occuper des cellules dormantes de l'Etat islamique toujours actives à l'ouest de Salah al- Din, au sud de Ninive, au nord d'Anbar et dans certaines zones de la frontière syro-irakienne, sur un total de onze axes.

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  • Irak : Exécution de 21 condamnés pour "terrorisme"

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    L'Irak a exécuté lundi 16 novembre 21 de ses ressortissants condamnés pour "terrorisme", ont indiqué des sources médicales et policières. Les 21 hommes, tous condamnés pour des faits de "terrorisme" récents ou remontant à plusieurs années, ont été pendus dans la prison centrale de Nassiriya (sud), l'unique couloir de la mort d'Irak.

    Depuis l'annonce fin 2017 par l'Irak de la victoire contre l'Etat islamique (Daech), dernier avatar des jihadistes dans un pays secoué depuis une vingtaine d'années par attentats et insurrection sunnite radicale, les tribunaux irakiens ont ordonné des centaines de peines capitales.

    C'est ensuite au président de la République, le Kurde Barham Saleh, de ratifier les décrets d'exécutions. Cela a encore été le cas pour les 21 condamnés de lundi, ont précisé les sources policières.

    Ces peines, ainsi que des centaines de peines de perpétuité, ont été infligées à des Irakiens comme à des centaines d'étrangers -hommes et femmes- en vertu d'un code pénal qui prévoit jusqu'à la mort pour quiconque ayant rejoint "un groupe terroriste", que l'accusé ait combattu ou non dans ses rangs.

    Jusqu'ici, aucun des étrangers de l'Etat islamique condamnés à mort n'a été pendu mais 11 Français et un Belge attendent actuellement leur exécution en Irak.

    En 2019, l'Irak a exécuté 100 condamnés, soit près d'une exécution sur sept à travers le monde, selon Amnesty International.

  • Irak : Des centaines d'Irakiens manifestent contre le pouvoir

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    Des centaines d'Irakiens ont manifesté dimanche 1er novembre contre le pouvoir, notamment à Bagdad où les autorités avaient fait place nette samedi en rouvrant à la circulation la place Tahrir et le pont de la République, deux bastions de la révolte fermés à la circulation depuis plus d'un an. 

    A Bassora, à la pointe sud côtière du pays, policiers et soldats ont lancé des grenades lacrymogènes et  tiré en l'air pour disperser un demi-millier de manifestants qui leur jetaient des pierres, sur la place Al-Andalus. Plusieurs manifestants ont été intoxiqués par les gaz. La police anti-émeute a enlevé, tard dans la nuit, les tentes dressées sur la place Bahariya, dans le centre de la ville, et rouvert la route menant au bâtiment du gouvernorat.

    A Kut, autre ville du sud où deux militants anti-pouvoir ont été assassinés ces derniers jours, des dizaines de manifestants sont également sortis pour conspuer le pouvoir et réclamer que soient traduits en justice les meurtriers des près de 600 personnes tuées durant la "révolution d'octobre" lancée il y a un an.

    A al-Hillah, dans la province de Babylone au sud de Bagdad, des centaines d'étudiants ont défilé sous des pancartes réclamant justice pour les manifestants tués ou enlevés il y a des mois et dont ils sont toujours sans nouvelle.

    La "révolution d'octobre" a semblé vivre son baroud d'honneur il y a une semaine avec son premier anniversaire le 25 octobre. Après que des milliers de personnes soient sorties dans différentes villes du pays, le calme était revenu et les autorités avaient rouvert à la circulation différentes places et ponts bloqués depuis un an. Mais le mouvement est loin d'être mort et enterré, riposte un étudiant à al-Hillah. "Nous ne commémorons pas la révolution, nous la continuons", assure-t-il à l'AFP.

    "On ne bouge pas, pour le sang de nos martyrs et pour l'amour de notre pays, c'est notre révolution et nous devons la continuer car aucune de nos revendications n'a été satisfaite", renchérit une autre étudiante.

    A Nasariya, bastion historique des révoltes dans la province de Dhi Qar, les manifestants ont fermé le bâtiment du gouvernorat et exigé la destitution du gouverneur, Nazem Al-Waeli. Les manifestants ont brûlé des pneus en travers d'un important axe routier pour réclamer des services et des emplois dans l'un des pays les plus riches en pétrole du monde où la pauvreté touche 40% des habitants. Il n'y a pas eu d'affrontements entre les manifestants et les forces de sécurité chargées de protéger le bâtiment du gouvernorat.

    A Bagdad, quelques centaines de jeunes se sont rassemblés sur la place Tahrir --dont le village de tentes et les murs de photos des "martyrs" ont été enlevés manu militari samedi par les troupes du nouveau gouvernement qui veut un "retour à la vie normale".

  • Irak : Nouveaux heurts entre policiers et manifestants à Bagdad et plusieurs autres villes

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    Des dizaines de manifestants et de policiers s'affrontaient de nouveau lundi 26 octobre sur la place Tahrir de Bagdad, après une nuit de heurts notamment à Kerbala, au sud-ouest de la capitale, au lendemain du premier anniversaire de la révolte en Irak.

    A Bagdad, sur le pont al-Joumhouriya, qui sépare Tahrir de la Zone verte où siègent les autorités irakiennes et l'ambassade américaine, des dizaines de manifestants ont tenté de prendre d'assaut les trois barrages de béton installés par les forces de l'ordre.

    Ils jetaient des pierres tandis que les policiers répondaient par des tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes, a constaté un photographe de l'AFP.

    Des manifestants brûlaient également des pneus, tandis que le calme régnait sur la place elle-même, de même que sur le pont Senek, menant à la Zone verte et à l'ambassade d'Iran, parrain de Bagdad honni par les manifestants.

    Dans la ville sainte chiite de Kerbala, où l'an dernier déjà le mouvement était nocturne, des manifestants ont jeté jusque tôt lundi matin des pierres sur des policiers aux boucliers métalliques et longues matraques, qui les leur renvoyaient.

    Après un certain temps, des tirs, visiblement en l'air, du côté des forces de l'ordre ont retenti, faisant brusquement refluer les protestataires, a constaté un correspondant de l'AFP.

    A Nassiriya (sud), bastion historique des révoltes en Irak, des centaines de manifestants sont restés jusque tard dans la nuit sur l'emblématique place Habboubi, chantant l'hymne national et scandant des slogans appelant à maintenir un mouvement pacifique.

    A Diwaniya (sud), des manifestants ont brièvement incendié dans la nuit des pneus dans les rues du centre-ville. Et à al-Hilla (sud), des heurts ont également eu lieu.

    Dimanche, des milliers d'Irakiens ont défilé à travers le pays pour marquer le premier anniversaire de la "révolution d'octobre", mouvement social inédit dans le pays réclamant notamment une réforme du pouvoir et une amélioration des conditions de vie.

    La contestation, éclipsée par les tensions entre l'Iran et les Etats-Unis puis par la pandémie de Covid-19, s'était soldée par près de 600 morts et 30.000 blessés.

    Ces heurts sont un test pour le nouveau Premier ministre Moustafa al-Kazimi qui n'a cessé de répéter aux troupes de faire preuve de retenue alors que son prédécesseur est toujours conspué dans la rue pour la répression sanglante de l'an dernier.

  • Irak : Des manifestants mettent le feu aux bureaux du Parlement à Bassora et à des sièges de milices pro-iraniennes à Nasiriya

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    Les manifestants ont lancé des cocktail molotov sur le bâtiment du parlement de Bassora pour dénoncer l'inaction du gouvernement après l'assassinat de deux manifestants. C'est l'incident le plus violent dans la ville du sud depuis que les manifestations ont éclaté en octobre.

    Les manifestants ont incendié le bureau local du parlement et se sont heurtés aux forces de sécurité dans la ville de Bassora, dans le sud du pays, vendredi 21 août.

    Les manifestants s'étaient rassemblés devant le bâtiment pour exiger la démission du gouverneur de Bassorah, Asad al-Eidani, après que deux célèbres manifestants aient été abattus dans la ville la semaine dernière.

    Les manifestants ont brûlé la porte extérieure de l'entrée du complexe pour dénoncer l'inaction du gouvernement.

    Les manifestants ont jeté des cocktail Molotov et des pierres sur la police. Au moins huit membres du personnel de sécurité ont été blessés lors des affrontements, a déclaré un porte-parole de la Haute Commission indépendante des droits de l'homme, un organe semi-officiel.

    Les forces de sécurité ont éteint les incendies et ont pu disperser la foule en tirant à balles réelles en l'air, selon les rapports.

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    Bassora, qui produit une part importante du pétrole irakien, a été secouée par des protestations anti-gouvernementales de grande envergure sur la corruption depuis octobre 2019.

    Reham Yacoub.jpegReham Yacoub (photo), une militante respectée qui avait participé aux marches d'octobre, a été abattue par des hommes armés non identifiés à Bassora mercredi 19 août. Sa mort est survenue quelques jours seulement après que le militant Tahseen Oussama ait été abattu, provoquant des manifestations de rue.

    Suite à ces meurtres, le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi a licencié le chef de la police de Bassora et les chefs de la sécurité nationale et a lancé une enquête sur ces violences.

    A noter que l'agence officielle iranienne Mehr avait qualifié Reham Yacoub d'"agent américain contre l'Axe de la résistance" .

    Manifestations violentes à Nasiriyah
    Des manifestations ont également eu lieu dans la ville de Nasiriyah, la capitale de la province de Dhi Qar.

    jeudi soir, une explosion s'était produite au milieu des manifestants sur la place Haboubi de la ville. Deux manifestants ont été blessés. En réponse, le vendredi matin, les manifestants ont mis le feu et détruit les locaux du parti Dawa et ceux du parti chiite Hikma. Ils ont également utilisé des «bulldozers» pour démolir le siège de partis pro-iraniens, le QG de la brigade "Badr" et la milice chiite "Asa'ib Ahl al-Haq.

    Les manifestants ont expliqué "nous utiliserons la violence" aussi longtemps que le Premier ministre Kadhimi ne trouvera pas les tueurs comme nous l'avons fait pour le gouvernement d'Abdul Mahdi (ancien premier ministre).

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  • Frontlive-Chrono: Principaux évènements du Moyen Orient, Afrique du nord et Sahel du lundi 27 janvier 2020

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    Égypte : le port du niqab interdit pour les enseignantes de l’Université du Caire

    Un tribunal égyptien a tranché en faveur de l’interdiction du port du voile intégral par les professeurs à l’Université du Caire, a-t-on appris lundi de source judiciaire. La Haute cour administrative a rendu samedi « une décision définitive de justice maintenant l’interdiction du port du voile intégral parmi le corps enseignant de l’Université du Caire », décidée…

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    Les Forces de la Libye orientale (Armée nationale libyenne) de Khalifa Haftar ont cherché dimanche 26 janvier à ouvrir un nouveau front en faisant mouvement vers la ville de Misrata, qui est alliée au Gouvernement d’Accord National (GNA) reconnu par l’ONU. La reprise des combats sape une trêve fragile et survient un jour après que…

  • Frontlive-Chrono du 24 janvier 2020 - Dernières nouvelles du Moyen Orient, d'Afrique du nord et du Sahel

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    forward_2.gifIrak: Quatre collaborateurs d’une ONG française, trois Français et un Irakien, disparus lundi à Bagdad

    Quatre collaborateurs d’une ONG française, trois Français et un Irakien, sont portés disparus depuis lundi à Bagdad, a annoncé vendredi l’organisation française concernée, SOS Chrétiens d’Orient. Les quatre hommes ont « disparu aux alentours de l’ambassade de France », a déclaré à Paris Benjamin Blanchard, le directeur général de l’ONG, qui vient en aide aux chrétiens orientaux….

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