Morsi Mohamed

  • Egypte : Treize jihadistes tués au Sinaï selon l'armée

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    Treize jihadistes présumés ont été tués lors d'affrontements avec l'armée dans le Sinaï,, a indiqué le porte-parole des forces armées.

    La péninsule du Sinaï est en proie depuis des années à une insurrection armée, et l'armée annonce régulièrement des morts dans les combats. "Dans le cadre des efforts des forces armées dans la lutte contre le terrorisme dans le nord et le centre du Sinaï, 13 éléments takfiristes (extrémistes) ont été éliminés", a indiqué le porte-parole des forces armées dans un communiqué diffusé jeudi soir 12 août 2021. Neuf soldats égyptiens ont par ailleurs été "tués ou blessés", a-t-il ajouté. Il n'a pas donné de précisions sur les circonstances ou la date de ces évènements.

    L'armée a également indiqué avoir confisqué 15 fusils d'assaut, des munitions, des motos, des téléphones portables, des jumelles et d'importantes sommes d'argent en différentes devises.

    Depuis des années, les forces égyptiennes s'efforcent de mettre fin à la présence des groupes islamistes dans la péninsule du Sinaï, principalement de la branche locale de l'Etat islamique (Wilayat Sina').

    Les attaques et violences jihadistes se sont multipliées après la destitution en 2013 par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, affilié aux Frères Musulmans. Et depuis février 2018, l'armée mène une opération d'envergure contre les jihadistes, principalement dans le nord du Sinaï et le désert occidental.

    Plus d'un millier de jihadistes et des dizaines de membres des forces de sécurité ont été tués dans le Sinaï, selon les chiffres officiels. Mais aucun bilan de source indépendante n'est disponible, et le Nord-Sinaï est interdit aux journalistes.

  • Egypte : Dernières mesures contre les Frères musulmans

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    Le parlement égyptien a approuvé, le 12 juillet, une loi qui autorise le licenciement d'employés de l'État affiliés aux Frères musulmans, ou ayant des liens présumés avec des groupes terroristes, sans recourir au préalable à une mesure disciplinaire. Cette décision est destinée à « purifier » les agences gouvernementales du mouvement islamiste, classé par l'Égypte comme terroriste.

    Le projet de loi a reçu l'approbation de la chambre basse du Parlement, dirigée par le président Hanafi El Gebali, après que le projet de loi, présenté à la Chambre des représentants par le député Ali Badr et dix autres parlementaires, ait été soumis au Conseil d'État. Avec l'approbation du 12 juillet, des modifications seront apportées à certaines dispositions de la loi 10 de 1973, qui prévoit le renvoi des membres des Frères musulmans et des terroristes. En particulier, avec les nouveaux amendements, le gouvernement pourra licencier immédiatement tout employé de l'État dont le nom figure sur la liste des terroristes. Cela s'applique à la fois à ceux qui ont déjà été condamnés pour des accusations de terrorisme et aux personnes suspectées encore sous enquête ou en jugement.

    Les nouvelles dispositions concernent les employés qui travaillent dans des unités spécifiques de l'appareil administratif de l'État, y compris les ministères, les administrations publiques et locales, les organismes publics, les entreprises du secteur public, ainsi que ceux qui sont soumis aux dispositions de la loi sur la fonction publique. Selon ce qui a été précisé par des sources parlementaires, la loi est divisée en trois articles, dont le premier prévoit la suspension du travail des suspects jusqu'à la fin de l'enquête, le second ordonne au procureur administratif de se saisir de la révocation immédiate, en cas d'appartenance avérée du salarié à la Confrérie, tandis que le troisième article vise à contrer les voix dissidentes sur les réseaux sociaux de la part des membres de groupes terroristes et la sanction de leurs promoteurs.

    L'approbation du projet de loi est intervenue au lendemain de la condamnation à perpétuité de Mohamed Badie, leader des Frères musulmans, et 9 autres membres du groupe islamiste. La peine a été prononcée, le 12 juillet, par la Cour de cassation, la plus autre juridiction civile égyptienne, après que les dix individus eurent été accusés, déjà en 2019, d'implication dans l'assassinat de policiers et dans l'organisation de l'agression contre la prison de Wadi El-Natroun. Il s'agit d'épisodes survenus en 2011, en lien avec le mouvement populaire qui a conduit à l'éviction de l'ancien président égyptien, Hosni Moubarak, qui a dirigé l'Egypte pendant trente ans. Les dix accusés, tels qu'établis par le tribunal, ont collaboré avec des milices étrangères, dont le Hamas et le Hezbollah, pour semer le chaos et renverser le gouvernement, participant aux assauts contre les frontières orientales de l'Égypte.

    La condamnation du 12 juillet est intervenue après que la Cour de cassation a confirmé la condamnation à mort par pendaison de 12 membres des Frères musulmans, dont deux hauts dirigeants du mouvement , le 14 juin. La condamnation représentait la fin d'un procès, qui dure depuis des années, lié à la violente répression commise par les forces de sécurité égyptiennes, en 2013, lors d'un sit-in islamiste. Le procès initial comptait plus de 600 accusés et est connu sous le nom d'« expulsion de Rabaa ». En 2018, un tribunal égyptien a condamné à mort 75 membres de la confrérie impliqués dans les événements de l'été 2013 et les autres à diverses peines de prison.

    Les Frères musulmans, fondés en Égypte en 1928, se sont imposés comme le principal mouvement d'opposition en Égypte, malgré des décennies de répression, et ont inspiré des organisations et des partis politiques à travers le monde musulman. Il reste interdit dans plusieurs pays, dont l'Égypte, en raison de ses liens présumés avec le terrorisme. C'est le président sortant, Abdel Fattah al-Sissi, qui a interdit les Frères musulmans fin 2013, à la suite de l'éviction du successeur de Moubarak, Mohamed Morsi, chef de l'aile politique des Frères musulmans. Depuis lors, les autorités du Caire ont interdit le groupe islamiste et mené une vaste répression, qui a conduit à l'arrestation de milliers de ses partisans.

  • Egypte : Prison à vie confirmée pour dix membres des Frères musulmans

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    La Cour de cassation égyptienne a confirmé les peines de prison à vie pour dix membres du mouvement des Frères musulmans, condamnés pour des meurtres de policiers et pour avoir aidé des prisonniers à s'évader lors du soulèvement populaire de 2011.

    Parmi ces dix personnes, condamnées en 2019 à la prison à perpétuité -- qui équivaut en Egypte à 25 ans de détention --, figure le guide suprême de la confrérie Mohamed Badie. Ces dix personnes avaient été jugées et condamnées pour s'être introduites dans des prisons égyptiennes avec l'aide de membres du mouvement palestinien Hamas, afin de libérer des détenus islamistes, et pour avoir tué des policiers au cours de cette opération.

    Parallèlement, le tribunal a acquitté huit autres personnes d'un rang moins élevé dans l'organisation islamiste, qui avaient été condamnées à des peines de 15 ans de prison pour des violences, également en 2011. Les peines confirmées dimanche sont définitives. La confrérie des Frères musulmans a été déclarée "organisation terroriste" par la justice en 2013, après le bref mandat d'un an de l'un des leurs, Mohamed Morsi.

    Premier président élu démocratiquement après la révolte populaire de 2011, M. Morsi avait été destitué par l'armée, alors dirigée par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi --devenu depuis président--, à la faveur de manifestations de masse. Depuis 2013, M. Sissi a mené une répression sans merci contre l'opposition, particulièrement les Frères musulmans.

    Le mois dernier, la Cour de cassation a confirmé 12 peines de mort prononcées contre des membres des Frères musulmans, dont deux leaders de la confrérie. Les condamnés étaient accusés d'avoir "armé des gangs criminels qui ont attaqué des résidents, résisté à la police et d'avoir été en possession d'armes à feu et de munitions ainsi que de matériel pour la fabrication de bombes", selon le jugement de la Cour.

  • Turquie : Erdogan demande aux chaînes de télévision affiliées aux Frères Musulmans de la mettre en sourdine vis-à-vis de l'Egypte

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    Les autorités turques ont ordonné aux chaînes de télévision basées à Istanbul et affiliées aux Frères musulmans de cesser immédiatement de diffuser des critiques à l'égard de l'Égypte et des pays du Golfe, ont déclaré jeudi des sources proches du dossier.

    L'annonce intervient alors qu'Istanbul cherche à apaiser les tensions avec l'Egypte, qui sont apparues en 2013 après que l'armée égyptienne ait évincé le président égyptien, Mohammed Mursi, affilié aux Frères musulmans et allié du président turc Recep Tayyip Erdogan.

    Le Caire a depuis désigné les Frères musulmans comme une organisation terroriste, tandis que le parti AKP d'Erdogan, un parti islamiste, a soutenu le gouvernement égyptien éphémère de Morsi. De nombreux membres des Frères musulmans et leurs partisans ont fui en Turquie depuis que leurs activités ont été interdites en Égypte.

    Ces derniers jours, des responsables égyptiens et turcs ont révélé qu'il y avait un dialogue permanent entre les deux pays, bien que limité.

    Dans le cadre des ses efforts de calmer les tensions avec l'Egypte, la Turquie aordonné à trois chaînes des Frères musulmans (El Sharq TV, Watan TV, Mekameleen) de cesser immédiatement de diffuser des émissions politiques critiquant l'Égypte et de ne diffuser que des émissions et des séries non politiques.

    Des sanctions seront imposées à ceux qui défient l'ordre; cela inclut la fermeture définitive des chaînes de télévision.

    El Sharq TV a publié un tweet sur son compte officiiel disant: «À nos chers adeptes, nous nous excusons [de ne pas avoir diffusé] l'épisode de ce soir de« Les rues d'Égypte ». Aucune précision supplémentaire n'a été donnée.

  • Egypte : Quarante "jihadistes" tués et sept militaires tués ou blessés en trois mois dans le Sinaï

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    L'armée égyptienne a annoncé mardi 8 décembre avoir éliminé 40 jihadistes présumés et que sept militaires avaient été tué ou blessés depuis septembre dans le nord du Sinaï (Est), en proie de longue date à une insurrection islamiste. Dans un communiqué vidéo publié sur Facebook, l'armée a indiqué que ses forces aériennes avaient "réussi à éliminer 25 éléments +takfiri+" (...) dans la région stratégique du nord-est" - désignant ainsi le Nord-Sinaï - et que 15 autres jihadistes avaient été tués "au cours d'opérations spéciales", depuis septembre. Les responsables des forces de sécurité égyptiennes utilisent le terme de "takfiri" pour désigner des militants islamistes extrémistes.

    Par ailleurs, l'armée a ajouté que "deux officiers, deux sous-officiers et un soldat", soit sept de ses membres, ont "eu l'honneur de tomber en martyrs ou d'être blessés au cours des affrontements", sans précisions. Ces opérations ont également "abouti à l'arrestation de 12 autres" islamistes armés, poursuit le communiqué.

    Depuis des années, les forces égyptiennes s'efforcent de mettre fin à l'insurrection dans le nord de la péninsule du Sinaï menées principalement par "Wilayat Sinaï", la branche locale de l'Etat islamique (Daech). Les attaques se sont multipliées après la destitution en 2013 par l'armée du président islamiste égyptien, Mohamed Morsi. Et depuis février 2018, les autorités mènent une opération d'envergure nationale contre les militants islamistes, principalement axée sur le nord du Sinaï et le désert occidental.

    Environ 970 militants présumés ont été tués dans le Sinaï ainsi que des dizaines de membres du personnel de sécurité, selon des statistiques officielles. Mais aucun bilan de source indépendante n'est disponible, et le Nord-Sinaï est interdit aux journalistes.

  • Egypte : l'armée en difficulté dans le Sinaï face à l'Etat islamique

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    L'armée égyptienne est engagée depuis des jours dans une confrontation armée avec les militants de l'État islamique dans la péninsule du Sinaï après que les insurgés aient occupé quatre villages près de la ville de Bir Al-Abd la semaine dernière. Jusqu'à présent, au moins trois soldats et des dizaines de civils ont été tués dans les affrontements. Bir Al-Abd est situé dans le gouvernorat du Nord Sinaï et a été le théâtre de l'attaque extrémiste la plus meurtrière de l'histoire du pays lorsque les militants du Wilayat Sinaï (affiliés à l'Etat islamique) ont pris d'assaut une mosquée soufie le 24 novembre 2017, tuant 311 fidèles. "Wilayat Sinai" est la filiale égyptienne de Daech et est la même organisation qui assiège les villages du gouvernorat depuis des jours.
    L'offensive des jihadistes a commencé peu après que le Caire ait déclaré, le 22 juillet, qu'il avait déjoué un attentat terroriste dans la région du Sinaï du Nord, tuant 18 militants. Depuis lors, les mines et les explosifs improvisés placés à des points stratégiques autour des villages ont entravé la capacité de l'armée à chasser les insurgés. Les soldats ont donc essayé de recourir à des bombardements aériens pour combattre les rebelles, au risque de faire un nombre élevé de victimes civiles. L'armée de l'air égyptienne a lancé plus de 25 raids aériens sur des positions des islamistes près des villages de Bir Al-Abd le lundi 27 juillet. Selon des témoins, les attaques ont détruit une clinique médicale et un certain nombre de maisons, sans causer encore de morts.
    Avant d'occuper les villages, les jihadistes de Wilayat Sinaï avaient lancé une attaque sur un camp militaire à Rabaa la semaine dernière. Les Islamistes ont d'abord fait exploser deux voitures piégées avant de tirer à l'arme antichars contre les militaires, déclenchant des combats intenses et des frappes aériennes sur les positions de l'Etat islamique. Le islamistes de l'Etat islamique ont revendiqué avoir tué 40 soldats lors de cette attaque, ce que nient les sources officielles.
    Selon l'expert du Sinaï, Mohannad Sabry, interviewé par le journal The New Arab, l'offensive sur Rabaa était une tentative de diversion dans l'objectif d'occuper plusieurs villages. Après être entrés dans Bir Al-Abd, les insurgés ont hissé le drapeau noir de Daech et ont installé divers engins explosifs à l'entrée des villages. Selon des témoins locaux, les combattants de Wilayat Sinaï ont d'abord dit aux habitants de ne pas s'inquiéter pour leur sort car leur seule cible était les soldats de l'armée égyptienne. Cependant, peu après, ils ont commencé à poser des pièges et mettre en place des points de contrôle dans tous les villages, forçant des dizaines de personnes à fuir la région. Les mines posées par les militants auraient blessé au moins cinq civils jusqu'à présent, selon le journal The New Arab.
    La région du Sinaï, zone de jonction entre les continents africain et asiatique, est un théâtre d'opérations militaires depuis des années. Le 9 février 2018, l'armée égyptienne a lancé une campagne, appelée "Opération globale - Sinaï", dans le but de reprendre le contrôle de la région aux rebelles islamistes et autres criminels qui compromettent la sécurité et la stabilité du pays. Dans ce contexte, le 3 mai, l'armée égyptienne a revendiqué avoir tué environ 126 militants islamistes présumés dans la province du Sinaï, lors d'une série de raids militaires menés au cours des mois précédents. Selon les derniers chiffres officiels, le nombre de terroristes islamistes tués depuis le lancement de l'opération s'élève à 970.
    Le Global Terrorism Index 2019 place l'Égypte en onzième position parmi les pays les plus touchés par la menace terroriste. Depuis le coup d'État du 3 juillet 2013 qui a renversé l'ancien président islamiste Mohamed Morsi, membre des Frères musulmans, des centaines de soldats et de policiers sont morts dans des attentats perpétrés par des groupes extrémistes. Parmi les organisations les plus actives figure le Wilayat Sinaï, anciennement appelé Ansar Beit al-Maqdes. En 2014, Beit al-Maqdes a prêté serment d'allégeance à l'Etat islamique et pris le nom de Wilayat Sinaï. On estime que le nombre de membres de l'Etat islamique oscille entre 1 000 et 1 500. Ils opèrent principalement dans la région du Sinaï, mais ils ont également mené quelques attaques dans d'autres parties de l'Egypte.

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  • Egypte : 18 militants de l'Etat islamique tués lors d'une opération de l'armée égyptienne dans le Sinaï

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    L'armée égyptienne a annoncé mardi 22 juillet qu'elle avait tué 18 militants islamistes lors d'une opération aérienne et terrestre dans la région du nord du Sinaï.
    L'armée a déclaré dans un communiqué que "nos forces ont réussi à contrecarrer une tentative d'attaque des éléments takfiri sur un poste de sécurité" dans la région de Bir al-Abd.
    L'armée égyptienne utilise le terme «takfiri» pour désigner les militants extrémistes islamistes.
    Le communiqué a ajouté: "Les forces de sécurité du pilier de sécurité, en coopération avec l'armée de l'air, ont poursuivi les éléments Takfiri à l'intérieur d'une ferme et de certaines maisons inoccupées, tuant 18 takfiri, dont un portant une ceinture explosive."
    Deux soldats égyptiens ont été tués et quatre autres blessés lors de l'opération de mardi à Bir al-Abd. Les forces égyptiennes ont également détruit quatre véhicules, dont trois voitures piégées.
    La ville, à environ 80 km à l'ouest d'Al-Arish, la capitale du nord du Sinaï, a été le site de nombreuses attaques terroristes revendiquées par l'État islamique, y compris l'attaque la plus sanglante de l'histoire de l'Égypte moderne lorsque plus de 300 fidèles ont été tués dans une mosquée en 2017.
    Pendant des années, l'Égypte a été confrontée à une révolte islamiste dans le nord du Sinaï, qui s'est intensifiée après le renversement du président islamique Mohamed Morsi par l'armée en 2013, à la suite de manifestations populaires massives.
    En février 2018, les forces de sécurité égyptiennes, de l'armée et de la police, ont lancé une campagne massive contre les groupes armés et extrémistes à travers le pays, en particulier ceux stationnés dans le nord du Sinaï.
    Depuis le début de la campagne, environ 850 terroristes et près de 70 militaires ont été tués, selon les statistiques de l'armée.

    Video des combats de Bir al-Abed