NAGORNY-KARABAKH (Région autonome

  • La Russie et la Turquie ouvrent un centre militaire commun en Azerbaïdjan

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    La Turquie et la Russie ont ouvert une installation militaire conjointe en Azerbaïdjan pour aider à surveiller le cessez-le-feu avec l'Arménie, un indicateur clair de l'évolution de la géopolitique dans la région.

    Le centre a été officiellement inauguré le 30 janvier, près du village de Giyameddinli dans la région d'Aghdam. Composé d'un nombre égal de soldats russes et turcs - 60 soldats de chaque côté. Ce centre est nouveau à bien des égards. Il représente la première présence militaire turque officielle dans le Caucase en plus d'un siècle et la première présence militaire russe sur le territoire contrôlé par l'Azerbaïdjan depuis que Bakou a expulsé l'armée russe d'une installation radar à Gabala il y a huit ans. C'est aussi un cas rare de coopération militaire directe entre les deux ennemis historiques qui ont récemment commencé à essayer de collaborer dans des zones d'influence commune: la Syrie et le Caucase du Sud.

    Selon le journal russe Izvestia , la mission principale semble être celle d'une base de drones pour surveiller les nouvelles lignes de cessez-le-feu entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises. Les troupes russes utilisent les drones Orlan-10 et Forpost; les Turcs utilisent des Bayraktars. Le renseignement est utilisé pour soutenir le contingent russe de maintien de la paix de 2 000 hommes opérant sur le territoire du Haut-Karabakh, toujours sous le contrôle des forces arméniennes.

    Les deux contingents semblent travailler en parallèle et il n'y a pas de commandant unique: chaque camp a son propre général aux commandes. Même le nom formel du centre évite de privilégier une partie par rapport à l'autre. En turc, on l'appelle "Centre commun turco-russe", tandis qu'en russe les adjectifs sont inversés: "Centre commun russo-turc".

    "Les informations du drone parviennent au siège du contingent russe, où elles sont traitées et transmises au centre de surveillance", a déclaré la source d'Izvestia, le colonel Zavalkin, qui n'a pas rendu compte du fonctionnement des opérations avec les drones turcs.

    «Le centre de surveillance décide de la manière de réagir en cas de violation du cessez-le-feu», a poursuivi le colonel Zavalkin. «C'est là que l'autorité du centre est la plus large. Il peut transmettre l'information au commandement des casques bleus russes ou par ligne directe aux structures de défense de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan ».

    Le rôle opérationnel du centre semble toutefois secondaire: Les drones russes surveillaient déjà le cessez-le-feu et il est peu probable que l'ajout de forces turques améliorera cette capacité. Le sens semble être davantage une reconnaissance des équilibres géopolitiques du Caucase.

    Le centre est né de la déclaration de cessez-le-feu du 10 novembre qui a mis fin à la guerre de 44 jours entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan, qui a conduit l'Azerbaïdjan à regagner les sept départements voisins du Haut-Karabakh perdus lors de la première guerre entre les deux pays dans les années 90.

    La déclaration originale de cessez-le-feu - signée par la Russie, l'Arménie et l'Azerbaïdjan - ne prévoyait pas la création de ce centre, tout comme elle n'attribuait aucun rôle à la Turquie. Dans cet accord, la force russe de maintien de la paix a la seule responsabilité de surveiller le respect des dispositions. Après la signature de cet accord, la Russie et la Turquie ont négocié bilatéralement la création de ce centre, signant un accord le 1er décembre. L'installation elle-même a été construite par l'Azerbaïdjan, qui a insisté pour que la Turquie joue un rôle dans la région. 

    La présence turque est considérée comme une menace par les Arméniens, car Ankara n'a jamais reconnu ni condamné le génocide de 1915, lorsque 1,5 million d'Arméniens de l'Empire ottoman ont été massacrés ou déportés dans le désert syrien et laissés à mort. En outre, Ankara a transporté des mercenaires jihadistes syriens pour combattre aux côtés de l'Azerbaïdjan lors du récent conflit.

  • Nagorny-Karabakh : Couloirs de circulation et situation militaire dans la région

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    La carte ci-dessous est partagée par des sources arméniennes en tant que visualisation des couloirs de circulation qui devraient être rouverts dans la région de Nagorny-Karabkah. L'Arménie obtiendra un couloir de liaison avec la Russie tandis que l'Azerbaïdjan sera relié à la République autonome d'Azerbaïdjan (et donc à la Turquie) via un couloir dans le sud de l'Arménie.
     
    La mise en œuvre des projets de corridors de communication vise à contribuer à la stabilisation de la situation dans la région et à l’instauration de la paix malgré les contradictions existantes entre Bakou et Erevan. Néanmoins, la pleine mise en œuvre de ce concept, même sous la supervision de la Russie, exigera beaucoup d'efforts et de bonne volonté de la part des parties.

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    Bref aperçu de la situation militaire au Haut-Karabakh:
    2 841 militaires azerbaïdjanais sont morts dans la guerre du Karabakh, selon de nouvelles données du ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan;
    Un 11 janvier, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev et le Premier ministre arménien ont rencontré le président russe Vladmir Poutine à Moscou pour s'accorder sur l'ouverture des couloirs de communication dans la région et la restauration de Karabkah;
    Le 13 janvier, 146 personnes déplacées sont rentrées d'Erevan à Stepanakert en bus avec l'aide des soldats de la paix russes;
    Au 13 janvier, 48 840 personnes au total étaient rentrées au Karabakh avec l'aide des soldats de la paix russes;
    Au 13 janvier, des médecins militaires russes ont fourni une assistance à 1 200 habitants du Haut-Karabakh, dont 157 enfants;
    Au 13 janvier, 1229 corps ont été récupérés dans la zone de combat, selon le Service d'État des situations d'urgence de l'Artsakh.
     
  • Nagorny-Karabakh : Plusieurs dizaines de soldats arméniens capturés malgré le cessez-le-feu

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    Les autorités arméniennes du Nagorny Karabakh ont affirmé mercredi 16 décembre que plusieurs dizaines de leurs militaires avaient été faits prisonniers par l'armée azerbaïdjanaise dans cette région indépendantiste, malgré un récent accord de cessez-le-feu.

    "Malheureusement, plusieurs dizaines de nos soldats ont été capturés près de Khtsaberd", a affirmé le président du Karabakh, Arayik Haroutiounan, dans un message publié sur Facebook.

    Cette annonce intervient alors que la force de maintien de la paix russe a confirmé samedi une première violation du cessez-le-feu après des échanges de tirs. Entré en vigueur le 10 novembre, cet accord de cessation des hostilités a acté une cuisante défaite arménienne et attribué à Bakou d'importants territoires.

    Située dans le sud du Karabakh, tout près de la nouvelle ligne de front entre les deux camps, le village de Khtsaberd a été visé ce week-end par des attaques azerbaïdjanaises, selon Erevan, tandis que Bakou dit avoir répondu à des "provocations". Selon Artak Beglarian, responsable du Karabakh en charge des questions des droits humains, "près de 60 militaires de différentes divisions" ont été portés disparus dans les environs de Khtsaberd.

    Dimanche, Bakou a annoncé la mort de quatre de ses soldats, tués selon le ministère de la Défense dans deux accrochages fin novembre et début décembre avec des unités arméniennes ayant refusé de se retirer dans la région d'Hadrout, en violation de l'accord de novembre.

    Le Nagorny Karabakh, une région à majorité arménienne soutenue par Erevan, a fait sécession de l'Azerbaïdjan au début des années 1990, entraînant une première guerre ayant fait 30.000 morts et des centaines de milliers de réfugiés. La reprise intensive des combats, entre septembre et novembre, a elle fait plus de 5.000 morts, dont des dizaines de civils. En début de semaine, les deux camps ont commencé des échanges de prisonniers capturés pendant ces six semaines d'affrontements.

  • Nagorny-Karabakh : l'Azerbaïdjan a repris son offensive contre deux colonies d'Artsakh (Haut-Karabakh)

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    Samedi 12 décembre, l'Azerbaïdjan a repris ses actions offensives en direction des colonies de Khin Takhlar et Khtsaber d Artsakh (Haut-Karabakh). Six soldats arméniens ont été blessés au cours des affrontements. Du côté azerbaïdjanais, on annonce la mort de quatre soldats. Deux autres ont été blessés. Ce sont les premières pertes azerbaïdjanaises depuis l'instauration du cessez-le-feu.

    Comme le rapporte le site Internet de Novosti Armenii en référence au service de presse du ministère arménien de la Défense, les unités de l'Armée de défense d'Artsakh «prennent des mesures proportionnées pour réprimer l'activité de l'ennemi».

    Dans un communiqué, le ministère arménien de la Défense a accusé Bakou d'avoir mené une attaque en direction de deux villages avec "des véhicules blindés" et de "l'artillerie lourde". "Après les combats, qui ont duré plusieurs heures, l'ennemi a réussi à entrer dans le village de Khin Takher et à s'approcher de celui de Khtsaber", a précisé cette source. Ces deux localités, situées dans le district de Hadrout, sont frontalières de la nouvelle ligne de démarcation séparant, au sud du Karabakh, les deux camps depuis l'accord de cessation des hostilités. Cet accord, entré en vigueur le 10 novembre après six semaines de combats ayant fait plus de 5.000 morts, a acté une défaite cuisante des forces arméniennes et accordé d'importants gains territoriaux à Bakou.

    Samedi, l'armée azerbaïdjanaise a nié avoir mené une attaque, disant avoir répondu à des "provocations" arméniennes et pris des "mesures de rétorsion adéquates". Dans un communiqué, la diplomatie arménienne a elle indiqué que Bakou avait poursuivi dimanche "des provocations" dans le district de Hadrout.

    De son côté, l'armée russe, qui a déployé une force de maintien de la paix sur place pour assurer le respect de l'accord, a confirmé samedi "un cas de violation du cessez-le-feu" le 11 décembre (vendredi), sans nommer de camp responsable. Il s'agissait de la première violation de ce genre confirmée par Moscou depuis l'entrée en vigueur de l'accord de cessation des combats il y a un mois. En fait, cette première violation du cessez-le-feu pourrait servir les dessins de Moscou. En effet, rien ne garantit que la Russie ne transformera pas la zone tampon, où son armée s'est déployée au Karabakh, en un pays tampon, en profitant pour intervenir plus activement en Azerbaïdjan et en Arménie. Le Nagorny-Karabakh est pour la Russie le seuil qu'elle recherchait depuis longtemps dans cette région.

    Vidéo : l'armée russe s'implante sur les lignes de front au Nagorny-Karabakh :

    Erevan a déclaré dimanche que ces incidents ont été évoqués lors d'une rencontre à Moscou entre les ministres de la Défense russe et arménien. 

    Erdogan avait appelé à une poursuite de la lutte contre l'Arménie
    Lors d'une visite cette semaine en Azerbaïdjan, le président turc Recep Tayyip Erdogan, dont le pays a ouvertement soutenu politiquement l'Azerbaïdjan dans son offensive et a été accusé d'avoir fourni une aide militaire substantielle, a proclamé que "la lutte" contre l'Arménie n'était pas terminée.

  • Iran : Critique de Téhéran après qu'Erdogan ait récité un poème panturkiste

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    Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a critiqué vendredi le président turc Recep Tayyip Erdogan pour un poème "mal récité" qui sous-entendrait que les provinces du nord-ouest de l'Iran faisaient partie de la république d'Azerbaïdjan.

    L'Iran compte une importante population azérie, principalement dans les provinces bordant le fleuve Araks et voisines de l'Azerbaïdjan et de l'Arménie.

    "Le président Erdogan n'a pas été informé que ce qu'il a mal récité à Bakou se réfère à la séparation forcée des zones au nord d'Aras de la métropole iranienne", a écrit M. Zarif sur Twitter. 

    M. Erdogan s'est exprimé jeudi lors d'une visite en Azerbaïdjan pour célébrer la récente victoire de ce pays turcophone du Caucase contre le Nagorny Karabakh, face à l'Arménie qui a dû céder d'importants territoires de cette enclave en territoire azerbaïdjanais disputée depuis des décennies. "N'a-t-il pas compris qu'il portait atteinte à la souveraineté de la République d'Azerbaïdjan?", a ajouté M. Zarif. "PERSONNE ne peut parler de NOTRE Azerbaïdjan bien-aimé."

    "Ils ont séparé le territoire
     Gumunan Doyurdular
     Je ne vous laisserai pas
     Ils ont été séparés par l'oppression".

    Voir la vidéo

    Selon l'agence iranienne Isna, le poème récité fait référence à la région de Tabriz, à majorité turque, jusqu'à la rivière Aras, au nord. Il est "l'un des symboles séparatistes du panturkisme". Le texte parle d'Aras et "se plaint de la distance séparant les personnes de langue azérie des deux côtés du fleuve", ajoute Isna. Le ministère des Affaires étrangères iranien a dit avoir convoqué l'ambassadeur de Turquie au sujet des "remarques interventionnistes et inacceptables" du président Erdogan, et exigé "une explication immédiate". Il a signifié à l'ambassadeur que "l'ère des revendications territoriales et des empires bellicistes et expansionnistes était révolue", selon un communiqué officiel. L'Iran "ne permet à personne de s'immiscer dans son intégrité territoriale", affirme le texte.

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  • Azerbaïdjan : Erdogan veut que la "lutte" contre l'Arménie continue

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    Le président turc Recep Tayyip Erdogan, en visite à Bakou pour célébrer la "glorieuse" victoire de l'Azerbaïdjan au Nagorny Karabakh, a clamé jeudi que la "lutte" de son allié contre l'Arménie devait se poursuivre. Son accueil en grande pompe dans ce pays du Caucase musulman et turcophone intervient un mois après la défaite militaire arménienne, qui a dû céder à l'Azerbaïdjan dans le cadre d'un accord de cessation des hostilités d'importants territoires du Nagorny Karabakh même et autour de cette enclave.

    L'armée azerbaïdjanaise a fait défiler des  missiles et des véhicules blindés, principalement de fabricants russes. Parmi les autres armes exposées lors du défilé figuraient des véhicules aériens sans pilote de production azerbaïdjanaise, turque et israélienne. 

    L'armée de l'air azerbaïdjanaise a pris part à la parade.

    La république autoproclamée du Nagorny Karabakh, peuplée aujourd'hui quasi exclusivement d'Arméniens, continue d'exister, affaiblie et amoindrie, sans que son statut soit réglé par l'accord négocié sous égide de Moscou. Des soldats russes de maintien de la paix ont été déployés au Nagorny Karabakh.

    S'adressant devant les soldats azerbaïdjanais rassemblés à Bakou, M. Erdogan a assuré que "le fait que l'Azerbaïdjan a sauvé ses terres de l'occupation ne signifie pas que la lutte est terminée". "La lutte dans les sphères politiques et militaires va se poursuivre désormais sur de nombreux autres fronts", a-t-il clamé. Appelant les dirigeants arméniens à "revenir à la raison" après leur défaite dans cette guerre de six semaines menée à l'automne, il a assuré que la reconquête de nombreux territoires par l'Azerbaïdjan "sera le début d'une nouvelle ère".

    L'Arménie "doit voir qu'elle n'obtiendra aucun résultat avec les encouragements des impérialistes occidentaux", a encore tonné M. Erdogan, dont le pays est membre de l'OTAN, accusant par ailleurs Erevan de s'être livré à des crimes de guerre au Nagorny Karabakh et de n'y avoir apporté que "massacres, destructions et larmes".

    L'ONG Amnesty International a, elle, appelé jeudi à des enquêtes indépendantes pour identifier les auteurs de crimes de guerre commis par les forces azerbaïdjanaises ou arméniennes afin de les "traduire en justice".

    Le président azerbaïdjanais Ilham Aliev a de son côté salué le soutien sans faille d'Ankara lors du conflit, qui a "donné confiance au peuple azerbaïdjanais". "L'Arménie n'a pas été en mesure de nous concurrencer tant sur le plan économique que sur le plan militaire", s'est-il félicité.

    Précieux soutien turc
    Les deux hommes ont assisté à un grand défilé militaire à Bakou, les soldats et M. Aliev s'affichant sans masques bien que la guerre ait aggravé l'épidémie de coronavirus en Azerbaïdjan.

    M. Erdogan devait encore s'entretenir en tête-à-tête avec Ilham Aliev pour évoquer le renforcement des liens entre les deux "pays frères" et sur le "droit légitime de l'Azerbaïdjan" de reprendre le Nagorny Karabakh.

    La récente victoire de son allié azerbaïdjanais, armé par la Turquie, permet à Ankara de renforcer son poids géopolitique dans le Caucase, pré-carré russe. Et "l'Azerbaïdjan n'aurait pas été capable d'obtenir un succès militaire au Karabakh sans le soutien politique ouvert de la Turquie", a souligné auprès de l'AFP l'analyste Elhan Shahinoglu du centre de réflexion Atlas basé à Bakou. Selon lui, sans le soutien d'Erdogan, la Russie, puissance régionale et alliée de l'Arménie, serait parvenue à mettre la pression sur Bakou et à faire cesser les combats, comme ce fut le cas lors d'autres affrontements ces dernières années.

    Pertes des deux côtés pendant le conflit 
    Il y a quelques jours, le ministère azerbaïdjanais de la Défense a annoncé que 2 783 militaires azerbaïdjanais avaient été tués pendant les hostilités au Haut-Karabakh (appelées à Bakou "guerre patriotique"). Plus d'une centaine de militaires sont portés disparus. Il y a 1 245 blessés dans les hôpitaux.

    En Arménie, le ministère de la Santé, le ministère de la Défense et l'opposition citent des chiffres différents sur le nombre de soldats tués. Le ministère de la Santé a donné le chiffre d'environ 2 300 décès, le ministère de la Défense parle de 1 300 décès et l'opposition affirme qu'environ 4 800 personnes sont décédées.

    "Une nation, deux Etats"
    Cette défaite humiliante pour une Arménie qui avait vaincu les forces de Bakou lors d'une première guerre dans les années 1990, a provoqué la fureur à Erevan, où l'opposition milite et manifeste quasiment chaque jour pour la démission du Premier ministre Nikol Pachinian.

    Durant la guerre des derniers mois, l'Arménie a accusé la Turquie d'être impliquée directement dans les combats, ce qu'Ankara dément. Plusieurs pays dont la France ont également dénoncé l'envoi sur le front aux côtés des forces azerbaïdjanaises de combattants pro-turcs venus de Syrie.

    Généralement symbolisée par le slogan "Une nation, deux Etats", l'alliance entre la Turquie et l'Azerbaïdjan a été forgée lorsque Bakou a obtenu son indépendance de l'URSS en 1991 et s'est encore renforcée sous la présidence de M. Erdogan.

    Cette coopération politique, économique et militaire a notamment vu la Turquie aider l'Azerbaïdjan à entraîner et équiper son armée et à faciliter ses exportations d'hydrocarbures vers l'Europe, en contournant la Russie.

  • Azerbaïdjan : Après le refus du gouvernement azerbaïdjanais de leur implantation, plus de 900 mercenaires pro-turcs rentrent en Syrie

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    Des sources fiables ont déclaré à l'Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) que de nouveaux groupes de mercenaires syriens pro-turcs sont retournés en Syrie depuis l'Azerbaïdjan, car tous les efforts turcs ont jusqu'à présent échoué pour les maintenir en Azerbaïdjan. Il est à noter que le gouvernement azerbaïdjanais refuse que ces mercenaires soient installés au Haut-Karabakh ou dans d'autres régions azerbaïdjanaises.

    Selon des sources de l'OSDH, plus de 900 combattants des factions syriennes pro-turques sont rentrés en Syrie par groupes, le dernier groupe étant arrivé en Syrie jeudi dernier. Alors que d'autres groupes devraient revenir dans les heures ou les prochains jours.

    Les mercenaires rapatriés ont reçu une partie de leurs salaires, environ 10 000 livres turques, et il est prévu qu'ils reçoivent le reste de leur salaire dans les jours suivants.

    Le nombre total de combattants syriens lancés dans les batailles du Haut-Karabakh a atteint 2580, dont 342 combattants sont retournés en Syrie après avoir abandonné et renoncé à leurs paiements. Selon les statistiques de l'OSDH, 293 mercenaires syriens ont été tués. Les dépouilles de 225 combattants ont été rapatriés en Syrie tandis que le reste des corps est resté en Azerbaïdjan.

    Le gouvernement turc avait l'intention de maintenir des groupes de combattants syriens pro-trucs au Haut-Karabakh, malgré la suspension des opérations militaires et l'accord conclu entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan grâce à la médiation de la Russie.

    La Turquie a justifié ses exigences en expliquant que ces combattants étaient originaires de cette région, en particulier du Caucase. Il s'agissait en fait de combattants turkmènes pro-Turcs.

    30 nouvelles dépouilles de mercenaires syriens pro-turcs seraient récemment arrivés en Syrie, après qu'ils aient péri lors d'opérations militaires antérieures au Haut-Karabakh.