Mosquée al-Aqsa

  • Jarusalem : Le Hamas menace Israël d'une "grande bataille" pour Jérusalem et les synagogues à travers le monde

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    Le chef du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinouar, a averti samedi 30 avril de la possibilité d'une "grande bataille" contre Israël en cas de nouvelle "agression" des forces israéliennes dans la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem.

    Ces dernières semaines, l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, troisième lieu saint de l'islam et lieu le plus sacré du judaïsme connu sous le nom de Mont du Temple, a été le théâtre d'affrontements. Près de 300 Palestiniens ont été blessés dans cette zone où se trouve la mosquée Al-Aqsa après des attaques anti-israéliennes et des opérations de l'armée israélienne en Cisjordanie. Lors de ces heurts, la police israélienne s'est déployée sur l'esplanade et a aussi pénétré une fois dans la mosquée Al-Aqsa, en lançant des gaz lacrymogènes, ce qui avait suscité les condamnations de Palestiniens et de pays musulmans.

    "Celui qui prend la décision de répéter cela prendra lui-même la décision de détruire des milliers de synagogues dans le monde entier", a déclaré dans un discours Yahya Sinouar, chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, enclave sous blocus israélien. "Vous devrez vous préparer à une grande bataille si l'occupation (nom donné à Israël par des Palestiniens) n'arrête pas d'attaquer la mosquée Al-Aqsa", a-t-il ajouté.

    Ce rare discours a été prononcé à l'occasion de l'anniversaire, selon le calendrier musulman, de la guerre de 11 jours, en mai 2021, entre Israël et le Hamas. Il a également rendu hommage à l'Iran, principal ennemi d'Israël, et aux mouvements soutenus par la République islamique, dont le Hezbollah libanais, le Jihad islamique palestinien et les rebelles houthis yéménites.

    En cas "d'agression" sur l'esplanade des Mosquées lors du "jour de Jérusalem", le Hamas lancera plus d'un millier de roquettes vers Israël, a encore menacé M. Sinouar.

    Prévu cette année fin mai, cet évènement fêté en Israël commémore la prise de la partie palestinienne de la Ville sainte en 1967. En vertu d'un statu quo historique, les musulmans sont autorités à prier sur l'esplanade, située dans la partie palestinienne de Jérusalem, tandis que les non musulmans peuvent s'y rendre à des heures précises mais sans y prier.

    Ces dernières années, le nombre de juifs se rendant sur l'esplanade a augmenté pour atteindre un record en avril lors de Pessah, la pâque juive. De nombreux fidèles juifs y sont régulièrement aperçus en train de prier malgré l'interdiction, ce qui a suscité des craintes chez des musulmans de voir ce statu quo historique voler en éclat.

    L'Etat hébreu "ne changera pas" le statu quo historique, a assuré la semaine dernière le chef de la diplomatie israélienne Yaïr Lapid. Le parti Raam, première formation arabe de l'histoire d'Israël à soutenir une coalition gouvernementale, a récemment "suspendu" son soutien en raison des violences à Jérusalem. Samedi, Yahya Sinouar a appelé son dirigeant, Mansour Abbas, à "quitter" définitivement la coalition.

  • Jérusalem : Nouveaux heurts sur l'Esplanade des Mosquées

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    Des nouveaux heurts entre policiers israéliens et manifestants palestiniens ont éclaté vendredi matin 22 avril 2022 sur l'esplanade des Mosquées de Jérusalem, lieu au cœur de tensions qui ont débordé ces derniers jours jusque dans la bande de Gaza.
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    Tôt vendredi matin, le forces de police israéliennes sont entrées sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam et site le plus sacré du judaïsme sous son nom de Mont du Temple. Les Palestiniens présents sur place ont alors  lancé des pierres dans leur direction.

    Selon la police israélienne, peu après la prière du matin, qui a eu lieu à 4 heures, des "émeutiers masqués et arborant des drapeaux du Hamas" palestinien, ont ont commencé à lancer des pierres et des pétards sur la police. Les membres de la police des frontières n'ont pas utilisé d'équipement spécial jusqu'à la fin de la prière, mais plus tard, lorsque les manifestants se sont approchés de la zone du mur occidental, ils ont commencé à rétablir l'ordre.

    Les émeutes se sont poursuivies pendant de nombreuses heures. La police a arrêté environ 480 contrevenants à l'ordre, mais la plupart des détenus ont été rapidement libérés.

    Plus de 150 Palestiniens ont été blessés dans les affrontements avec des blessures légères à modérées, selon la Croix-Rouge. Un policier a également été blessé. La situation restait tendue sur l'esplanade en ce troisième vendredi de ramadan - qui coïncide avec la fin des célébrations de Pessah, la pâque juive. Palestiniens et forces de l'ordre israéliennes ont échangé des jets de pierres et des tirs de balles en caoutchouc.

    Le 21 avril, Tsahal a bloqué les territoires palestiniens. Mais près de la mosquée Al-Aqsa, les émeutes sont organisées principalement par des habitants des quartiers arabes de Jérusalem, le blocus de l'AP n'affecte pas leur activité.

    Après les émeutes, 150 000 musulmans ont participé à la prière de masse sur l'esplanade des Mosquées
    Jusqu'à 150 000 musulmans ont participé le vendredi 22 avril à une prière de masse près de la mosquée Al-Aqsa. Des participants brandissaient des drapeaux du Hamas scandant : "Juifs, rappelez-vous, l'armée de Mahomet est de retour".
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    Statu quo ? 
    Des affrontements sur le Mont du Temple à Jérusalem ont lieu tout au long du mois de Ramadan qui se termine le 1er mai). Le vendredi, entre les prières du matin et de l'après-midi, ces affrontements sont généralement les plus violents.

    La présence sur le site pendant le ramadan de nombreux juifs - autorisés à visiter le lieu sous certaines conditions et à des heures précises sans y prier, d'après le statu quo en vigueur - et le déploiement sur place de forces policières ont été largement perçus par des Palestiniens et plusieurs pays de la région comme un geste de "provocation".

    Plusieurs ministres arabes réunis dans la capitale jordanienne ont ainsi condamné "les attaques et les violations israéliennes contre les fidèles de la mosquée Al-Aqsa", sur l'esplanade des Mosquées, site administré par la Jordanie, mais dont l'accès est contrôlé par l'Etat hébreu. 

    "Israël préserve et continuera de préserver le statu quo sur le Mont du Temple" mais "nous n'accepterons en aucun cas des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza", a déclaré jeudi le ministre israélien des Affaires étrangères, Yaïr Lapid. Celui-ci venait de rencontrer la secrétaire d'Etat américaine adjointe pour les affaires du Proche-Orient, Yaël Lempert, et l'émissaire chargé des relations israélo-palestiniennes, Hady Amr.

    Les deux responsables américains se sont ensuite entretenus jeudi soir avec les dirigeants de l'Autorité palestinienne. "Le président (Abbas) a demandé l'intervention urgence de l'administration américaine afin de mettre fin une fois pour toutes à l'escalade israélienne dans les Territoires palestiniens", a déclaré après la rencontre Hussein al-Cheikh, un ténor de l'Autorité palestinienne.

    Attentats et roquettes 
    En mars-avril 2022, des terroristes palestiniens ont perpétré 15 attentats, tuant 15 personnes (13 citoyens israéliens et deux citoyens ukrainiens).

    Cette nouvelle escalade des tensions a entraîné aussi des tirs de roquettes par des groupes armés palestiniens depuis la bande de Gaza vers Israël et des frappes israéliennes en représailles sur cette enclave palestinienne de 2,3 millions d'habitants  contrôlée par le Hamas islamiste.

    Six roquettes ont été tirées depuis la bande de Gaza vers Israël, dont quatre ont été interceptées par le bouclier antimissile israélien, une s'est abîmé sur Gaza et la dernière s'est abattue sur la localité israélienne de Sdérot sans faire de blessés, a indiqué l'armée israélienne. Ces tirs de roquettes de la bande de Gaza sont les plus importants depuis la guerre meurtrière de 11 jours ayant opposé en mai 2021 le Hamas à Israël après des semaines de tensions à Jérusalem.

    Décès d'un participant à des affrontements avec l'armée israélienne près de Jénine
    Vendredi 22 avril, l'hôpital Ibn Sina de Jénine a signalé que Lutfi Ibrahim Labadi, 20 ans, d'Al-Yamun, était décédé des suites de ses blessures.

    Il y a quelques jours, selon l'agence Maan , Labadi a été blessé lors d'affrontements avec l'armée israélienne à Al-Yamun, où se déroulait une opération anti-terroriste.

    Les Forces de défense israéliennes (FDI) et le Service général de sécurité (SHABAK) poursuivent une opération antiterroriste à grande échelle "Brise-lames" en Judée-Samarie, dont le but est d'arrêter les tentatives d'attentats terroristes.

     

  • Jérusalem : Émeutes sur le Mont du Temple (Esplanade des Mosquées) - Un cocktail Molotov a failli mettre le feu au tapis à l'entrée de la mosquée

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    Les Palestiniens ont lancé des pierres et des bouteilles contenant un mélange inflammable vers la police et les juifs venus sur le Mont du Temple (Esplanade des Mosquées-.

    Selon un porte-parole de Tsahal en arabe, l'une des bouteilles est tombée sur le tapis à l'entrée de la mosquée Al-Aqsa. Un incendie s'est déclaré sur place, qui a été immédiatement éteint. "Des bandits palestiniens utilisent des bouteilles explosives. Ayez honte", a déclaré le lieutenant-colonel Avichai Edrai.

    Les Palestiniens affirment de leur côté que l'incendie s'est déclaré lorsque les forces de sécurité ont utilisé des armes à feu.

    Le 20 avril, 1 538 pèlerins juifs sont montés sur le Mont du Temple. Depuis le début de la fête de Pâque, 3 813 Juifs ont visité le Mont du Temple, un nombre record. Trois juifs ont été arrêtés pour avoir accompli des actes rituels interdits en ce lieu.

    Mardi 19 avril, les dirigeants politiques israéliens ont décidé d'interdire temporairement aux Juifs de visiter le Mont du Temple. L'interdiction entrera en vigueur le 22 avril et restera en vigueur jusqu'à la fin du mois musulman du Ramadan (1er mai).

    Près du Mur des Lamentations, pour la prière du matin et la bénédiction des Kohanim, le nombre de personnes présentes était nettement plus élevé que la fois précédente. Plus de 20 000 personnes ont assisté aux deux cérémonies, les 18 et 20 avril, selon des représentants de la Western Wall Heritage Foundation. Aucun incident n'a été signalé.
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    Des négociations sont en cours entre les dirigeants de l'organisation "Im Tirtzu" et des représentants de la police sur l'intention de militants juifs d'organiser une "Marche des drapeaux" depuis la place Safra le long des murs de la vieille ville dans la soirée du mercredi 20 avril. La police n'a pas approuvé l'itinéraire initialement voulu par les organisateurs de la marche. Selon la police, les organisateurs avaient accepté de tenir la Marche sur un itinéraire alternatif, mais sont par la suite revenus sur les accords conclus. Le membre de la Knesset Itamar Ben-Gvir ("Zionut Datit") a déclaré qu'il participerait à la marche. « Bennett a capitulé devant le Hamas en coupant l'accès des Juifs au Mont du Temple. Nous n'avons pas le droit de capituler à Jérusalem », a-t-il déclaré.

  • Gaza : 41 Palestiniens blessés dont un grièvement ainsi qu'un policier israélien

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    Samedi 21 août, dans l'après-midi, à la frontière avec la bande de Gaza, près du check-point de Karni, des groupes palestiniens ont organisé une "action" pour marquer le 52e anniversaire de l'incendie de la mosquée Al-Aqsa. La manifestation s'est rapidement transformée en émeute.

    Selon le Hamas, "des milliers" de personnes ont participé aux manifestations.

    Les émeutiers ont lancé des pierres en direction ses soldats israéliens et des cocktails Molotov sur les structures de séparation. Plusieurs Arabes ont tenté de pénétrer à l'intérieur du territoire israélien et ont essayé de planté le drapeau palestinien près de la barrière de séparation.

    Les soldats israéliens ont ouvert le feu pour disperser les manifestants et les repousser de la barrière frontalière, procédant à des tirs de snipers sur les instigateurs des émeutes.

    Une quarantaine de Palestiniens ont été blessés par les tirs israéliens, dont un enfant âgé de 13 ans grièvement atteint. Il est dans un état critique après avoir été touché à la tête. 

    Sgt. Barel Hadaria Shmuel.jpegDe son côté, l'armée israélienne a rapporté qu'un garde-frontière avait "été grièvement blessé" par des tirs provenant de Gaza. L'armée a divulgué l'identité du blessé. Il s'agit du sergent Bar'el Hadarya Shmueli (21 ans) de Be'er Yaakov. (Photo ci-contre). Vidéo de l'incident au cours duquel le soldat israélien a été blessé. Vidéo.

    Il s'agit du premier incident de ce type ces dernières années. Rappelons que les « marches du retour » hebdomadaires organisées à la frontière de Gaza à l'initiative du Hamas ont été arrêtées en mars de cette année en raison de l'épidémie de coronavirus.

    Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a affirmé à la télévision qu'il s'agissait "d'événements extrêmement sérieux qui donneront lieu à une réponse".

    Raid aérien
    Peu après cette déclaration, l'armée israélienne a annoncé dans un communiqué que ses avions de combat avaient frappé "quatre sites de fabrication d'armes et de stockage appartenant à l'organisation terroriste Hamas", et qu'elle avait renforcé son contingent de Gaza avec des troupes supplémentaires. Aucune victime du raid aérien n'a été rapportée dans l'immédiat. Ci-dessou, photo des cibles atteintes :

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    52e anniversaire de l'incendie à Jérusalem de la mosquée Al-Aqsa
    Les manifestants répondaient à un appel du Hamas à marquer le 52e anniversaire de l'incendie à Jérusalem de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam. "La mosquée Al-Aqsa est une ligne rouge. Notre peuple résistera avec force à toute attaque qui la viserait", a affirmé le Hamas dans un communiqué.

    Pendant plus d'un an à partir de mars 2018, des rassemblements hebdomadaires avaient eu lieu à Gaza pour réclamer la fin du blocus et "le droit au retour" des Palestiniens poussés à l'exil lors de la création d'Israël en 1948. 350 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens depuis cette date.

  • Jérusalem : Vive tension sur l'esplanade des Mosquées (Mont du Temple)

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    Dimanche 18 juillet, à l'aube (Le matin du 9 Av.), 1600 juifs ont investi les cours de la mosquée 'Al-Aqsa (Mont du Temple), sous la protection des forces de sécurité israéliennes, forçant les musulmans à évacuer la mosquée (Vidéo). Parmi les personnalités juives présentes, se trouvaient les membres de la Knesset Amikhai Shikli et Yom-Tov Kalfon ("Yamina").

    Les juifs entendent  commémorer la  « mémoire de la destruction du Temple » sur le Mont du Temple.

    L'évènement a provoqué des émeutes sur place, de la part des Palestiniens (Vidéo). La police israélienne a affronté des fidèles palestiniens sur le mont. Selon des rapports palestiniens, la police israélienne a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, tandis que la police a déclaré que certains Palestiniens lançaient des pierres. Aucun blessé grave n'a été signalé à la suite des affrontements et quelques Palestiniens auraient été arrêtés. 

    Les tensions pourraient s'exacerber car le Premier ministre Naftali Bennett a tenu une réunion avec des représentants des forces de sécurité et a ordonné la poursuite des visites des Juifs sur le Mont du Temple. Bennett a remercié la police pour « avoir géré les événements sur le mont du Temple avec responsabilité et considération, tout en maintenant la liberté de culte pour les Juifs sur le mont » – une déclaration qui a soulevé la question de savoir si le gouvernement cherchait un changement de politique sur le site.

    Protestations palestiniennes
    Dans un communiqué, le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné "dans les termes les plus forts les incursions menées ce matin par des juifs" qu'il a qualifié d'"extrémistes" dans les cours de la mosquée Al-Aqsa.

    Il tient le gouvernement israélien pour responsable de cette intrusion et de ses répercussions.

    Le prédicateur de la mosquée Al-Aqsa et chef du Conseil islamique suprême à Jérusalem, Cheikh Ikrima Sabri, a imputé la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa par les Israéliens, dimanche matin, à tous les Arabes et musulmans.

    Sabri a déclaré que ls Israéliens avaient annoncé leur intention de prendre d'assaut la mosquée Al-Aqsa dimanche matin, et nous n'avons vu aucune pression arabe sur Israël pour empêcher cette prise d'assaut.
    Il a demandé : "Où est la pression officielle, politique et diplomatique arabe sur l'occupation pour qu'elle se retire ? Où est l'action ? Où est le vrai soutien à Al-Aqsa et à Jérusalem ?"
    "Nous devons nous tenir pour responsables, car Al-Aqsa appartient aux musulmans", a-t-il souligné.
    Il a ajouté que les Jérusalemites protègent la mosquée Al-Aqsa avec leurs poitrines, mais les forces israéliennes les empêchent de l'atteindre et de couper les routes, et forcent les personnes présentes à sortir de la mosquée.
    Sabri a indiqué que les incursions ont été organisées depuis la nuit dernière, lorsque les gens ont été empêchés d'entrer dans la vieille ville, et depuis l'aube d'aujourd'hui, les gens ont été empêchés d'entrer dans Al-Aqsa, même les gardes de la mosquée et les employés de la fondation, et ceux qui étaient dans la mosquée ont été piégés à l'intérieur.
    Il a dit que les musulmans sont entassés à l'extérieur de la vieille ville et dans les rues et les ruelles parce qu'ils ne peuvent pas entrer dans la vieille ville.

    Le Mouvement islamique et le parti islamique RAAM ne tolérera pas que l'hymne national israélien ait été chanté sur l'esplanade des Mosquées
    Après la publication d'une vidéo sur les réseaux sociaux, montrant un membre de la Knesset, Amichai Shikli, chantant l'hymne israélien, le Mouvement islamique et son émanation politique, le parti RAAM, ont déclaré qu'ils ne toléreraient pas la violation du statu quo historique.

    Le parti RAAM, dirigé par Mansour Abbas, fait partie de l'actuel gouvernement de coalition au pouvoir en Israël. Mais pour leur base religieuse conservatrice, la mosquée Al-Aqsa est un symbole précieux et vénéré.

    "Le Mouvement islamique et le parti RAAM mettent en garde contre les colons et les membres de la Knesset de visiter le Mont du Temple et que cela pourrait conduire à des émeutes et provoquer une guerre de religion dans la région", ont-ils publié dans un communiqué cité par le site Mako. l'exécution de prières et le chant de « A-Tikva » sur le site, dont 144 dunams appartiennent à 100 % à des musulmans. »

    Le député de la Liste arabe unie, Ahmad Tibi, critique le chef du gouvernement
    « Le « gouvernement du changement » capitule devant les extrémistes de droite sur n’importe quelle question, y compris l’occupation de Jérusalem, les cris de « mort aux Arabes », ainsi que la question des manifestations exigeant « de commencer la construction du Troisième Temple. » Tibi a déclaré que les prières récité par les Juifs sur le mont du Temple (Esplanade des Mosquées) pourraient provoquer de nouveaux troubles.

    La Jordanie, l'Égypte et la Turquie condamnent toutes les visites juives au mont du Temple
    Plusieurs voisins d'Israël ont également émis des condamnations, notamment l'Égypte, la Turquie et la Jordanie, dont le Waqf islamique administre le site.

    En vertu du traité de paix de 1994, Israël a reconnu la Jordanie comme gardienne de la mosquée al-Aqsa et d'autres lieux saints musulmans de la vieille ville, qui faisait partie des zones annexées par la Jordanie que les forces israéliennes ont capturées lors de la guerre des Six Jours de 1967.

    Selon le ministère jordanien des Affaires étrangères, Amman a envoyé à Israël une lettre officielle de protestation à la suite de l'incident, réaffirmant son contrôle sur le site.

    « Les actions israéliennes contre la mosquée sont inacceptables et condamnables. Ils représentent une violation du statu quo historique et juridique, du droit international et des obligations d'Israël en tant que puissance occupante à Jérusalem-Est », a déclaré le porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères Daifullah Fayez dans un communiqué.

     

  • Cisjordanie/Jérusalem : Des dizaines de Palestiniens blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne - Les colons israéliens quittent l'avant-poste d'Avitar

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    Des dizaines de Palestiniens ont été blessés, vendredi 2 juillet, par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et intoxiqués par des gaz lacrymogènes, à la suite de la répression par l'armée israélienne des manifestations qui ont éclaté dans des zones séparées de Jérusalem et de la Cisjordanie.

    Les manifestations ont eu lieu dans les quartiers de Silwan et Hizma à Jérusalem, et à Beita près de Naplouse, où se trouve l'avant-poste de "Aviatar", en plus d'une manifestation à l'ouest de Salfit, où les colons cherchent à établir un nouvel avant-poste, et à Beit Dajan, Masafer Yatta et Kafr Qaddoum.

    L'armée israélienne a tiré des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et un barrage de gaz lacrymogène sur des centaines de Palestiniens venus défendre leurs terres contre  l'expansion des colonies israéliennes.

    Des dizaines de Palestiniens ont été intoxiqués lors d'affrontements qui ont éclaté avec la police israélienne, dans le quartier Al-Bustan de Silwan, au sud de la mosquée d'Al-Aqsa.

    EN outre, la police d'occupation a tiré des balles en caoutchouc, des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes sur les participants d'un stand de soutien aux propriétaires de 17 maisons menacées de démolition à Silwan, ce qui a conduit à des dizaines d'intoxication.

    Plus tôt, vendredi 2 juillet, des dizaines d'habitants de Jérusalem ont effectué la prière du vendredi sous une tente dans le quartier d'Al-Bustan, en soutien aux personnes dont les maisons sont menacées de démolition et d'expulsion forcée pour installer un jardin biblique à leur place.

    Le quartier d'Al-Bustan est habité par 1 550 personnes. 

    A Beita, près de Naplouse, 135 Palestiniens ont été blessés vendredi, dont un par un tir à balle réelle dans le pied, lors d'affrontements avec les forces israéliennes à Jabal Sabih dans la ville de Beita, au sud de Naplouse.

    Le directeur de l'ambulance et des urgences du Croissant-Rouge palestinien à Naplouse, Ahmed Jibril, a déclaré que les blessures étaient réparties comme suit : un blessé par balle réelle et 49 par balles en caoutchouc. 7 d'entre eux ont été transportés à  l'hôpital Rafidia de Naplouse, tandis que 79 autres étaient intoxiqués, par les gaz lacrymogènes. 3 autres se sont blessés lors d'une chute alors qu'ils étaient pourchassés par les forces israéliennes, et deux en fin souffrent de brûlures.

    Les colons quittent l'avant-poste d'Avitar
    Pendant ce temps, les colons ont quitté vendredi l'avant-poste d'Avitar, conformément à l'accord signé avec le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett.

    Les habitants de l'avant-poste d'Avitar s'étaient installés sur le mont Sabih dans le village palestinien de Beita au début du mois dernier, ce qui avait entraîné des affrontements sanglants avec les Palestiniens.

    "J'espère que nous serons de retour ici très bientôt", a déclaré Sarah Leeson, une mère de six enfants, avant de quitter l'avant-poste en  voiture. "Nous allons construire une grande maison".

    Les colons avaient installé l'avant-poste au sommet de Jabal Sabih avec des caravanes, des huttes et des tentes près de la ville de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie.

    Selon les termes de l'accord publié par le gouvernement israélien jeudi, les colons avaient été été contraints de partir vendredi après-midi.

    Néanmoins, une cinquantaine de caravanes étaient toujours sur place, sus la protection de l'armée israélienne.

    Un correspondant de l'AFP a déclaré que les soldats étaient restés sur place pendant le départ des colons.

    Les habitants de Beita, qui considèrent Jabal Sabih comme leur terre, s'étaient rassemblés dans la  nuit, faisant du bruit, brûlant des pneus et tirant des flèches pour pousser les colons à partir.

    L'occupation de l'avant-poste  d'Avitar devait provoquer des discussions au sein de la coalition gouvernementale, qui comprend des partis d'extrême droite, de gauche, du centre et un parti arabo-islamique.

    Les groupes de gauche israéliens ont rejeté l'accord, tout comme l'adjoint au maire de Beita, qui a déclaré jeudi : « Il est clair que tant qu'un colon ou un soldat restera sur notre terre, les affrontements et les protestations continueront ».

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  • Gaza/Israël : Le Hamas menace à nouveau de bombarder Israël

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    Un membre du bureau politique du Hamas, Khalil al-Hayya, a déclaré dans un discours prononcé à la « Société civile et action civile pour soutenir la Résistance et la Conférence d'Al-Quds » à Gaza, que « l'ennemi essaie d'incarner de nouveaux faits en annonçant une marche des drapeaux et une escalade dans le quartier de Sheikh Jarrah. » 

    Al-Hayya a ajouté : « Nous disons clairement aux médiateurs qu'il est temps de freiner cette occupation, sinon les éclairs existeront toujours. » Il a poursuivi : « Nous mettons en garde l'occupation et les médiateurs et le monde entier contre la marche de Jérusalem et d'Al-Aqsa.

    Il a exprimé son espoir que "ce message sera clair pour que jeudi ne soit pas comme le 11 mai", évoquant le ciblage d'Israël par des missiles.

    Al-Hayya a ajouté que le Hamas ne cherchait pas la guerre, déclarant : « Nous ne sommes pas des amoureux des guerres, mais de la liberté et de la stabilité. Nous voulons vivre en sécurité et dans la stabilité sur notre terre et dans notre État », ajoutant : « Nous disons à l'occupant qu'il ne réussira pas et nous n'accepterons pas de payer deux prix, le prix de votre agression et le prix de votre politique." .

    Jeudi soir prochain, la "Marche des drapeaux" doit partir de la vieille ville par plusieurs portes, pour atteindre le mur d'Al-Buraq, en passant par les ruelles de Jérusalem et du quartier musulman. Des dizaines de milliers d'Israéliens participent généralement à cette marche et appellent à la démolition de la mosquée Al-Aqsa et à son remplacement par le temple qui se trouvait à cette place. »