Mouvement Arabe pour la libération d'Ahvaz (ASMLA)

  • Iran: Capture en Turquie de l'ancien chef du Mouvement pour la Libération d'Ahwaz par les services de renseignement iraniens

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    Le chef du Comité de sécurité nationale au Parlement iranien, Mojtaba Dhu al-Nuri, a confirmé aujourd'hui, dimanche, que les services de sécurité et de renseignement iraniens avaient enlevé Habib Asyoud (photo ci-dessus), l'ancien chef du "Mouvement arabe de lutte pour la libération d'Ahwaz".

    Dhu al-Nuri a déclaré que "l'arrestation du chef d'un groupe ahwazi et son transfert à Téhéran sont un grand succès pour les services de renseignement et de sécurité de notre pays.

    L'accusé recevra sa punition lors d'un procès après avoir recueilli les informations nécessaires de sa part dans l'enquête et l'achèvement de l'affaire", a-t-il ajouté.

    Dans le même contexte, le député iranien Mojtaba Youssefi a confirmé que des membres des gardiens de la révolution et du ministère iranien du renseignement avaient transféré Habib Asyud à Téhéran.

    Implication du Qatar
    Hoda Hawashmi, l'épouse de Habib Asyoud, a affirmé dans une interview accordée à Al-Arabiya que le Qatar «s'était entendu pour l'attirer en Turquie» pour le compte des services de renseignement iraniens.

    Habib Asyoud a la nationalité suédoise - le ministère des AE sudéois suit l'affaire attentivement
    La télévision suédoise a déclaré que le ministère suédois des Affaires étrangères est au courant de ce qui a été confirmé par des proches d'Habib Asyud au sujet de son enlèvement en Turquie et de son extradition vers l'Iran.

    L'homme de 47 ans qui détient la citoyenneté suédoise risque la peine de mort pour ses activités en faveur de l'indépendance d'Ahvaz.

  • Iran: Des suspects arrêtés en lien avec l’attaque du défilé militaire d’Ahvaz

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    Les services de sécurité iraniens ont arrêté un grand nombre de suspects liés à l’attaque commise samedi lors d’un défilé militaire à Ahvaz, rapporte lundi l’agence iranienne Mizan qui cite le ministre aux Renseignements. « Nous allons identifier tous les terroristes liés à cette attaque. Une grande partie de ce réseau a déjà été arrêtée », a déclaré Mahmoud Alavi en marge des funérailles de plusieurs victimes.
    Cet attentat, qui a fait 25 morts, est l’un des plus meurtriers jamais commis contre les Gardiens de la révolution, organisation paramilitaire dépendant directement de l’ayatollah Ali Khamenei, et il constitue un coup dur porté à l’appareil sécuritaire iranien au moment où les Etats-Unis et l’Arabie saoudite tentent d’isoler l’Iran au Moyen-Orient.
    L’attaque a eu lieu le matin du 22 septembre. Les rapports des médias iraniens ont rapporté que les terroristes, armés de fusils Kalachnikov, avaient tiré sur un défilé militaire et sur les tribunes. Parmi les morts et blessés, il y a des soldats, mais aussi des civils, y compris des femmes et des enfants. Un journaliste a également été mortellement blessé.
    Les autorités iraniennes ont affirmé que trois terroristes avaient été tués sur place. Le quatrième a été blessé et capturé (selon des informations non confirmées, il serait mort à l’hôpital). Les terroristes étaient habillés en uniforme des Gardes révolutionnaires (CGRI) et « Bassidji » (volontaires).
    Deux revendications
    La responsabilité de l’attaque a été revendiquée par le « Mouvement arabe pour la libération d’Ahvaz » (ASMLA), qui serait lié à l’Arabie saoudite, selon les Iraniens. L’un de ses dirigeants, Yakub Khur al-Tasteri, a informé les médias de la responsabilité du mouvement dans l’attaque. L’organisation terroriste « Etat islamique » a également revendiqué la responsabilité de l’attaque.
    Les médias iraniens ont également accusé l’organisation «Mouvement patriotique arabe démocratique à Ahvaz» d’être responsable de l’attaque. Cependant, les dirigeants de cette organisation ont déclaré qu’elle n’était pas impliquée dans l’action terroriste, soulignant qu’elle rejetait de telles méthodes de lutte.
    Des pays occidentaux accusés par l’Iran
    Un haut responsable militaire iranien a déclaré que les terroristes qui avaient mené l’attaque étaient liés aux Etats-Unis et au « Mossad » israélien. Selon sa version, les militants ont été formés dans deux pays du golfe Persique. Le guide suprême iranien Ali Khamenei et le président iranien Hassan Rouhani ont évoqué les accusations contre les Etats-Unis.
    Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a déclaré que derrière l’attaque se trouvaient des « sponsors régionaux du terrorisme ». Cette expression est utilisée par les responsables iraniens pour mentionner les États-Unis et Israël.
    Plus tard, le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué les ambassadeurs des Pays-Bas et du Danemark, ainsi que le Chargé d’affaires du Royaume-Uni et des Émirats arabes unis dans le cadre de l’attaque terroriste d’Ahvaz. Le ministère iranien des Affaires étrangères a dit aux représentants de ces trois pays que les personnes impliquées dans l’attaque terroriste d’Ahvaz se cachaient dans leur pays. Téhéran a demandé l’extradition des responsables de ces attaques.
    Des responsables de l’ASMLA résident en effet Aux Pays-Bas, au Danemark et au Royaume-Uni, . En novembre 2017, le fondateur et dirigeant de cette organisation, Ahmad Mola Nishi, a été abattu près de chez lui à La Haye.
    Dimanche, avant de quitter Téhéran pour New York où il doit participer à l’Assemblée générale des Nations unies, le président iranien Hassan Rohani a accusé plusieurs pays, dont les Etats-Unis, d’avoir fomenté l’attaque. Le corps des Gardiens de la révolution islamique, unité d’élite des forces de sécurité iraniennes, ont promis une vengeance « mortelle et sans pitié ».
    L’adjoint du commandant en chef du corps des Gardiens de la révolution a renouvelé lundi ses menaces à l’encontre des Etats-Unis et d’Israël qui doivent selon lui s’attendre à une réponse « dévastatrice ». « Vous verrez que notre réaction sera écrasante et dévastatrice et vous regretterez ce que vous avez fait », a déclaré Hossein Salami.

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