Nasariya

  • Irak : Cinq Irakiens condamnés pour "terrorisme" exécutés

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    Cinq Irakiens condamnés à mort pour "terrorisme" ont été exécutés mardi 9 février dans la prison de Nassiriya (sud), ont indiqué des sources sécuritaires à l'AFP, une nouvelle série de peines capitales mises en œuvre dans l'un des pays qui exécute le plus au monde.

    Pour ces cinq condamnés, la justice avait reçu un ordre d'exécution ratifié par la présidence. Cette signature est indispensable et a déjà été apposée sur plus de 340 condamnations pour "des faits criminels ou terroristes", selon des sources au sein de la présidence irakienne. Ces documents ont été signés depuis 2014, soit en quasi-totalité sous la présidence de Fouad Massoum, au pire de la percée du groupe jihadiste Etat islamique (Daech) en Irak. Mais les ratifications ont continué sous le mandat entamé en 2018 de Barham Saleh, connu pour être à titre personnel contre la peine de mort.

    Si l'Irak a procédé en 2019 à plus d'une exécution sur sept dans le monde - soit 100 condamnés pendus en un an -, de récentes attaques meurtrières de l'Etat islamique contre des civils ou des militaires ont suscité une vague d'indignation parmi les Irakiens.

    "Vengeance" 
    Des dizaines d'entre eux ont déjà manifesté à Nassiriya pour réclamer davantage d'exécutions et la "vengeance" pour les familles des "martyrs" tués par des jihadistes.

    Un attentat revendiqué par l'Etat islamique avait fait 32 morts fin janvier sur un marché très fréquenté de Bagdad, provoquant un choc au sein d'une population habituée à une relative tranquillité depuis la défaite militaire du groupe jihadiste dans le pays fin 2017. Peu après, des attaques ont fait plus d'une dizaine de morts dans les rangs de l'armée au nord de Bagdad, exacerbant les émotions dans le pays.

  • Irak : Premières exécutions à Bagdad, des centaines en attente

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    Trois hommes condamnés pour "terrorisme" ont été pendus lundi en Irak. Dimanche, 24 janvier, un responsable de la présidence avait affirmé à l'AFP que "plus de 340 ordres d'exécution pour des faits criminels ou de terrorisme" avaient été ratifiés.

    Le lendemain, une source au sein des services de sécurité a indiqué à l'AFP que trois Irakiens reconnus coupables de "terrorisme", avaient été pendus dans la prison de Nassiriya (sud) où sont envoyés tous les condamnés à mort du pays.

    Pour procéder à une exécution, l'administration pénitentiaire doit obtenir un ordre ratifié par la présidence. Les plus de 340 documents signés l'ont été depuis 2014, soit en quasi-totalité sous la présidence de Fouad Massoum, au pire de la percée de l'Etat islamique, selon un autre responsable à la présidence. Les ratifications ont "continué" sous le mandat entamé en 2018 de Barham Saleh, connu pour être contre la peine de mort, a indiqué le premier responsable cité.

    Si l'Irak a procédé en 2019 à plus d'une exécution sur sept dans le monde --soit 100 condamnés pendus en un an--, il est coutumier que les exécutions aient lieu dans la foulée d'un attentat ayant choqué l'opinion. L'ex-Premier ministre Haider al-Abadi avait frappé fort en juin 2018 en faisant exécuter treize jihadistes et en publiant pour la première fois les photos des pendaisons, pour calmer les critiques contre son manque de fermeté après l'assassinat de huit civils par l'Etat islamique.

    "Outil politique"
    Un attentat revendiqué par l'Etat islamique a fait jeudi 32 morts sur un marché très fréquenté de Bagdad, provoquant un choc chez une population habituée à une relative tranquillité depuis la défaite militaire de Daech fin 2017 en Irak. 
    Depuis ce dernier attentat M. Saleh est accusé sur les réseaux sociaux de ne "pas appliquer les sentences" à l'encontre des prisonniers jihadistes. Une manifestation a été en outre annoncée pour mardi à Nassiriya, en vue de réclamer "la mort des jihadistes et la vengeance après les attentats".

    En 2020, l'AFP a eu connaissance d'une trentaine d'exécutions. L'Irak est le quatrième pays qui exécute le plus au monde derrière la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite, selon Amnesty International. Depuis plusieurs années, les tribunaux irakiens ont ordonné des centaines de peines capitales et de condamnations à perpétuité car le Code pénal prévoit une sentence jusqu'à la mort pour quiconque a rejoint "un groupe terroriste", que l'accusé ait combattu ou non dans ses rangs. Jusqu'ici, aucun des étrangers de l'Etat islamique condamnés à mort en Irak n'a été pendu mais onze Français et un Belge attendent actuellement leur exécution.

  • Irak : Deux convois de ravitaillement des forces américaines attaqués 

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    Mercredi 20 janvier, vers midi, deux convois de ravitaillement de la coalition dirigée par les États-Unis ont été attaqués dans la périphérie de la capitale irakienne, Bagdad.
     
    Le premier convoi a été frappé par un engin explosif improvisé (IED) alors qu'il passait sur la route de Yusufiya, au sud de Bagdad. Le deuxième convoi a été pris pour cible par un engin piégé près de la ville d'Abou Ghraib, à l'ouest de Bagdad. Les attaques n'ont fait que des dégâts matériels..
     
    Selon le Saberin News, une chaîne Telegram liée aux groupes armés chiites en Irak, une nouvelle faction se faisant appeler «Saraya Qassim al-Jabbarin» a revendiqué la responsabilité des deux attaques.
     
    Les groupes pro-iraniens ont mené des dizaines d'attaques contre les forces américaines et la mission diplomatique en Irak depuis l'assassinat du commandant de la force iranienne al-Qods, le général Qassem Souleimani, et Abu Mahdi al-Muhandis, commandant adjoint des unités de mobilisation populaire (Hashed al-Chaabi)  il y a plus d'un an.
     
    Il y a deux jours, trois convois transportant des fournitures et du matériel pour la coalition dirigée par les États-Unis avaient déjà été visés par des engins piégés dans les villes de Samawah, Nasiriyah et al-Diwaniyah.
     
    Ces attaques pourraient conduire à une escalade militaire entre la coalition dirigée par les États-Unis et les groupes armés soutenus par l'Iran en Irak. Washington s'est engagé à répondre à toute attaque qui entraînerait des pertes parmi ses troupes.

  • Irak : Violentes manifestations à Nasiriyah - un policier tué

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    Un policier a été tué dimanche 10 janvier 2021, a indiqué l'armée irakienne alors que les forces de l'ordre tiraient pour disperser des manifestants à Nasiriya, bastion de la contestation anti-pouvoir.
     
    Le policier tué a été "touché par balle à la tête", ont précisé des sources médicales dans la ville située à 300 km au sud de Bagdad et de nouveau en proie aux manifestations et aux heurts depuis trois jours.
     
    L'armée irakienne ajoute que "33 autres policiers ont été blessés dans les événements du jour", sans donner plus de détails.
     
    Les sources médicales font également état de manifestants blessés.
     
    Face à des manifestants dont certains jetaient des pierres, les forces de l'ordre avaient ouvert le feu plus tôt dans la journée pour disperser des protestataires qui avaient réoccupé la place Habboubi, épicentre de la "révolte d'octobre", mouvement social inédit lancé en octobre 2019 à travers l'Irak.
     
    Le camp de tentes installé à l'époque avait été levé dans le chaos fin novembre, lorsque huit personnes avaient été tuées dans des affrontements entre manifestants anti-pouvoir et partisans du leader chiite Moqtada Sadr.
     
    L'occupation de a place Habboubi a repris vendredi, des manifestants réclamant la libération de figures anti-pouvoir arrêtées ces dernières semaines. A plusieurs reprises, les forces de l'ordre ont tiré en l'air ou lancé des grenades sur les manifestants, dont le mouvement a pour la première fois gagné d'autres quartiers de la ville.
     
    Après la mort du policier dimanche, 13 manifestants arrêtés ont été libérés, a indiqué un porte-parole d'un comité de coordination de la contestation à l'AFP. Il a ajouté que d'autres libérations avaient été promises pour le lendemain.
     
    Depuis que la contestation s'est éteinte en 2020 avec la pandémie de Covid-19 et une répression qui a fait près de 600 morts et 30.000 blessés, des enlèvements, assassinats et arrestations de figures du mouvement continuent d'avoir lieu.
     
    Les manifestants réclament, outre la fin de la corruption de la classe politique, des emplois et des services publics, de plus rares alors que l'Irak s'enfonce dans sa pire crise économique.

    Vidéo de la manifestation

  • Irak : Affrontements entre manifestants et forces de sécurité à Nasiriyah, dans le sud-est du pays

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    Des manifestants ont pris le contrôle de la place Al-Haboubi, dans la ville de Nasiriyah, dans le gouvernorat de Dhi Qar, après des affrontements avec les services de sécurité, qui ont tenté de les empêcher d'atteindre la place.
     
    Quatre policiers ont été blessés au cours des affrontements avec des manifestants.
     
    Les manifestants protestaient contre l'arrestation de l'activiste  Ihssan Abou Kawthar, il y a deux jours, et les poursuites contre d'autres, ainsi que contre l'interdiction de manifester sur la place Haboubi, le centre de protestation du gouvernorat.
     
    L'activiste Ihsan Abu Kawthar est l'un des leaders des manifestationsdans le gouvernorat de Dhi Qar. Il l a joué un rôle dans la mobilisation des manifestants au cours de la dernière période et dans l'organisation de manifestations dans la ville.
     
    Le militant Wael Al-Mayali a déclaré: «Une manifestation a eu lieu aujourd'hui près de la place et ses environs; Pour protester contre l'arrestation de militants et l'interdiction de se rendre sur la place, mais cela s'est ensuite transformé en affrontements avec les forces de sécurité, qui ont tiré à balles réelles en l'air; Pour empêcher les manifestants d'atteindre la place Al-Haboubi.
     
    La place Haboubi est le deuxième bastion des manifestations irakiennes après la place Tahrir, au centre de la capitale, Bagdad. Elle a été surnommée  «capitale de la révolution».
     
    Le mois dernier, un accord a été conclu entre le gouvernement et les manifestants dans le gouvernorat pour mettre fin aux manifestations, en échange de ne pas poursuivre les manifestants non impliqués dans des actes de violence, de la libération des détenus et de permettre l'organisation de sit-in quand les manifestants le voulaient.
     
    Depuis octobre 2019, l'Irak a été le théâtre de manifestations généralisées, qui ont renversé le précédent gouvernement dirigé par Adel Abdul Mahdi, à la fin de la même année.
     
    Le mouvement de protestation continue encore dans une mesure limitée de faire pression sur l'actuel Premier ministre, Mustafa Al-Kazemi, pour qu'il poursuive les assassins de dizaines de manifestants au cours des derniers mois, et pour mener à bien de vraies réformes dans le pays et lutter contre la corruptioN.

  • Irak : Renouvellement des manifestations après une semaine d'affrontements sanglants entre manifestants et partisans de l'imam Sadr

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    puis son accession au pouvoir, le Premier ministre Mustafa Al-Kazemi a tenté de tendre la main aux manifestants en annonçant des élections anticipées en juin prochain et a promis de rendre responsables les responsables de la mort de manifestants.

    Des milliers de personnes ont manifesté vendredi 4 décembre dans plusieurs villes, une semaine après des affrontements sanglants entre les partisans du mouvement de protestation anti-gouvernemental et les partisans du religieux chiite Moqtada al-Sadr.

    Les partisans de Sadr ont manifesté le 27 novembre pour afficher leur pouvoir politique à Bagdad, Nasariyah et dans d’autres villes.

    Alors que la grande manifestation à Bagdad s'est terminée pacifiquement, les "sadristes" se sont affrontés avec des partisans du mouvement de protestation contre le gouvernement sur la place Al-Haboubi, qu'ils ont prise comme site de leurs manifestations dans la ville de Nasariyah depuis son lancement en octobre 2019.

    Le bilan des violences est passé à neuf morts la semaine dernière. Un manifestant a été assassiné dans la ville d'Amara.

    Les militants du mouvement de protestation ont accusé les partisans de l'Imam Moqtadah al-Sadr d'être responsables des scènes de violence sur la place Al-Haboubi.

    Des milliers de personnes ont manifesté à Nasariyah vendredi, après une semaine d'affrontements, pour montrer leur détermination à poursuivre la manifestation et leur refus de retirer leurs tentes de la place Al-Haboubi.

    "Les violences qui ont eu lieu la semaine dernière ne nous empêcheront pas de continuer à manifester", a déclaré à l'AFPi un manifestant à Nasiriyah, dans le sud du pays. "Notre seule option est d'atteindre les objectifs de ce soulèvement".

    De leur côté, vendredi, les forces de sécurité ont fermé les rues menant à la place pour empêcher les «sadristes» de les atteindre.

    Cependant, des milliers d'entre eux ont participé à la prière du vendredi dans la ville pour la deuxième semaine consécutive.

    D'autres villes ont été témoins de manifestations de solidarité avec les manifestants de la place Haboubi, dont Bagdad, où un petit rassemblement a eu lieu place Tahrir.

    Des centaines de personnes ont manifesté dans la ville méridionale de Diwaniyah sous le slogan «Vendredi de Nasariyah».

    Un manifestant a déclaré que "les attaques des groupes armés se déroulent sous les yeux des forces gouvernementales", considérant que "le gouvernement est passé sous l'autorité des milices".

    Environ 600 personnes ont été tuées dans les violences liées aux manifestations antigouvernementales depuis leur début en octobre 2019.

    Nasariyah a été témoin de l'un des drames les plus sanglants de ces événements le 28 novembre 2019, qui a coûté la vie à plus de trente personnes.

    Depuis son accession au poste, le Premier ministre Mustafa al-Kazemi a tenté de tendre la main aux manifestants en annonçant des élections anticipées en juin prochain, et a également promis de tenir pour responsables les responsables du meurtre de manifestants.

    Mais justice n’a pas encore été rendue et les partisans du mouvement de protestation affirment qu’ils sont toujours soumis à des intimidations.

    Mercredi, des hommes armés non identifiés à moto ont tué l'activiste Mustafa al-Jabri dans la ville méridionale d'Amara, selon une source sécuritaire.

    L'avocat Mustafa Jabir a ajouté que "les chefs religieux et politiques ne doivent pas imaginer que les manifestations sont terminées".

    "Nous continuerons jusqu'à ce que toutes nos demandes soient satisfaites pour tenir les assassins des manifestants et les dirigeants les plus corrompus pour responsables, et des élections anticipées sous la supervision des Nations Unies", a-t-il di

  • Irak : Quatre morts le jour d'une démonstration de force des partisans de l'imam Moqtada Sadr

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    Quatre personnes ont été tuées et des dizaines blessées vendredi dans des affrontements entre manifestants rivaux dans le sud de l'Irak, où le leader chiite Moqtada Sadr avait appelé ses partisans à une démonstration de force, à sept mois des législatives. Il y a un an, en octobre 2019, manifestants anti-pouvoir et sadristes descendaient ensemble dans les rues de Bagdad et de toutes les villes du Sud pour la première révolte spontanée du pays, à l'ampleur inégalée.

    Depuis, les deux camps se sont divisés, un nouveau gouvernement a été nommé et le Premier ministre, Moustafa al-Kazimi, a promis des législatives anticipées en juin, attisant les appétits de tous les politiciens dans l'un des pays les plus corrompus au monde. A l'approche de ce scrutin à l'issue duquel Moqtada Sadr, qui tient déjà le premier bloc au Parlement, a prévenu que sa formation entendait prendre les rênes du gouvernement, les tensions montent de nouveau.

    Quatre morts, neuf blessés par balles
    Pour bien montrer que les temps ont changé, des dizaines de milliers de sadristes ont prié --côte-à-côte malgré la Covid-19-- place Tahrir de Bagdad, là même où il y a quelques semaines encore, les tentes des anti-pouvoir se dressaient. Elles ont depuis été démantelées, et l'unique campement du mouvement de contestation est désormais celui installé sur la place Habboubi, au coeur de Nassiriya (sud), bastion historique des révoltes en Irak depuis l'époque du mandat britannique il y a un siècle. Vendredi, "des sadristes armés de fusils et de pistolets sont venus pour essayer de brûler le campement (photo ci-dessous), nous redoutons plus de violences", a affirmé à l'AFP Mohammed al-Khayyat, l'une des figures de la révolte à Nassiriya.

    Place al-Haboubi.jpeg

    En soirée, les heurts se poursuivaient tandis qu'un journaliste de l'AFPTV a constaté que de nombreuses tentes de manifestants avaient été incendiées et que la cohue régnait à Habboubi. "Les forces de l'ordre n'ont clairement pas fait leur travail, en laissant faire des gangs armés qui voulaient attaquer Habboubi", a de son côté dénoncé sur Twitter Assaad al-Nasseri, ancien leader sadriste qui a fait défection. Ces violences ont fait, selon des sources médicales, quatre morts et 51 blessés, dont neuf par balles. Nassiriya s'était particulièrement illustrée lors de la révolte lancée en octobre 2019, qui réclamait un renouvellement total de la classe politique et a maintenu des dizaines de milliers de manifestants dans les rues pendant des mois.

    Anniversaire d'un massacre
    Il y a un an, la ville avait été le théâtre le 28 novembre 2019 d'une journée sanglante avec plusieurs dizaines de manifestants tués par les forces de l'ordre. Le gouvernement de l'époque, qui a depuis démissionné, avait même dû rappeler dans la journée un haut-gradé dépêché pour mettre fin aux manifestations tant le bain de sang avait suscité l'indignation dans le pays.

    Le gouvernement de M. Kazimi, lui, doit faire face au scepticisme de la classe politique. Experts et responsables assurent unanimes que les législatives n'auront pas lieu en juin car le pays n'aura pas eu le temps de se préparer pour la nouvelle loi électorale, votée dans la foulée de la révolte d'octobre 2019.

    Déjà grand vainqueur des législatives de mai 2018 avec 54 députés sur 329, Moqtada Sadr pourrait profiter de cette réforme. Les nouvelles circonscriptions, plus petites, font la part belle aux notables, dignitaires tribaux et religieux et aux candidats appuyés par de riches partis dans un pays où le clientélisme est roi et la fraude fréquente.

    Sur Twitter cette semaine, Moqtada Sadr a dit s'attendre à une victoire importante et donc à placer un Premier ministre de son parti, une première depuis la chute de Saddam Hussein en 2003.

    Vendredi, des milliers de ses partisans ont manifesté à Bagdad et dans d'autres villes comme Hilla et Bassora dans le Sud, en réponse à son appel à des rassemblements ce jour. Et le prêcheur dépêché par son mouvement à Tahrir a appelé dans son sermon à "une majorité sadriste au Parlement".

    "Nous manifestons contre les corrompus (...) qui ont mené l'Irak à la faillite", a assuré à l'AFP l'un des manifestants, Talal al-Saadi. "Nous répondons à l'appel de Sadr, nous disons au monde que nous ne voulons pas des criminels et des corrompus", abonde Ahmed Rahim. "C'est nous qui décidons".