Mossoul

  • Irak : Démantèlement d'une cellule de Daech à Mossoul

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    Une cellule de six membres de l'Etat islamique a été démantelée à Mossoul au cours d'opérations sécuritaires conduites par le département du renseignement du Hashd al-Chaabi, une coalition de milices paramilitaires chiites.

  • Irak : Quatre morts dans une attaque de Daech dans le nord

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    Quatre personnes, dont des membres des forces de sécurité, ont été tuées, samedi 11 septembre, dans une attaque de l'Etat islamique (Daech) près de la ville de Mossoul, ancien fief jihadiste dans le nord de l'Irak, selon un responsable local et une source sécuritaire.

    L'attaque a touché le village de Khattab, un village isolé dans la région de Makhmour, au sud de Mossoul, a indiqué la source sécuritaire qui a fait état de quatre morts, dont un notable du village, un officier de la police fédérale et un membre du groupe para-militaire Hachd al-Chaabi, une coalition de groupes armés pro-Téhéran intégrés à l'armée irakienne. Huit membres des forces tribales (Hachd Achairi) fidèles au gouvernement ont également été blessés.

    L'attaque a été menée par des jihadistes de l'Etat islamique contre une position du Hachd al-Chaabi aux alentours de deux heures du matin (23H00 GMT), a de son côté indiqué Saleh al-Jibouri, un responsable de la localité voisine de Qayyara précisant que les jihadistes ont déclenché l'explosion d'un IED (Improvised Explosive Device) et tiré des obus. Enfin, des tireurs d'élite de Daech ont tiré à l'arme légère.

    M. Jibouri a fait état de quatre morts dont un notable du village et un paramilitaire, dans cette attaque qui n'a pas été revendiquée.

    L'attaque intervient moins d'une semaine après un assaut des jihadistes près de Kirkouk (nord) qui avait tué 13 membres de la police fédérale irakienne.

  • Irak : Opération de sécurité contre l'Etat islamique à l'ouest de Mossoul

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    Lundi 26 avril 2021, la 16ème division de l'armée irakienne a lancé une opération de sécurité dans la région d'Ain Juhaish, au sud-ouest de Mossoul, à la recherche des cellules de l'Etat islamique".

    L'opération a abouti à l'arrestation d'une personne recherchée conformément à la loi anti-terroriste irakienne et à la découverte de restes de matériel de guerre. L'opération se poursuit sur plusieurs axes.

    Tensions sécuritaires 
    La région d'Ain Juhaish était le théâtre de tensions sécuritaires continues et les forces armées irakiennes mènent des opérations de sécurité régulières dans cette zone.

    Au cours des derniers mois, le Service antiterroriste irakien a annoncé avoir éliminé 21 "terroristes" lors d'une frappe aérienne dans la région. En décembre dernier plus de 40 djihadistes avaient déjà été tués lors d'opérations terrestres et aériennes.

    Attaques de l'Etat islamique
    Les forces de sécurité ont récemment mené des opérations à grande échelle à la poursuite des restes de l'Etat islamique dans diverses régions, en particulier dans la province de Ninive, dont la ville de Mossoul, a été un centre important de l'organisation islamiste pendant plusieurs années avant d'être expulsé de celle-ci par l'armée irakienne, les forces antiterroristes et la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

    Les forces irakiennes ont lancé des opérations terrestres, avec une couverture aérienne de la coalition, dans les montagnes de Qarah Jog et dans les zones accidentées où les combattants de l'Etat islamique se cachaient et d'où ils ont lancé le mois dernier des attaques contre des secteurs de la ville de Mossoul, à Makhmour et dans la plaine de Ninive.

  • Irak : Visite du Pape - 3ème jour

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    Le pape à la rencontre des chrétiens du nord de l'Irak ravagé par l'Etat islamique
    Pour son dernier jour en Irak, le pape François est allé dimanche sous haute protection à la rencontre des chrétiens dans le Nord où l'organisation jihadiste Etat islamique (Daech) a semé la terreur et la mort durant trois ans.

    Le souverain pontife de 84 ans est arrivé à l'aéroport d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, où il a été accueilli par des dignitaires et des enfants en habit traditionnel kurde. Il est  ensuite allé à Mossoul, une visite hautement symbolique mais aussi l'étape la plus dangereuse de son voyage entamé vendredi. Là même où en 2014 les jihadistes avaient décrété leur "califat", le pape va prononcer une "prière pour les victimes de la guerre", ces milliers de Yazidis, de chrétiens et de musulmans assassinés par les jihadistes ou tombés au combat pour les déloger d'Irak.

    Le Pape à Mossoul
    Le pape François s'est rendu dimanche à Mossoul, grande ville du nord de l'Irak, où le groupe jihadiste Etat islamique (Daech) a semé la mort et la terreur de 2014 à 2017.

    Cinq hélicoptères irakiens ont escorté le premier souverain de l'histoire à se rendre en Irak. Il est ensuite arrivé dans une voiture blindée dans les décombres d'une église millénaire au cœur de Mossoul où il a mené une prière pour "les victimes de la guerre".

    A l'occasion d'une visite impromptue de 40 minutes en voiture de golf de la vieille ville de Mossoul, le Pape a rencontré des résidents musulmans et chrétiens de la ville. Ceux-ci ont raconté au pape leur vie sous le règne brutal de l'État islamique. Le pontife a béni leur vœu de voir la ville renaître de ses cendres, ajoutant que `` la fraternité était plus durable que le fratricide ''.
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    Avant de partir de Mossoul , Le pape a rendu une visite privée aux églises syriaques orthodoxes et arméniennes détruites par les jihadistes d Daech.

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    Vidéo de la visite papale d'une église détruite par les Islamistes radicaux.

    Entretien avec des religieux Yézidis
    Dans un court entretien avec le Pape, des religieux yézidis du district de Sinjar ont invité le Saint Père à visiter le district martyrisé; Le  pape a répondu : Je n'oublierai pas les Yézidis et resterai avec eux dans leur détresse.
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    Le départ des chrétiens d'Orient est "un dommage incalculable", dit le pape à Mossoul
    Le départ des chrétiens du Moyen-Orient est "un dommage incalculable", a estimé dimanche le pape François au milieu des décombres de la guerre contre les jihadistes à Mossoul, dans le nord de l'Irak. 

    L'occupation d'un tiers du pays par l'Etat islamique  a été le dernier épisode d'une série de conflits en Irak qui ont poussé la majorité des chrétiens à l'exil. Ils ne sont plus que 400.000 dans le pays, contre 1,5 million en 2003, avant l'invasion américaine.

    Le pape rencontre des chrétiens dans une église ravagée par l'Etat islamique à Qaraqosh
    Le pape François est arrivé dimanche dans la ville irakienne de Qaraqosh, où il a rencontré des fidèles dans l'église al-Tahira Al-Kubra, rénovée pour l'occasion après avoir été entièrement brûlée en 2014 par les jihadistes.

    Son convoi a été accueilli par les vivats de chrétiens revenus après avoir fui trois années d'occupation jihadiste, en tenue traditionnelle et brandissant des palmes. Le pape récitera avec eux l'angélus.
    Vidéo de l'accueil des Chrétiens à Qaraqosh

    Le pape célèbre sa plus grande messe en Irak devant des milliers de fidèles
    Le pape François a célébré, dimanche 7 mars 2021, sa plus grande messe en Irak, devant des milliers de fidèles dans un stade à Erbil au Kurdistan.

    En raison de la Covid-19, les 20.000 places du stade Franso Hariri n'ont pas toutes été ouvertes aux fidèles. Si le pape est vacciné, aucun membre du public, tous munis d'un ticket obtenu des jours auparavant, ne l'est.
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    Vidéo de la foule chrétienne le long des rues à Erbil.

  • Irak : Le pape atterrit à Bagdad pour une visite historique

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    Le pape François a atterri vendredi à 10H55 GMT à Bagdad, entamant la première visite d'un souverain pontife en Irak et son tout premier déplacement à l'étranger depuis le début de la pandémie de Covid-19, a rapporté une journaliste de l'AFP.

    Le président Barham Saleh accueille le pape "en hôte apprécié" des Irakiens
    Le président irakien Barham Saleh a accueilli vendredi 5 mars 2021 le pape François en "invité apprécié", tandis que le souverain pontife argentin disait avoir "attendu longtemps" sa visite, la première de l'histoire d'un pape en Irak.
    722067-01-08-1614950381_978284.jpegAu cours d'un programme chargé de trois jours aux quatre coins du pays, le pape argentin de 84 ans pourra exprimer son soutien à une communauté chrétienne éprouvée par la guerre et les exactions, mais aussi s'entretenir en tête-à-tête avec le plus haut dignitaire chiite du pays.

    "Je suis content de reprendre les voyages" après 15 mois sans déplacement, a déclaré le pape argentin à bord de l'avion. "Et ce voyage emblématique est un devoir envers une terre martyre depuis tant d'années", a-t-il ajouté au premier de ces trois jours de visite à travers l'Irak.

    Le pape dans la cathédrale ur Secours perpétuel de Bagdad visée en 2010 par le pire attentat anti-chrétiens
    Le pape François s'est adressé vendredi aux chrétiens d'Irak en la cathédrale Notre-Dame du Secours perpétuel à Bagdad, visée à la veille de la Toussaint 2010 par la prise d'otages la plus sanglante contre des chrétiens d'Irak qui avait fait 53 morts. Dès e début de son adresse, il a évoqué "nos frères et sœurs morts lors de l'attentat terroriste dans cette cathédrale il y a dix ans et dont la cause de béatification est en cours". Il s'agissait de sa première apparition publique dans une église catholique dont le nombre de places avait été limité en raison du Covid-19.

    Le pape "remercie évêques et prêtres" d'être restés "proches du peuple" d'Irak
    "Je vous remercie, frères Evêques et Prêtres, d'être demeurés proches de votre peuple, en le soutenant", a lancé le pape François vendredi dans la cathédrale de Bagdad visée en 2010 par un attentat meurtrier, au premier jour de sa visite dans un pays ravagé depuis quarante ans par les guerres.

    La communauté chrétienne d'Irak est passée de près d'un million et demi de membres en 2003 à moins de 400.000 aujourd'hui mais, a poursuivi le pape, "la communauté catholique en Irak, bien que petite comme une graine de moutarde, (doit continuer) à enrichir la marche du pays dans son ensemble".

    Le pape dénonce les barbaries insensées" de l'Etat islamique contre les Yazidis
    Le pape a dénoncé les "barbaries insensées" de l'Etat islamique (Daech) en 2014 contre la minorité yazidie, dont des milliers de femmes ont été réduites à l'esclavage sexuel.

    "Je ne peux pas ne pas rappeler les Yazidis, victimes innocentes de barbaries insensées et inhumaines, persécutés en raison de leur appartenance religieuse dont l'identité même et la survie ont été menacées", a-t-il dit dans un discours aux autorités irakiennes.

    Le pape appelle l'Irak à "lutter contre la corruption", "édifier la justice"
    Le pape François a appelé à "lutter contre la plaie de la corruption, les abus de pouvoir et l'illégalité", dans un des pays les plus corrompus au monde.

    "Il faut en même temps édifier la justice, faire grandir l'honnêteté, la transparence et renforcer les institutions", a ajouté le chef des 1,3 milliard de catholiques du monde, qui avait plaidé en faveur des manifestants irakiens lors d'une révolte, dénonçant notamment la corruption, fin 2019 réprimée dans le sang.

    Prière oecuménique à Ur dimanche 7 mars
    Dimanche 7 mars, le pape participera à une prière oecuménique à Ur (sud), berceau du patriarche Abraham présenté par la tradition comme le père des monothéismes, avec des dignitaires yazidis, chiites, sunnites et sabéens.

    Un message d'union, de paix et de coexistence entre communautés en Irak 
    Le chef des enquêteurs de l'ONU favorable à de possibles poursuites pour "génocide", Karim Khan, a estimé vendredi que la visite papale délivrait "un message d'union, de paix et de coexistence entre communautés en Irak". "La visite du Saint-père à Mossoul et à Qaraqosh", des villes "ravagées par les crimes de l'Etat islamique, seront des instants profonds et personnels pour les chrétiens d'Irak", a-t-il ajouté. Et cela soulignera que "chaque vie compte", a poursuivi le chef d'une mission qui a déjà entamé l'examen de dizaines de fosses communes, notamment yazidies, en Irak. "Notre détermination commune à promouvoir la justice, la tolérance et la réconciliation est la meilleure façon de combattre l'héritage de l'Etat islamique", a conclu le responsable, présent au moment de l'adresse papale aux hommes politiques et diplomates à Bagdad.

     

     

     

     

  • Irak : Les Frères musulmans de retour à Mossoul

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    Les Frères musulmans ne ménagent aucun effort pour atteindre leurs objectifs politiques, à savoir de s'implanter à nouveau à Mossoul.
    Pour parvenir à leurs fins, ils ont établi des liens solides avec les milices soutenues par l'Iran. Milices pro-iraniennes et Frères musulmans tentent sans relâche de prendre le contrôle de l'université de Mossoul et il semble qu'ils y parviennent.

    Lien permanent Catégories : FRÈRES MUSULMANS, IRAK, Mossoul 0 commentaire
  • Irak: la lutte contre le terrorisme n'est pas encore terminée

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    Alors que les forces irakiennes continuent de mener des opérations de ratissage pour venir à bout des cellules de l'Etat islamique toujours actives dans le pays, le président irakien Barham Salih a déclaré que la guerre contre le terrorisme se poursuivait.

    Salih a fait cette déclaration jeudi 19 novembre lors d'une réunion avec le conseiller principal britannique en matière de défense pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, le lieutenant-général Sir John Lorimer, et l'ambassadeur britannique en Irak, Stephen Hickey. Au cours de la réunion, les participants ont souligné la nécessité d'une coordination internationale pour faire face aux organisations terroristes qui continuent de représenter une menace trans-frontière pour tous.

    Dans ce contexte, le président irakien Salih a déclaré que les forces de son pays, d'ordres et de types différents, ont réussi à vaincre l'État islamique, mais il existe encore des cellules actives dans le pays qui tentent de saper la sécurité et la stabilité de la population, en particulier dans certaines régions et villes. Pour cette raison, les services de sécurité nationale, en coordination avec la coalition internationale anti-État islamique dirigée par les États-Unis, continuent de poursuivre les membres de l'organisation terroriste pour les empêcher d'atteindre leurs objectifs. Dans le même temps, le président irakien a souligné la nécessité de mettre fin aux tensions internes dans la région, pour empêcher le terrorisme de trouver un terrain fertile pour se renforcer, profitant des situations de crise.

    Dans le même temps, le porte-parole du commandant en chef des forces armées, Yahya Rasoul, a déclaré que les forces des services antiterroristes irakiens avaient mené une campagne pour poursuivre les membres de Daech toujours actives dans les gouvernorats de Diyala, Kirkouk, Ninive et Anbar. Les dernières opérations, a-t-on précisé, ont conduit à l'arrestation de plusieurs terroristes, dont un dans la ville de Mossoul et d'autres entre Falloujah et Kirkouk. Dans ce contexte, le 16 novembre, 21 personnes accusées de terrorisme ont été condamnées à mort à la prison de Nassiriya, après l'approbation de la présidence irakienne, conformément à l'article 4 de la loi antiterroriste. Les détenus venaient des gouvernorats de Mossoul, Anbar, Bagdad et Bassorah, ainsi que Dhi Qar.

    Le début de la présence de l'Etat islamique en Irak remonte à 2014. Après avoir occupé une grande partie du territoire irakien, le 10 juin de la même année, l'organisation a également pris le contrôle de Mossoul, la deuxième ville du pays et le principal noyau urbain tombée aux mains des jihadistes, puis reprises le 10 juillet 2017. Le 9 décembre 2017, le gouvernement irakien a annoncé sa victoire sur Daech, après trois ans de combats. L'armée a annoncé avoir repris le contrôle total du pays, après la reconquête de Rawa, une ville à la frontière ouest d'Anbar avec la Syrie. , dernier bastion du groupe en Irak. Cependant, depuis lors, les attaques de guérilla sur le territoire du nord de l'Irak se sont poursuivies, dans le but est de saper l'autorité du gouvernement de Bagdad.

    Face à ce scénario, les forces irakiennes ont lancé plusieurs opérations au cours de l'année 2020. Parmi elles, « Les héros de l'Irak », dont la troisième phase a débuté le 22 juin dernier. Il s'agissait d'une opération terrestre qui a vu l'armée irakienne et les forces conjointes patrouiller sur une zone d'environ 5 km2, s'étendant entre les provinces de Salah al-Din et Diyala, jusqu'au lac Tharthar au sud. de Samarra. Auparavant, le 17 mai, l'appareil de sécurité irakien avait lancé une nouvelle opération, intitulée "Island Lions", dont l'objectif était de s'occuper des cellules dormantes de l'Etat islamique toujours actives à l'ouest de Salah al- Din, au sud de Ninive, au nord d'Anbar et dans certaines zones de la frontière syro-irakienne, sur un total de onze axes.

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