Nantes

  • France : Un prêtre tué par un Rwandais en situation illégale et mis en cause dans l'incendie d'une cathédrale en 2020

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    IMG_2598.JPGUn prêtre (photo ci-contre) a été tué lundi 8 août 2021 dans l'ouest de la France par un ressortissant rwandais (photo ci-dessus) en situation irrégulière qu'il hébergait. 

    Le prêtre, âgé de 60 ans et membre de la communauté religieuse des Montfortains à Saint-Laurent-sur-Sèvre, accueillait Emmanuel A, en situation illégale, "depuis plusieurs mois", a indiqué une source policière à l'AFP. 

    Ce Rwandais avait déjà avoué en juillet 2020 être à l'origine de l'incendie criminelle de la cathédrale de Nantes. Il avait été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l'enquête sur l'incendie de la cathédrale de Nantes (ouest) où il était bénévole, a précisé cette source.

    Le 18 juillet 2020, un incendie s'était déclenché dans la cathédrale de Nantes, détruisant notamment le grand orgue. Des traces de produit inflammable avaient été retrouvés dans l'édifice et le bénévole de 39 ans, arrivé depuis plusieurs années en France et qui était chargé de fermer l'église à la veille du sinistre, avait fini par avouer les faits. Il vivait alors dans un foyer avec des membres du clergé de Nantes.

    Vincent Neymon, secrétaire général adjoint de la Conférence des Evêques de France joint par l'AFP, a exprimé "stupéfaction et profonde tristesse". 

    Le drame a aussitôt fait l'objet de polémiques politiques, à huit mois de l'élection présidentielle. La présidente de Rassemblement national Marine Le Pen, a réagi immédiatement sur Twitter. "En France, on peut donc être clandestin, incendier la cathédrale de Nantes, ne jamais être expulsé, et récidiver en assassinant un prêtre", a-t-elle écrit, y voyant la "faillite complète de l'Etat et de Gérald Darmanin".

    Le ministre de l'Intérieur a répliqué sans tarder sur Twitter: "Cet étranger n'était pas expulsable malgré son arrêté d'expulsion tant que son contrôle judiciaire n'était pas levé". 

    La dernière attaque mortelle visant un membre de l'Église catholique en France remonte au 29 octobre 2020, lorsque Brahim Aouissaoui, un Tunisien de 22 ans, avait tué au couteau deux fidèles et le sacristain de la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption à Nice (sud-est), avant d'être grièvement blessé par des policiers municipaux.

    En 2016, le père Jacques Hamel, prêtre de Saint-Etienne-du-Rouvray (ouest), avait été égorgé dans son église par Abdel Malik Petitjean et Adel Kermiche, qui avaient été abattus par la police. L'assassinat avait été revendiqué par l'Etat Islamique.

    Indre. Une église visée pour la deuxième fois par une tentative d’incendie
    Entre quatre et cinq départs de feu ont été constatés dimanche 8 août 2021 aux abords de l'église Saint-Étienne de Déols (photo ci-dessous), près de Châteauroux, dans l'Indre, a indiqué la mairie de Déols, confirmant une information de France Bleu . Une enquête a été ouverte.

    L'église en question avait déjà fait l'objet d'une première tentative d'incendie le 11 juillet dernier : neuf départs de feu intentionnels avaient été relevés par les autorités, a précisé au Figaro la maire de Déols Delphine Geneste.

    «Tout ce que nous pouvons dire pour l'instant est que les deux tentatives étaient volontaires. L'enquête est en cours», a ajouté l'élue, précisant qu'il s'agit de «feux mineurs qui ont entraîné quelques dégâts», dont, principalement, la destruction des nappes sur les autels, qui ont été réduites en cendres par les flammes.

    Si l'église a été fermée durant une semaine lors de la première tentative d'incendie, cette fois-ci, la municipalité a pris la décision de fermer l'église pour une durée indéterminée. «C'est une première mesure de protection, car il n'y a pas de surveillance de l'église en journée», explique la maire. Les offices, en revanche, seront maintenus.
    Eglise Saint Etienne de Déols.jpeg

  • France : Un incendie s'est déclaré à Nantes dans la cathédrale des Saints Pierre et Paul; l'incendie criminel n'est pas exclu

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    Le samedi 18 juillet, un incendie s’est déclaré dans la ville de Nantes dans la cathédrale des Saints Pierre et Paul, l’une des plus grandes cathédrales gothiques de France. Selon diverses estimations, de 60 à 100 pompiers sont arrivés sur les lieux. Il leur a fallu environ trois heures pour maîtriser le feu. Trois sources d'ignition ont été enregistrées: une au niveau d'un grand orgue et deux à droite et à gauche de la nef.
    Vraisemblablement, nous parlons d'incendie volontaire, rapporte France info .
    "Les dégâts sont concentrés sur le grand orgue, qui semble avoir été complètement détruit», a déclaré le directeur général des pompiers Laurent Verlai lors d'un briefing devant la cathédrale. Celle-ci avait été fermée en 1972 en raison d'un incendie et rouverte en 1985.
    Un suspect détenu par la police
    Aux dernières nouvelles, un suspect aurait été arrêté. Il s'agit d'un réfugié rwandais servant comme bénévole au diocèse de Nantes. L'homme avait été chargé de fermer la cathédrale vendredi soir 17 juillet. Les enquêteurs veulent l'interroger sur certains éléments de son emploi du temps. On sait que le visa de ce réfugié venait d'expirer. 
    Suite : Samedi 25 juillet : Le suspect avoue
    Une semaine après l'incendie dans la cathédrale de Nantes (ouest de la France), un bénévole rwandais du diocèse est passé aux aveux et a été placé en détention provisoire dans la nuit de samedi à dimanche pour "destructions et dégradations par incendie".
    "Mon client a coopéré", a affirmé au quotidien Presse-Océan l'avocat du mis en examen, Me Quentin Chabert. "Il regrette amèrement les faits et évoquer cela a été pour lui une libération. Mon client est aujourd'hui rongé par le remords et dépassé par l'ampleur qu'ont pris les événements", assure-t-il.
    L'homme "a reconnu, lors de l'interrogatoire de première comparution devant le juge d'instruction, avoir allumé les trois feux dans la cathédrale: sur le grand orgue, le petit orgue et dans un panneau électrique", a précisé le procureur de la République de Nantes Pierre Sennès au quotidien.
    Cet homme de 39 ans, qui était chargé de fermer la cathédrale la veille de l'incendie, a été mis en examen "des chefs de destructions et dégradations par incendie et placé en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention", a indiqué dans un communiqué le procureur.
    Le recteur de la cathédrale de Nantes, le père Hubert Champenois, avait expliqué la semaine dernière que le bénévole était un "Rwandais, venu se réfugier en France il y a quelques années".
    Selon le recteur, le bénévole est "servant d'autel" et il le connaissait "depuis quatre ou cinq ans". "J'ai confiance en lui comme en tous les collaborateurs", avait-il expliqué à l'AFP.
    L'incendie de la cathédrale de Nantes, survenu 15 mois après celui de Notre-Dame de Paris, a suscité une vive émotion chez les Nantais, dont certains ont conservé le souvenir d'un précédent incendie de l'édifice, le 28 janvier 1972.
    L'édification de cette cathédrale, de style gothique flamboyant, a duré plusieurs siècles (de 1434 à 1891).
    Le bénévole avait été placé en garde à vue le 18 juillet quelques heures après l'incendie et l'ouverture de l'enquête, puis remis en liberté le lendemain soir. Les enquêteurs souhaitaient l'interroger car après l'incendie aucune trace d'effraction n'avait été constatée sur les accès à l'édifice dans lequel trois points de départ de feu avaient été constatés.
    "Trois points de feu"
    Dans le cadre de cette enquête, "plus de trente personnes" ont été entendues et une vingtaine d'enquêteurs de la police judiciaire ont été mobilisés, avec notamment le renfort du laboratoire central de la préfecture de police de Paris, afin de déterminer la cause de l'incendie, selon le procureur.
    Le bénévole a été de nouveau interpellé et placé en garde à vue samedi matin, puis présenté dans la soirée au parquet de Nantes, qui a ouvert une information judiciaire, avant d'être mis en examen et placé en détention provisoire.
    Il encourt "une peine de 10 ans d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende", a précisé le procureur Sennés.
    L'enquête avait révélé l'existence de trois points de feu distincts dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul. "Entre le grand orgue, qui est sur la façade au premier étage et les autres feux, vous avez quasiment toute la distance de la cathédrale. Ils sont quand même à une distance conséquente les uns des autres", avait relevé le jour de l'incendie le procureur.
    L'alerte avait été donnée le 18 juillet vers 07H45 par des passants qui avaient vu des flammes sortant de la cathédrale. Il a fallu environ deux heures aux sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu qui a notamment détruit un tableau d'Hippolyte Flandrin du XIXe siècle et le grand orgue.
    En dehors du grand orgue dont "très peu, voire pas du tout d'éléments seront sauvables", selon Philippe Charron, responsable du pôle patrimoine à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles), "la plupart des oeuvres ont été sauvées" et sont remisées "notamment dans le château de Nantes".
    "On va compter en semaines la mise en sécurité du site, (...) en mois l'investigation qui va se faire pierre par pierre" et, concernant la durée du chantier de reconstruction précédé d'une phase d'études, "là, l'unité sera plutôt l'année", a estimé M. Charron.
    L'État "prendra toute sa part" dans la reconstruction, a promis le Premier ministre Jean Castex, venu à Nantes féliciter les sapeurs-pompiers le jour de l'incendie.

     


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