Musée du Bardo

  • Tunisie : Un gendarme tué dans une attaque à Sousse, trois terroristes abattus

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    Un membre de la Garde nationale (gendarmerie) a été tué dimanche matin dans la station balnéaire de Sousse, à l'est de la Tunisie au cours d'une attaque "terroriste". Les trois assaillants ont été abattus, a annoncé à l'AFP le porte-parole de la Garde nationale. La ville de Sousse, avait déjà été le théâtre d'une attaque jihadiste meurtrière en 2015.

    "Une patrouille de deux agents de la Garde nationale a été victime d'une attaque au couteau à Sousse. L'un d'eux est tombé en martyr et l'autre, blessé, est hospitalisé", a indiqué Houcem Eddine Jebabli, porte-parole de la Garde nationale. Les forces de sécurité ont poursuivi les assaillants, qui avaient volé la voiture de la patrouille et s'étaient emparés des pistolets des victimes, selon la même source. "Dans un échange de tirs, trois terroristes ont été tués", a ajouté M. Jebabli, précisant que la voiture de la Garde nationale et les armes avaient été récupérées par les forces de l'ordre. L'attaque et la poursuite des assaillants ont eu lieu dans le quartier d'Akouda, dans la zone touristique El Kantaoui, selon la Garde nationale.

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    Des policiers ont établi un cordon de sécurité et des agents de la police technique exploraient les lieux, selon des correspondants de l'AFP.

    Le ministère de l'Intérieur a indiqué dans un communiqué publié sur internet que "les trois assaillants" avaient "heurté" avec leur propre voiture les deux agents de la Garde nationale mais sans mentionner qu'ils les avaient poignardés. Le ministère a confirmé la mort des trois assaillants dans un échange de tirs avec les forces de sécurité, sans donner davantage de détails.

    Le président Kais Saied, qui s'est rendu sur les lieux de l'attaque, a indiqué lors d'une discussion avec un responsable sécuritaire que les assaillants avaient heurté les deux gendarmes puis les avaient poignardés. "La police technique doit arriver à (identifier) ceux qui sont derrière ces gens-là (les assaillants) et à savoir s'ils ont mené cette opération à titre individuel ou au nom d'une organisation", a dit M. Saied.

    Le Premier ministre Hichem Mechichi et le ministre de l'Intérieur Taoufik Charfeddine se sont également rendus sur les lieux de l'attaque.

    Menace persistante
    La dernière attaque visant des forces de l'ordre en Tunisie remonte au 6 mars. Un policier avait été tué et cinq autres blessés, ainsi qu'un civil, dans un double attentat suicide contre des forces de l'ordre protégeant l'ambassade des Etats-Unis dans la capitale Tunis.

    Après la chute de la dictature en 2011, la Tunisie a été confrontée à un essor de la mouvance jihadiste, responsable de la mort de dizaines de soldats et de policiers, mais aussi de nombreux civils en particulier 59 touristes étrangers. L'année 2015 a été particulièrement meurtrière pour ce pays. En mars, un attentat contre le musée Bardo à Tunis a fait 22 morts (21 touristes étrangers et un policier tunisien). L'attaque était la première à toucher des étrangers en Tunisie depuis 2002 et la première revendiquée par le groupe Etat islamique (EI). En juin, un autre attentat revendiqué par l'EI a visé un hôtel près de Sousse, à 140 km au sud de Tunis, faisant 38 morts dont 30 Britanniques. Et en novembre, un Tunisien s'est fait exploser dans un bus transportant des membres de la sécurité présidentielle, tuant douze d'entre eux en plein Tunis. Un attentat aussi revendiqué par l'EI. Fin juin 2019, un double attentat suicide revendiqué par l'EI a encore visé des policiers dans le centre de la capitale et devant une caserne, coûtant la vie à un policier.

    Réinstauré en 2015, l'état d'urgence est en vigueur sans discontinuer depuis.

    La situation sécuritaire s'est néanmoins nettement améliorée ces dernières années. Mais des attaques contre les forces de sécurité ont encore lieu, notamment dans les massifs montagneux frontaliers de l'Algérie, et épisodiquement à Tunis.

    Outre l'EI, le groupe jihadiste el-Qaëda au Maghreb islamique (Aqmi) a perpétré plusieurs attaques meurtrières au cours de la décennie écoulée. Fin février, Aqmi a confirmé le décès d'un de ses chefs, Abou Iyadh, fondateur du principal groupe jihadiste tunisien proche d'el-Qaëda, Ansar al Charia, notamment accusé d'avoir orchestré les violences contre l'ambassade américaine en 2012.

  • Tunisie: Attentat de Daech contre les touristes déjoué

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    Les autorités tunisiennes déclarent avoir déjoué une attaque contre le secteur du tourisme. Des agences gouvernementales auraient également été ciblées par des terroristes de l'Etat islamique. Selon le ministère de l'Intérieur, plusieurs personnes suspectées d'être membres de Daech ont été arrêtées.
    La Tunisie a connu dux attaques terroristes majeures, il y a cinq ans, au cours desquelles des touristes ont été tués. En mars 1995, des terroristes ont frappé au célèbre musée du Bardo à Tunis, faisant plus de vingt morts. En juin de la même année, près de 40 personnes ont été tuées lors d'une attaque dans la station balnéaire de Sousse.