Mousavi Muhammad.(CFCM)

  • France : 3 organes du Conseil français du culte musulman (CFCM) refusent de signer la "Charte des principes pour l'islam de France"

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    Trois organes affiliés au Conseil français du culte musulman ont annoncé mercredi 20 janvier leur refus de signer une «charte des principes pour 'islam de France» considérant que certains des éléments de cette charte «fragilisaient les liens de confiance entre les musulmans de France et la nation».
     
    Les trois organes, à savoir le «Comité de coordination des musulmans turcs en France», «L'Union islamique de Millî Görüş» et l'association islamique «Foi et pratique», ont publié une déclaration commune dénonçant ce qu'il considérait comme «des paragraphes et des formules dans le texte qui affaibliraient les liens de confiance entre musulmans  et la nation ».
     
    Le président français Emmanuel Macron avait exigé, dans le cadre de sa lutte contre le  «séparatisme» dans le pays, que les organisations musulmanes présentes en France signent cette charte, déclenchant des conflits au sein de la communauté musulmane qui durent depuis plusieurs semaines.  A ce jour, cinq des neuf organes du Conseil français du culte musulman ont signé la charte. 
     
    Macron a salué la décision du  Conseil français du culte musulman d'adopter la charte. Selon lui, cette décision constitue un engagement explicite et précis envers la République.
     
    La charte stipule «le principe de l'égalité entre les hommes et les femmes» et la «compatibilité» de la loi islamique avec les principes de la république. Elle souligne «le rejet de l'emploi de l'islam à des fins politiques» et la nécessité de «non-ingérence» des pays étrangers dans les affaires de la communauté, selon le président du Conseil français du culte musulman, Muhammad. Mousavi.
     
    Les trois organes qui ont refusé de signer la charte ont estimé que «certaines des phrases (contenues dans la charte) attentaient à l'honneur des musulmans et avaient un caractère accusatoire et marginal».
     
    Selon une source proche du dossier, les trois organes s'opposent particulièrement aux définitions de «l'ingérence» extérieure et de «l'islam politique». A noter que deux des trois organes qui refusent de signer la charte sont des organisations islamiques turques proches d'Erdogan.
     
    L'adoption de la «charte de principes pour l'islam de France» ouvre la voie à la mise en place d'un conseil national des imams qui sera en charge de la surveillance des imams en France, et qui pourra retirer les licences accordées pour l'exercice de leur activité religieuse en cas de violation des principes de la charte.