Muthanna

  • Irak : Trois attentats visant les forces de la coalition internationale 

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    Trois attaques à l'engin explosif improvisé (IED), dont l'une a été déjouée, ont visé mardi 22 février 2022 des camions transportant du matériel logistique pour les forces de la coalition internationale en Irak.

    Un officier du ministère de l'Intérieur a déclaré qu'"un engin explosif posé par des inconnus avait explosé au passage d'une colonne de camions transportant du matériel de la coalition internationale sur l'autoroute dans la province d'al-Anbar".

    La source  a ajouté que "l'attaque n'avait fait ni victimes ni dégâts", notant que les services de sécurité "se sont déployés sur le site de l'explosion et ont déclenché une campagne de ratissage dans les environs à la recherche des auteurs."

    Il s'agit de la deuxième attaque du genre ce mardi. Une attaque similaire était survenue quelques heures plus tôt dans le gouvernorat de Dhi Qar (sud), qui a endommagé l'un des camions du convoi, selon une source sécuritaire.

    De son côté, la Cellule des médias de sécurité du ministère de la Défense a annoncé, mardi, "le déjouement d'une tentative visant à cibler des colonnes de soutien logistique avec deux engins explosifs dans le gouvernorat de Muthanna, dans le sud de l'Irak".

    La cellule a déclaré dans un communiqué que "Grâce au suivi sur le terrain et à l'intensification des efforts de renseignement, l'Agence fédérale de renseignement et d'enquêtes du ministère de l'Intérieur dans le gouvernorat d'Al-Muthanna a pu contrecarrer une tentative contre des colonnes de soutien logistique avec deux engins explosifs posés sur l'autoroute."

    Elle a ajouté: "L'un d'eux a été démantelé et l'autre a explosé sous le contrôle d'experts anti-explosifs."

    La fréquence de ces attaques et d'autres visant les forces de la coalition internationale dirigée par les États-Unis a augmenté depuis le début de 2022.

    Ces attentats s'accompagnent de la menace des factions armées irakiennes proches de l'Iran, de cibler les forces étrangères présentes dans le pays, après qu'elles aient remis en cause l'annonce de leur retrait.

    Le 9 décembre 2021, l'Irak et la coalition internationale ont annoncé la fin officielle des missions de combat des forces de la coalition dans le pays, à la suite d'un accord entre Bagdad et Washington le 26 juillet 2021, prévoyant le retrait de toutes les forces de combat américaines d'Irak pour la fin 2021, tout en maintenant des conseillers et formateurs américains pour assister les forces de sécurité irakiennes.

    Depuis 2014, Washington dirige une coalition internationale contre l'Etat islamique en Irak et en Syrie, qui a pris en charge la tâche de fournir un soutien logistique, de renseignement et aérien aux forces irakiennes dans leurs opérations militaires contre l'organisation jihadiste.

     

  • Irak : 8 convois de ravitaillement américains attaqués dans différentes parties de l'Irak

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    Mardi 24 août, le groupe pro-iranien Saraya Qasim al-Jabbarin [The Breaker of Titans] a attaqué huit convois transportant des fournitures logistiques, des équipements et des véhicules pour la coalition dirigée par les États-Unis dans différentes parties de l'Irak.

    Deux convois de ravitaillement ont été attaqués dans la province centrale de Babylone, deux dans la province méridionale d'al-Diwaniyah, deux près de la capitale Bagdad, un dans la province méridionale d'al-Muthanna et un autre convoi dans la province méridionale de Dhi Qar.

    Les huit convois ont été ciblés par des engins explosifs, dont certains étaient équipés de charges de pénétration.

    Une vidéo montrant seulement quatre des huit attaques qui ont eu lieu le 24 août a été diffusée par Saryat Qasim al-Jabbarin.

    Selon Sabereen News, certains des convois ciblés transportaient des Humvees et un type non identifié de véhicules MRAP [Mine-Resistant Ambush Protected] vers des bases américaines dans le nord de l'Irak. La coalition dirigée par les États-Unis prévoyait probablement de déplacer les véhicules, en particulier les Humvees, vers le nord-est de la Syrie ultérieurement.

    Saraya Qasim al-Jabbarin est l'un des nombreux groupes irakiens pro-iraniens qui ont émergé à la suite de l'assassinat d'Abu Mahdi al-Muhandis, commandant adjoint des unités de mobilisation populaire, et du commandant de la force iranienne al-Qods, le général de division Qassim Soleimani.

    Mercredi 25 août, une autre attaque a visé un convoi de ravitaillement à al-Diwaniyah.

     

  • Irak : Deux explosions visent un gazoduc et un oléoduc, deux morts

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    Explosion d'un gazoduc au sud de Bagdad samedi 31 octobre
    Une explosion d'origine indéterminée a visé un gazoduc dans le sud de l'Irak, après qu'une attaque en début de semaine contre un oléoduc a forcé la région du Kurdistan à interrompre ses exportations de pétrole, selon les autorités.

    La nouvelle explosion s'est produite sur une section d'un gazoduc dans la région de Samawah, située au sud de Bagdad. L'explosion a déclenché un incendie dans un dépôt de munitions de la base militaire d'Ansar al-Marjaya.

    L'explosion a tué 40 personnes, dont 22 militants de la coalition de milices chiites pro-iraniennes al-Hashd al-Shaabi. La cause de l'explosion du pipeline n'a pas encore été établie.

    Explosion d'un oléoduc au Kurdistan mercredi 28 octobre
    Rappelons que vendredi soir, le gouvernement de la région autonome du Kurdistan (nord) avait annoncé dans un communiqué avoir suspendu ses exportations de brut après que des "terroristes" ont attaqué mercredi l'oléoduc traversant le Kurdistan pour rallier le port turc de Ceyhan. Le communiqué ne précise pas si l'explosion a eu lieu sur son sol ou sur le sol turc et n'accuse aucune partie en particulier.

    L'oléoduc construit par les Kurdes a une capacité de 600.000 barils par jour mais l'exportation du pétrole sous contrôle kurde atteint actuellement en moyenne 300.000 b/j, en raison de réductions réclamées par l'Opep.

    L'Irak, deuxième producteur du cartel, est l'une des économies les plus dépendantes à l'or noir du monde. Une interruption de l'acheminement d'hydrocarbures par l'oléoduc menant à Ceyhan signifie un arrêt brutal des rentrées d'argent dans un pays où plus de 90% des recettes publiques viennent du pétrole.

    Le Kurdistan irakien, de même que la Turquie, dénoncent régulièrement comme une organisation "terroriste" le Parti des travailleurs kurdes (PKK, groupe rebelle de Turquie), qui a des bases dans la région autonome irakienne.

  • Irak: Les manifestations s’étendent en Irak et font de nouveaux morts

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    Les forces de l’ordre irakiennes ont tiré mercredi en l’air à balles réelles pour disperser de nouvelles manifestations dans deux quartiers de Bagdad, alors que le président les avaient exhortées à la retenue après la mort de trois manifestants la veille. Des balles ont sifflé autour des rassemblements dans les quartiers d’Al-Chaab, dans le nord de Bagdad où environ 300 personnes ont bloqué une importante autoroute reliant la capitale aux villes du nord. La police et des témoins ont déclaré que les soldats étaient entrés dans la zone pour les disperser.
    Des manifestants se sont également rassemblés à  Zaafaraniya, dans le sud de la capitale
    La route de l’aéroport de Muthanna était fermée dans le secteur de Bab Al-Sharqi, tandis que des manifestants portant des drapeaux irakiens se dirigeaient vers la place Tahrir, dans le centre de Bagdad. Dans la ville de Muthanna, des centaines de personnes ont manifesté devant les bâtiments du gouvernement, tandis que les forces de sécurité établissaient des cordons pour protéger le bâtiment du conseil provincial.
    Dans la province de Maysan, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le bâtiment du gouvernorat, tandis que les forces de sécurité se déployaient en masse dans la région, mais sans affronter  les manifestants.
    Les forces de sécurité ont également dispersé des manifestants par la force et utilisant des canons à eau et du gaz lacrymogène à Diwaniyah.
    À Bassorah, une manifestation a eu lieu sur la place Um Al-Brom, dans le centre-ville, sous un contrôle strict de la sécurité et le déploiement de la police anti-émeute.
    Deux manifestants tués par balles à Nasariya
    Deux manifestants ont été tués par balles mercredi à Nasariya, à 300 kilomètres au sud de Bagdad, portant à cinq le nombre de protestataires tués depuis le début mardi en Irak d’une vague de contestation réclamant emplois et services publics, selon un responsable.
    Ce responsable, Abdel Hussein al-Jaberi, directeur de la Santé de la province de Zi Qar où est située la ville de Nasariya, a ajouté que 14 personnes, dont 11 membres des forces de sécurité, avaient été en outre blessées.
    Toujours à Nasariya, province de Zi Qar, les manifestants ont incendié le bâtiment provincial.Depuis mardi, trois manifestants ont été tués à Nasariya et deux à Bagdad d’où est partie la contestation.
    40 membres des forces de sécurité blessés
    Le gouvernement a déclaré que 40 membres des forces de sécurité avaient été blessés lors des manifestations de mardi 1er octobre.
    Appel à de grandes manifestations vendredi prochain
    Des appels ont été lancés sur les réseaux sociaux pour la poursuite des manifestations dans diverses provinces irakiennes et des manifestations de grande ampleur vendredi prochain. Les manifestants demandent la démission du gouvernement et la formation d’un gouvernement de salut national.
    Inquiétude de la classe politique
    Les partis politiques irakiens ont exprimé leur inquiétude devant la recrudescence de la tension politique dans le pays et ont appelé à la mise en œuvre des revendications des manifestants, tout en insistant sur la nécessité de manifestations pacifiques.
    De son côté, le Premier ministre Adel Abdul-Mahdi a déclaré: «Nous ne faisons pas de distinction entre les manifestants exerçant leur droit constitutionnel de manifester pacifiquement et ceux de nos forces de sécurité qui s’acquittent de leur devoir de préserver la sécurité des manifestants, la sécurité de leur patrie, la sécurité des biens publics, mais nous distinguons clairement nos victimes, les deux (en fait trois) manifestants pacifiques et nos forces de sécurité héroïques. Il y a parmi eux, des agresseurs non pacifiques qui ont brandi des slogans punissables par la loi, menaçant l’ordre public et la paix civile et ont délibérément causé la mort de manifestants innocents et de nos membres des forces de sécurité qui ont été agressés au couteau ou brûlés.  »
    « Alors que nous sommes attristés et profondément touchés par les victimes parmi nos enfants qui protestaient et parmi les forces de sécurité et par la destruction et le pillage de propriétés publiques et privées comme aujourd’hui, nous avons immédiatement lancé une enquête professionnelle pour déterminer les causes des incidents », indique le communiqué.
    Dans une déclaration, le Front du salut et du développement, dirigé par Oussama al-Nujaifi, a condamné le recours excessif à la force contre les manifestants et a déclaré: «C’est un jour difficile pour le sang irakien qui a été versé sur la place Tahrir ou dans d’autres provinces irakiennes.
    « Le FIS condamne fermement les violences excessives utilisées pour réprimer les manifestants à Bagdad et dans les gouvernorats du sud », a-t-il déclaré.
    Inquiétude de l’ONU
    Les Nations Unies ont fait part mercredi de leur inquiétude face à la violence et ont appelé au calme, comme l’a souligné dans une déclaration la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Irak, Jenin Hennes-Blachart, dans son communiqué.
    « Mme Hennes-Blachart exhorte les autorités à faire preuve de retenue dans le traitement des manifestations afin d’assurer la sécurité des manifestants pacifiques, tout en maintenant l’ordre public et en protégeant les citoyens ainsi que les biens publics et privés. »