Mosquée al-Aqsa

  • Gaza : 41 Palestiniens blessés dont un grièvement ainsi qu'un policier israélien

    Imprimer

    Samedi 21 août, dans l'après-midi, à la frontière avec la bande de Gaza, près du check-point de Karni, des groupes palestiniens ont organisé une "action" pour marquer le 52e anniversaire de l'incendie de la mosquée Al-Aqsa. La manifestation s'est rapidement transformée en émeute.

    Selon le Hamas, "des milliers" de personnes ont participé aux manifestations.

    Les émeutiers ont lancé des pierres en direction ses soldats israéliens et des cocktails Molotov sur les structures de séparation. Plusieurs Arabes ont tenté de pénétrer à l'intérieur du territoire israélien et ont essayé de planté le drapeau palestinien près de la barrière de séparation.

    Les soldats israéliens ont ouvert le feu pour disperser les manifestants et les repousser de la barrière frontalière, procédant à des tirs de snipers sur les instigateurs des émeutes.

    Une quarantaine de Palestiniens ont été blessés par les tirs israéliens, dont un enfant âgé de 13 ans grièvement atteint. Il est dans un état critique après avoir été touché à la tête. 

    Sgt. Barel Hadaria Shmuel.jpegDe son côté, l'armée israélienne a rapporté qu'un garde-frontière avait "été grièvement blessé" par des tirs provenant de Gaza. L'armée a divulgué l'identité du blessé. Il s'agit du sergent Bar'el Hadarya Shmueli (21 ans) de Be'er Yaakov. (Photo ci-contre). Vidéo de l'incident au cours duquel le soldat israélien a été blessé. Vidéo.

    Il s'agit du premier incident de ce type ces dernières années. Rappelons que les « marches du retour » hebdomadaires organisées à la frontière de Gaza à l'initiative du Hamas ont été arrêtées en mars de cette année en raison de l'épidémie de coronavirus.

    Le ministre israélien de la Défense, Benny Gantz, a affirmé à la télévision qu'il s'agissait "d'événements extrêmement sérieux qui donneront lieu à une réponse".

    Raid aérien
    Peu après cette déclaration, l'armée israélienne a annoncé dans un communiqué que ses avions de combat avaient frappé "quatre sites de fabrication d'armes et de stockage appartenant à l'organisation terroriste Hamas", et qu'elle avait renforcé son contingent de Gaza avec des troupes supplémentaires. Aucune victime du raid aérien n'a été rapportée dans l'immédiat. Ci-dessou, photo des cibles atteintes :

    E9WW0SJX0AQv9AD.jpeg

    E9WW0fHXoAE4j1D.jpeg

    52e anniversaire de l'incendie à Jérusalem de la mosquée Al-Aqsa
    Les manifestants répondaient à un appel du Hamas à marquer le 52e anniversaire de l'incendie à Jérusalem de la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam. "La mosquée Al-Aqsa est une ligne rouge. Notre peuple résistera avec force à toute attaque qui la viserait", a affirmé le Hamas dans un communiqué.

    Pendant plus d'un an à partir de mars 2018, des rassemblements hebdomadaires avaient eu lieu à Gaza pour réclamer la fin du blocus et "le droit au retour" des Palestiniens poussés à l'exil lors de la création d'Israël en 1948. 350 Palestiniens ont été tués par des tirs de soldats israéliens depuis cette date.

  • Jérusalem : Vive tension sur l'esplanade des Mosquées (Mont du Temple)

    Imprimer

    Dimanche 18 juillet, à l'aube (Le matin du 9 Av.), 1600 juifs ont investi les cours de la mosquée 'Al-Aqsa (Mont du Temple), sous la protection des forces de sécurité israéliennes, forçant les musulmans à évacuer la mosquée (Vidéo). Parmi les personnalités juives présentes, se trouvaient les membres de la Knesset Amikhai Shikli et Yom-Tov Kalfon ("Yamina").

    Les juifs entendent  commémorer la  « mémoire de la destruction du Temple » sur le Mont du Temple.

    L'évènement a provoqué des émeutes sur place, de la part des Palestiniens (Vidéo). La police israélienne a affronté des fidèles palestiniens sur le mont. Selon des rapports palestiniens, la police israélienne a tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes, tandis que la police a déclaré que certains Palestiniens lançaient des pierres. Aucun blessé grave n'a été signalé à la suite des affrontements et quelques Palestiniens auraient été arrêtés. 

    Les tensions pourraient s'exacerber car le Premier ministre Naftali Bennett a tenu une réunion avec des représentants des forces de sécurité et a ordonné la poursuite des visites des Juifs sur le Mont du Temple. Bennett a remercié la police pour « avoir géré les événements sur le mont du Temple avec responsabilité et considération, tout en maintenant la liberté de culte pour les Juifs sur le mont » – une déclaration qui a soulevé la question de savoir si le gouvernement cherchait un changement de politique sur le site.

    Protestations palestiniennes
    Dans un communiqué, le ministère palestinien des Affaires étrangères a condamné "dans les termes les plus forts les incursions menées ce matin par des juifs" qu'il a qualifié d'"extrémistes" dans les cours de la mosquée Al-Aqsa.

    Il tient le gouvernement israélien pour responsable de cette intrusion et de ses répercussions.

    Le prédicateur de la mosquée Al-Aqsa et chef du Conseil islamique suprême à Jérusalem, Cheikh Ikrima Sabri, a imputé la prise d'assaut de la mosquée Al-Aqsa par les Israéliens, dimanche matin, à tous les Arabes et musulmans.

    Sabri a déclaré que ls Israéliens avaient annoncé leur intention de prendre d'assaut la mosquée Al-Aqsa dimanche matin, et nous n'avons vu aucune pression arabe sur Israël pour empêcher cette prise d'assaut.
    Il a demandé : "Où est la pression officielle, politique et diplomatique arabe sur l'occupation pour qu'elle se retire ? Où est l'action ? Où est le vrai soutien à Al-Aqsa et à Jérusalem ?"
    "Nous devons nous tenir pour responsables, car Al-Aqsa appartient aux musulmans", a-t-il souligné.
    Il a ajouté que les Jérusalemites protègent la mosquée Al-Aqsa avec leurs poitrines, mais les forces israéliennes les empêchent de l'atteindre et de couper les routes, et forcent les personnes présentes à sortir de la mosquée.
    Sabri a indiqué que les incursions ont été organisées depuis la nuit dernière, lorsque les gens ont été empêchés d'entrer dans la vieille ville, et depuis l'aube d'aujourd'hui, les gens ont été empêchés d'entrer dans Al-Aqsa, même les gardes de la mosquée et les employés de la fondation, et ceux qui étaient dans la mosquée ont été piégés à l'intérieur.
    Il a dit que les musulmans sont entassés à l'extérieur de la vieille ville et dans les rues et les ruelles parce qu'ils ne peuvent pas entrer dans la vieille ville.

    Le Mouvement islamique et le parti islamique RAAM ne tolérera pas que l'hymne national israélien ait été chanté sur l'esplanade des Mosquées
    Après la publication d'une vidéo sur les réseaux sociaux, montrant un membre de la Knesset, Amichai Shikli, chantant l'hymne israélien, le Mouvement islamique et son émanation politique, le parti RAAM, ont déclaré qu'ils ne toléreraient pas la violation du statu quo historique.

    Le parti RAAM, dirigé par Mansour Abbas, fait partie de l'actuel gouvernement de coalition au pouvoir en Israël. Mais pour leur base religieuse conservatrice, la mosquée Al-Aqsa est un symbole précieux et vénéré.

    "Le Mouvement islamique et le parti RAAM mettent en garde contre les colons et les membres de la Knesset de visiter le Mont du Temple et que cela pourrait conduire à des émeutes et provoquer une guerre de religion dans la région", ont-ils publié dans un communiqué cité par le site Mako. l'exécution de prières et le chant de « A-Tikva » sur le site, dont 144 dunams appartiennent à 100 % à des musulmans. »

    Le député de la Liste arabe unie, Ahmad Tibi, critique le chef du gouvernement
    « Le « gouvernement du changement » capitule devant les extrémistes de droite sur n’importe quelle question, y compris l’occupation de Jérusalem, les cris de « mort aux Arabes », ainsi que la question des manifestations exigeant « de commencer la construction du Troisième Temple. » Tibi a déclaré que les prières récité par les Juifs sur le mont du Temple (Esplanade des Mosquées) pourraient provoquer de nouveaux troubles.

    La Jordanie, l'Égypte et la Turquie condamnent toutes les visites juives au mont du Temple
    Plusieurs voisins d'Israël ont également émis des condamnations, notamment l'Égypte, la Turquie et la Jordanie, dont le Waqf islamique administre le site.

    En vertu du traité de paix de 1994, Israël a reconnu la Jordanie comme gardienne de la mosquée al-Aqsa et d'autres lieux saints musulmans de la vieille ville, qui faisait partie des zones annexées par la Jordanie que les forces israéliennes ont capturées lors de la guerre des Six Jours de 1967.

    Selon le ministère jordanien des Affaires étrangères, Amman a envoyé à Israël une lettre officielle de protestation à la suite de l'incident, réaffirmant son contrôle sur le site.

    « Les actions israéliennes contre la mosquée sont inacceptables et condamnables. Ils représentent une violation du statu quo historique et juridique, du droit international et des obligations d'Israël en tant que puissance occupante à Jérusalem-Est », a déclaré le porte-parole du ministère jordanien des Affaires étrangères Daifullah Fayez dans un communiqué.

     

  • Cisjordanie/Jérusalem : Des dizaines de Palestiniens blessés lors d'affrontements avec l'armée israélienne - Les colons israéliens quittent l'avant-poste d'Avitar

    Imprimer

    Des dizaines de Palestiniens ont été blessés, vendredi 2 juillet, par des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et intoxiqués par des gaz lacrymogènes, à la suite de la répression par l'armée israélienne des manifestations qui ont éclaté dans des zones séparées de Jérusalem et de la Cisjordanie.

    Les manifestations ont eu lieu dans les quartiers de Silwan et Hizma à Jérusalem, et à Beita près de Naplouse, où se trouve l'avant-poste de "Aviatar", en plus d'une manifestation à l'ouest de Salfit, où les colons cherchent à établir un nouvel avant-poste, et à Beit Dajan, Masafer Yatta et Kafr Qaddoum.

    L'armée israélienne a tiré des balles métalliques recouvertes de caoutchouc et un barrage de gaz lacrymogène sur des centaines de Palestiniens venus défendre leurs terres contre  l'expansion des colonies israéliennes.

    Des dizaines de Palestiniens ont été intoxiqués lors d'affrontements qui ont éclaté avec la police israélienne, dans le quartier Al-Bustan de Silwan, au sud de la mosquée d'Al-Aqsa.

    EN outre, la police d'occupation a tiré des balles en caoutchouc, des bombes assourdissantes et des gaz lacrymogènes sur les participants d'un stand de soutien aux propriétaires de 17 maisons menacées de démolition à Silwan, ce qui a conduit à des dizaines d'intoxication.

    Plus tôt, vendredi 2 juillet, des dizaines d'habitants de Jérusalem ont effectué la prière du vendredi sous une tente dans le quartier d'Al-Bustan, en soutien aux personnes dont les maisons sont menacées de démolition et d'expulsion forcée pour installer un jardin biblique à leur place.

    Le quartier d'Al-Bustan est habité par 1 550 personnes. 

    A Beita, près de Naplouse, 135 Palestiniens ont été blessés vendredi, dont un par un tir à balle réelle dans le pied, lors d'affrontements avec les forces israéliennes à Jabal Sabih dans la ville de Beita, au sud de Naplouse.

    Le directeur de l'ambulance et des urgences du Croissant-Rouge palestinien à Naplouse, Ahmed Jibril, a déclaré que les blessures étaient réparties comme suit : un blessé par balle réelle et 49 par balles en caoutchouc. 7 d'entre eux ont été transportés à  l'hôpital Rafidia de Naplouse, tandis que 79 autres étaient intoxiqués, par les gaz lacrymogènes. 3 autres se sont blessés lors d'une chute alors qu'ils étaient pourchassés par les forces israéliennes, et deux en fin souffrent de brûlures.

    Les colons quittent l'avant-poste d'Avitar
    Pendant ce temps, les colons ont quitté vendredi l'avant-poste d'Avitar, conformément à l'accord signé avec le gouvernement du Premier ministre Naftali Bennett.

    Les habitants de l'avant-poste d'Avitar s'étaient installés sur le mont Sabih dans le village palestinien de Beita au début du mois dernier, ce qui avait entraîné des affrontements sanglants avec les Palestiniens.

    "J'espère que nous serons de retour ici très bientôt", a déclaré Sarah Leeson, une mère de six enfants, avant de quitter l'avant-poste en  voiture. "Nous allons construire une grande maison".

    Les colons avaient installé l'avant-poste au sommet de Jabal Sabih avec des caravanes, des huttes et des tentes près de la ville de Naplouse dans le nord de la Cisjordanie.

    Selon les termes de l'accord publié par le gouvernement israélien jeudi, les colons avaient été été contraints de partir vendredi après-midi.

    Néanmoins, une cinquantaine de caravanes étaient toujours sur place, sus la protection de l'armée israélienne.

    Un correspondant de l'AFP a déclaré que les soldats étaient restés sur place pendant le départ des colons.

    Les habitants de Beita, qui considèrent Jabal Sabih comme leur terre, s'étaient rassemblés dans la  nuit, faisant du bruit, brûlant des pneus et tirant des flèches pour pousser les colons à partir.

    L'occupation de l'avant-poste  d'Avitar devait provoquer des discussions au sein de la coalition gouvernementale, qui comprend des partis d'extrême droite, de gauche, du centre et un parti arabo-islamique.

    Les groupes de gauche israéliens ont rejeté l'accord, tout comme l'adjoint au maire de Beita, qui a déclaré jeudi : « Il est clair que tant qu'un colon ou un soldat restera sur notre terre, les affrontements et les protestations continueront ».

    avitar.jpeg

     

     

  • Gaza/Israël : Le Hamas menace à nouveau de bombarder Israël

    Imprimer

    Un membre du bureau politique du Hamas, Khalil al-Hayya, a déclaré dans un discours prononcé à la « Société civile et action civile pour soutenir la Résistance et la Conférence d'Al-Quds » à Gaza, que « l'ennemi essaie d'incarner de nouveaux faits en annonçant une marche des drapeaux et une escalade dans le quartier de Sheikh Jarrah. » 

    Al-Hayya a ajouté : « Nous disons clairement aux médiateurs qu'il est temps de freiner cette occupation, sinon les éclairs existeront toujours. » Il a poursuivi : « Nous mettons en garde l'occupation et les médiateurs et le monde entier contre la marche de Jérusalem et d'Al-Aqsa.

    Il a exprimé son espoir que "ce message sera clair pour que jeudi ne soit pas comme le 11 mai", évoquant le ciblage d'Israël par des missiles.

    Al-Hayya a ajouté que le Hamas ne cherchait pas la guerre, déclarant : « Nous ne sommes pas des amoureux des guerres, mais de la liberté et de la stabilité. Nous voulons vivre en sécurité et dans la stabilité sur notre terre et dans notre État », ajoutant : « Nous disons à l'occupant qu'il ne réussira pas et nous n'accepterons pas de payer deux prix, le prix de votre agression et le prix de votre politique." .

    Jeudi soir prochain, la "Marche des drapeaux" doit partir de la vieille ville par plusieurs portes, pour atteindre le mur d'Al-Buraq, en passant par les ruelles de Jérusalem et du quartier musulman. Des dizaines de milliers d'Israéliens participent généralement à cette marche et appellent à la démolition de la mosquée Al-Aqsa et à son remplacement par le temple qui se trouvait à cette place. »

  • Jérusalem : Nouveaux affrontements, dimanche soir 9 mai 2021

    Imprimer

    Des affrontements ont éclaté entre des manifestants palestiniens et la police israélienne à l'extérieur de la vieille ville de Jérusalem alors que des dizaines de milliers de fidèles musulmans priaient à la mosquée al-Aqsa à l'occasion de la soirée sainte de l'islam, Laylat al-Qadr.

    Des Palestiniens ont jeté des pierres, allumé des incendies et démoli les barricades de la police dans les rues menant aux portes fortifiées de la vieille ville alors que des officiers à cheval et en tenue anti-émeute utilisaient des grenades assourdissantes et des canons à eau pour les repousser.

    Au moins 80 personnes ont été blessées, dont des mineurs et un enfant d'un an, et 14 ont été transportées à l'hôpital, a indiqué le Croissant-Rouge palestinien. La police israélienne a déclaré qu'au moins un officier de police avait été blessé.

    "Ils ne veulent pas que nous prions. Il y a une bagarre chaque jour, chaque jour il y a des affrontements. Chaque jour il y a des troubles", a déclaré Mahmoud al-Marbua, 27 ans, s'exprimant près de la porte de Damas de la vieille ville. Indiquant que la police poursuit des jeunes et leur tire dessus, il a ajouté: "Regardez comment ils nous tirent dessus. Comment pouvons-nous vivre?"

    Les tensions sont montées dans la ville de Jérusalem tout au long du mois sacré musulman du Ramadan, au milieu de la colère croissante face à l'expulsion potentielle des Palestiniens de maisons du quartier de Sheikh Jarrah, à  Jérusalem, maisons revendiquées par les colons juifs.

    Emeutes en cours près de l'Université hébraïque de Jérusalem
    Dimanche 9 mai, des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés devant l'entrée du terrain de l'Université hébraïque, jetant des pierres sur les policiers et dles étudiants.

    La police utilise des grenades de choc pour disperser la foule.

    Le service de presse de la police a rapporté que trois agents des forces de l'ordre avaient été blessés par des pierres et que deux autres été aspergés de gaz lacrymogène au visage et ont du recevoir des soins. Trois émeutiers ont été arrêtés.

  • Cisjordanie/Gaza : Les médias palestiniens annoncent des manifestations à partir de 20H30 à Gaza et en Cisjordanie

    Imprimer

    Selon les médias palestiniens, des manifestations auront lieu samedi 8 mai dans la soirée, à la frontière orientale de la bande de Gaza. Le but des manifestations est de "faire pression" sur les Forces de défense israéliennes en lançant des pierres, des pétards et en brûlant des pneus.

    Un certain nombre de groupes palestiniens ont annoncé que des manifestations auraient également lieu à Naplouse, Ramallah, Jénine, Hébron, Qalqiliya et Bethléem. Les manifestations sont prévues entre 20h30 et 22h00.

    Selon le Centre d'information palestinien du Hamas , la raison de ces "marches" est "la violation des droits des Palestiniens sur l'esplanade des Mosquées (Mont du Temple) et le quartier de Jérusalem-est de Sheikh Jarah".

  • Jérusalem : Les forces israéliennes prennent d'assaut l'esplanade d'Al-Aqsa ( le Mont du Temple)

    Imprimer

    Plus de 178 Palestiniens et 17 policiers israéliens ont été blessés vendredi 7 mai 2021, la plupart sur l'Esplanade des Mosquées, dans les plus importants heurts des dernières années à Jérusalem-Est occupé, théâtre d'un regain de tension qui inquiète jusqu'à Washington. Vidéo.

    Des dizaines de milliers de fidèles étaient réunis dans l'enceinte de l'Esplanade des Mosquées --appelée Mont du Temple par les Juifs-- pour la dernière grande prière du vendredi avant la fin du mois de ramadan. Mais des heurts ont éclaté entre des Palestiniens, qui ont lancé des projectiles, et la police israélienne qui a fait usage de grenades assourdissantes et tiré sur des manifestants avec des balles en caoutchouc, a constaté un photographe de l'AFP. Celui-ci a aussi vu une dizaine de manifestants blessés au visage. Des "centaines d'émeutiers ont lancé des pierres, des bouteilles et d'autres objets en direction des officiers qui ont riposté", a indiqué la police israélienne, dont le porte-parole, Wassem Badr, a évoqué des "troubles violents".

    Un calme fragile semble être revenu dans la nuit ont constaté des journalistes de l'AFP. Selon le Croissant-Rouge palestinien, au moins 178 Palestiniens ont été blessés vendredi soir, dont la plupart sur l'Esplanade des Mosquées. La police israélienne a fait, elle, état de six blessés dans ces rangs.

    Ces manifestations sont les plus violentes à Jérusalem depuis les heurts ayant fait 125 blessés fin avril 2021, mais aussi depuis des échauffourées liées au transfert en 2018 de l'ambassade des Etats-Unis dans la ville disputée, voire à celles de l'été 2017 liées à la mise en place par Israël de détecteurs de métaux à l'entrée de l'Esplanade, troisième lieu saint de l'Islam.

    Le chef du Politburo du Hamas, Ismail Haniyeh, a déclaré que "Israël allait payer un prix élevé pour avoir violé le droit des musulmans de prier dans la mosquée Al-Aqsa."  Il a appelé les Palestiniens à rester sur l'esplanade de samedi soir à jeudi matin, date à laquelle pourrait prendre fin le ramadan. "L'occupation israélienne doit réaliser que la résistance est prête à défendre (la mosquée) Al-Aqsa à tout prix", a affirmé le Hamas, tandis que des partis arabes israéliens ont appelé à des manifestations dans les villes à majorité arabe d'Israël.

    La Jordanie, pays qui est officiellement le gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem-Est, a dénoncé une "agression sauvage" des forces de sécurité israéliennes.

    Le secrétaire général du groupe Jihad islamique Ziyad al-Nahla a déclaré qu '"il est impossible de garder le silence sur ce qui se passe à Jérusalem, l'ennemi doit attendre notre réponse à ce qui se passe à tout moment".

    "Journée de Jérusalem"
    Les nouvelles violences surviennent dans un contexte de vives tensions à Jérusalem-Est mais aussi en Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967. Plus tôt dans la journée, les forces israéliennes avaient abattu deux Palestiniens et blessé un troisième, qui avaient ouvert le feu sur des gardes-frontières dans le nord de la Cisjordanie, sans faire de victimes israéliennes.

    Fin avril, des centaines de personnes avaient déjà été blessés lors de plusieurs nuits d'échauffourées entre Palestiniens et Israéliens aux abords de la Vieille ville de Jérusalem.

    Les violences de vendredi ont coïncidé avec la "Journée d'Al-Qods (Jérusalem en arabe)" célébrée annuellement dans des pays de la région et principalement en Iran, ennemi juré d'Israël, en soutien aux Palestiniens.

    A Téhéran, l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d'Iran, a prôné le combat contre Israël, qualifié de "base terroriste". Pour lui, la "chute du régime sioniste ennemi" est inéluctable.